Essai: DS7 Crossback 2.0 BlueHDi 180 EAT8 Perfo Line: pas si obscur que cela

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Ce SUV basé sur la Peugeot 3008 parvient à s’en démarquer largement en misant sur des détails stylistiques amusants même si, globalement, son look ne révolutionne pas le segment. On peut s’amuser du ballet des phares au déverrouillage du véhicule ou des feux arrière à effet 3D tandis que la face avant en impose. Une mode à laquelle se sont pliés les designers français avec un certain talent. Les flancs sont assez travaillés tandis que les rails de toit rappellent le U-(tilitaire) de SUV.

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Dans l’habitacle, DS a particulièrement réussi son coup. Cela ne ressemble à rien d’autre. Les formes des aérateurs, les boutons-poussoirs sur la console centrale ou encore le volant au style très personnel. On regrette que la sellerie ait abandonné le style « montre-bracelet » de la DS5 que nous aimions beaucoup. Le tout est cohérent et bien fini même si on peut regretter les palettes derrière le volant et les tiges de clignoteurs et d’essuie-glace issues de modèles Citroën bien moins classieux.

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J’aime bien

On pourra nous dire ce qu’on veut, le Diesel reste le meilleur moyen pour se déplacer à bord d’un engin de plus de 1.500 kg. Traction avant, le DS7 disposait, dans le cadre de notre essai, d’un 2.0 BlueHDi fort de 180 ch. Il est associé à une transmission automatique à 8 rapports EAT8 Aisin de nouvelle génération qui répond parfaitement à l’usage que l’on en fait. Mais malgré cette jolie puissance et un couple de 400 Nm, le DS 7 Crossback signe des performances assez décevantes, avec notamment 9″9 pour passer de 0 à 100 km/h. C’est d’autant plus décevant qu’un Alfa Stelvio 2.2D, pourtant plus lourd, réussit le même exercice en seulement 7″6. On l’aura compris, le SUV français se conduit avant tout en douceur et calmement, le Diesel étant particulièrement bien insonorisé. Inutile de vouloir lui découvrir un quelconque côté dynamique, il n’existe pas, contrairement à ce que les palettes derrière le volant voudraient nous faire croire.

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Plutôt malin

Avec son train arrière multibras et ses amortisseurs pilotés selon trois lois, le DS7 devrait répondre aux attentes des clients habitués au confort des Citroën. En option, la DS Active Scan Suspension y ajoute une caméra qui analyse la route afin d’ajuster proactivement la dureté des amortisseurs. C’est indubitable, le filtrage se montre excellent à haute vitesse mais on regrettera que les grandes jantes proposées sur les finitions haut de gamme engendrent certaines trépidations à faible allure. Vous l’aurez compris, le Crossback signé DS assume parfaitement sa fonction. En revanche, les différents modes de conduite (Eco, Normal, Confort et Sport) restent perfectibles. Le plus sportif est inutilisable tant il durcit direction et suspensions à l’excès. Dommage.

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J’aime moins

A bord, il y a bien sûr la montre BRM qui se dévoile au sommet de la planche de bord à la mise en marche ou encore le graphisme très recherché des compteurs. Peu ergonomique, cela complique la lecture de l’instrumentation tandis que l’écran tactile central manque parfois de réactivité. On a le sentiment d’une guerre en retard de la part des Français par rapport aux écrans géants rencontrés chez les marques allemandes haut de gamme. Les choix de présentation sont trop restreints chez DS tandis que les indications sont elles aussi, très indigentes. Et je ne vous parle pas des commandes de vitres électriques placées entre les sièges et non sur les contreportes. Enervant! On se console avec une habitabilité généreuse, notamment aux places arrière. La banquette 2/3-1/3 propose même un réglage électrique de l’inclinaison optionnel.

