Toutes les photos de la future Audi Q8

 

Découverte: la gamme Mustang 2018

C’est au joli château de la Poste, non loin de Crupet, que Ford m’a convié à venir essayer sa Mustang 2018. L’occasion pour moi de goûter à nouveau à ce coupé 100% américain disponible avec deux moteurs, deux transmissions et deux carrosseries.

Le soleil est avec nous ce jour-là, alors je n’hésite pas une seconde et j’opte, pour débuter, pour le 2.3 4 cylindres EcoBoost qui s’assagit en se conformant à la norme Euro 6 avec une pusisance qui baisse de 317 à 290 ch. La boîte manuelle à 6 rapports qui équipe notre modèle n’a pas évolué.

IMG_4107

Le tracé proposé par l’importateur est des plus agréables. On descend sur le joli village de Crupet en venant de Mont, soit une partie du tracé de la spéciale du même nom lors du Rallye de Wallonie, puis on enchaîne avec la jolie route boisée qui me mène à Yvoir avant d’aller chercher la route de la Vallée de la Molignée. Je comprends rapidement que l’heure n’est pas au chrono mais plutôt à la flânerie. Non pas que le petit moteur manque de puissance, mais plutôt à cause des freins qui réclament rapidement ma clémence. Qu’importe, l’usage d’un tel outil n’est-il pas d’abord la balade, cheveux aux vents, humant l’air et profitant du soleil?

IMG_4103

De retour à mon point de départ, c’est un V8 qui va cette fois s’exprimer sous le long capot de la Mustang. Et je l’ai choisi avec la nouvelle transmission automatique à 10 rapports (au lieu de 6 auparavant) et disponible contre 2.500 euros. L’agrément est en hausse, c’est indéniable. Même si, sur les routes tournicotantes de notre tracé, les palettes au volant se révèlent trop lentes dans leur réaction. J’ai eu du mal à rétrograder dans certaines circonstances, comme si le régime moteur n’était pas bon. Mais je vous avoue que le chemin emprunté était trop court et demandait trop d’attention pour que je puisse davantage m’habituer au fonctionnement manuel de la boîte. Alors j’ai basculé en mode full auto et là, la Mustang s’est révélée aussi fascinante qu’elle l’était resté dans ma mémoire.

IMG_4100

Qui plus est, toit ouvert, on profite du son du V8, bien évidemment, en se disant qu’il faut en profiter avant l’arrivée généralisée de toutes ces joyeusetés électriques qui excitent tant les geeks! A l’intérieur, les matériaux se sont améliorés et le tableau de bord se digitalise davantage. Toutefois, avec ses plastiques brillants et ses matériaux légers, correspondant largement aux standarts de la clientèle américaine, la finition reste en deçà de ses concurrentes. Au niveau ergonomique, il y a quelques défauts, comme les commutateurs qui ne peuvent être actionnés que vers le haut, le siège du conducteur qui ne peut pas suffisamment s’abaisser et la gestion des menus qui nécessite le recours au manuel d’utilisation.

IMG_4110

Enfin, comme toutes les sportives modernes, la Mustang 2018 a droit à son lot d’assistances à la conduite: régulateur de vitesse avec maintien à distance automatisé, aide au maintien de bande avec correction, avertisseur de collision imminente. Mais heureusement pour les amateurs de chauffeurs de gommes, tous ces équipements (montés de série) restent déconnectables.

IMG_4117

Les prix démarrent à partir de 39.000 € pour la Fastback à boîte manuelle à quatre cylindres. Pour l’automatique, il faut ajouter 2.500 € et pour la décapotable 4.500 €. Le V8 est affiché à 46 000 € et demande les mêmes suppléments en fonction de vos choix. Autant dire que cette auto fait véritablement partie des bonnes affaires même s’il faut prévoir un budget conséquent en carburant pour le V8. Mais si l’on en croit le joli succès de ce dernier en Europe, il se vend mieux que le 2.3, beaucoup l’ont compris!

IMG_4106

IMG_4104

IMG_4094

IMG_4112

IMG_4102

IMG_4096

Rallye d’Ypres: qui pour taquiner Neuville?

