Centenaire Citroën : les sportives improbables… par Dimitri Urbain

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Un peu partout, commémorations et célébrations du centenaire Citroën se mettent en place, des salons aux expos en passant par les magazines, la marque est mise à l’honneur. Pour l’occasion, le Rédacteur Automobile vous propose de (re)découvrir quelques voitures sportives de la marque ; aux côtés des sempiternelles 2CV, DS ou autres CX, elles sont beaucoup moins valorisées et méritent pourtant le détour… commençons avec les Visa !

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Avec sa calandre en forme de groin et son esthétique ingrate, rien ne prédisposait la Citroën Visa à devenir non seulement une sportive mais en plus une arme redoutable en rallye.

La Visa, des campagnes françaises aux spéciales

Présentée lors du salon de Paris 1978, la Visa se veut pratique et économique, tout en offrant un niveau de confort élevé à la classe moyenne de l’époque. Dans ses publicités, Citroën vante largement son « allumage électronique intégral », une première mondiale. Remplaçante de l’Ami 8, (qui a donné naissance à la M35, un affreux coupé à moteur rotatif expérimental assemblé à raison d’environ 250 exemplaires destinés à des essais) la Visa reprend la base de la Peugeot 104, les deux marques faisant partie du groupe PSA. Elle est disponible avec un bicylindre (dérivé de celui de la 2CV) de 652 cm3 et 35 ch ou un 4 cylindres d’origine 104, un 1.124 cm3 de 57ch. Pas de quoi avoir des velléités sportives ! Esthétiquement, la Visa divise : entre sa calandre en forme de groin, son pare-chocs arrière trop proéminent ou encore son tableau de bord affublé de « satellites » en guise de commandes, on ne peut pas dire qu’elle soit une réussite. Et côté ventes, la Renault 5, bien que ne disposant pas encore d’une version 5 portes, la domine largement sur le marché français, séduisant plus du double des acheteurs de la petite Citroën.

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Assemblées chez Heuliez, avec qui Citroën développe la Visa II, la version Trophée est destinée à dynamiser l’image de la Visa au travers d’un challenge en compétition.

Visa II, le retour !

La marque se devait donc de réagir rapidement et travaille de concert avec Heuliez. Assez rapidement, en mars 1981, la Visa devient… Visa II, recevant une toute nouvelle calandre plus large et moins haute, des nouveaux pare-chocs et un intérieur moins futuriste. En outre, il est très important de dynamiser (dynamiter ?) l’image de la Visa. Citroën met donc sur pied tout un programme compétition autour de ce modèle et revoit sa communication, confiée à l’agence RSCG du célèbre Jacques Séguéla. Sans toutefois dépasser sa concurrente de Billancourt, les ventes remontent et Citroën envisage d’en dériver des versions aux performances plus élevées, à l’image de la version Alpine d’en face…

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La version Chrono est esthétiquement proche de la Trophée. Sortie à 1.000 exemplaires elle affiche haut et clair ses couleurs françaises. L’équipement est sportif, des jantes aux baquets, même si les performances ne sont pas du niveau de la Golf GTI ou de la R 5 Alpine Turbo.

C’est alors la grande époque « GTI », pourquoi ne pas faire une bombinette de la petite Visa, qu’elle devienne une voiture de jeune plutôt que de curé de campagne ? La marque ambitionne des victoires au championnat du monde des rallyes à l’horizon 1984-85. La stratégie de la marque se fait en deux temps : tout d’abord avec, dès 1981, le lancement d’un Trophée Visa, accessibles à des jeunes pilotes et richement doté en primes, afin de découvrir de nouveaux talents et, en parallèle, le lancement d’une étude sur base Visa qui sera homologuée en groupe B à partir de 1982- 83.

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Depuis plusieurs années, les Citroën Visa font le bonheur des organisateurs des Legend Boucles de Bastogne. (Photo: Jacques Letihon)

A cette époque, la concurrente à battre, tant dans les ventes au public qu’en rallye est la Renault 5. En course, la version Turbo est équipée d’un moteur central et Citroën va donc s’en inspirer pour développer, en collaboration avec le motoriste Danielson, un proto. Ce dernier est aligné au départ du Rallye des Milles Pistes en 1981. Il y remporte la victoire dans la toute première spéciale mais doit ensuite se retirer.

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Confiée à l’époque à l’agence RSCG de Jacques Séguéla, la communication Citroën ne fait pas dans la subtilité, de Grace Jones coiffée en forme de CX à la Visa présentée comme un « monstre » !

D’autres firmes spécialisées comme Polytecnic ou encore Strakit vont collaborer avec Citroën et huit Visa à moteur central sont finalement réalisées. La plus aboutie utilise un châssis de… Lotus Esprit Turbo sur lequel est posé une carrosserie polyester aux allures de Visa bodybuildée. Le 4 cylindres 2.200 cm3 de l’Esprit développe 210 ch, voilà de quoi faire parler la poudre. Malheureusement, l’Esprit étant une routière, son châssis n’est pas du tout adapté à un usage sur piste. Après de nombreux essais et tentatives pour augmenter la garde au sol, Citroën jette l’éponge et préfère se concentrer sur des Visa beaucoup plus proches de la série.

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Destinée à courir en groupe B, la Visa Mille Pistes est équipée d’une transmission intégrale, à l’image des monstres de l’époque que sont les Audi Quattro.

Citroën développe donc une version Groupe 5 afin de permettre à des amateurs pas trop fortunés de participer au Trophée Total Citroën Visa en 1982. Sur la base de la voiture du Trophée 1981, (une Super X à moteur 1.284 cm3 de 115 ch dont la caisse est ressoudée et les ouvrants sont en polyester, assemblée chez Heuliez) est dérivée une version « Trophée », équipée cette fois d’un 1.219 cm3 de 100 ch. Cette dernière, produite à 200 exemplaires en 1981, est homologuée dans la petite classe du groupe B l’année suivante.

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La Visa GT reprend les codes des petites sportives de son époque : spoilers, jantes… mais sauce Citroën !

 

Ensuite, Citroën ne pouvait manquer de marquer le coup… en ajoutant des versions sportives à la gamme Visa, au travers de plusieurs séries limitées. La première débarque au printemps 1982 : c’est la Chrono. Blanche, parée de bandes rouges et bleues, équipée de jantes en alliage, d’un tableau de bord sportif et de baquets bleus, son moteur 1.360 cm3 alimenté par deux carburateurs double corps développe 93 ch. Associé à une boîte 5 rapports, il lui autorise un bon 175 km/h, de quoi venir jouer des coudes entre Golf GTI, Kadett GT/E et autres Ritmo 105 ou Alfasud TI. Cependant, produite à 1.000 exemplaires seulement, la Chrono est trop peu diffusée. Au cours des saisons 1982 et 1983, les petites Visa groupe B se couvrent de gloire en rallye, leur poids réduit faisant d’elles une arme redoutable : elles terminent dans les dix premières des rallyes Monte Carlo, du Portugal, de San Remo, de l’Acropole.