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Pourquoi je l’achète

Le DS7 Crossback a le bon goût de proposer quelque chose de réellement différent dans une catégorie de véhicules où le mimétisme a souvent cours. Il faut dire que la galaxie de SUV du groupe Volkswagen en est la parfaite illustration. Mais à son niveau, le Français parvient à se distinguer de la concurrence à travers son habitacle particulièrement typé. Mais aussi grâce à ce Diesel costaud et une excellente boîte automatique. Relativement sobre et confortable, il chouchoute ses utilisateurs, quelle que soit leur place. Si l’on ajoute qu’il soigne sa technologie en embarquant, souvent en option, des équipements de haut vol à l’image de la suspension Active Scan, citée plus haut, mais aussi des phares à LED directionnels, de la conduite semi-autonome ou encore de la vision de nuit avec détection des piétons. Affiché dès 40.561€ avec le Diesel et cette finition Performance Line, il affronte une concurrence souvent plus chère.

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Pourquoi je ne l’achète pas

Si vous envisagez l’achat d’un SUV, le DS7 doit figurer sur votre liste d’achat, indubitablement. Mais il vous faudra composer avec une finition moins soignée qu’ailleurs, avec une instrumentation manquant de dynamisme ou encore avec des performances décevantes mais cela n’a pas de réelle importance dans les conditions de conduite qui sont désormais les nôtres en Belgique.

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Essai nouveauté: Hyundai i30 Fastback N

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Notre première rencontre avec le modèle sportif de la marque coréenne ne nous a laissé que des bons souvenirs. Un dimanche matin très sportif durant lequel la i30 N a révélé tout son potentiel au son des vroap-vroap de son échappement une fois le mode N enclenché. Alors lorsque Hyundai nous a invité à venir découvrir la version Fastback de sa sportive, nous n’avons pas hésité une seule seconde. Il faut dire qu’un déplacement sur l’île espagnole de Grande Canarie en plein mois de janvier ne se refuse pas. Une fois sur place, on s’est directement glissé à bord d’une rutilante Hyundai i30 Fastback N revêtue du superbe Engine Red!

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Quelques kilomètres d’autoroute pour prendre nos marques, retrouver l’environnement inchangé de l’habitacle avec un joli volant à trois branches spécifique à la version N et doté de deux boutons permettant de choisir rapidement son mode de conduite à gauche ou de balancer directement l’auto en mode N, le plus agressif. Les sièges sont également spécifique et l’on retrouve le logo N disséminé partout à bord.

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Pour rappel, ce N a trois significations: la gamme sportive est née à Namyang et a grandi au Nürburgring. Et puis cette 14e lettre de l’alphabet symbolise une chicane, à l’origine du développement des véhicules performants. Extérieurement, la Fastback N n’en fait pas trop. Elle nous plait davantage que la berline mais cela reste une question de goûts: on remarque ses parties frontales et arrières aux entrées d’air agrandies ainsi qu’une ligne ligne rouge entourant le véhicule, le petit becquet noir sur la malle arrière, des feux antibrouillards triangulaires disposés très bas, un double échappement, des jantes de 19 pouces sans oublier la teinte Shadow Grey qui lui est propre.

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Voilà pour le tour du propriétaire. Sous le capot, on retrouve le 2.0 essence Turbo et les 275 chevaux de la version Pack Performances. Son couple culmine à 378 Nm grâce à un boost à l’accélération. De quoi signer le 0 à 100 km/h en 6″1 et atteindre les 250 km/h en pointe. La Fastback, surbaissée de 8 mm, se distingue de la i30N classique par une aérodynamique améliorée de 7%, une répartition des masse encore plus neutre et un poids légèrement en hausse. Mais sur la route, tout cela ne se mesure pas réellement; il s’agit avant tout de fine tuning.

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Les petites routes tournicotantes des Canaries ont parfaitement mis en évidence le comportement de la i30 Fastback N. La boîte manuelle à six rapports assume parfaitement les passages à la volée, la direction, en mode N Performance, est durcie et se révèle précise. L’arrière enroule les courbes avec l’aide du différentiel à blocage électronique et glissement limité (e-LSD) qui garantit un pouvoir de traction exceptionnel. L’auto est très efficace même si nous sommes trop souvent freinés par les nombreux cyclistes présents sur l’île. Malgré le système variable des soupapes d’échappement poussé à son maximum pour profiter d’une sonorité très typée rallye, la i30 Fastback N reste suffisamment discrète extérieurement pour que l’on ne se fasse pas injurier par les vélos croisés ou dépassés.

