Présentation : Rallye de Bocholt : si tu freines, t’es un lâche!

PrincenK_1904_TAC__JHen__2
Il n’est que troisième au classement actuel du championnat mais avec deux victoires à Landen et à Tielt, on connait le favori pour la victoire à Bocholt: Kris Princen!

Ces dernières saisons, la bataille pour le titre de Champion de Belgique des Rallyes a chaque fois été passionnante, mais les débats se sont toujours terminés par un duel entre Kris Princen, le détenteur du titre, et Vincent Verschueren, couronné en 2017. Cette année, la bagarre est encore plus intense. Après quatre épreuves, trois pilotes différents se sont déjà imposés et plusieurs ténors ont la ferme intention de se hisser à leur tour sur la plus haute marche du podium. C’est le cas notamment de Vincent Verschueren, mais aussi de jeunes pilotes à l’exemple de Sébastien Bedoret.

59106227_1199671336877923_1766600454927548416_n
Une victoire à Spa et deux deuxièmes places permettent à Cédric Cherain d’occuper le fauteuil de leader avant de déposer les roues de sa VW Polo R5 sur les billes du Sezoens!

Tous les ténors du championnat seront présents ce week-end au départ de la cinquième manche du Championnat de Belgique des Rallyes qui se déroule aux alentours de Bocholt dans le nord du Limbourg. Lors de ce Sezoensrally, un défi particulier les attend puisqu’environ un quart du parcours est constitué de portions de terre, le fameux maaskiezel que l’on trouve dans cette région. Avec ces petites billes roulant sous les pneus, le pilote ressent des sensations qu’il ne peut éprouver nulle part ailleurs. Pour garder le pied au plancher sur cette terre, il ne faut pas manquer d’audace.

Wall2019__KL_00039
Belle illustration d’un garçon qui ne traîne pas en route: Adrian Fernémont compte lui aussi jouer devant…

L’an dernier, Kris Princen se dirigeait vers la victoire quand il écopait d’une pénalité. Le champion en titre sera à nouveau le favori ce week-end, surtout avec sa VW Polo R5 de l’équipe BMA. Victorieux voici douze mois, Vincent Verschueren relève le gant sur la Skoda Fabia R5 de l’équipe GoDrive. Ce sera aussi le cas de Cédric Cherain, qui abordera l’épreuve en leader du championnat avec sa VW Polo R5 de l’équipe THX Racing, et d’Adrian Fernémont sur la Skoda de SAN Mazuin. L’an dernier, le lauréat du récent Rallye de Wallonie se battait pour la victoire avant d’être trahi par la mécanique.

Wall2019__KL_00009
Ghislain de Mévius continue à miser sur la régularité face aux cadors de la discipline.

Pilote officiel Skoda Belgique, Sébastien Bedoret entend bien aussi se mêler à la bagarre avec la Fabia R5 de l’équipe SXM. C’est le cas aussi de Ghislain de Mevius, roi de la régularité sur sa Skoda. Le fils de Grégoire vise résolument le podium même s’il ne possède guère d’expérience du parcours limbourgeois. Il sera en effet pour la première fois au départ à Bocholt sur une voiture de pointe. Il en ira de même pour Pieter-Jan Michiel Cracco, auteur de bons chronos à Namur pour sa découverte de la Skoda du team BMA. Le jeune pilote veut se mesurer au pilote le plus capé du plateau, Patrick Snijers.

Wallonie2019_LL__013
P-J Michiel Cracco a pour ambition d’apprendre dans le sillage de Patrick Snijers.

Ce dernier connaît mieux que quiconque le terrain spécifique de cette épreuve puisque c’est sur un revêtement identique qu’il a aiguisé son sens de la glisse dans sa jeunesse. Reste à voir si Snijers pourra cette fois se battre pour une place sur le podium. En plus de celles de Princen et Snijers, l’équipe de Bernard Munster aligne une troisième Volkswagen Polo R5 pour Henri Schmelcher, qui a fait connaissance avec cette monture du côté de Jambes.

Wall2019__KL_00066
Quand le plumage est bien plus avenant que le ramage…

Les couleurs de Ford seront également bien défendues. En effet, Stephen Wright sera de retour à Bocholt. En plus d’apprécier l’accueil limbourgeois, l’Irlandais adore ces spéciales sur terre. À trois reprises déjà, Stephen Wright a terminé sur le podium, grâce notamment à la présence à ses côtés d’Eddy Smeets, qui connaît le parcours comme sa poche. Les deux autres Ford Fiesta R5 au départ seront pilotées par le Néerlandais Michiel Becx et Tuur Vanden Abeele, qui a offert une bonne cure de jouvence à sa Fiesta R5 après le Rallye de hesbaye.

Wall2019__KL_00048
Au milieu des Polo et des Skoda, la Hyundai i20 R5 du néerlandais Martin Van Iersel met de la variété.

Ancien Champion des Pays-Bas, Erik van Loon sera aussi au départ sur sa Skoda Fabia R5 afin de préparer au mieux son épreuve à domicile, le ELE Rally. L’an dernier, Erik van Loon était en lice pour le podium quand il avait dû renoncer. Quant à son compatriote Martin van Iersel, il sera également au départ sur sa Hyundai i20 R5.

DelhezR_1904_Walo__JHen__1
Romain Delhez sera à surveiller à Bocholt au sein du peloton des Porsche 997 GT3.

 

Avec pas moins de 13 voitures de la catégorie R5 au départ sur les 51 concurrents engagés, la qualité sera indiscutablement au rendez-vous ce samedi. Le spectacle sera d’autant plus omniprésent que Bocholt accueillera aussi plusieurs Porsche, dont la 997 GT3 de Romain Delhez, ainsi que les BMW de la M-Cup. Une compétition dans laquelle tout le monde regardera évidemment avec intérêt les chronos du spécialiste local Gunther Monnens. Couronné chaque fois depuis 4 ans dans cette coupe, Franky Boulat devra se cracher dans les mains pour s’offrir sa première victoire de l’année en M-Cup.

Van_den_Brand_Sezoens18__LL_00002
A Bocholt, le king s’appelle Gunther Monnens et il sera cette fois au départ à bord d’une BMW M3…

Rendez-vous ce samedi 18 mai à partir de 8h15 à Bocholt pour trois boucles de 5 spéciales (Goolder, Veldhoven, De Hees, Steenberg et Gerdingen) totalisant 154 km contre le chrono.

Publicités

Ford vous donne rendez-vous aux Spa 6 Hours en septembre…

fordgt_heritage_1969_lemanswinninggt40inaction_6100

En 2019, Ford célèbre la victoire de la Ford GT40 aux 24 Heures du Mans de 1969. Cette victoire – avec Jacky Ickx dans un rôle principal inoubliable – est tellement légendaire que, cinquante ans plus tard, Ford veut rendre hommage à cet instant héroïque. Ceci non seulement en élançant la nouvelle Ford GT vers la victoire aux 24 Heures du Mans en juin, mais aussi avec une reconstitution jamais vue sur le circuit de Spa-Francorchamps en septembre.

ford_gt_revival_logo_bis_6098.ac400597

Ford y fera revivre, lors des Spa Six Hours le dimanche 29 septembre, le départ et l’arrivée de la course de l’époque, avec pas moins de 50 Ford GT et GT40 des trois générations ! Dans ce contexte, le départ et l’arrivée de la course d’origine seront mis en scène, avec la Ford GT40 « Numéro 6 » en uniforme Gulf qui part en dernier et arrive quelques tours plus tard la première. Un spectacle à ne pas manquer !

