Essai: Fiat 500X 1.0 FireFly: nouveaux poumons pour la X

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C’est à l’occasion du traditionnel rajeunissement de mi-carrière (4 ans) que la Fiat 500X a reçu de nouvelles motorisations. L’occasion pour moi de prendre le volant, en première belge, d’un modèle qui connaît un joli succès chez nous, particulièrement auprès de la gente féminine qui aime la position de conduite surélevée et ses lignes inspirées de la petite 500.

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Le millésime 2018 de la Fiat 500X propose une nouvelle famille de moteurs à 3 et 4 cylindres baptisés FireFly et remplaçant le 1.4 Turbo. Equipées d’un filtre à particules, suralimentées et à injection directe, ces mécaniques particulièrement modernes reçoivent la technologie MultiAir de troisième génération optimisant encore l’efficacité de la combustion grâce au contrôle continu de la levée et de la durée d’ouverture des soupapes d’admission . Le recyclage des gaz d’échappement en est le premier bénéficiaire au même titre que le remplissage des cylindres. C’est le petit mille 3 cylindres que j’ai eu l’occasion d’essayer. Il délivre une puissance de 120 ch et 190 Nm de couple. Il est associé à une boîte manuelle à 6 rapports.

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J’aime bien

Deux carrosseries sont disponibles: une version urbaine, qui s’offre de nouveaux boucliers avant et arrière tandis que les phares et les feux ont été modernisés pour s’apparenter davantage à ceux de la 500 classique, et une version baroudeuse reconnaissable à ses plaques de protection sous les boucliers. A l’intérieur,  on découvre un nouveau inédit, hérité du Jeep Renegade, et un combiné d’instruments au graphisme revu. De série dès le second niveau, le système Uconnect 7” HD LIVE comprend un écran tactile haute résolution, une interface mains libres Bluetooth, le streaming audio, le lecteur de SMS et la reconnaissance vocale, des ports AUX et USB avec intégration iPod et les commandes au volant. L’intégration d’Apple CarPlay et d’Android Auto est de série pour toutes les versions, mais la navigation (350 €) est réservée aux CityCross First Edition, Cross et Business.

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Plutôt malin

Le nouveau FireFly 1.0 s’est révélé des plus discret en terme de vibrations malgré son architecture propice aux tremblements, d’autant plus qu’il est dépourvu d’arbre d’équilibrage. Et puis il s’est montré également particulièrement silencieux. Sur route, cette entrée de gamme propose avant tout une disponibilité et une allonge intéressantes, même si la longueur des rapports bride quelque peu ses ardeurs. De plus, outre un pommeau excessivement gros et peu agréable en main, la commande de boîte ne brille pas franchement par son agrément et nous rappelle les kilomètres cauchemardesques parcourus à bord de la 500 L.

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J’aime moins

Qu’est-ce qu’on est mal assis dans cette 500X! C’est là notre principal grief et il me fut impossible de trouver une position adéquate. La finition de notre modèle haut de gamme s’est révélée plutôt bonne même si quelques plastiques devraient plutôt mal vieillir. Enfin, la modularité du coffre (350 litres) n’est pas son point fort et se voit handicapé par un seuil élevé.

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Pourquoi je l’achète

Equipée de ce petit moteur, la Fiat 500X se révèle bluffante. Elle ne traîne guère en route et son confort permettra à sa ou son propriétaire de s’aventurer sans craintes sur les grands axes routiers. Plutôt silencieuse, son habitabilité est bonne et les consommations enregistrées durant mon essai n’ont jamais été gargantuesques. Tout est toujours question de pied droit mais rester aux alentours de 7l/100km ne devrait pas être impossible.