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De retour sur les nationales à deux bandes, on revient en mode normal pour profiter à nouveau du confort assez bluffant de la Fastback N. Comme sa petite soeur plus classique, la i30 la plus performante propose alors des déplacements parfaitement agréable dans la vie de tous les jours. C’est là l’un de ses points forts.

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Le lendemain, Hyundai nous propose quelques tours sur une vieille piste accolée à un aéroport de plaisance. L’occasion de pousser la mécanique à fond et même s’il nous l’est fortement déconseillé, on préfère mettre l’ESC, le contrôle électronique de stabilité, pour voir tout ce que l’auto a dans le ventre. La piste est vieille, les virages serrés, une courte ligne droite nous permet de prendre un peu de vitesse avant un gros freinage dans un droite avant un gauche serré. De quoi constater que la Hyundai se pilote sans jamais nous donner de sueurs froides. Seuls les freins, évidemment pas prévus pour pareil usage extrême, nous conduirons à lever le pied dans le dernier tour.

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Vous l’aurez compris, cette i30 Fastback N constitue le second volet de l’offre performante du constructeur asiatique sur notre marché. Nous regretterons à nouveau son poids trop élevé mais si cela lui permet de se montrer aussi confortable en usage quotidien, elle en sera pardonnée. Parce que c’est une nouvelle fois le grand écart qu’elle est capable de faire entre ces phases de conduite sage et celles où le conducteur a envie de profiter à fond de ses 275 ch! Un véritable autobloquant aurait rendu la N un chouia plus efficace mais sincèrement, sur routes ouvertes, elle est impériale. Même si l’on sait que l’état du réseau belge ne l’aidera pas à reproduire le même comportement que celui rencontré aux Grandes Canaries…

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Librairie: Les 50 plus grands rallyes par Alexandre Stricher

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Déjà l’auteur d’un livre du même style consacré à la F1 en 50 Grands Prix aux éditions ETAI, notre confrère Alexandre Stricher a récidivé en signant cette fois un ouvrage du même type consacré au rallye, sa discipline de prédilection. Cette fois, le jeune auteur français a élu 50 rallyes du WRC ayant compté dans l’histoire de cette compétition.

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Une sélection fatalement subjective que nous approuvons à 80%. S’adressant à un public francophone, Alexandre aurait peut-être pu choisir deux ou trois épreuves où les pilotes belges s’étaient mis en évidence. On pense au fameux Tour de Corse 1995 où Bruno Thiry loupa la victoire d’un chouia ou encore à la première victoire noir-jaune-rouge de Duval en Australie. Ou encore à la victoire de Thierry Neuville au Rallye d’Allemagne…

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Toujours est-il que le choix iconographique est plutôt réussi grâce aux clichés de l’agence DPPI. Et qu’il n’est parfois pas évident de résumer un rallye sur deux pages. Alexandre a parfaitement réussi ce pari et cet ouvrage représente un parfait rafraîchissement pour nos mémoires abreuvées de données. On se replonge ainsi avec plaisir dans les rallyes du siècle passé pour la somme de 42,00 euros aux éditions ETAI.

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Essai: Citroën C4 Cactus 1.5 BlueHDi 100 BVM6: une confortable sobriété

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Si le Citroën Cactus premier du nom n’a pas rencontré un franc succès, loin de là, avec 270.000 exemplaires vendus en 4 ans, cela n’a pas découragé la marque. Ainsi est arrivé le C4 Cactus Phase II chargé, qui plus est, de palier à la disparition de la berline C4. Pour réussir cette mission, le nouveau venu s’offre un design plus costaud, plus expressif mais perd, – mais est-ce un mal? -, ses fameux Airbumps. A l’intérieur, c’est un peu plus cossu, notre exemplaire recevant même des sièges en cuir, mais cela reste très léger en termes d’équipements et d’indicateurs.