3406cef408722bedfc366ac55d6c2abc
Départ légendaire
Dans le monde du sport automobile, vous avez de belles victoires et vous avez des victoires de légende qui restent gravées dans toutes les mémoires. C’est de cette dernière catégorie que relève la victoire de la Ford GT40 aux 24 Heures du Mans de 1969, avec au volant Jacky Ickx et Jackie Oliver. Non seulement la victoire proprement dite, mais aussi la manière dont elle a été décrochée enflamment l’imagination.

the-ford-gt-40-of-697b-diaporama
Au milieu des années 1960 du siècle dernier, Ford a développé la GT40 dans le but de battre à plate couture la concurrence aux 24 Heures du Mans : une vengeance sportive envers une marque de voitures de sport de Maranello dont on ne précisera pas le nom, qui a choqué Ford lors de pourparlers en vue d’une reprise plus tôt cette décennie-là. Après avoir inscrit à son nom la victoire à la course d’endurance légendaire au Circuit de la Sarthe en 1966, 1967 et 1968, Ford semblait imbattable avec sa GT40.

le_mans_victories_01pop
En 1969, la course paraissait toutefois perdue dès le départ. Par mécontentement avec la procédure de départ franchement dangereuse de la course d’endurance, Jacky Ickx refusait de participer au « départ Le Mans » caractéristique, où les pilotes devaient, au péril de leur vie, courir sur la grille de départ vers leur voiture avant de pouvoir partir. Dans ce contexte, de nombreux pilotes se moquaient des règles de sécurité concernant l’utilisation de la ceinture, ce qui a entraîné des situations dangereuses à plusieurs reprises.

fordgt_heritage_24lemanspresskitcover_6101
Victoire légendaire
Jacky Ickx avait déjà plaidé précédemment en faveur de l’abolition du « départ Le Mans », en vain, auprès des organisateurs de la course d’endurance. En signe de protestation, il a marché tranquillement au début de la course vers sa Ford GT40, a bouclé sa ceinture en toute sécurité et est parti bon dernier.

701f7d492051ed8e89bbad53b315ac9c-1379519872
L’action remarquable de Jacky Ickx a recueilli une grande admiration et attiré l’attention sur le problème du « départ Le Mans ». Mais Ickx étant parti en dernier avec sa Ford GT40 – numéro de série 1075, soit la même voiture que celle ayant remporté les 24 Heures du Mans l’année d’avant –, une longue série de manœuvres de dépassement tout au long de la course l’attendait. La victoire semblait donc bien loin. Et pourtant, il fut le premier à franchir la ligne d’arrivée, au bout de 24 heures de course avec Jackie Oliver comme deuxième pilote, avec seulement 120 mètres d’avance sur la voiture arrivée deuxième. Il a recueilli beaucoup de respect et a ainsi permis à la Ford GT40 de décrocher sa quatrième victoire d’affilée.

2019 GT Heritage Edition
Spa Six Hours
Cinquante ans après cette date, la victoire de 1969 relève toujours des faits saillants les plus emblématiques des 24 Heures du Mans. Une reconstitution de cet instant s’imposait donc.
La collaboration avec les Spa Six Hours n’est pas le fruit du hasard. Vincent Collard de Roadbook, organisateur de l’événement destiné aux voitures de course historiques, déclare : « Avec les Spa Six Hours que nous amenons chaque année au Circuit de Spa-Francorchamps, nous voulons faire revivre ce récit glorieux du sport automobile. Quand nous avons appris que Ford voulait faire revivre la victoire de la Ford GT40 aux 24 Heures du Mans de 1969, j’ai directement été enthousiaste. Pas moins de 20 Ford GT40 participent en effet à notre événement, un signe de l’impact que le modèle a eu sur l’histoire du sport automobile. »

DSC_0051
Lors des Spa Six Hours, les légendes de course d’antan feront à nouveau vrombir leur moteur et s’affronteront dans différentes catégories. Endurance cars, pre-war sportscars, historic F1, pre-1966 touring cars… Toutes se lanceront une lutte acharnée comme à leur apogée. Un spectacle inoubliable !
Rendez-vous le 29 septembre au circuit de Spa-Francorchamps…

le-mans-start-1969-siffert-in-lead

 

Melkus : la sportive improbable par Dimitri Urbain

melkus_rs_1000_59
On a du mal à s’imaginer que ce joli coupé allemand était construit dans des conditions improbables.

Heinz Melkus voit le jour à Dresde en 1928. Enfant, il est baigné par les exploits des Flèches d’Argent et des Auto-Union de grand prix qui portent très haut les couleurs nationales. Il le sait, un jour il sera pilote de monoplace ! Malheureusement la guerre éclate en 1939 et aura des conséquences durables sur l’Allemagne. Après les hostilités, Dresde se trouve en zone contrôlée par les autorités soviétiques… un contexte loin d’être idéal pour devenir pilote ! (Texte: Dimitri Urbain)

1
Heinz Melkus débute sa carrière de pilote à 23 ans, en 1951. Il court sur un engin de sa conception qui utilise toute la mécanique d’une VW Schwimmwagen, amphibie ayant survécu à la seconde guerre mondiale.

Le règne de la débrouille

Néanmoins, avec des bouts de ficelles, Heinz réalise son rêve. Dès 1951, il bricole une barquette à base d’éléments de Volkswagen Schwimmwagen datant de la guerre. L’année suivante il la modifie et lui donne des airs de barquette Veritas. Le moteur VW, placé à l’avant, est trop limité en puissance. Sans engranger de réels succès, il se tourne dès 1954 vers la formule 500 en monoplace. Heinz se construit un racer 500, très inspiré par les Cooper VIII et équipé d’un moteur JAP… dont on se demande comment il a pu finir en Allemagne de l’Est ! Avec cet engin, il termine troisième du championnat national en 1956 et 57 et le remporte en 1958.

2
C’est la formule Racer 500  qui apporte la notoriété à Melkus et lui permet de devenir constructeur de monoplaces. Ici, une formule Junior de 1962.

De pilote à constructeur

Considéré quasiment comme une gloire nationale par les autorités, Heinz dispose désormais de certains contacts qui lui permettent de développer une activité de constructeur de voitures de compétition… chose jamais prévue dans aucun plan quinquennal ! C’est ainsi qu’entre 1959 et 1963, 25 monoplaces de formule Junior voient le jour. Equipées d’un moteur Wartburg 1.000 cm3, elles remportent un certain succès dans diverses compétitions des pays de l’Est. L’année suivante c’est une Formule 3 qui voit même le jour, utilisant toujours la même mécanique éprouvée, désormais poussée à 85 ch. Cette fois, la production atteint une petite centaine d’exemplaires et se poursuit jusqu’en 1969.

3
Commande d’état, la Melkus RS 1000 met en valeur toutes les productions nationales de la République Démocratique Allemande lors des festivités du vingtième anniversaire de sa création.

Melkus, nouveau constructeur national !