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La Visa GT Tonic est une Chrono décoursifiée, exit les baquets, les bandes…

Pour le millésime 1983, une version « GT » assagie et non plus limitée voit le jour. Cette fois, le moteur 1.360 cm3 ne développe que 80 ch mais, beaucoup moins typé compétition, il est plus facile à utiliser au quotidien. La voiture se pare des inévitables spoilers, bandes et jantes en alliage mais ses performances sont en retrait. Citroën en dérive une « GT Tonic » l’année suivante, uniformément blanche. En fait, c’est une Chrono sans les bandes et les baquets, mécaniquement identique à la GT. Toujours en 1984, mais sur le front de la compétition cette fois, Citroën fait évoluer son bolide en le dotant d’une transmission sur les roues arrière : voici la Visa 1.000 Pistes, équipée d’un moteur 1.360 cm3 de 112 ch. Elle est également produite à raison de 200 exemplaires afin de l’homologuer en groupe B. 20 exemplaires reçoivent un moteur 1.434 cm3 de 145 ch et sont rebaptisées « 1.000 Pistes Evolution ».

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Parmi les prototypes à moteur central développés par Citroën, le dernier est sans doute le plus esthétique. Il s’agit en fait d’un châssis de Lotus Esprit turbo habillé d’une caisse poly aux lignes de Visa. Malheureusement la marque ne va pas l’utiliser en compétition car la garde au sol était celle d’une GT plutôt que d’un 4X4. Et comme un usage circuit ou côte n’était pas dans les cartons de Citroën, elle s’en alla directement au musée !

Bien adaptée aux épreuves sur terre, elle se couvre de gloire en France, remportant pas moins de cinq championnats nationaux des rallyes sur terre entre 1985 et 1989, sans parler d’un titre national en rallycross en 1984. Côté versions de série, pour l’année- modèle 1985, Citroën va toujours puiser dans la banques d’organes PSA.  Voici la Visa… GTI, équipée des moteurs 1.600 cm3 de 105 et 115 ch empruntés à la cousine 205. A cette époque, la Visa est en fin de carrière et son intérieur étriqué ne peut en faire une réelle concurrente de la Golf GTI 2, par exemple. Reste qu’elle est assez efficace sur la route, moins courante que la 205 et vendue moins cher. Ces versions restent au catalogue jusqu’à la fin de la commercialisation du modèle, en 1988. (Texte: Dimitri Urbain)

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En fin de carrière, la Visa reçoit les motorisations de sa cousine 205 GTI. Le poids des années est là mais elle reste une petite sportive efficace et vendue à prix d’ami.
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Essai: Suzuki Jimny 1.5: ne vous fiez pas à sa taille!

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C’est au milieu des bois que le Jimny se sent le plus à son aise…

Petit mais costaud, dessous rustiques mais technologies à la pointe, le Jimny II de Suzuki semble viser juste si l’on en croit le joli succès qu’il rencontre. En Belgique, les carnets de commandes sont remplis jusqu’en 2020. Alors nous étions plutôt impatients de goûter à ce joli phénomène d’autant que pour nous, Suzuki rimait avec tendres souvenirs d’enfance…

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Ils ont vraiment réussi le dessin de ce 4×4 miniature. 

Maman n’ayant jamais aimé conduire, c’est son amie qui nous emmenait, ma sœur jumelle et moi, aux quatre coins du pays à bord de sa petite Suzuki Samouraï, l’ancêtre du Jimny. Il s’agissait d’une version à capote et l’été, nous nous faisions une joie de rouler décapoté pour saluer les automobilistes qui nous suivaient. Une époque d’insouciance où les ceintures à l’arrière n’existaient pas encore…

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Trois portes et quatre places dans un mouchoir de poche.

En découvrant le nouveau Suzuki Jimny, il est impossible de ne pas penser à l’histoire de l’automobile et des 4×4 en particulier. Son look peu raffiné l’assimile aux plus authentiques des tous-terrains comme le Mercedes Classe G ou le Range Rover Defender. Et c’est probablement l’une des explications de son succès parce qu’il est disponible, lui, dès 17.999 euros! Une fois à bord, les grands gabarits déchantent avec un volant uniquement réglable en hauteur et une position de conduite très droite. Le confort est réduit à sa plus simple expression ce qui contraste avec le tableau de bord visiblement très à la pointe.

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L’écran central est disponible en finition haute uniquement.

J’aime bien

Dès l’entrée de gamme appelée Avantage, le Jimny propose d’office la transmission intégrale AllFGrip Pro et une cinquième roue montée sur la porte arrière. Les feux de jour à diodes, les phares à allumage automatique, les vitres teintées et la direction assistée sans oublier le volant à trois branches multifonction. Mais en montant en gamme, il est également possible d’équiper le petit 4×4 nippon de l’airco automatique mais aussi des jantes en alliage ou encore du système multimédia à écran tactile de 7 pouces, de la navigation 3D ou de la radio DAB. A l’arrière, les places conviendront davantage à des enfants et surtout, elles condamnent d’office le volume du coffre. Il faut dès lors choisir entre bagages ou passagers.

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Motorisé par un petit 1.5 inédit dans la gamme, le Jimny est un véhicule pour de courts déplacements.

Plutôt malin

Pour cette seconde génération, le Jimny s’offre un moteur inédit dans la gamme, un petit 1.5 de 102 ch pour 130 Nm de couple qui se révèle plus léger et plus compact que son prédécesseur. L’idéal pour évoluer sereinement et longuement à bord du Jimny qui bénéficie, comme tous les vrais 4×4 d’une boîte de transfert et de ses rapports courts. Un bon vieux petit levier prend place entre les deux sièges alors qu’il s’agissait d’un bouton dans l’opus précédent. La commande de boîte n’a rien de vif et là aussi, on replonge quelques années en arrière au niveau du ressenti mais cela ne va pas sans un certain charme.

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A l’arrière, vous avez le choix entre les sièges ou un espace de chargement mais jamais les deux ensemble.