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Extérieurement, le nouveau C4 Cactus est réussi. Là où son prédécesseur manquait de consistance, donnant un sentiment de voiture bon marché, le modèle 2018 parvient à renforcer son apparence avec une face avant, certes toujours trop massive à notre goût, plus sérieuse tandis que les ajouts de plastique noir se limitent désormais au bas des boucliers, aux passages de roues et aux bas de caisse. Comme les autres nouveaux modèles de la gamme actuelle, les phares diurnes viennent se loger au bord du capot, au même titre que les chevrons, tandis que les phares et les antibrouillards complètent l’attirail. A l’arrière, on aime assez les feux désormais étirés vers le centre du hayon. Bref, cette deuxième mouture du Cactus a véritablement gagné en prestance et en maturité. On l’a dit plus haut, les Airbumps latéraux ont disparu ainsi que les barres de toit désormais disponibles en option.

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J’aime bien

Le modèle que nous avons essayé était équipé d’un 1.5 BlueHDi capable de répondre aux nouvelles normes de dépollution. Un moteur plutôt discret, qui ne s’est jamais montré un foudre de guerre avec ses 100 ch, mais qui a parfaitement exécuté sa tâche sous le capot d’un C4 Cactus dont la philosophie est aux antipodes du plaisir au volant. En adoptant une conduite coulée et respectueuse des limitations, il est possible de se cantonner aux 5.5 l /100 km en toutes circonstances.

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Plutôt malin

Il nous tardait d’essayer les amortisseurs à butées hydrauliques progressives montés sur le nouveau Cactus. Grâce à eux, l’énergie d’un talonnage se résorbe mieux et ils améliorent d’autant la qualité d’absorption des liaisons au sol. C’est particulièrement bluffant et il faut avouer que le confort obtenu est réel. Sur les revêtements souvent défoncés de notre plat pays ou encore sur les sections en pavés, ces suspensions font des merveilles! Malheureusement, cet effet est en partie gâché par le manque total de maintien des sièges.

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J’aime moins

Dans l’habitacle, on retrouve la planche de bord de la première mouture avec ses matériaux variés tandis que la banquette des places avant a laissé sa place à deux sièges et à la boîte automatique désormais signée Aisin AW à 6 rapports, plus encombrante que la transmission robotisée de l’ancienne. Citroën vante beaucoup les coussins de ses nouveaux sièges avant à mémoire de forme mais nous l’avons dit plus haut, leur maintien est nul. Et puis il y a des détails irritants comme ces poignées de porte qui remplacent les poignées de maintien ou encore les vitres arrière à clapet qui font particulièrement bas de gamme. Vous l’aurez compris, avec cette C4 Cactus, on se déplace plus qu’on ne conduit.

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Pourquoi je l’achète

Avec son style qui lui est propre, la « berline » française offre véritablement quelque chose de différent. Son design a gagné en caractère et en masculinité, ce qui devrait l’aider à connaître davantage de succès que la première édition. La disparition, – provisoire nous dit-on -, de la C4 classique va l’aider à se vendre mieux. Ce petit 1.5 Diesel pourra parfaitement l’épauler également car il se montre sobre et discret mais il faudra pour cela que le futur acheteur soit assez subtil pour faire la part des choses par rapport à la pensée ambiante! Enfin, saluons encore le confort de l’ensemble qui remet les doubles chevrons en tête de sa catégorie sur ce point-là. Ce qui n’est pas la moindre de ses qualités…

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Pourquoi je ne l’achète pas

Personnellement, nous ne sommes vraiment pas fan de cet intérieur qui ressemble davantage à un lounge qu’à un habitacle de voiture. Les indications y sont minimales, le ressenti au volant n’est pas mauvais mais on comprend rapidement qu’il ne s’agit, en aucun cas, de jouer la carte du dynamisme. Et puis la qualité des plastiques est assez banale s’il faut désormais comparer cette C4 Cactus avec d’autres berlines polyvalentes. Du côté du prix, comptez une augmentation de 1.500 à 2.500 euros par rapport à la phase I. C’est le prix à payer pour les nouvelles technologies embarquées.