Une fois encore, le sixième rendez-vous du Championnat de Belgique des Rallyes présentera une affiche de très grande qualité car les engagements s’accumulent chez l’organisateur. Vous le savez déjà, Thierry Neuville sera à nouveau de la partie pour viser la victoire, lui qui, en 2017, était sorti de la route le vendredi avant d’aligner les scratches par la suite. Une fois encore, le leader actuel du Championnat du Monde des Rallyes n’aura pas nécessairement la partie gagnée dans le Westhoek!

YPRESRALLY__JDu__1004

Abbring avec la nouvelle Citroën C3 R5

Bien sûr, Thierry et Nicolas endosseront le costume de favoris mais étant donné qu’ils ne disposeront pas de leur WRC habituelle, mais bien de la version R5 de la Hyundai i20 R5, la victoire ne leur est pas nécessairement acquise.

AC_C3_R5

La présence d’une référence de ce niveau motive forcément d’autres ténors à relever le défi, à commencer par Kevin Abbring, vainqueur de la dernière édition. Le Néerlandais, de nouveau secondé par Pieter Tsjoen, le seul à avoir remporté Ypres en tant que pilote et copilote, disposera d’une Citroën C3 R5 pimpante neuve. Nous attendrons également une nouvelle Citroën C3 R5 pour Kevin Demaerschalk.

Wallonie18__BVP_00007

Bouffier en Skoda

Indépendamment de ces deux C3 R5, il y a bien entendu l’armada Škoda, menée par Bryan Bouffier, à qui la victoire avait échappé l’an dernier pour 8 petites secondes. Le Français, qui a récemment remporté le Rallye d’Antibes, est certainement un sérieux candidat à la victoire, tout comme le Norvégien Ole-Christian Veiby, qui viendra parfaire son expérience de l’asphalte à Ypres. Pour un des premiers accessits, il faudra aussi penser à Hermen Kobus, habitué du Top 5 avec sa Škoda Fabia R5.

Pic_4

Et puis il y a les ténors belges avec la rapide R5 tchèque, dont celle du Champion de Belgique en titre, Vincent Verschueren, et celles des Kris Princen, Sébastien Bedoret, excellent depuis ses débuts au volant de la voiture de l’importateur, Didier Duquesne, Davy Vanneste et quelques autres encore attendus, dont Cédric Cherain.

IEPER17__KL__032

Keith Cronin pour l’honneur britannique avec une Hyundai i20 R5

De nombreux pilotes d’outre-Manche, qui viennent de terminer la deuxième course du MSA British Rally Championship, optent pour une Ford Fiesta R5, comme Alex Laffey, Sam Moffett et Matt Edwards. Keith Cronin, qui l’an dernier a remporté le Tony Pond Award dédié au premier pilote britannique classé, défendra son titre avec une Hyundai i20 R5, tandis que d’autres choisissent une Škoda, tels Martin McCormack et Rhys Yates. Et chez Peugeot, l’année dernière à la fête avec Kevin Abbring, la confiance s’est accrue après la victoire de Guillaume de Mevius à Oostrozebeke.

Wallonie18__LL_00004

Avec les équipes qui doivent encore remplir quelques formalités, nous approchons ainsi la trentaine de R5, ce qui nous assure une belle affiche. D’autant que la bataille entre les juniors britanniques et belges sera également très intéressante à suivre en R2. Et puis, il y a le spectacle grandiose dont nous gratifient toujours les Porsche 997 GT3, a fortiori avec des pilotes de la trempe de Tim Van Parijs, Patrick Snijers, Gunther Monnens, Chris Van Woensel, Claudie Tanghe, Jochen Claerhout, Fredericq Delplace et Yves Bruneel, tous réputés pour avoir une vitesse de pointe qui n’est plus à prouver.

YPRESRALLY__MD__1023

C’est sûr, les moyennes seront à nouveau très élevées sur les 23 spéciales du Rallye d’Ypres, les 22 & 23 juin!