J’aime moins

Le confort ne fait évidemment pas partie des priorités de ce petit crapahuteur. Il réagit à toutes les déformations de la route mais il se révèle plutôt bon lorsqu’il s’agit de gommer les chaussées défoncées caractérisant notre réseau routier. Le bruit demeure l’autre gros inconvénient au quotidien surtout sur autoroute. Il n’est clairement pas fait pour ce genre de fréquentation. En revanche, une fois sur les chemins de traverse, il retrouve tout son allant et l’on sait que rien ne l’arrêtera. Ses angles d’attaque et sa garde au sol donnent ton son sens au croisement de ponts!

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Les éléments extérieurs noirs lui donnent une certaine classe.

Pourquoi je l’achète

Avec ses 3,60m de long, le Suzuki Jimny ne craint pas la ville. Mais il faudra composer sans la moindre aide au stationnement. Sur route, il s’agrippe comme il peut au bitume mais c’est définitivement dans la terre et dans les bois qu’il fera merveille. Les professionnels de la nature ont souvent opté pour sa polyvalence mais au vu du succès de ses ventes, il semblerait qu’une clientèle plus branchée ait craqué pour son look sympa. Ses arches de roues noires, son toit noir et son dessin oldschool le rendent très populaire.

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Le croisement de pont, c’est sa spécialité alors il passe partout à condition d’opter pour les gommes adéquates.

Pourquoi je ne l’achète pas

Habitant, la ville, je me vois mal arpenter les rues à bord de ce petit 4×4 authentique et donc rustique. Son confort est trop sommaire et sa tenue de route ne permet pas la moindre distraction une fois en mouvement. Ce n’est pas que c’est dangereux, loin de là, vu les vitesses atteintes mais le bruit finit par lasser. La version la plus chère est affichée à 21.999 euros avec une boîte auto. Cela reste une bonne affaire pour deux passagers qui ne doivent guère parcourir de longue distance. Et si c’était tous ces défauts qui le rendaient si attachant?

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Le confort, c’est pas son fort!

Industrie : Le Brexit, nouvel écueil pour l’industrie automobile par Dimitri Urbain

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Les tergiversations autour du Brexit rendent le secteur automobile très instable.

Le Brexit est à nos portes mais quelles en seront les conséquences pour l’industrie automobile dans son ensemble ? Ce contexte particulier vient encore ajouter aux difficultés liées à un recul des ventes, en lien avec la désaffection des acheteurs pour les motorisations Diesel et la mise en place de la nouvelle procédure d’essais des véhicules WLTP. Même s’il semble désormais acquis que la date du Brexit sera finalement reportée, ses conséquences sont déjà bien réelles. (Dimitri Urbain)

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Le Royaume-Uni est l’un des principaux producteurs de voitures en Europe. En 2018, ce sont un peu plus de 1.510.000 véhicules qui y ont été assemblés. 1.230.000 ont été exportés, soit 81,5 % de la production, dont 52,6 % dans le reste de l’Union Européenne. Par ailleurs, plus de 2.700.000 moteurs y ont également été produits. Outre les constructeurs « nationaux » que sont Ford, Vauxhall et Jaguar Land Rover ; citons également Mini ; Toyota ; Honda et Nissan.

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Contrairement à ce que voudrait nous faire croire cette photo, Ford ne produit plus que des moteurs en Angleterre.

Ford ne produit plus que des moteurs en Grande-Bretagne : les essence à Bridgend et les Diesel à Dagenham. Une grosse partie est toujours vendue à Jaguar Land Rover mais 2020 risque d’être difficile, une fois les contrats de fourniture des V6 et V8 de Bridgend et du V6 Diesel de Dagenham terminés. Une nouvelle gamme de moteur 1500 cc y sera produite afin d’alimenter les usines européennes du groupe mais le Brexit pourrait mettre cette stratégie à mal. 13.000 personnes travaillent pour Ford en Grande- Bretagne et la marque estime le coût d’un Brexit sans accord à au moins 800.000.000 € en 2019. Depuis pas mal d’années la marque perd des parts de marché en Europe et vient également d’annoncer vouloir se séparer de 5.000 collaborateurs en Allemagne.

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Vauxhall est le cousin britannique d’Opel. Depuis bientôt 40 ans, les productions des deux marques sont identiques et ne différent que par les monogrammes et quelques détails de finition. Désormais passée dans le giron du groupe PSA, la marque dispose encore de deux usines au Royaume Uni. Luton, le site historique, devrait à l’avenir assembler toute une gamme d’utilitaires sur base de plateformes PSA. Durant des décennies, PSA a travaillé avec FIAT en la matière tandis qu’Opel-Vauxhall était associé à Renault.

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Chez Vauxhall, toute une ligne de production est réservée aux véhicules de la Police

Aucune décision n’a encore été prise en ce qui concerne l’autre usine, située à Ellesmere Port. La génération actuelle de l’Astra y sera produite jusqu’en 2020. Les effectifs y ont été réduits d’un tiers l’an dernier afin d’améliorer la compétitivité par rapport aux autres usines du groupe. Si rien ne change à la suite du Brexit, l’usine pourrait continuer à produire des véhicules à destination des marchés à conduite à droite mais rien n’est moins sûr.

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Chez JLR, les licenciements ont été inévitables suite à la mévente des berlines XE et XF…

Du côté de Jaguar Land Rover les choses ne sont pas au beau fixe : le groupe a annoncé le licenciement de 4.500 collaborateurs en janvier dernier. Ce nombre vient s’ajouter aux 1.500 travailleurs qui ont déjà été remerciés l’année dernière. Cette nouvelle réduction de 10% des effectifs est une conséquence directe de plusieurs éléments : les berlines XE et XF se vendent très mal et le désamour pour le Diesel n’arrange rien.

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Des investissements sont attendus pour répondre à l’arrivée des modèles électriques dans la gamme.

Le recul des ventes en Chine, à cause de problèmes de qualité, est également en cause. Le tout à un moment crucial où les deux marques doivent investir des sommes colossales en recherche et développement pour disposer rapidement de modèles électriques performants. L’indien Tata, propriétaire de ces deux fleurons, prévoit un plan de relance musclé, avec de nombreux nouveaux modèles, dont le remplaçant du Defender, fin 2019. Modèle emblématique de la marque, un nouvel échec commercial risquerait de mettre l’ensemble du groupe face à de graves difficultés.

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Le Juke et les Qashqai font les beaux jours de l’usine Nissan de Sunderland.

Nissan, situé à Sunderland, dans le nord du pays, est la plus grande usine automobile nationale et emploie plus de 7.000 collaborateurs. Le Juke et le Qashqai y sont produits. Si le Brexit intervient sans accord, Nissan pourrait bel et bien mettre la clef sous le paillasson, relocalisant ses productions sur des sites continentaux de Renault, par exemple. Le projet d’y assembler le X- Trail est tombé à l’eau, le modèle sortira d’une usine japonaise du groupe. Autres productions locales, les très confidentielles Infiniti Q 30 et QX 30 vont être arrêtées et la marque stoppe ses activités européennes.