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Essai: Mercedes A180d: roulez jeunesse !

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The New A-Class Croatia 2018

Pour notre premier essai de 2019, nous avons choisi de vous parler de la nouvelle Mercedes Classe A que nous avons essayée dans sa version Diesel A180 forte de 116 ch. A priori, cela pourrait paraître un peu juste mais il se fait que ce 1.5 d’origine Renault a parfaitement répondu à nos attentes.

Die neue A-Klasse Kroatien 2018; W177

The New A-Class Croatia 2018; W177

Avec sa finition AMG, l’auto qui nous a été confiée par l’importateur proposait un look très sympa. Mais ce qui nous a le plus impressionné, c’est l’habitacle entièrement renouvelé, plus aucune commande de l’ancien modèle n’ayant été récupérée! Un exemple pour bon nombre de constructeur grapillant sur le moindre centime en proposant toujours des comodos ayant parfois plus de vingt ans d’âge…

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The New A-Class Croatia 2018; W177

Avec ses lignes effilées, la nouvelle Classe A fait mouche. Parfaitement dans l’air du temps, elle augmente ses dimensions pour proposer désormais deux places arrière parfaitement vivables pour deux adultes lors de longs déplacements. Mais ce qui impressionne plus particulièrement, c’est cet habitacle très moderne qui tranche avec la génération précédente. On retrouve bien un siège en une seule pièce mais pour le reste, tout a changé. En mieux! Et même les comodos des clignoteurs se sont affinés!

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The New A-Class Croatia 2018

J’aime bien

Ceux qui me lisent régulièrement savent combien le plaisir de conduire reste notre priorité. Alors voilà, lorsqu’on essaye des voitures plus sages comme cette A180d, on consent à nous pencher plus avant sur la technologie embarquée. Et force est de constater que cette Benz joue, à cet égard, dans la cours des grands. Jugez plutôt: écran central 10 pouces avec technologie tactile, volant sport multifonction en cuir Nappa avec méplat, climatisation automatique bizone, système de navigation avec données cartographiques stockées sur disque dur, pack stationnement avec caméra de recul et radars de stationnement avant/arrière, rétroviseur intérieur photosensible sans oublier les rétroviseurs extérieurs avec fonction jour/nuit automatique.

Die neue A-Klasse Kroatien 2018; W177

The New A-Class Croatia 2018; W177

Et puis il y a cette commande vocale « Hey Mercedes » qui apporte un réel confort au conducteur, tout comme les différentes commandes tactiles situées sur l’écran central. Et si vous avez besoin d’un bulletin Météo ou bien de savoir s’il va pleuvoir aujourd’hui, aucun problème la Classe A aura réponse à tout… dommage que cet assistant vocal se soit déclenché à plusieurs reprises alors que nous conversions avec notre passager.

Die neue A-Klasse Kroatien 2018; W177

The New A-Class Croatia 2018; W177

Plutôt malin

Nous donnerons une mention spéciale au système de navigation MBUX à réalité augmentée. Des indications virtuelles s’ajoutent à l’image projetée par la caméra avant, comme des flèches pour mieux vous guider dans la direction à prendre. Mais le reste du spectacle est assuré par cet écran central géant même si celui qui fait face au conducteur ne manque pas de qualités. Il existe ainsi un choix assez impressionnants de présentations entre le GPS, la radio, les données du voyage ou encore le téléphone tout en jouant avec les couleurs illuminant l’habitacle. Les geeks devraient adorer!

Mercedes-Benz A-Klasse, W177, 2018

Mercedes-Benz A-Class, W177, 2018

J’aime moins

Difficile de trouver des défauts à cette petite Mercedes. Peut-être devons-nous souligner une certaine paresse de la part de la boîte automatique à 7 rapports qui ne se montrait pas beaucoup plus rapide en mode Sport. Et puis nous avons été plusieurs fois agacé par la sensibilité des boutons du volant changeant sans prévenir la radio ou les affichages au tableau de bord.