YPRESRALLY__Tom__1005

Essai: Hyundai i30N Performance Pack: du sport, du vrai

Jusqu’à présent, toutes les tentatives de Hyundai pour nous proposer des modèles sportifs étaient restées peu convaincantes. La faute à des modèles avant tout conçus pour le marché américain où le mot sportivité n’a pas le même sens que sur le vieux continent. À la suite de son implication en WRC, la maison coréenne a changé son fusil d’épaule et on peut dire que la cible est atteinte!

IMG_3989

Le modèle que l’importateur a accepté de nous confier durant une semaine ne revêt pas la couleur Performance Blue adoptée par l’équipe chargée d’aligner les Hyundai en Championnat du Monde des Rallyes (WRC) mais il s’agit bel et bien d’une version Performance Pack qui rencontre plus de 90% des suffrages en Belgique. Elle propose de booster le 2.0 Turbo à 275 ch (250 ch pour la i30N classique) tout en offrant en sus le différentiel électronique à glissement limité et un système de valve d’échappement à ouverture variable.

Hyundai I30N - Photo by www.dennisnoten.com

J’aime bien

Relativement discrète dans sa robe Engine Red, notre i30N s’est révélée sur les petites routes de notre habituel trajet d’essai. Il faut juste veiller à ne pas opter pour le mode Sport+ des suspensions qui les rendent juste invivables sur le mauvais réseau belge. Pour le reste, tout y est. En optant pour le mode le plus extrême (bouton bleu orné d’un drapeau à damiers à droite du volant), la i30N Performance Pack devient une avaleuse d’asphalte et, mieux encore, de virages. La direction est agréable sans avoir la précision d’une super sportive. Avec des disques de 330 mm à l’avant et 300 à l’arrière, le freinage reste solide même si les étriers demeurent flottants à un seul piston.

IMG_3992

Plutôt malin

Contrairement à d’autres, Hyundai n’essaye pas de nous gâcher le plaisir en imposant une quelconque boîte automatique. Ici, le plaisir de passer les vitesses demeure et est même sublimé par le REV matching, un double débrayage automatique qui participe à l’ambiance course. Sans oublier le système de valve d’échappement à ouverture variable qui vous annonce lorsque vous opter pour le mode le plus dynamique même si les pétarades sont moins exagérées que chez Ford avec la Focus RS pour ne citer qu’un exemple.

hyundai-2017-all-new-i30n-26-hires

J’aime moins

On peut comprendre qu’à l’heure de la standardisation poussée, il soit difficile de concevoir des intérieurs très différents au sein d’une gamme de modèles mais l’habitacle de la i30N nous a franchement déçu. Aussi austère que celui de la berline du même nom, il propose juste quelques logos disséminés ça et là, de jolis baquets sans oublier le système d’info-divertissement (qui a dit auto-distraction?) qui propose un menu N spécifique. On peut ainsi y découvrir toute une télémétrie offrant moult infos au pilote en herbe.

20180506_094108

Pourquoi je l’achète

Affichée à 34.800€ sans les remises, la Hyundai i30 N PP est une bonne affaire. Une simple Golf GTI de 230 ch est à 32.925€ tandis que la Golf R de 310 ch et DSG atteint les 43.405€! La Peugeot 308 GTI (270 ch) demande 38.230€ là où une Ford Focus ST (250 ch) exige 31.550€. Ensuite, vous pouvez toujours faire valoir ses 5 places et son coffre au volume intéressant pour justifier votre achat auprès de madame.

All-New Hyundai i30 N (29)

Pourquoi je ne l’achète pas

Pour nous, la Hyundai i30 N Performance Pack possède deux défauts: son poids de 1.504 kg qui se fait oublier grâce au couple de 353 Nm mais qui pénalise l’agilité de l’auto dans le tortueux et sa consommation excessive en mode sauvage. Si bien qu’on a cru ne pas pouvoir terminer notre trajet de deux heures sans repasser par la case essence. Heureusement, l’obligation de ralentir lors de la traversée des villages nous sauvé de ce scénario et finalement, il restait encore un petit quart de réservoir à notre arrivée. Comptez néanmoins un bon 15l/100 si vous fréquentez les circuits. Un 2.0 Turbo excédé, ça demande sa part de breuvage!

IMG_3984

IMG_3990