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Pourquoi je ne l’achète pas

On l’a dit plus haut, la finition n’est pas exempte de reproches et la position de conduite contrariera fortement l’amateur de conduite dynamique mais comme la vocation de cette 500X est à l’opposé, cela ne devrait pas influencer plus que cela son future propriétaire. On l’a dit également, certains habillages sont indignes d’une voiture de 2018 mais avec son prix de 20.890€, la moins chère des X, en finition Urban, ne craint pas grand monde en termes de tarif! Quoique… le Citroën C3 Aircross (110 ch) est affiché à 17.908€ tandis que le Ford Ecosport (125 ch) est à 19.500. On peut encore citer le Hyundai Kona (120 ch) à 23.349€, le Kia Stonic (120ch) à 23.290€ , le Mazda CX-3 (121 ch) affiché 17.990€, le Nissan Juke (115 ch) vendu à 20.490€, le Peugeot 2008 (110 ch) tarifé à 21.395€ sans oublier le Renault Captur (131 ch) à 23.800 euros ou encore le Seat Arona (115 ch) affiché à 20.550€…

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Librairie: Macao, cadre du dernier Michel Vaillant

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A l’époque, en 1983, Michel Vaillant, le plus célèbre des pilotes de bande dessinée, avait fréquenté le Las Vegas asiatique dans « Rendez-vous à Macao », le 43e des 70 albums dessinés par Jean Graton. Depuis 2012, c’est son fils, Philippe, qui a repris le flambeau en repartant à zéro dans une série baptisée « nouvelle saison » où l’aspect technique et puriste du sport automobile a laissé davantage de place à des personnages à la profondeur psychologique affirmée même si l’automobile garde toujours une belle place au fil des pages.

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Dans ce septième tome de la série baptisé simplement « Macao », Michel est soupçonné du meurtre de son frère et mis en prison. Il prend alors conscience qu’en plus de devoir démontrer son innocence, il va devoir sauver la famille Vaillant. C’est à Macao qu’il va tenter de réussir ce pari tout en affrontant le terrible Ethan Dasz, toujours aussi déterminé à les anéantir!

On a adoré la course-poursuite à moto dans Macao où Michel enfourche une BMW R nine T Scrambler. L’ambiance de cet album est assez noire autour d’un scénario haletant et de dessins remarquables. Il semble que ce septième album ait définitivement assis cette nouvelle saison dans l’histoire et l’on se réjouit déjà de découvrir la suite.

Philippe Graton in his Brussels studio, photographed by Daniel Beres, May 2016.

Scénarisé par Philippe Graton et Denis Lapière, ce nouveau tome est entièrement dessiné par Benjamin Benéteau, que ce soit pour les personnages, les véhicules ou les décors! Un bel exploit réussi à l’époque par Jean Graton au début de sa carrière.

La BD standard de 56 pages, parue aux éditions Dupuis, est proposée à 15,95€ depuis le 2 novembre tandis que l’édition collector enrichie d’un dossier de 24 pages se vend à 24.95 €. A retrouver dans toutes les bonnes librairies!

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Essai: Opel Insignia GSI CDTI: et si c’était elle?

Depuis plusieurs années, les constructeurs généralistes s’échinent à courir après les trois marques allemandes qui occupent le haut du segment. A l’image de Ford qui a créé son label de luxe Ghia. Chez Opel, on est passé à autre chose en se recentrant sur les SUV. Pourtant, la dernière Insignia, récemment proposée avec un label GSI, offre de belles qualités et elle n’a pas grand-chose à envier à la concurrence plus huppée.    

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Proposée en deux motorisations par Opel, l’Insignia GSI n’est désormais plus disponible en Belgique qu’avec la motorisation Diesel, la faute aux nouvelles normes WLTP. Dommage, plus légère et dotée d’un 2.0 turbo de 260 ch, l’essence m’avait bien plu lors de sa présentation internationale. Avec 210 ch, le Diesel est davantage destiné aux gros rouleurs. Mais il offre néanmoins des performances tout à fait dignes du bel emballage de la GSI.