Mercedes-Benz A-Klasse, W177, 2018

Mercedes-Benz A-Class, W177, 2018

Pourquoi je l’achète

Mettant avant tout l’accent sur le côté technologique de sa nouvelle Classe A, Mercedes nous pousse à mettre le comportement de celle-ci sur le côté. Pourtant, là aussi, la firme à l’étoile signe le sans-faute. Il faut dire que la modestie de la motorisation ne pousse pas au pilotage mais même en cas d’optimisme, la A180d ne fait jamais peur. Les pneus larges de notre modèle d’essai y étant pour beaucoup dans ce comportement irréprochable. Mais freinage, direction et confort sont d’un niveau d’excellence égal.

Die neue A-Klasse Kroatien 2018; W177

The New A-Class Croatia 2018; W177

Pourquoi je ne l’achète pas

Comme toujours chez Mercedes, le prix demeure le principal frein à l’acquisition d’un modèle, fût-il celui d’entrée de gamme. Affichée à 30.129€ en tarif d’accès, la A180d devrait vous coûter bien plus cher si vous craquer pour certaines options. Alors pourquoi ne pas profiter des conditions Salon pour négocier quelques packs intéressants?

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The New A-Class Croatia 2018; W177

Essai: Alpine A110: un bien joli cadeau

2017 - ALPINE A110 drive tests in Aix-en-Provence region

Attendue comme le Messie par tous les adeptes de la secte bleue, l’Alpine A110 n’a visiblement eu aucun mal à séduire des adorateurs entièrement acquis à sa cause. Il faut dire que les designers et les ingénieurs de chez Renault qui se sont penchés sur son berceau n’y sont pas allé avec le dos de la cuillère en matière de vœux positifs. Superbes lignes, intérieur moderne et personnel et mécanique performante. N’ayant jamais été spécialement fan de la marque, c’est en toute objectivité que nous en avons pris le volant…

2017 - ALPINE A110 drive tests in Aix-en-Provence region

Il n’y a pas à dire, il est craquant ce joli coupé bleu, blanc, rouge! L’avant a parfaitement conservé le style original avec les quatre phares incrustés dans les ailes et le capot avant. Les flancs sont marqués par deux lignes montantes qui donnent à l’Alpine son air félin même lorsqu’elle est à l’arrêt. L’arrière laisse plus dubitatif même s’il n’en demeure pas moins caractéristique de la berlinette. Sur la route, dans nos trajets quotidiens, on a rarement été autant salués par des pouces levés ou suivis par des gsm pour nous prendre en photo!

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J’aime bien

Avec ses touches de cuir surpiqué de bleu, ses morceaux de portes couleur carrosserie, son joli volant bien préhensible et ses sièges baquet, l’Alpine A110 offre de chouettes sensations une fois à bord. Mais attention au siège qui ne se règle pas en hauteur, un comble dans une voiture où le ressenti est primordial.

2017 - ALPINE A110 drive tests in Aix-en-Provence region

Nous qui privilégions toujours la position la plus basse pour mieux ressentir l’auto, on n’a pas aimé ce détail. Pour le reste, les trois boutons D, N et R de la boîte automatique donne une touche sympa à l’ensemble. Certaines commandes ne peuvent cacher leurs origines sans oublier l’absence du moindre rangement si l’on excepte le creux entre les deux sièges bien mal accessible.

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Plutôt malin

Equipée d’un petit 1.8 Turbo de 252 ch, l’Alpine A110 répond parfaitement à la moindre sollicitation. Du couple très tôt, un bruit rauque, c’est linéaire, ça ne prend pas aux tripes mais ça exécute parfaitement le travail. Grâce à des suspensions très conciliantes, elle offre un confort assez inattendu à bord d’une sportive de cet acabit. De quoi rassurer les futurs propriétaires qui passeront de leur Scenic Diesel à cette bombinette très légère. Nos confrères de Sport Auto l’ont pesée à 1.110 kg. A vitesse raisonnable, l’Alpine se montre joueuse surtout si vous optez pour le mode Track. Fun et équilibrée, elle devrait ravir l’adorateur de la marque qui rêvait devant les posters des berlinettes, reines des rallyes dans les années 70.