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Komatsu fournit les presses géantes.

Essentiellement active sur les marchés nord- américain et chinois, ce label Nissan de luxe n’a jamais percé en Europe : manque d’image, design particulier, manque d’une offre Diesel crédible. Plus récemment, Infiniti a bien tenté de surfer sur la vague des SUV compacts en allant chercher une base chez Mercedes (le GLA) mais cela n’a pas suffi. 60.000 ventes en 10 ans, dont plus de 10.000 en Grande- Bretagne, Nissan préfère jeter l’éponge. Essentielle à l’économie locale, la fermeture du site plongerait toute la région dans une profonde crise économique… mais cela n’a pas empêché 60 % des habitants de Sunderland de voter en faveur de la sortie de l’Union Européenne.

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L’usine Honda de Swindon fermera ses portes en 2021.

L’usine Honda de Swindon ne va pas bien depuis plusieurs années. La cause est malheureusement déjà entendue : elle fermera ses portes en 2021 et plus de 3.500 emplois passeront à la trappe. La production tourne aux environs de 150.000 voitures par an alors que la capacité du site est de 250.000. Les ventes européennes de la marque ne se sont jamais rétablies depuis la crise de 2008. Honda n’a jamais développé une offre Diesel importante et crédible, sans parler de nombreux choix techniques et économiques malvenus.

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Le tracteur-tondeuse le plus rapide du monde est né en Angleterre.

Il n’y aura pas de Honda électrique avant la fin de cette année, au mieux ! Selon Mr Katsushi Inoue, responsable des activités européennes chez Honda, cette fermeture est « indispensable, afin de mettre en place l’électrification de la gamme et de restructurer les activités au niveau mondial ». Swindon produit des Civic qui sont exportées aux USA. Ce qui veut dire qu’outre le Brexit, la guerre des tarifs douaniers actuellement menée par le président Trump est une autre source de mauvaise rentabilité.

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Le succès des MINI fait les beaux jours de l’usine de Cowley située près de Birmingham.

BMW produit les MINI sur le site historique de Cowley, près de Birmingham. Afin de faire face à la demande, depuis quelques années, une seconde unité de production est également active aux Pays- Bas. Une autre usine du groupe produit des moteurs essence à Hams Hall. Pour des questions de coût, il serait imaginable que la prochaine Série 1, qui abandonnera la propulsion pour la traction, en utilisant une plateforme de MINI, pourrait être produite en Grande Bretagne. A condition que les conditions financières soient favorables car en cas de Brexit dur, BMW pourrait délocaliser complètement la production des MINI en Europe de l’Est (tout comme Land Rover,  qui produit des Discovery en Slovaquie depuis 2018) ou dans un pays Balte…

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Mais le Brexit a poussé BMW à anticiper la fermeture annuelle au printemps.

Anticipant le Brexit, BMW a d’ailleurs décidé d’avancer la fermeture annuelle de 4 semaines d’été au printemps, ne pouvant être certain que les livraisons de pièces pourront continuer sans difficultés. Du côté de l’usine Rolls-Royce, semi-enterrée sur le site de Goodwood, au sud de l’Angleterre, il y a moins de soucis à se faire, vu la nature artisanale de la production et les tarifs très élevés qui permettent d’absorber moins difficilement certaines difficultés.

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Vision très colorée d’une chaîne de production chez Toyota.

Au début des années 1990, Toyota s’est installé en Grande Bretagne afin de bénéficier d’une tête de pont pour accéder au marché européen. Le site de Burnaston, dans le Derbyshire emploie 2.500 personnes qui y ont assemblés des Carina E ; Avensis, Corolla et Auris. Actuellement seule la Corolla E 210 y est encore produite mais elle va très bientôt être rejointe par la nouvelle Auris. La production devrait reprendre des couleurs après quelques années plus maussades et la perte de la production de l’Avensis. L’autre usine de Toyota, qui assemble des moteurs à Deeside, au Pays de Galles, emploie environ 1.300 collaborateurs. Sa situation est positive, le recul des ventes de Diesel s’étant traduit par une demande plus importante de moteurs essence.

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Ici des apprenants en plein travail chez Bentley!

Les plus petits constructeurs que sont Bentley, Aston Martin, Mc Laren ou Lotus n’ont pas beaucoup de choix face à un Brexit dur. Faisant partie du groupe VW, les Bentley sont déjà en partie assemblées dans d’autres usines du groupe avant d’être expédiée en Grande-Bretagne pour la phase finale : il s’agit des sites de Dresde ; de Zwickau pour les caisses de Continental ou encore de Bratislava pour le Bentayga. Actuellement lui aussi en phase de réduction de personnel le groupe Volkswagen pourrait, en cas de Brexit dur, délocaliser complètement cette production en prenant le risque de s’aliéner une partie de la clientèle qui achète la marque pour son côté « British ».

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Et si Aston Martin choisissait de se rapprocher d’AMG, son nouveau partenaire motoriste?

Du côté d’Aston Martin, les liens étroits avec Mercedes et AMG pourraient être mis à profit afin de trouver une porte de sortie. Un « rapprochement » géographique avec le principal fournisseur de la marque n’étant pas à exclure. Lotus, désormais intégré au groupe chinois Geely (par ailleurs propriétaire de Volvo), pourrait voir sa production délocalisée, au moins en partie.

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Vue impressionnante du Mc Laren Technical Center à Woking.

Reste le cas McLaren, jaloux de son indépendance, mais que le Brexit pourrait mettre en très mauvaise posture sur les marchés d’exportation. Dans ce cas, la marque s’associerait-elle avec un grand constructeur généraliste afin de délocaliser sa production de Woking ?

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L’industrie automobile anglaise souffre mais ne rompt point. En espérant que le Brexit ne lui donne pas le coup de grâce.

En conclusion, nous pouvons dire que le Brexit ne fait qu’augmenter les incertitudes planant sur l’industrie automobile européenne, après le scandale du Diesel chez Volkswagen et les inquiétudes environnementales qui poussent de nombreux acheteurs complètement déboussolés à postposer l’achat d’un véhicule neuf. (Texte: Dimitri Urbain)

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Reconnaissez-vous le W12 Bentley?

Lorsqu’Abarth sauve le Salon de Genève par Dimitri Urbain

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Les mauvaises langues diront qu’il fallait bien « meubler » suite à l’absence de plusieurs constructeurs. Mais ne boudons pas notre plaisir, l’exposition célébrant les 70 ans d’Abarth vaut réellement le détour et d’aucuns diront que c’est là que se trouvent les plus belles voitures du salon! Retour en images sur quelques œuvres d’art et le retour du style néo-rétro.