La notoriété est là, les autorités sont bienveillantes par rapport à ces activités complètement à la marge qui font la renommée du pays. C’est pourquoi en 1968, l’Automobile Club de la République Démocratique Allemande confie à Heinz Melkus la mission de construire une voiture de sport nationale ! Elle devra être présentée lors des festivités du vingtième anniversaire de la RDA l’année suivante. Sans délai, il se met au travail. Melkus va donc faire son marché dans les productions IFA (Industrieverband Fahrzeugbau), l’association nationale des constructeurs automobiles regroupant les motos MZ, les automobiles Trabant et Wartburg, les utilitaires Barkas, les camions Framo et les tracteurs Forschnitt. Il bénéfice également du soutien d’entreprises nationales comme Pneumant (pneus) ou encore Narva (fabriquant d’ampoules).

4
Le châssis de la RS 1000 est étroitement dérivé de celui de la Wartburg 353 présentée en 1966. Cette berline compacte aux lignes agréables marque le pas par sa technologie dépassée : moteur 2 temps, châssis séparé…

La RS 1000

Avec la bénédiction des autorités, Melkus fait appel à l’Académie des Arts de Berlin pour le dessin de la carrosserie. Très aérodynamique, elle est réalisée en polyester avec un toit et des portes papillon en aluminium. Les tests en soufflerie réalisés par l’université de Dresde lui garantisse une certaine stabilité sur route. Nécessité faisant loi, le pare-brise est celui de la Wartburg 353 ; il est un peu haut pour cette utilisation. La vitre arrière, elle, est en fait un… pare-brise de tracteur ! De son côté, le bureau d’études de l’usine d’Eisenach apporte également son concours pour l’adaptation de tous les éléments d’origine Wartburg. Le châssis séparé de la 353 est utilisé. Raccourci, il est renforcé et reçoit un arceau afin de rigidifier l’ensemble et protéger les occupants. Les quatre roues sont indépendantes, avec des triangles superposés à l’avant et des bras tirés à l’arrière tandis que des ressorts hélicoïdaux sont montés aux quatre coins.

5
Vue sous cet angle, qui pourrait dire que la vitre arrière de la Melkus est en fait… un pare-brise de tracteur ? Tout au long de sa carrière de pilote- constructeur Heinz Melkus a fait preuve d’une ingéniosité hors du commun afin d’atteindre ses objectifs.

Direction et freinage (à 4 tambours !) sont également repris tels quels de la 353. Le moteur est toujours le 3 cylindres 1.000 cm3 2 temps de chez Wartburg, un développement du moteur DKW d’avant-guerre. Equipé de 3 carburateurs de moto MZ, d’un échappement libéré fait maison et de pièces internes optimisées, il développe 70 ch, un rendement très honorable, surtout que l’engin n’accuse que 750 kg sur la balance. Elle atteint 170 km/h en pointe, de quoi laisser sur le côté tout le reste de la production nationale ! En version compétition, elle est poussée à 100 ch tandis que le poids est réduit à 700 kg et elle atteint plus de 200 km/h en pointe. La boîte est modifiée, un cinquième rapport est ajouté mais… afin de réduire les coûts et la difficulté, il se trouve très mal positionné, entre le second et le troisième rapport. A partir de 1972, Melkus en profite pour augmenter un peu la puissance en réalésant le moteur qui passe désormais à 1.119 cm3. La puissance passe ainsi à 90 ch en version route et 118 en version course. Le freinage de la 353, à 4 tambours s’est toujours avéré le point faible de la voiture. Un nouveau montage à disques sur les 4 roues, d’origine Polski Fiat, est adopté.

6
Ces agréables monoplaces sont équipées de moteurs Lada et prenaient part à une formule Lada, pendant de la formule Ford pour les pays du bloc de l’Est.

Production artisanale

Bon an mal an, ce sont une dizaine d’exemplaires qui sortent des petits ateliers de Dresde jusqu’en 1979, sans que de grands changements interviennent. Si la production est peu importante c’est autant à cause des difficultés d’approvisionnement en ex-RDA qu’à la politique de vente qui était entre les mains de l’état et d’une commission qui choisissait les pilotes les plus méritants pour leur en attribuer un exemplaire ! Même si les délais de livraison étaient très longs, ils étaient sans commune mesure avec le temps d’attente d’une Trabant (2 ans pour la Melkus contre au moins 5 pour la Trabant) Jusqu’aux années 90, Melkus produit différentes monoplaces équipées de moteur Lada, destinées à une formule monotype du bloc de l’Est.

7
Aucune fioriture dans le traitement du panneau arrière de la RS 1000 qui affiche clairement ses orgines…

La renaissance

Après la chute du mur, la famille Melkus devient concessionnaire BMW pour Dresde et Chemnitz. A partir de 2006, Peter Melkus, fils de Heinz et son fils, Sepp, proposent des restaurations de véhicules portant leur nom ainsi que… la construction de 15 exemplaires « Revival » de la RS 1000. Deux puissances sont disponibles et toujours avec le 1.000 cm3 Wartburg : 75 et 85 ch, tandis qu’un réalésage à 1.118 cm3 permet de disposer de 95 ch.

8
Sans doute l’angle le plus agréable de la Melkus, bien dans la lignée des petits coupés sportifs dérivés de la grande série des années 60- 70 : Alpine, bien sûr, mais aussi CG, Marcadier, Jidé en France ou Davrian et Ginetta en Grande Bretagne.

En parallèle, 5 autres exemplaires sont assemblés avec un moteur Volkswagen 1.600 cm3 de 102 ch. Il y a un lien historique puisque l’usine Wartburg a été intégrée au groupe VW après la réunification des deux Allemagne… et que les dernières 353 ont été produites avec des moteurs de Polo.

aHR0cHM6Ly9mc3RhdGljMS5tdGItbmV3cy5kZS9mL3l3L3duL3l3d25pa296eDV1ay9vcmlnaW5hbF9NZWxrdXMtUlMtMjAwMC5qcGc_MA
Basée sur un châssis de Lotus, la RS 2000 de 2009 connaît une courte carrière car la société fait faillite dès 2012… seuls une poignée d’exemplaires sont produits pour des amateurs très éclairés.

En 2009, Melkus présente une évocation actualisée de son modèle légendaire : la RS 2000. Cette fois, elle utilise un châssis de Lotus Elise et propose des motorisation Toyota et Audi offrant jusqu’à 400 ch, pour un poids contenu à 1.000 kg. Quelques exemplaires sont produits jusqu’en 2012, au moment où la Melkus Sportwagen GmbH fait malheureusement faillite… c’est désormais le Melkus Motorsport Team, toujours aux mains de la famille, qui assure la pérennité de l’héritage de la marque. (Dimitri Urbain)

10
Cette banale et humble berline à châssis séparé et moteur 3 cylindres 2 temps a donné naissance à l’unique voiture sportive de la RDA… Sa technologie remonte aux DKW d’avant la seconde guerre mondiale.

Essai: KIA Stinger 3.3 V6 : une alternative crédible

DSC_0020
Le noir ne rend malheureusement pas totalement son apparence bestiale…

Au milieu du flot continu de SUV qui font désormais le quotidien de l’essayeur automobile il existe encore des modèles qui titillent notre curiosité. A l’instar de cette KIA Stinger que certains n’ont pas hésité à comparer à une Audi S5. Sa version la plus performante est motorisée par un 3.3 V6 bi-turbo essence de 370 chevaux! Cela restera une rareté chez nous mais c’est le genre d’essai qui nous fait aimer notre métier.

DSC_0038
Confortable dans la plupart des cas, la Kia Stinger peut aussi se montrer joueuse.