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J’aime moins

Habitué au comportement particulièrement téléphoné de ma GT86 et sortant d’un essai avec l’Abarth 124 GT aux suspensions bien fermes, j’ai été totalement décontenancé par le comportement de cette Alpine qui était, il est vrai, déjà montée en pneus hiver alors qu’il faisait toujours 15° dans l’air. Dans les longues courbes bosselées mais régulières, avalées habituellement très vite et sans me poser de question, j’ai été immédiatement perturbé par les dodelinements de l’Alpine, comme si les suspensions étaient bien trop molles par rapport à la rigidité du châssis. De quoi rapidement refroidir mes ardeurs.

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Mais voulant à tout prix mieux analyser ce comportement, je me suis élancé sur mon habituel parcours d’essai en optant pour le mode Track. Et là, j’ai tout doucement pris mes marques mais avec une voiture hésitant sans cesse entre sous et survirage. La consistance de la direction ne m’a pas non plus convaincu, comme si le curseur avait été placé davantage vers le confort que vers la sportivité. Et si la boîte à double embrayage est un bel ouvrage, sa gestion mériterait davantage de soins pour éviter les changements de rapports inopinés en virage et ce, même en mode manuel…

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Pourquoi je l’achète

On l’a dit, elle a un chouette look et devrait plaire à tous ces quinquagénaires, amateurs de la marque, qui auront les moyens d’allonger 58.800 euros pour une voiture qui devrait rester exclusive, les dirigeants de la marque ayant choisi d’en limiter la production à dessein. L’habitacle est spacieux, le moteur est réussi et le confort est étonnant. Reste à être très patient, les délais de livraison allant au-delà des 12 mois.

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Pourquoi je ne l’achète pas

Vous l’aurez compris en lisant cet article, l’Alpine A110 n’est pas assez extrême à mes yeux. J’ai du mal à concevoir une sportive trop confortable ou encore sans la possibilité d’opter pour une boîte manuelle. Mais l’on sait que la marque de Dieppe possède des projets sympas dans les cartons donc il n’est pas exclu qu’une autre variante nous attire davantage, le châssis étant excellent et le moteur plein de potentiel…

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Interclassics Brussels 2018 : Porsche et l’Expo 58 à l’honneur

Liberté, progrès et… sportivité, les thèmes de l’expo 58 ont largement été mis en valeur lors de cette nouvelle édition du salon Interclassics, tout comme le septantième anniversaire de Porsche. (Texte et photos: Dimitri Urbain)

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Interclassics est devenu un salon incontournable du calendrier belge des manifestations d’anciennes. L’édition 2018 renforce la réputation de cette manifestation de haute tenue. Outre les expositions thématiques consacrées à Porsche et aux véhicules de l’Expo 58, nombre de véhicules de qualité étaient offerts à la vente. Après quelques années d’emballement, il semblerait que certains prix se calment mais restent soutenus.  La qualité des véhicules proposés était élevée. En marge, de nombreux professionnels proposaient des pièces, accessoires… et le lot habituel de livres et miniatures.

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Exposition Porsche

Afin de fêter dignement les septante printemps du constructeur Allemand, divers modèles étaient exposés. Parmi eux, un coupé « Gmund » produit en 1949. A ses côtés, d’autres versions de la 356 : un Speedster Pre A,  une Pre A à moteur 1500 S, une 356 SL, des cabriolets 356 A Reutter et B signé D’Ieteren ; une Carrera GT Speedster, une Carrera Abarth sortie de chez Zagato et dont les lignes sont signées Franco Scaglione.

Nous vous proposons une découverte en images…

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1° L’exposition Porsche et son parterre de versions rares de la 356.