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J’aime bien

Extérieurement, les modifications sont subtiles mais offrent néanmoins un vrai caractère à cette Insignia en tenue de sport. On remarque les généreuses prises d’air chromées dans le bouclier avant et l’apparition d’un discret aileron sur le hayon arrière. Pour les amateurs, Opel propose de troquer les jantes de 18 pouces offertes en série contre des jantes de 20 pouces plus seyantes, comme sur notre modèle d’essai, moyennant 1.000€ supplémentaires. Dans l’habitacle, ce sont les superbes sièges baquet qui attirent les regards. Et si l’on vous dit qu’ils intègrent de nombreux réglages électriques, une fonction de massage et peuvent être tant chauffés que réfrigérés, vous comprendrez qu’ils sont irréprochables! Le reste de l’habitacle présente une finition sans défaut mais il se contente malheureusement d’une présentation assez classique.

Opel Insignia GSi

Plutôt malin

Pour transmettre son couple de 480 Nm au sol, l’Opel Insignia GSI est dotée d’une transmission intégrale permanente d’origine GKN qui autorise une répartition vectorielle de couple entre les roues postérieures. De quoi garantir une excellente motricité à la grande berline GT tout en lui autorisant des vitesses de passage dans les courbes plutôt élevées. Dans le même temps, on pointera l’efficacité de la boîte automatique à 8 rapports montée en série. Ne vous attendez pas à des passages de rapports de sportive, la gestion étant même souvent dépassée en conduite soutenue, mais elle fait le boulot en conduite coulée et se montre globalement assez réactive quand on augmente le rythme.

Opel Insignia GSi

J’aime moins

On l’a dit plus haut, à l’exception des sièges et du volant, la personnalisation de la GSI à l’intérieur n’est pas des plus flagrante. Elle ressemble trop à une Insignia classique. Mais cela signifie que l’on profite également d’une belle habitabilité et d’un coffre disposant de 490 litres de chargement. Autre petit grief, le design du système multimédia est un peu daté mais le GPS fonctionne bien et toutes les aides sécuritaires sont bien sûr montées en série.

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Pourquoi je l’achète

Sur autobhan, l’Opel Insignia GSI ne se laisse guère impressionner par les berlines allemandes statutaires. Elle profite d’un excellent moteur pour suivre le rythme à des vitesses prohibées dans d’autres pays. Le tout, avec une consommation qui reste des plus contenues (8,5 l/ 100) et qui démontre, une fois encore, que pour les avaleurs de kilomètres, le Diesel est encore et toujours ce qui se fait de mieux! D’autant que l’insonorisation est excellente et que les kilomètres s’avalent sans efforts.

Opel Insignia GSi

Pourquoi je ne l’achète pas

Affichée 45.700 euros en prix de base, même avec quelques options indispensables, l’Opel Insignia GSI s’offre à vous pour un prix relativement contenu si on la compare à la concurrence venant d’Audi, BMW ou Mercedes. Si elle aurait pu être un chouia plus confortable, elle se révèle finalement tout à fait à la hauteur et pourrait aider Opel à venir titiller les marques bien établies en haut de la hiérarchie!

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La glisse au menu du Condroz 2018 !

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Après un été indien particulièrement clément, la météo est redevenue typiquement belge depuis quelques jours. De quoi recouvrir les routes du Rallye du Condroz d’une belle couche de boue histoire de rendre cette édition 2018 digne de son appellation. Du côté parcours, la journée du samedi comprend deux boucles de 5 tronçons chronométrées et débutera par Ben-Ahin, dans une configuration identique à 2017. Cap ensuite sur les 20 km de Perwez-Marchin, le premier gros morceau. Les rescapés devront alors affronter Strée-Yernée (12,44 km) avant de rentrer une première fois à Huy. La deuxième demi-boucle comporte deux spéciales: Wanze, inchangé par rapport à 2017 et Bodegnée-Amay, en sens inverse de l’an passé.

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Dimanche, les équipages s’élanceront dès 7h20 pour deux boucles de 5 spéciales encore, soit autant de tronçons chronométrés que le samedi! Place d’abord à la Hesbaye avec les spéciales de Héron (12,56 km) et de Villers-le-Bouillet (11,34 km). Après un passage à Huy, cap sur le Condroz via la traditionnelle étape de Wanzoul (6,36 km), le retour d’Engis (9,59 km) et l’habituel tracé du côté de Ramelot (7,83 km).