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Après la guerre, Carlo Abarth collabore au projet Cisitalia. Lors de son arrêt, en 1949 , il se retrouve avec 5 voitures de course. L’une de ces monoplaces est recarrossée en berlinette chez Vignale et c’est un véritable chef d’œuvre. L’Abarth 204A devient 205 en 1951 et demeure l’une des plus belles voitures de cette époque. Et si les 82 ch de son moteur paraissent aujourd’hui bien modestes, il en allait tout autrement à l’époque.

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Produit entre 1957 et 1958, cet élégant spider 750 reçoit une carrosserie signée Zagato. Au début, Abarth n’est pas satisfait du résultat, trouvant les proportions déséquilibrées entre l’avant et l’arrière. Il se tourne vers Allemano et Michelotti pour revoir la copie. Destinée au marché américain, la voiture est malheureusement très chère et ses ventes limitées.

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Parmi les dérivés de la Fiat 500, l’Abarth 500 GT Zagato de 1958- 59 est l’une des plus réussies, même si ce type de carrosserie convient mieux à un véhicule plus long.

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Cette jolie Abarth 595 SS  de 1970 est véritablement LE modèle emblématique du sorcier turinois. Ses 130 km/h permettront à plus d’un pilote amateur de briller en compétition. C’est bien évidemment le modèle le plus célèbre de la marque au scorpion qu’elle porte fièrement sur son capot avant.

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Dérivée de la Fiat 600, l’Abarth 1000 Gr.V date de 1968. Elle est équipée d’une culasse spécifique avec chambre de combustion hémisphériques et de conduits d’admission et d’échappement séparés qui permettent de disposer de 95 ch sous le pied droit. La carrosserie se pare d’un imposant pare-chocs/spoiler avant et le capot moteur reste ouvert à l’horizontale pour assurer le refroidissement. Toute une époque!

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Cette 1000 Bialbero (double arbre à cames en tête) de 1960 est l’évolution ultime de ce petit coupé carrossé par Zagato né en 1958. Il peut être également monté avec des moteurs 700 et 850 cm3.

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La 1300 GT de 1962 est réalisée en collaboration avec SIMCA, constructeur très proche de FIAT. Son moteur est dérivé de celui de la SIMCA 1000 et reçoit une culasse double arbre à cames en tête avec deux carburateurs double corps. Les 125 ch n’ont aucun mal à propulser les 630 kg de l’engin à 230 km/h! Elle est vendue plus de trois fois le prix d’une 1000 de base!

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La barquette Abarth 1000 SP date de 1966. Elle est équipée d’un moteur 4 cylindres double arbre dérivé de celui de la Fiat 600 contemporaine. Alimenté par deux Weber 40 DCOE, il développe 105 ch et propulse l’engin de 480 kg à 220 km/h.

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Réalisée intégralement chez Abarth en 1960, la 700 était conçue pour prendre part aux 24 Heures du Mans. Légère, 410 kg, ses 75 ch étaient suffisants pour l’amener à un bon 200 km/h et espérer damer le pion aux DB Panhard 750. Finalement, elle ne passera pas le cap des vérifications techniques pour une sombre histoire de position du réservoir.

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La barquette 2000 SE010 date de 1968 et dispose de pas moins de 250 ch. Elle s’illustre sur différents circuits à partir de la saison 1969, une fois les 25 exemplaires imposés par les règlements de l’époque ayant été produits.

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Chant du cygne de la marque en catégorie Sport Prototype, la SE 020 est équipée d’un moteur central 2 litres de 260 ch.

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Une Fiat 500 de record s’adjuge six records mondiaux de vitesse sur la piste de Monza entre le 13 et le 20 février 1958, tournant à une moyenne de 108,252 km/h. Abarth présente alors une 500 de record à châssis tubulaire et carrosserie aérodynamique qui signe à son tour 17 records début octobre 1958 et atteint 165 km/h.

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Dérivée de la FIAT 600 en 1956, cette monoplace reçoit une carrosserie aérodynamique signée Franco Scaglione et fabriquée chez Bertone. D’abord rouge, elle s’adjuge le record des 24 H en catégorie H les 17 et 18 juin 1956 avec 3.743, 642 km couverts à une moyenne de 155,985 km/h. Quelques jours plus tard, repeinte en gris métal, elle est remotorisée en 500 et puis en 800 cm3, toujours dérivés du moteur de la FIAT 600, et s’adjuge d’autres records dans les classes G et I.

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L’OT 2000 Coupé de 1966 est bien évidemment dérivée de la FIAT 850 coupé. Elle est équipée d’une version 2 litres de 185 ch du moteur qui équipe la Simca Abarth 2000 GT. La roue de secours faisant office de partie centrale du pare-chocs avant s’est imposée parce qu’il fallait bien caser les radiateurs de liquide de refroidissement et d’huile quelque part! Elle atteint 240 km/h en pointe.

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Certainement l’une des plus belles Abarth… le coupé 2400 est dessiné par Giovanni Michelotti et carrossé chez Allemano. Datant du début des années 60, il représente alors une incursion de la marque dans le grand tourisme.

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Les lignes inimitables de la Lancia Stratos ont été réactualisées. Signée Bertone, l’originale a remporté le titre mondial des rallyes en 1974, 75 et 76. La version contemporaine est motorisée par un V8 Ferrari (celui de la 430), seuls 25 exemplaires verront le jour. Elle est assemblée à Turin par la société MAT.

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Gio Ponti est l’un des plus grands architectes italiens du 20ème siècle. Outre des bâtiments, du mobilier et différents objets, il s’est également essayé à l’automobile. Son prototype « Linea Diamante », dessiné en 1953, a vu le jour récemment. Moderne pour son époque, les surfaces vitrées latérales présentent une grande surface. Le traitement des volumes n’est pas sans rappeler la… Wendax allemande de la fin des années 40 et les Renault 4, 6 et 16.

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Enfin une voiture électrique qui est cool? La Nobe a vu le jour en Estonie. Elle est disponible en deux versions qui se différencient par leur autonomie (210 ou 260 km) et leur vitesse de pointe (110 ou 130 km/h). Les prix varient de 37.000 à 47.000 €… pas donné mais très original! Esthétiquement, elle rappelle une Frisky Family Three anglaise de 1958 qui aurait croisé une Saab 93. (Texte: Dimitri Urbain – Photos: DU et BL)

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BRC: Spa Rally: Qui pour contrer Princen?

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Vainqueur au ralye de Hesbaye, Kris Princen tentera de poursuivre son beau début de saison en ajoutant le Spa Rally à son palmarès.