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2° Un hall complet occupé par des professionnels, dont nombre venus des Pays- Bas : éclectisme et qualité au rendez-vous.

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3° Un magnifique Ford Transit de 1975 avec moins de 9.000 km… à vous pour 28.500 € quand même!

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4° Cette Estafette était affichée au même prix mais avec 6.500 km seulement. Véritable madeleine de Proust pour de nombreux visiteurs, les utilitaires sont les parents pauvres du monde des anciennes, souvent utilisés jusqu’à la corde et jetés sans regrets, leur taux de survie est l’un des plus faibles.

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5° Développée pour la recherche pétrolière dans le Sahara, cette 2 CV du même nom présente la particularité d’être propulsée par 2 moteurs, ce qui en fait un 4 X 4 d’une efficacité redoutable. Elle est équipée de deux réservoirs sous les sièges avant et son assemblage était assuré par Panhard.

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6° Couleur très seventies pour ce coupé Scirocco en parfait état.

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7° Parmi les nombreuses Porsche présentes, ce Speedster venu tout droit de Californie avec une patine d’époque très craquante. Restaurer? Ou rouler comme ça, avec les traces d’une vie passée sur les freeways de Los Angeles?

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8° Cette Rover 2000 était très moderne pour son époque. Elle a remporté la première édition de la Voiture de l’année en 1964. Pour l’anecdote, certaines versions permettent d’installer la roue de secours à plat ou verticalement dans le coffre ou… sur le couvercle de malle!

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9° Dans les années 70, Alfa Romeo était un concurrent sérieux de BMW… ses berlines sportives séduisaient de nombreux pères de famille. Entre son moteur double arbre alimenté par deux double corps et sa transmission transaxle favorisant une répartition des masses idéale, l’Alfetta entretenait aussi la tradition maison en reprenant le patronyme de la F1 des années 50. Dommage que la rouille aie fait autant de victimes… mais cet exemplaire y a miraculeusement échappé!

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10° Dans les années 70, elle était la supercar des familles! La Lamborghini Espada dispose de places arrière pouvant accueillir de jeunes enfants… sur de courts trajets. Cette livrée orange met particulièrement en valeur ses lignes uniques.

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11° Il s’agit bien d’une Fiat Topolino mais… produite sous licence par NSU. Cette Weinsberg date de 1939 et était à vous pour la modique somme de 47.500 €. 

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12° En état d’origine, cette Coccinelle split de 1950 affiche un kilométrage réduit… et les fameuses « trappes à rhumatismes » uniques à ce millésime.

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13° Non ce n’est pas une italienne… mais bien une allemande, une Glas 1700 GT, dont le dessin est signé Frua. Produite à un peu plus de 5000 exemplaires par ce constructeur, il en sortira encore un bon millier sous la marque BMW après la reprise mais en motorisation 1600 cm3.

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14° Moteur Bugatti 55… l’art se trouvait aussi sous le capot des bolides de Molsheim.

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15° Pour amateurs de briques et autres blocs… ce coupé Volvo est signé Bertone mais reconnaissons que le maître italien a fait beaucoup mieux!

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16° Les plus anciens reconnaîtront ces engins de l’expo 58…

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17° La Série 3 E 30 est l’une des valeurs sûres du marché Youngtimer. Ce cabriolet à moteur quatre cylindres était en parfait état.

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18° La Simca Rallye 3 fête ses 40 ans! Chant du cygne de la 1000, cette bombinette disposait de 110 ch et a permis à de nombreux pilotes en herbe de s’amuser depuis les années 70. Revers de la médaille, en trouver une dans cet état relève de la quête du Graal…

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19° Formule d’avenir? Cette Méhari est équipée d’un… moteur électrique. Après Jaguar et Aston Martin, d’autres constructeurs vont-ils emboîter le pas et proposer des re-motorisations électriques (à défaut d’être… électrifiantes?) pour leurs modèles classiques?

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20° Une Maserati 3500 dans son jus… à utiliser telle quelle et sans modération!