J’aime bien

Ce n’est peut-être pas le noir qu’il faut choisir si l’on souhaite mettre en valeur les détails « sportifs » de la carrosserie comme la face avant avec son long capot et ce bouclier aux voluptueuses prises d’air. De profil et dans sa partie arrière, les sources d’inspiration sont multiples mais cela lui donne une personnalité indéniable. Ses airs de coupé 5 portes, ses quatre sorties d’échappement et ses grandes jantes de 19 pouces finissent de lui assurer un certain succès auprès des amateurs d’automobile.

DSC_0024
On apprécie la sobriété de l’intérieur superbement fini.

A l’intérieur, on est surpris par la qualité des matériaux. C’est très bien fini, c’est joliment dessiné, dans une belle harmonie, c’est sobre et cela fait du bien par rapport aux débauches de technologie vécues dans certains modèles allemands qui se sentent obliger d’en mettre plein les yeux au détriment de la simplicité. Chez Kia, on a droit à du cuir, du joli métal brossé et une hifi performante. Les sièges sont bien dessinés et maintiennent parfaitement le conducteur.

IMG_6898
Position de conduite remarquable en toutes circonstances.

Plutôt malin

Quelle santé ! Ce moteur pousse à tous les étages. En douceur en mode Eco et Confort ou plus méchamment si l’on opte pour les modes Sport ou Sport+. Les suspensions durcissent tout comme la direction et les passages de la boîte de vitesses automatique se rapprochent. C’est très amusant et dans la cas du dernier cran, cette 4 roues motrices peut même laisser le train arrière dériver (normal avec une répartition av./arr. de 40/60). On ne s’attendait vraiment pas à cela mais on s’est bien amusé à son bord. Et puis quel plaisir de faire dégager les grosses Audi TDI qui se « traînent » sur la bande de gauche en Allemagne. On a atteint facilement les 280 km/h chez nos voisins d’outre-Rhin. Si on nous avait dit, il y a quelques années, qu’on roulerait à pareille vitesse à bord d’une Kia, on ne l’aurait jamais cru.

DSC_0005
Avec son 3.3 V6 de 370 ch, cette Kia atteint, là où c’est autorisé, des vitesses impressionnantes.

J’aime moins

Avec sa masse de 1900 kg, la Kia Stinger ne peut cacher longtemps ce surpoids. Certes, elle est totalement équipée, elle doit composer avec son moteur mais aussi la boîte auto et le système à quatre roues motrices. Cela se paie inévitablement par une consommation un brin exagérée (12,9 l/ 100km dans notre cas mais sans jamais se priver de la puissance disponible)  au vu des tarifs à la pompe qui ne cessent de grimper.

DSC_0035
A l’attaque sur des petites routes, le poids se fait rapidement sentir.

Pourquoi je l’achète

Sincèrement, cette Kia Stinger n’a rien à envier aux habituels ténors teutons. Affichée à 60.000 euros avec toutes ses options, elle est imbattable en termes de prix. Mais elle offre aussi un design plutôt original qui ne cesse d’interpeller. Ses nombreuses ouïes de ventilation impressionnent tandis que l’habitacle se montre plus sobre. Une belle qualité puisque c’est là que son propriétaire vivra le plus clair de son temps sur la route…

DSC_0016
A 60.000 euros toute équipée, la Kia Stinger constitue une affaire à ne pas manquer!

Pourquoi je ne l’achète pas

On a parlé de son poids (+150 kg par rapport aux allemandes) et de la consommation qui en découle mais on peut également parler de la fiscalité wallonne qui dézingue ce genre d’équipage. On aurait également souhaité une musicalité plus présente de la part du V6 et pour être complet, on regrette le manque d’originalité du… volant qui ressemble à celui de toutes les autres Kia.

DSC_0028
On adore son look. Il n’y a pas un angle moins réussi qu’un autre!

A la rencontre de Romain Dumas, négociant en records

VW_ID.R_2019_nürburgringexp.-day1-48

A 41 ans, le français Romain Dumas a goûté à bon nombre de compétitions dans le monde. Stoppé aux portes de la F1 en 2002, après de solides résultats dans les catégories inférieures, il mise rapidement sur l’endurance qu’il a découverte l’année précédente en terminant 7e et 2e en GT aux 24 heures du Mans. Il pilote alors une Porsche 911 GT3 RS du Freisinger Motorsport. Une voiture allemande dans une équipe allemande, son destin est scellé même s’il ne le sait pas encore. Car c’est avec Porsche, dont il deviendra pilote officiel en 2003, qu’il va signer ses plus grandes victoires. Il s’impose aux 24 heures de Francorchamps en 2003 toujours sur cette 911 du Freisinger dans des conditions dantesques. En 2009 et 2010, il est prêté à Audi et il en profite pour remporter Le Mans avant de signer une deuxième victoire à Spa, toujours sur une 911. En 2016, à la surprise générale, il remporte à nouveau les 24 heures du Mans sur la Porsche 919 Hybrid alors que Toyota avait dominé l’épreuve…

ID. R Test Drive Nürburgring
Après son chrono record à Pikes Peak en 2018, Romain Dumas va s’attaquer à la Nordschleife cet été pour y battre le record d’un véhicule électrique.

Depuis lors, Romain est devenu le pilote attitré de la Volkswagen ID.R avec laquelle il est chargé de battre des records. On l’a ainsi vu s’attaquer victorieusement au chrono de Pikes Peak avant de signer le record d’un véhicule électrique à Goodwood. Cette année, c’est à la célèbre boucle nord du Nürburgring qu’il va être confronté avant d’aller poser les roues de l’ID.R en Chine sur la « Route vers le ciel », ou Tianmen Shan Big Gate Road.

SONY DSC
La Route vers le ciel va constituer un sacré défi en fin d’année.

Un tracé sinueux permettant de gravir le Mont Tianmen, dont le sommet culmine à 1519 mètres au-dessus du niveau de la mer. Longue de 11 km, cette route démarre dans la vallée, à 200 mètres d’altitude, et se termine sur les hauteurs du relief, à environ 1300 mètres d’altitude. C’est un pilote italien, Fabio Barone, et sa Ferrari qui détiennent actuellement le record avec un chrono de 10’31’’.

M10_1561_fine
C’est en 2007 que Romain a découvert la boucle Nord du Nürburgring. Il y signait sa première victoire aux 24 heures sur une Porsche du Manthey Racing.

« Je ne connais absolument pas cette route et j’espère avoir droit à quelques passages de reconnaissance avant », s’amuse Romain avec qui nous avons la chance de partager un dîner à quelques jours de sa tentative sur la Nordschleife. « Mais avant, il faudra venir à bout de cet Enfer Vert comme l’avait surnommé Jackie Stewart. Bon, j’avoue que j’ai un peu d’expérience de la piste puisque je m’y suis souvent aligné en VLN et aux 24 heures du Nürburgring. »

M08_1142_fine
Devenu pilote officiel Porsche en 2003, Romain sera toujours fidèle à cette marque… 

Une épreuve où Romain a régulièrement brillé puisqu’il y compte quatre succès en… Porsche 911 bien sûr, toujours en compagnie du Manthey Racing. Mais quel est le secret de cette équipe pour enfiler ainsi les victoires lors du double tour d’horloge de l’Eifel?

« La météo est très souvent capricieuse sur cette piste de plus d’un peu moins de 25 km dans sa définition des 24 heures. Il pleut souvent sur une partie du circuit, il fait sec ailleurs, l’adhérence peut varier d’un virage à l’autre, bref, il faut connaître ce circuit comme sa poche, comme une spéciale de rallye qu’on aurait reconnue des dizaines de fois et là, ce sont les équipes locales qui excellent logiquement. En plus, la Porsche et son moteur en porte-à-faux arrière a toujours été facile à piloter sous la pluie.