Une fois le décor planté, concentrons-nous maintenant sur les acteurs avec une incroyable palette de voitures de pointe. Jugez plutôt: 25 « R5 » sont annoncées dont pas moins de 18 Skoda Fabia R5, c’est du jamais vu en terre hutoise et, parmi eux, dix pilotes au bas mot qui peuvent revendiquer la victoire. Parmi ces pilotes de Skoda, l’incontestable référence de la catégorie, l’anglais Kris Meeke fait figure de favori face aux meilleurs belges à savoir Kris Princen, Vincent Verschueren – copiloté pour l’occasion par le local hero Stéphane Prévot -, Adrian Fernémont ou encore Cédric Cherain.

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Mais il ne faut pas négliger le pilote officiel Sébastien Bedoret, en progrès constant, Xavier Bouche et Olivier Collard. Et puis, en embuscade, Steve Matterne, Bertrand Grooten, David Bonjean, Cédric De Cecco ou encore Melissa Debackere viseront les places d’honneur. Face à cette armada tchèque, Stéphane Lefebvre sera bien esseulé au volant de la Citroën C3 R5. Kevin Demaerschalk tentera de tirer son épingle du jeu, tandis que le local Xavier Baugnet découvrira la nouvelle arme de Citroën. La Ford Fiesta R5 devrait rester largement en retrait puisque seuls Busin et Litt ont choisi cette monture.

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Face à cette armada de R5, une seule WRC de haut niveau, la Skoda Fabia WRC qui sera pilotée par le rapide Bastien Rouard tandis qu’Yves Matton officiera en voiture « 0 » à bord d’une DS3 WRC.

L’originalité et le spectacle seront assurés par la Mini Cooper S2000 de Guino Kenis, l’Abarth R4 Rallye de l’infatigable Jean-Pierre Vandewauwer ou encore la seule Porsche 997 GT3 de John Wartique.

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Belle bagarre en perspective en R2 avec Grégoire Munster (Opel Adam) et Thomas Brüls (Peugeot 208), voire Gilles Pyck (Peugeot) ou Nick Reynvoet (Ford Fiesta). D’autres petites tractions seront en vue comme la DS3 R3 de Manu Canal, la Fiat Punto S1600 de Stephan Hermann, la Renault Clio R3 de Florian Jupsin sans oublier l’Opel Astra Kitcar de Serge Verstaen.

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Côté 4×4, il faudra surveiller les Mitsubishi de Marc Streel, Cédric Verhees,Yann Munhowen ou encore les Subaru de Alain Willems et Arnaud Neven.

Enfin, la catégorie historique sera bien représentée avec une bagarre entre Ford Escort: Mayaert, Bux, Deferm entre autres, les Opel de Prinzie et Cornet et l’originale Toyota GT2000 de Didier Vanwijnsberghe.

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Horaire

Samedi 3 novembre 2018

ES 1-6 – Ben-Ahin (5,98 km) 9h03 – 14h51

ES 2-7 – Perwez-Marchin (20,19 km) 9h22 – 15h10

ES3-8 – Strée-Yernée (12,44 km) 10h05 – 15h53

ES4-9 – Wanze (9,99 km) 12h23 – 18h11

ES5-10 – Bodegnée – Amay (9,70 km) 12h51 – 18h39

Dimanche 4 novembre 2018

ES11-16 – Héron (12,56 km) 7h57 – 13h08

ES12-17 – Villers-le-Bouillet (11,34 km) 8h27 – 13h38

ES13-18 – Wanzoul (6,36 km) 10h13 – 15h24

ES14-19 – Engis (9,59 km) 10h48 – 15h59

ES15-20 Ramelot (7,83 km) 11h15 – 16h26

Vécu: dans la peau d’une pilote de VW Fun Cup

Grâce au Belgian VW Club, votre site préféré a permis à Dominique, notre gagnante du concours «Au volant d’une VW Fun Cup», de découvrir les joies du pilotage sur le circuit de Mettet par une après-midi très ensoleillée de ce mois d’octobre estival. Doté d’un sixième sens, nous avons pu la suivre dans cette belle aventure pour vous raconter cet instant privilégié comme si vous y étiez.