Dès ce jeudi après-midi, le paddock du circuit de Spa-Francorchamps va s’animer puisque les concurrents du Spa Rally 2019 vont y installer leurs structures. Le Shakedown est programmé le vendredi après-midi du côté de Ster avant d’entamer un week-end riche de deux fois douze spéciales.

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Guillaume de Mévius sera, une nouvelle fois, très surveillé…

Alors que la météo annoncée devrait nous offrir un rallye bien gras et délicat, Kris Princen tentera de faire honneur à son étiquette de favori. Vainqueur du Rallye de Hesbaye, le pilote de la nouvelle Volkswagen Polo R5 BMA sera présent pour réussir la passe de deux, mais on sait que le rendez-vous spadois ne lui a pas toujours souri par le passé. D’autant qu’il pourra sentir le souffle de ses adversaires directs et déclarés, à commencer par Adrian Fernémont (Skoda Fabia R5), le vainqueur en titre, et Guillaume de Mévius (Citroën C3 R5), qui tentera de trouver enfin la vitesse sans passer par la case débosselage.

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Vainqueur en 2018, Adrian Fernémont aimerait logiquement renouveler l’expérience…

La dernière inconnue concernait la monture privilégiée par Cédric Cherain, médaillé d’argent à Landen, et bien décidé à engranger de nouveaux gros points à Spa. Le pilote liégeois s’est rabattu sur une Skoda Fabia R5 en provenance des ateliers de SXM Competition de Jourdan Serderidis. Objectifs clairement avoués de Cherain: mettre la pression sur Princen et viser – au moins – un nouveau podium.

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Ghislain de Mévius fera virevolter sa Skoda Fabia R5 sur les jolies routes ardennaises.

Dans le sillage des favoris logiques, le peloton de chasse sera sans doute emmené par Ghislain de Mévius (Skoda Fabia R5), Cédric De Cecco (Skoda Fabia R5) et Patrick Snijers (Volkswagen Polo R5), la liste des bolides de la catégorie R5 étant complétée par les Ford Fiesta de Pieter-Jan Michiel et Philip Cracco, la Peugeot 208 T16 de Joachim Wagemans et la DS3 d’Armand Fumal.

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Après son retrait sur sortie, très tôt à Landen, Patrick Snijers aura à coeur de signer un résultat dans la cité thermale.

Le public mélomane pourra profiter de l’affrontement royal qui s’annonce entre les dompteurs de Porsche 911 GT3 que sont John Wartique, Francis Lejeune, le revenant Pascal Gaban, Romain Delhez et Fred Bouvy. Pas de doute, la bande son sera elle aussi de qualité. Dans les rangs des outsiders, on retrouve Stephan Hermann (Fiat Punto S1600), Steve Vanbellingen (Mitsubishi Lancer Evo10), Pierre Hubin (Mitsubishi Lancer Evo9), Jean-Pierre Destrument (Mitsubishi Lancer Evo9) et consorts.

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Grégoire Munster s’est imposé en Hesbaye. A Spa, la concurrence sera renforcée.

Initialement engagé avec une Skoda Fabia R5 qu’il n’a finalement pas trouvée, Amaury Molle se rabat sur une Peugeot 208 R2 qui vient encore renforcer l’affiche de la catégorie Junior BRC, où il sera opposé au champion en titre Grégoire Munster (Opel Adam R2), au véloce Hollandais Timo van der Marel (Opel Adam R2), à Tobias Brüls (Peugeot 208 R2) et à Thibaud Mazuin (Peugeot 208 R2). Chaud patate!

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Gino, le Tonton flingueur de chronos, espère retrouver de la fiabilité du côté de sa belle Escort.

En Historique, c’est à un conflit de générations qu’on risque fort d’assister, avec les Youngtimers de Guino Kenis (BMW M3 E30) et Dirk Deveux (Ford Sierra Cosworth) face aux Oldtimers de Gino Bux (Ford Escort MK1), Johnny Delhez (Ford Escort MK2), Stefaan Prinzie (Opel Ascona 400), Patrick Deblauwe (Ford Escort MK2), Arthur Kerkhove (Ford Escort MK2), Jean-Michel Gerome (Ford Escort MK2), avec en guise de cerise sur le gâteau l’inattendue… Lotus Elan du local Grégoire Destexhe, qui brille généralement dans les montées historiques.

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Toujours généreux dans l’effort, Guino Kenis devrait nous enchanter à bord de sa jolie BMW M3.

Avec quelque 170 équipages au départ, les spectateurs du Spa Rally 2019 s’apprêtent à passer du bon temps entre les spéciales et QG de l’épreuve au cœur de Spa. Voilà qui promet!

Horaire

Samedi 16 mars

ES1/6/11 Winanplanche     8h31 – 13h26 – 18h21

ES2/7/12 Theux                    8h50 – 13h45 – 18h40

ES3/8      Francorchamps   10h46 – 15h41

ES4/9      Wanne                   11h04 – 15h59

ES5/10    La Gleize               11h40 – 16h35

Dimanche 17 mars

ES13/17/21 Francorchamps 8h35 – 12h00 – 15h25

ES14/18/22 Herve                   9h13 – 12h38 – 16h03

ES15/19/23 Fays show           9h47 – 13h12 – 16h37

ES16/20/24 Spa                      10h11 – 13h36 – 17h01

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Salon de Genève 2019: Le grand écart par Dimitri Urbain

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Beaucoup de marques absentes à genève mais l’espace ainsi libéré était bien caché. (Photo: BL)

Rendez-vous annuel printanier du gratin de l’automobile mondial, le salon de Genève est un évènement à nul autre pareil et l’édition 2019 ne faillit pas à la tradition. D’invraisemblables supercars de plus de 1.000 chevaux y côtoient les futures citadines à succès que ne manqueront pas d’être la nouvelle Peugeot 208 et la Renault Clio V. Pas moins de 152 premières mondiales et européennes y sont dévoilées!

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La Clio V faisait la belle sur le stand Renault mais les électriques restaient en embuscade.

Bien évidemment, ce sont les nouveautés électriques (à défaut d’être électrifiantes…) et les SUV (et souvent une combinaison des deux…) qui se taillent la part du lion. Les constructeurs rivalisent d’ingéniosité afin de négocier le virage de l’électrification et séduire les acheteurs potentiels. Nous vous proposons une visite en image, certes non exhaustive mais parsemée de coups de cœur à l’attention des passionnés.