M11_2390_fine
Les conditions météo, souvent délicates dans l’Eifel, permettent aux pilotes de Porsche 911 de profiter au mieux de sa conception unique. 

Vous additionnez tout cela avec un brin de chance et vous obtenez les résultats qui sont les miens. Mais cela m’arrive aussi d’avoir la poisse comme l’année où un concurrent me percute à quelques mètres de la ligne d’arrivée alors que je n’ai plus assez d’essence pour faire un tour. On n’aurait pas gagner mais à cause de lui, j’ai dû abandonner. L’an passé, je suis parti dans les rails en ne pouvant éviter des traces d’huile alors que nous étions en tête… »

Mais justement, quels sont les astuces de cette piste et comment la découvre-t-on quand on est pilote professionnel?

« J’ai fais mes premiers tours de roues sur la Nordschleife en 2007 en compagnie de Richard Lieb, Timo Bernhard et Marcel Tiemann. Ces deux derniers l’avaient emporté l’année précédente donc j’avais juste un peu de pression (rires). Heureusement, avec ces trois pilotes allemands, je suis allé à bonne école même si je n’en menais pas large en prenant le départ depuis la première ligne de la grille aux côtés de Uwe Alzen. Je l’ai suivi une bonne partie de mon premier relais et ce fut très utile puisque j’ai laissé le volant à mes équipiers alors que nous étions en tête.

M10_1559_fine
Pour sa première victoire au Ring en 2007, Romain a su s’entourer des meilleurs!

Ce sera ma première victoire ici dès ma première participation! En 2008 et 2009, on l’emporte à nouveau avec les mêmes équipages. En 2011, Lucas Luhr remplace Marcel pour ma quatrième victoire. Par après, ce seront les Audi du Team Phoenix et la Mercedes de Black Falcon qui prendront l’avantage mais ce sont toujours des équipes locales. Le team de Vincent Vosse, l’exception qui confirme la règle, peut savourer d’autant sa victoire de 2015 avec Laurens Vanthoor. Bon, je ne suis pas totalement objectif parce que j’ai toujours adoré mes amis belges. Pour en revenir au vieux Ring, je dirais qu’il m’a fallu une quinzaine de tours pour bien connaître la piste mais c’est mon métier et j’avais à mes côtés des spécialistes de cette course. Cela peut paraître court mais si vous, les journalistes, vous souvenez de ce que j’ai dit la veille, moi j’apprends rapidement un circuit. »

VW_ID.R_2019_nürburgringexp.-day1-105
La Nordschleife a conservé tout son caractère à travers les années. ce qui en fait un circuit unique en son genre.

On a parlé des victoires mais il y a aussi bien des défaites car le Nürburgring n’a jamais rien épargné à personne. Et pourtant, Romain le considère comme son circuit-fétiche. Avec un coup de cœur plus spécifique pour toute la portion très rapide de Kesselchen et une petite appréhension chaque fois qu’il aborde Adenauer-Forst. Sans que l’on n’en connaisse la raison.

« Contrairement à bien des circuits modernes, la Nordschleife conserve tout son caractère avec ses rails proches de la piste, l’absence de tout échappatoire et ses courbes insensées. A côté, même Francorchamps est devenu ridicule avec ses à-côtés goudronnés qui n’effrayent plus personne. Tout le monde peut aller vite. Pire, j’ai déjà vu un gars prendre le double gauche hors de la piste et conserver sa position, c’est totalement stupide. En GT3, on passe notre temps à recevoir des pénalités parce qu’on roule en dehors du tracé mais c’est leur faute. Au Ring, tu ne fais pas le malin et tu tentes de ne pas mordre dans l’herbe sous peine de sanction directe.

ID. R Test Drive Nürburgring
Avec l’ID.R et sa garde au sol réduite, il faut éviter les vibreurs et les deux « karrousels »!

Avec la VW ID.R, j’évite le Karrousel parce que je n’ai pas une hauteur de caisse adaptable automatiquement comme les dernières LMP1. Je ne prends pas non plus les vibreurs. Heureusement, elle a reçu un certain nombre de modifications, par rapport à Pikes Peak à l’image du DRS qui me permet de gagner de la vitesse en ligne droite et de l’appui en courbe ou encore d’un aileron réduit pour mieux fendre l’air. On a également monté un système de régénération au freinage… Pour rappel, la VW ID.R pèse un peu plus d’une tonne, pour 600 kg de batterie, et dispose de 680 ch. L’actuel meilleur temps d’une voiture électrique est détenu, depuis 2017, par la supercar chinoise Nio EP9 et son chrono de 6’45″90. »

endurance-24-hours-of-spa-2003-50-freisinger-racing-porsche-996-gt3-rs-stephane-ortelli-ma
En 2003, Romain remporte sa première course de 24 heures à Francorchamps!

L’un des problèmes majeurs auxquels Romain sera confronté, c’est qu’il devra terminer sa tentative par la longue ligne droite de 3 kilomètres dans laquelle il lui sera impossible de récupérer de l’énergie. Il risque bien de passer la ligne d’arrivée avec des batteries totalement déchargées. Et puis on l’a dit, au Ring, la météo est souvent défavorable alors les possibilités sont réduites. L’été devrait logiquement mieux convenir. Toujours est-il que Romain est un pilote VW heureux de son sort…

ID. R Test Drive Nürburgring
L’esprit commando de l’équipe Volkswagen Motorsport plaît beaucoup à l’Alésien.

« L’année passée, j’avais été séduit par l’esprit commando de l’équipe. Ils avaient accueillis quelques un de mes gars assez facilement. Et puis j’aime beaucoup la manière dont ils fonctionnent, à l’ancienne, c’est-à-dire que l’on écoute encore l’avis du pilote. Dans d’autres équipes fréquentées auparavant, les jeunes ingénieurs ne font plus confiance qu’à leur ordinateur et n’écoutent plus le pilote. Chez VW, je peux demander des modifications, proposer des améliorations sans qu’on ne m’envoie balader. Ils me font parfois rigoler ces ingénieurs. Vous savez comment Toyota a perdu les 24 heures du Mans en 2016 dans le dernier tour? Tout simplement parce qu’il n’y avait plus personne devant les ordinateurs à l’intérieur du stand. Tous les ingénieurs étaient sur le muret des stands lorsque le pauvre pilote japonais a tenté de les joindre. S’ils avaient été à leur postes, la Toyota aurait pu boucler son tour dans les délais, même avec un moteur à moitié vaillant. Chez Porsche, nous savions qu’une course n’est jamais terminée avant le passage sous le drapeau d’arrivée! »

24h Le Mans 2010
Au Mans, c’est pourtant avec Audi qu’il va signer la première de ses deux victoires.

Durant sa longue carrière, l’Alésien a fréquenté pas mal de pilotes. Quels sont ceux qui l’ont le plus marqué ? A contrario, a-t-il croisé de vrais salauds ?