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C’est la Volkswagen Bettle aux couleurs de Flower Power qui accueille Dominique lorsqu’elle débarque sur le circuit de Mettet. Le soleil est au zénith mais l’ambiance est immédiatement installée par le vrombissement des Fun Cup de la session du matin qui alignent les tours de piste. Notre lectrice a une petite appréhension lorsqu’elle constate que les bolides colorés qui déboulent devant elle, dans la ligne droite, possèdent tous un volant à droite.

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Heureusement, Joke, la très efficace PR de D’Ieteren, la rassure avant de lui indiquer l’endroit où elle pourra trouver l’équipement nécessaire. Après un repas rapidement avalé, la future pilote est invitée à se rendre au briefing. La tension monte d’un cran pour notre novice qui découvre en quelques minutes tout un vocabulaire et une dialectique qui peuvent paraître des plus étranges à tout qui n’est pas bercé dans les sports moteurs tous les week-ends. Certes, elle a bien une idée de ce qu’est une trajectoire mais les infos sont nombreuses entre la manière d’aborder les courbes du circuit, la procédure pour passer les premières vitesses de la Fun Cup ou encore les drapeaux qui lui seront présentés durant ses séances de roulage.

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Enfin, Axel, son instructeur, lui est présenté. Il est chargé de guider deux autres débutants mais honneur aux dames, c’est Dominique qui s’installe à ses côtés pour découvrir les subtilités du pilotage au milieu d’autres Fun Cup qui ne sont pas là pour amuser le terrain. Axel montre à Dominique les capacités de la petite bleue qu’il pilote avant de lui expliquer, d’un ton calme et posé, les points de freinage, les trajectoires et les rapports de vitesse auxquels sont abordées les subtilités du circuit Jules Tacheny. Notre gagnante garde le sourire même si la tension augmente à nouveau lorsque l’écolage est terminé pour tous les candidats et qu’il est l’heure de prendre enfin le volant.

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Dans la tête de Dominique, cela se bouscule, elle essaye de penser à tout mais il faut d’abord gérer la lourdeur des commandes; pas de direction assistée, des freins dans lesquels il est nécessaire de « taper » pour qu’ils réagissent. Et puis prendre assez de vitesse pour que la Fun Cup devienne efficace. A l’épingle, elle doit se faire aider par Axel pour tourner, tellement le volant est dur. Il faut également oublier ses vieux réflexes de conduite efficiente et monter dans les tours. Bref, cette première séance est un petit supplice qu’elle n’apprécie qu’à moitié. Heureusement que son instructeur s’est chargé de gérer la rétro vision et qu’il la prévient si un furieux arrive dans son dos…

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Une deuxième série de tours lui sont offerts pour apprécier davantage l’expérience. Comme dans tout, il faut de l’exercice et de la pratique pour prendre confiance et profiter à fond de l’instant. Ses trajectoires sont bonnes et Dominique profite de chaque seconde passée au volant de la Fun Cup. Elle a retrouvé son joli sourire à la sortie de l’auto et elle peut maintenant partager son expérience devant un dernier verre. Voilà une journée qu’elle n’est pas près d’oublier et qui restera à jamais gravée dans sa mémoire.

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Avec cette idée de proposer une journée découverte de la Fun Cup à des personnes n’ayant jamais goûté à la compétition automobile, le Belgian VW Club a visé juste. Rares sont les déçus, les autres iront conter leur expérience à d’autres et défendront, sans même le savoir, les joies du sport automobile!

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Essai: Volvo XC40 T5 R-Design: Le SUV de l’année, vraiment?

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Depuis 2017 et le titre de la Peugeot 3008, la Voiture Européenne de l’Année doit visiblement être un SUV puisque c’est le Volvo XC40 qui l’a emporté cette année. Un choix discutable, comme toujours en cas d’élection. Alors on a voulu savoir ce qui avait séduit nos collègues, en accumulant les kilomètres à bord du petit SUV suédois construit à Gand.