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Evolution…

La tendance déjà établie lors de salons précédents (Francfort, Paris et Genève) semble s’accentuer : les constructeurs boudent cette formule. Ford, MINI, Hyundai, Opel, Volvo, Jaguar, Land Rover, Lotus et Alpine ont fait l’impasse! Selon ces constructeurs, les coûts engendrés seraient trop élevés pour un retour trop faible. Certains préfèrent une formule genre « Salon Privé », comme à Londres ou Turin, où le prix d’entrée permet une « sélection » des visiteurs et n’attire que des clients potentiels fortunés. Néanmoins, Genève continue d’attirer des artisans, petits constructeurs et carrossiers qui trouvent là une vitrine unique en Europe.

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Efficace et élégante, la F8 Tributo est une actualisation très évoluée de la 488. (Photo: DU)

Commençons avec quelques réussites:

La Ferrari F8 Tributo est la remplaçante de la 488, elle-même déjà une 458 revue et corrigée. Son esthétique est toujours aussi réussie et ici aucune aide électrique pour parvenir aux 710 ch… une puissance proche d’une certaine Mc Laren 720S. Son moteur est le V8 de 3900 cm3 dont la puissance est identique à celle de la 488 Pista. Le double turbo ne souffre, selon la marque, d’aucun temps de réponse et le 0 à 100 km/h est balayé en moins de 3 secondes! L’aérodynamique a été particulièrement soignée et l’esthétique n’a pas eu à en souffrir, heureusement. Les ouvertures pratiquées dans le capot moteur transparent sont un rappel de la F40 tandis que les feux arrière s’inspirent eux de la 308 GTB des années 70.

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Le moteur de la F8 Tributo est un V8 gavé par deux turbos qui permet à l’engin de damer le pion à la Mc Laren 720S. (Photo: DU)

L’amélioration du refroidissement des freins assure leur fonctionnement optimal sans devoir recourir à des disques de plus grand diamètre. A 1330 kg à vide, elle a maigri de 40 kg par rapport à une 488 mais reste plus lourde d’environ 50 kg que sa rivale britannique. Les aides électroniques ont été revues également, la dernière version du contrôle de dérapage Ferrari Side Slip Angle Control est bien présente aux côtés du Ferrari Dynamic Enhanced ou FDE+ qui fonctionne désormais sur la position course du manettino et rend la voiture moins brutale dans les situations extrêmes.

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Inspiration 308 GTB pour un arrière nettement différencié! (Photo: BL)

A l’intérieur, le volant a été revu afin d’améliorer les sensations pour le conducteur et un écran tactile de 7’’ prend place dans le tableau de bord. A ses côtés sur le stand, la Portofino et la 812 Superfast continuent de faire rêver nombre d’amateurs.

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Copie quasiment conforme de l’original, le VW Buggy est propulsé par un moteur électrique situé à l’arrière. (Photo: DU)

Le VW Buggy est le descendant direct des célèbres buggies des années 60. A l’époque, il suffisait de récupérer une vieille Coccinelle, de déboulonner la caisse et de fixer une caisse légère pour en faire une voiture de sport capable de passer partout. Il utilise la nouvelle plateforme MEB du groupe, celle de la future ID qui sortira courant de cette année. Il semblerait que le Buggy soit prêt à être produit. Le moteur électrique de 200 ch est monté à l’arrière (comme sur l’original!) et sa vitesse maximale limitée à 160 km/h. La batterie dispose de 62kWh. Les lignes sont immédiatement reconnaissables, avec l’absence de portes latérales et une partie arrière surélevée. Il s’agit d’une stricte deux places dont les passagers sont protégés par un arceau situé à l’arrière. A l’intérieur, peu de choses pour se distraire, les commandes principales sont concentrées sur le volant. Des matériaux durables et faciles d’entretien sont utilisés.

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VW envisage de proposer à différents constructeurs d’utiliser la plateforme du buggy afin d’y poser leurs propres carrosseries. Comme au bon vieux temps! (Photo: DU)

A noter qu’il n’y a pas de radio et qu’il faut emporter son smartphone pour écouter de la musique via une connexion Bluetooth. Comme à la grande époque, VW prévoit également de fournir cette plateforme à des firmes extérieures qui pourront y monter leur propre carrosserie. Celle du prototype est réalisée en matériaux composites.

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Honda se démarque de ses concurrents en proposant une citadine électrique. Quasiment définitive, elle s’inspire des petites N600 et 800 des années 70.

La Honda e Prototype est très proche de la future citadine électrique du constructeur nippon. Celui-ci n’a pas choisi la facilité car l’intégration des batteries n’est pas des plus aisées dans un tel petit format. Il s’agit ici d’une version à cinq portes du prototype présenté en 2017. Certes, ses performances sont limitées, tout comme son autonomie, avec 200 km environ. Elle est l’illustration d’un retour en forme de Honda, dont les ventes se réduisent d’année en année sur le marché européen. Annoncée aux environs de 35.000 €, la e pourra-t-elle inverser cette tendance?

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A l’avant, les phares très effilés de l’Alfa Romeo Tonale font immédiatement penser à la 159. (Photo: DU)

L’Alfa Romeo Tonale vient renforcer la gamme SUV du constructeur italien, se plaçant sous le Stelvio. Certaines rumeurs la présentent comme la remplaçante de la Giulietta. Son design est élégant et les phares font immédiatement penser à la 159.

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 D’aucuns imaginent que ce dérivé du Jeep Compass remplacera, à terme, la vieillissante Giulietta dans la gamme Alfa Romeo. Sera-t-elle enfin le modèle qui rencontrera un succès de masse plutôt que d’estime? (Photo: DU)

Il s’agit d’un hybride Plug-In, sans nul doute une cousine de la Jeep Compass. Beaucoup d’espoir pèsent sur ses ailes, sera-t-elle enfin le modèle qui pourra faire décoller les ventes?

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 Retour en forme chez Fiat avec ce prototype qui célèbre les 120 ans du constructeur. Les lignes sont élégantes et plutôt réussies. (Photo: DU)

La Fiat Centoventi est un signal positif pour la marque! Et ce n’est pas un SUV… Son nom est une référence aux 120 ans d’histoire de FIAT, jalonnée de nombreuses réussites dans le domaine des petites voitures: de la Topolino à la Panda en passant par la 500 ou encore la 127. Ce prototype est bien évidemment électrique. La peluche de Panda trônant à l’intérieur serait-elle une indication à peine voilée?

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 A l’arrière, différents messages peuvent être affichés, afin d’améliorer la sécurité des usagers, une idée originale. (Photo: DU)
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 La peluche de panda se trouvant à l’intérieur est-elle une indication? Préfigure-t-elle la future Panda électrique? Modulable à souhait, l’habitacle fait immédiatement penser aux solutions ingénieuses et pratiques de la Panda première génération.