« J’ai toujours eu un contact professionnel mais surtout très amical avec Mark Lieb. C’est un mec bien, entier, absolument pas politique. Il reste de loin mon meilleur équipier. Je garde d’excellents souvenirs d’autres pilotes comme Timo Bernhard mais aussi Manu Collard ou encore Jean-Christophe Bouillon. Lui c’était vraiment un tout bon qui n’a jamais eu la carrière qu’il méritait parce qu’il est trop réservé. Loïc Duval ou encore Neel Jani ont été d’excellents équipiers. Marc Gene, c’était bizarre parce que c’est au Mans qu’il était véritablement le meilleur. Sur les autres courses, il restait toujours en dedans. Mais je n’ai jamais croisé de « congs » (à prononcer avec l’accent du sud), ils sont très rares à ce niveau-là.

M16_2532_fine
La victoire avec Porsche sera particulièrement épique puisqu’elle tombait dans le dernier tour suite à l’abandon de Toyota!

Mais je peux vous confirmer qu’Alexandre Prémat était un vrai fêlé en dehors de la bagnole et je suis resté circonspect face au jeune pilote Gustavo Menezes avec qui j’ai partagé le volant d’une Alpine en LMP2. Nous avions très vite abandonné mais, loin de s’en soucier, je l’ai retrouvé la nuit, en slip, au milieu du paddock en train de jouer avec un drone. Il s’est logiquement fait réprimander par l’ACO mais cela n’a pas empêché ce gosse de riche de recommencer plus tard. En revanche, je pense le plus grand bien de mon compatriote Mathieu Jaminet. Lui, il ira loin! »

VW_ID.R_2019_nürburgringexp.-day1-145
C’est un plaisir de passer une soirée en compagnie de Romain Dumas. On écouterait son accent chantant pendant des heures!

Ainsi s’est terminé notre repas en compagnie de Romain Dumas. Une occasion en or qu’il ne fallait pas rater si l’on tient compte de son agenda particulièrement chargé. En plus de son programme avec VW, il roule ainsi en VLN sur une Porsche 911 GT3 RSR du Frikadelli Racing et sera donc au départ des 24 heures du Nürburgring mais il participe également à l’IMSA avec une Nissan DPI pour les courses les plus longues, et on le verra également en Blancpain GT Series Endurance avec les Porsche du Rowe Racing. Le voilà donc assuré d’être au départ des 24 heures de Spa fin juillet. Et pour ses supporters manceaux, il sera également de la partie à la mi-juin sur l’Oreca 07 LMP2 du team français Duqueine.

ID. R Test Drive Nürburgring
S’il sera bel et bien au départ des 24 heures du Mans en juin prochain, il reste plus que dubitatif sur l’avenir de cette épreuve…

« Je suis assez dubitatif face à la nouvelle réglementation que l’ACO veut mettre en place dès 2020. Cette idée de revenir aux GT comme en 1998 me semble totalement loufoque. Les voitures étaient bien plus dangereuses. Il faut des coques en carbone et rien d’autre. Et puis il ne faut pas laisser un constructeur dicter les règles. Cela fait fuir tous les autres et ce n’est guère constructif. L’ACO se laisse trop influencer. Un coup c’est Aston Martin qui émet ses désirs, un autre c’est Mc Laren. Ce n’est pas la bonne méthode. Là, ils sont dans une impasse et je me demande bien comment ils vont en sortir. Même si Le Mans a toujours connu des hautes et des bas… »

Parallèlement à ses programmes aux quatre coins du monde, on retrouve épisodiquement Dumas au volant de véhicules historiques ou de sa Porsche de rallye mais Romain a d’ores et déjà prévenu qu’en 2019, il prendrait une deuxième semaine de vacances…

VW_ID.R_2019_nürburgringexp.-84

E…missions impossibles ? par Dimitri Urbain

New Corsa test drives at Test Center Rodgau-Dudehofen, April 2019
L’Opel Corsa est actuellement en cours de développement mais il n’est pas sûr que les petites polyvalentes aient la cote ces prochaines années.

Les autorités européennes ont fixé des objectifs très ambitieux aux constructeurs automobiles en matière d’émissions et de rejets. En 2021, les rejets de CO2 ne pourront dépasser 95g/ km sous peine d’amendes très lourdes… Ensuite, par rapport aux chiffres de 2021, les émissions de CO2 devront   encore baisser de 15% en 2025 et… à nouveau de 35% à l’horizon 2030. Ce qui revient à un taux d’émission moyen pour l’ensemble d’une gamme de l’ordre de  62g/ km, alors que la valeur de 95 g/ km est déjà très difficile à atteindre. Si, par le passé, les réductions forcées des niveaux d’émissions ont permis d’enregistrer de nombreuses avancées technologiques, cette nouvelle offensive des autorités pourrait, au contraire, se solder par une destruction de l’industrie automobile européenne… avec la bénédiction des milieux écologistes radicaux qui préconisent un retour à l’âge de pierre ! (Par Dimitri Urbain)

01
L’ancienne procédure de test des véhicules était trop éloignée de la réalité, ce qui donnait des résultats impossibles à reproduire dans des conditions d’utilisation normale.

La position des constructeurs

Du côté des constructeurs, écartelés entre les effets du Dieselgate, les acheteurs le boudant désormais de plus en plus,  la mode des SUVs (dont la part dans les ventes devrait atteindre  33% en 2020) et la nouvelle procédure de test d’émissions, on tente vainement de modérer les ardeurs politiciennes. Représentés par l’ACEA (Association des Constructeurs Européens d’Automobiles), ils mettent en avant la marche forcée beaucoup trop rapide, la perte d’emplois liés à la fabrication des moteurs thermiques et la destruction d’un modèle économique sur lequel leurs activités sont basées. Les constructeurs plaident plutôt pour une réduction de 20% des émissions de CO2, sur base de la moyenne de 2021 puis… on verra ce qu’il y aura lieu de faire : sur base des évolutions technologiques et aussi en fonction de la part de l’électrique dans les ventes.

190045-mef-capolavori-senza-tempo
Les talibans de l’écologie estiment, bruyament, que l’automobile n’est plus un objet de rêve mais un produit polluant qu’il faut combattre. 

Ce qui leur est imposé est un niveau de ventes de l’ordre de 35% de véhicules à émissions zéro et basses en 2030. Les constructeurs sont véritablement sur le fil du rasoir, entre la volonté d’éviter les amendes à partir de 2021 mais aussi d’obtenir des taux d’émissions relativement élevés afin que le travail soit moins difficile entre 2025 et 2030 ! Certains y sont parvenus avec, d’une part, des résultats d’émissions assez faibles selon le protocole de l’ancienne procédure de test NEDC, et, d’autre part, en se basant sur la nouvelle procédure WLTP pour établir une base de travail, plus élevée, pour atteindre l’objectif 2030.

TecDay Neue Messverfahren: WLTP und RDE im Fokus: Mehr Transparenz für den Kunden
La nouvelle procédure WLTP, plus proche de la réalité, met les constructeurs dans l’embarras… nombreux sont ceux qui ont carrément supprimé des motorisations afin de mieux répondre aux nouvelles normes qui leurs sont imposées.

La quadrature du cercle…

Cette nouvelle procédure de test WLTP vient encore compliquer les choses. En comparaison avec l’ancienne manière de procéder, les consommations moyennes, plus proches de la réalité, ont augmenté entre 9 et 17%, en fonction des constructeurs. A titre d’exemple, une VW Up GTI, testée à 110 g/km dans la procédure NDEC, passe à 129 g/ km avec la procédure WLTP… inutile d’imaginer ce que ça peut donner avec des voitures de catégories supérieures ! Les petits constructeurs, dont les ventes sont inférieures à 300.000 unités annuelles en Europe (comme Honda, Mazda, Mitsubishi, Suzuki ou encore Jaguar Land Rover) bénéficient d’une dérogation mais la volonté des autorités est de la voir disparaître à l’horizon 2030. L’ensemble de la branche devra atteindre 95 g/ km d’émissions moyennes mais il existe de grandes disparités basées sur la taille, le poids des véhicules ainsi que leurs chiffres de ventes annuelles.

Car manufacturing underway at Luqiao manufacturing plant in China
Les futures normes d’émissions vont poser pas mal de problèmes à l’industrie automobile. 

A titre d’exemple, Jaguar Land Rover s’en sort avec 132 g/ km car les ventes en Europe sont inférieures à 300.000 véhicules/an et qu’ils sont d’une taille supérieure à la moyenne. A contrario, FCA (Fiat Chrysler Automobile) doit atteindre 91,1 g/km, ce qui équivaut à présenter des consommations moyennes de… 3,62l/ 100 km pour l’ensemble de la gamme ! Le très récent « rapprochement » de FCA avec Tesla n’est que la première étape car d’autres constructeurs européens et groupes n’auront pas le choix, ils devront s’associer avec des constructeurs chinois spécialisés dans l’électrique pour atteindre les objectifs fixés par les autorités. Ce qui aura pour effet d’ouvrir les portes du marché européen à certains constructeurs qui n’attendent que ça pour se développer à l’exportation.

03
Pour les petits constructeurs comme Porsche, faire partie d’un groupe est un avantage puisque les émissions sont globalisées pour l’ensemble de la gamme…

Du côté des constructeurs, bien évidemment, le discours est positif. Ainsi, chez BMW, on espère que les ventes des véhicules électriques se développeront de manière significative d’ici 2021. L’arrivée de nouveaux véhicules hybrides en 48V pourrait éviter à certains constructeurs de devoir payer ces amendes énormes tout en se révélant finalement moins coûteux (20%) à produire que des diesels équivalents. Néanmoins, des analystes avisés estiment que les ventes de véhicules 100% électriques ne dépasseront pas les 5% du parc en 2021 et ces hybrides 48V pourraient ne représenter que 10% des ventes. Fin 2017, un rapport indiquait que seuls JLR, Volvo, Toyota et Renault Nissan tireraient leur épingle du jeu en 2021. A contrario les groupes Volkswagen, PSA, FCA, Ford, BMW, Daimler et Hyundai- Kia seraient en difficulté. Et avec des amendes s’élevant à 95€/ gr pour les émissions supérieures à la limite prévue par véhicule vendu, on parle ici de sommes astronomiques comme plus d’un milliard d’Euros pour VW, plus de 300 millions d’Euros pour Ford. Des sommes dont ces constructeurs auraient bien besoin pour les investir dans la recherche et le développement ! Les autorités européennes vont- elles consacrer ces sommes au développement d’une infrastructure de rechargement électrique importante ? Nous en doutons…

04
La volonté des autorités est-elle de transformer les automobiles en « produit blanc », comparable aux électroménagers que l’on jette après quelques années sans le moindre regret ?

La fin des citadines ?

Les constructeurs sont lucides, si la Commission Européenne continue avec de tels objectifs, il est clair que la production de citadines se révèlera impossible à rentabiliser… sans même parler de tous les dispositifs de sécurité qui vont prochainement également devenir obligatoires. Le bénéfice net sur une citadine est déjà très réduit actuellement : il est estimé à environ 150 € pour le constructeur et autant pour le distributeur. Dans l’équation intervient également un bénéfice d’environ 150 € sur les entretiens mais peu d’acheteurs continuent à fréquenter les réseaux de marques une fois la garantie terminée.

Volkswagen ID. ROOMZZ Showcar
Chez VW, on va s’appuyer, dès 2021, sur la gamme I.D. totalement électrique.

L’une des façons d’être rentable sur ce segment, c’est en produisant en grande quantité… des voitures les plus proches possibles, comme les VW Up, Skoda Citigo et Seat Mii. Leur meilleure année, 2013, a vu la production s’élever à 202.000 unités. Une autre façon d’être rentable est de positionner la voiture comme un accessoire de mode, d’utiliser les bonnes vieilles ficelles des séries limitées pour augmenter l’intérêt dans la voiture et la vendre en plus grand nombre, plus longtemps et favoriser les achats d’accessoires et d’options… comme Fiat avec la 500. La marque a présenté celle qui devrait remplacer la Panda lors du dernier salon de Genève, un modèle électrique, mais Fiat compte bien encore commercialiser la génération actuelle à ses côtés un certain temps.

05
FCA s’est rapproché récemment de Tesla, trouvant ainsi de quoi faire baisser facilement sa moyenne d’émissions. La gamme Maserati est-elle pour autant hors de danger ? Rien n’est moins certain, malheureusement.

Au Japon, les constructeurs doivent se conformer à la réglementation stricte des Kei cars, qui peuvent être achetées sans devoir justifier d’un garage ou d’un emplacement de parking, vu leurs dimensions réduites. Une voie à suivre ? Peut-être pas car leurs résultats aux crash tests version européenne ne sont pas très bons. Alors que de plus en plus de gens habitent en zone urbaine, est-ce censé d’abandonner ce marché ? Le partage des véhicules pourrait-il rendre cette catégorie plus profitable pour les constructeurs ? Quand on voit ce que Smart a coûté à Daimler pour ne jamais engranger de profit, on peut raisonnablement en douter. Chez Seat on pense que des voitures électriques de petite taille, genre au Twizy, louées à la minute d’utilisation, pourraient sauver le segment des citadines. A raison de 20 cents/ km, pour des distances de 250 à 300 km/ jour, cela représente environ 15.000 € de revenus en 3 ans et cela s’avérerait bien plus profitable que de vendre la voiture à un acheteur privé.

Mercedes-AMG GLC 63 S 4MATIC+ Coupé (2019)
Après la disparition des V12 et des rares V10, les V8 turbocompressés sont apparus sous les capots des grosses berlines allemandes mais les futures normes d’émission pourraient les condamner à moyen terme.

Ce n’est pas un hasard si 30% des voitures électriques vendues en Chine sont des citadines. Elles ne sont pas aussi profitables que des SUVS, certes, mais elles permettent de mieux répondre aux problèmes environnementaux auxquels les constructeurs sont confrontés. La demande en Europe est passée de 12% du marché en 2009 à moins de 8 en 2018, soit une réduction de volumes de 1.800.000 à un peu plus de 1.000.000 d’unités. Pour les 7 dernières années, les ventes oscillent entre 1.150.000 et 1.250.000 unités. En 2018, les émissions moyennes des citadines étaient de 105,5 gr/ km ; alors que celles des SUV les plus petits étaient de 122,3 gr/ km.

06
Les cousines Up !, Citigo et Mii en danger… comme toute la catégorie des citadines, qui risquent très vite de ne plus être rentables pour les constructeurs.

Ce qui veut dire que pour les constructeurs, la catégorie des citadines est essentielle afin de réduire les émissions moyennes à court et moyen terme, surtout que l’électrification du parc prend beaucoup plus de temps que certains politiciens le voudraient. La moitié des citadines étant immatriculées par des société de location ou comme voitures de société, les marges sont donc encore plus sous pression. C’est pour cette raison qu’il est de plus en plus vrai qu’il faut les produire dans des pays où les coûts de productions sont réduits ou sous forme de coopération (comme celle de PSA et Toyota). Le futur de la Twingo, des C1/108/Aygo et de l’Opel Adam ne sont pas bien rose… chez Volkswagen, le responsable des ventes et du marketing, Jürgen Stackmann, est bien clair : les réglementations sur les émissions vont éliminer les citadines telles que nous les connaissons et apprécions.