La Peugeot 208 reprend les codes stylistiques de ses sœurs 308 et 508 mais dans un format de citadine. Plutôt réussie, elle devrait remporter un beau succès de vente, surtout face à une « nouvelle » Clio qui, à nos yeux, ne se démarque pas suffisamment de la génération précédente.

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 Plutôt réussie, la 208 s’intègre dans la gamme du constructeur français en reprenant différents éléments de ses sœurs comme la signature lumineuse, la forme de la calandre ou des vitrages.

WRC: Rallye du Mexique: La chance au champion

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Sébastien Ogier a vite effacé sa piètre prestation suédoise en signant au Mexique sa deuxième victoire de la saison.

A l’issue du troisième rendez-vous de la saison 2019 du Championnat du Monde des Rallyes, il est temps de tirer les premières conclusions même si les trois premières épreuves constituent à elles seules des exceptions étant donné leur revêtement. A la glace du Monte-Carlo a succédé la neige de Suède et la terre du Mexique. Sans oublier que ce dernier se dispute en altitude et limite de ce fait la puissance des moteurs.

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Succès de foule indubitable pour cette troisième manche de la saison qui n’est pourtant pas exempte de tout reproche.

Avec deux victoires et un abandon, le français Sébastien Ogier fait encore et toujours figure de candidat numéro un à sa propre succession. Au Mexique, il s’est à nouveau montré impérial en début d’épreuve alors qu’il ne bénéficiait pas d’une position idéale sur la route. Dès le premier passage dans la spéciale de El Chocolate, la deuxième du rallye, le Français signe un deuxième chrono alors que Tänak (Toyota Yaris WRC) perd 21″ tandis que Thierry Neuville crève et perd déjà 42″…

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Suite à un drapeau rouge dans l’ES10, Ogier reçoit un temps forfaitaire qui « efface » le temps perdu suite à une crevaison. La chance du champion!

Un à un, les autres opposants au pilote Citroën perdent pied à l’image des Hyundai de Sordo et Mikkelsen, retardés par des soucis techniques, et c’est l’étonnant Elfyn Evans qui s’installe sur la deuxième marche du podium provisoire à bord de sa Ford Fiesta WRC mais à 14″9 d’Ogier le vendredi soir. Troisième Kris Meeke est le meilleur représentant du clan Toyota, à 21″1 tandis que son équipier estonien compte 37″1. Thierry est sixième à une minute et n’a rien pu faire pour réduire l’écart.

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Victime de soucis électriques à la fin de la première étape, Dani Sordo a perdu gros.

Le samedi, on assiste à un psychodrame dans l’ES10, la première de la journée, lorsque Sébastien Ogier crève à son tour, à l’avant gauche, et retombe juste devant Thierry au classement général, à moins de 20″. Mais comme la chance ne sourit qu’au champion, la sortie de son équipier Lappi entraîne le déploiement d’un drapeau jaune et donc l’établissement d’un temps forfaitaire qui permet au français de rester en tête. Un scénario digne du crashgate vécu en 2008 au GP Singapour quand la sortie de Piquet Jr avec la Renault avait permis à Alonso son équipier de remporter une victoire. Qui provoque une tempête sur les réseaux sociaux sans parler de certains pilotes comme Meeke ou Neuville qui n’hésitent pas à laisser sous-entendre que Lappi aurait appuyé sur le bouton rouge alors qu’il était hors de danger.

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Ogier et Citroën ont déclenché une tempête dans un verre d’eau…

L’équipe Citroën sera blanchie puisque l’organisateur reconnaîtra que c’est lui qui a pris la décision alors que Lappi avait signalé que l’équipage était indemne. Une organisation mexicaine qui commettra de nombreuses bévues tout au long du week-end et qui ne mérite certainement pas de jouer en WRC. Jump dangereux dans la spéciale-show de jeudi soir, barrière fermée devant Mikkelsen le samedi, engin de chantier placé à l’extérieur d’une courbe rapide, les faits n’ont pas manqué pour remettre en question l’organisation de ce rallye coûteux.

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Ott Tänak continue d’engranger les points après sa victoire suédoise, il termine second au Mexique et conserve la tête du championnat.

Mais revenons au déroulement de la course, limpide pour le premier, qui ne sera jamais inquiété, et qui a conquis sa cinquième victoire mexicaine grâce à une lucidité épatante en début de course et après avoir signé sept meilleurs temps faisant de lui le meilleur performer de l’épreuve devant l’Estonien Tänak (6 MT) et un étonnant Mikkelsen (3 MT). Derrière, Meeke, Latvala et Neuville en signent 2 chacun tandis que Sordo et Lappi n’en prennent qu’un seul à leur compte. Si les Hyundai ont fait illusion en début de rallye, c’est une nouvelle fois Toyota qui s’en sort le mieux à l’arrivée avec les 2e et 5e places de Tänak et Meeke ce qui rapporte de précieux points à la marque japonaise au championnat des marques.

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Très belle course d’Elfyn Evans qui a su profiter de sa position en début d’épreuve avant de laisser la deuxième place du podium à Tänak.

Troisième à l’arrivée, Evans sauve les meubles pour Ford après la sortie de Suninen dès l’ES2. C’est donc, une nouvelle fois, Hyundai qui réalise la moins bonne opération du week-end à la suite des abandons de Mikkelsen (touchette dans l’ES5) et Sordo, trahi par le système électrique de sa i20 WRC à la fin de la première étape.

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La crevaison de Thierry Neuville dès l’ES2 lui a coûté cher. Il n’a jamais pu compter sur sa Hyundai pour remonter à la régulière. Sa 4e place finale est une belle consolation.

Au classement provisoire du championnat, Ott Tänak, le plus régulier, conserve la tête mais Ogier est revenu à 4 unités grâce à ses deux victoires tandis que Neuville pointe à 10 points de l’Estonien.

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Kris Meeke a une nouvelle fois soufflé le chaud et le froid. Mais ce sont surtout ses mots très durs à l’encontre de Citroën qui marqueront les esprits. L’Anglais présentera finalement ses excuses.

Chez les constructeurs, Toyota est logiquement devant avec 86 points devant Citroën (78) et Hyundai (77).

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Le prochain rallye se disputera à la fin du mois, en Corse, sur asphalte. Il faut absolument que Thierry s’y impose s’il ne veut pa voir filer ses espoirs de titre…

La prochain épreuve se disputera en Corse, sur asphalte, à la fin de ce mois et Ogier a déjà prévenu que celui qu’il craignait le plus s’appelait… Sébastien Loeb. Voilà qui va plaire à certains!

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Sébastien Ogier soigne son image auprès des petits supporters mexicains.