07
Une des solutions est de les produire en grande quantité, dans des pays où la main d’œuvre est encore relativement bon marché, comme les C1, 108 et Aygo, qui sortent de la même usine Tchèque.

Dans le cas de la Up!, soit elle devient électrique (et beaucoup plus chère !) soit elle disparaît du catalogue. Ces voitures font preuve d’ingéniosité et d’inventivité, permettent à 4 personnes de voyager relativement à l’aise, leur résistance aux accidents est tout à fait convenable et elles se vendent à des prix attractifs. Plutôt plaisantes à conduire, disposant d’assez de puissance pour procurer du plaisir sans toutefois devenir dangereuses et sont  à l’aise tant en ville que sur route. (on ne peut en dire autant de certains SUVs…)

Peugeot-55
Certains politiciens ne cachent pas qu’ils rêvent de réduire l’automobile à cela…

Si elles deviennent des accessoires de mode, bardés de technologies bien chères, qui pourra encore les acheter ? Les jeunes pourront-ils encore les assurer ? La Commission européenne affirme que les inévitables augmentations de prix de vente des futurs modèles seront compensés par une diminution de la consommation. L’exemple pour une citadine est un surcoût de 419€/ voiture en 2030, alors que l’économie de carburant est estimée à  1159€/ an… nous demandons bien entendu à voir ! Pour reprendre la formule de Colin Chapman, « light is right » mais à l’heure actuelle les constructeurs, poussés par des législateurs obnubilés par un agenda trop politique, font tout l’inverse !

900_600_8be8d848e186a0119c9eb4fd
Pour la 500, FCA applique une recette bien connue, celle des séries limitées qui en font un accessoire de mode et qui pousse les clients à dépenser plus, à les équiper de différents équipements facturés au prix fort. A titre d’exemple, cette série limitée Gucci.

 

31ème Techno Classica Essen: artillerie allemande par Dimitri Urbain

38181-1553593849-2751868
A nouveau une belle affluence pour cette édition du 30e anniversaire!

Rendez-vous incontournable du calendrier de l’automobile ancienne, le salon d’Essen fait toujours dans la qualité, la quantité et une certaine démesure, par sa taille. Retour en images sur cet évènement. (Texte et photos: Dimitri Urbain)

Douze halls et de nombreux espaces extérieurs, 120.000 m2 et pas loin de 200.000 visiteurs venus de 46 pays en 4 jours… des chiffres à donner le tournis! Les marques nationales sont évidemment largement représentées, différents constructeurs comme VW, Porsche ou Mercedes ayant une présence officielle, en plus de celle des clubs de marques. Toutes les époques y sont représentées mais les Youngtimers se taillent une large part du plateau et, pour les exemplaires à vendre, avec des prix soutenus.

01
La couleur n’est peut- être pas des plus plaisantes mais l’état de cette Audi 80, rare en version 2 portes, était proche du neuf !
02
A Essen, les clubs rivalisent d’originalité afin de mettre en valeur au mieux des véhicules dans une ambiance d’époque.
03
A l’heure où le vélo a le vent en poupe, voilà de quoi se démarquer pour se rendre en ville…
04
Discrète et élégante, cette Mercedes 500 E se remarque à ses ailes élargies. Elle a été assemblée chez Porsche. Celle-ci possède en plus un kit carrosserie Lorinser. Le vendeur en demande 33.000€, un prix encore correct vu la rareté et les performances de l’engin.
05
Affiché à 109.000 €, ce rare cabriolet M3 E30 fait partie des 786 exemplaires produits.
06
Le club DAF exposait ce rare engin. Assemblé en Suède, le Kalmar utilise une mécanique de 44. La carrosserie est en polyester et 2.170 exemplaires ont été produits, plus de la moitié étant destinés aux services des postes.
07
Autre rareté, ce pick-up Mazda à moteur rotatif. La marque japonaise a produit des breaks, pick-ups, utilitaires et même des bus équipés de moteurs Wankel !
08
Si vous pensez reconnaître une Triumph Dolomite, c’est bien le cas… mais ici il s’agit d’une Panther Rio. Aux côtés de ses évocations de la Jaguar SS 100, Panther voulait développer une voiture moyenne à la finition digne d’une Rolls Royce. Inutile de dire que, vendue plus cher qu’une Jaguar, les acheteurs ne se sont pas bousculés… la marque a jeté l’éponge après seulement 38 exemplaires en 2 ans, de 1975 à 1977.
09
Une banale Mazda 626 des années 80… oui, il y en avait partout ! Mais elles ont toutes mal terminé, usées jusqu’à la corde, rouillées ou exportées en Afrique. Celle-ci est une des rares survivantes.
010
Cette jolie découvrable aux formes évocatrices est une Melkus originaire de l’ex République Démocratique Allemande. Sous ses formes réussies se cache une mécanique 2 temps de… Wartburg ! Basée à Dresde, la marque utilisait même des pièces de tracteur pour produire ses véhicules. Il y a quelques années un projet sur base de Lotus Elise est ressorti mais n’a jamais atteint le stade de la série.
011
De nombreux artisans comme ce sellier proposent également leurs services aux visiteurs et propriétaires d’anciennes.
012
Ce coupé Abarth de 1959 aux lignes très élégantes est signé Allemano. Il est équipé d’un six cylindres en ligne Fiat de 2.200 cm3.
013
Cette MG L1 possède une carrosserie de coupé 2 portes au style art déco inimitable. Produite uniquement en 1933 et 34 à raison de 576 exemplaires, elle possède un six cylindres en ligne de 1.087cm3 seulement.
014
Curieux engin que cette Mini à 3 roues, œuvre de Dierk Mengers… Elle possède même un aileron rétractable en fonction de la vitesse, comme sur de nombreuses Porsche.
015
En quête d’un engin italien original et portant un nom prestigieux ? Ne cherchez plus, ce tracteur Lamborghini est fait pour vous ! De quoi faire tourner toutes les têtes lors d’un prochain Spa Italia !
016
Essen c’est aussi le paradis pour les chasseurs de documents rares, comme le montre cette vitrine consacrée aux Alfa Romeo.
017
Affichée 230.000 €, cette Tatra T87 de 1946 a fait l’objet d’une restauration de qualité et reste une voiture très moderne, avec son V8 refroidi par air monté en porte à faux arrière, ses suspensions indépendantes par barres de torsion ou encore son châssis à poutre tubulaire centrale.
018
Skoda exposait différents véhicules historiques, dont ce cabriolet Felicia dans son jus et fêtait les 60 ans de l’Octavia.
019
Aperçue sur un stand de club, cette magnifique Alfa 6 phase 2 est très rare de nos jours.
020
Dérivés de la Renault 12, les 15 et 17 sont bien rares de nos jours. Leur esthétique particulière est plutôt réussie et le toit ouvrant est un plus indéniable.
021
Débauche de prototypes C111 sortis tout droit du musée sur le stand Mercedes, une occasion unique de les voir rassemblés.
022
L’un des nombreux espaces extérieurs où les vendeurs pouvaient proposer leur véhicule.

techno-classica-edition-reussie-19285-2