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Concédons-le, la parure R-Design qui habille le modèle qui nous a été confié par Volvo Belux lui va à ravir. Le toit noir brillant allié au rouge Fusion métallisé signent une alliance parfaite, ponctuée par les superbes jantes de 20″ à cinq doubles branches. De nombreux pouces levés durant notre essai confirmeront l’esthétisme parfait de cette combinaison.

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J’aime bien

Superbement fini par rapport à ses concurrents, les VW Tiguan et autres Audi Q3, l’habitacle également signé R-Design se révèle des plus réussis. Le nombre de boutons est réduit au minimum et une bonne partie des systèmes audio, GPS ou encore de sécurité, se commande via l’écran central hérité des derniers modèles de la marque. Il faut un petit temps d’adaptation mais très vite, on surfe à travers les menus avec facilité. Face à soi, on retrouve le tachymètre et le compte-tours digitaux avec en leur centre, la carte du GPS. Il faut activer des sous-menus pour retrouver les consommations ou le media utilisé. Notre exemplaire d’essai était pourvu d’une installation audio Harman-Kardon des plus extraordinaires!

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Equipé d’un 2.0 4 cylindres turbo poussé à 247 ch pour un couple de 350 Nm, notre T5 faisait preuve d’un bel entrain sans jamais nous ébouriffer. Sa poussée est continue mais très linéaire et l’on sent, une nouvelle fois, qu’un SUV, c’est définitivement trop lourd. Celui-ci est annoncé à 1.684 kg en ordre de marche. Quoiqu’il en soit, on sait qu’on peut compter sur une puissance suffisante et en activant la position Dynamic du Drive Mode, la XC40 devient plus vivante avec des montées en régime allongées et une direction durcie. Des palettes au volant permettent aux amateurs de changer eux-même les rapports de la boîte Geartronic à 8 vitesses. Du côté des suspensions, c’est déjà ferme en mode confortable alors la différence n’est pas flagrante en mode dynamique.

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J’aime moins

Equipée des sièges spécifiques de la version R-Line, notre voiture d’essai ne s’est pas illustrée par le maintien de ceux-ci. Certes, les dispositions dynamiques d’un crossover sont automatiquement limitées mais là, même en jouant des différents réglages électriques, on n’a jamais été bien maintenu. Si les places arrière sont étonnamment  accueillantes, à condition de faire abstraction de la visibilité entravée par la ligne en biais des montants arrière, le volume du coffre de 460 litres pourra sembler bien petit aux ex-possesseurs de break suédois…

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Pourquoi je l’achète

Plutôt mignon, le Volvo XC40 a le mérite de proposer quelque chose de différent face aux nombreux dérivés du groupe Volkswagen qui finissent par tous se ressembler, malgré les efforts des dessinateurs. Nous ne croyons guère à la fibre patriotique des futurs acheteurs. En revanche, ils plébisciteront sans doute la qualité des finitions intérieures particulièrement illustrées dans cette version haut de gamme avec son habitacle à la qualité exceptionnelle. Les tatoués du Diesel se réjouiront également du silence de la mécanique…

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Pourquoi je ne l’achète pas

… mais pesteront lors des nombreux passages à la pompe. Les consommations s’envolent dès que vous adoptez les vitesses de nos voisins allemands. A 160 km/h sur autoroute, on est à 13l / 100! Et en ralentissant l’allure, il nous a été difficile de descendre sous les 10l. On peut prendre la problème dans tous les sens, à moins d’adopter une écoconduite particulièrement agaçantes pour les autres usagers de la route, les moteurs turbo essence consomment. D’autant plus lorsqu’ils sont montés dans des SUV lourds et encombrants. On l’a dit plus haut, le confort n’est pas son point fort et le volume du coffre n’est guère impressionnant. Affiché à 45.050€ tvac, le Volvo XC40 T5 R-Design ne devrait pas être le modèle le plus vendu chez nous. Mais il justifie pleinement le titre de « voiture » de l’année 2018 acquis par le premier petit crossover de la marque nordique.

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Vécu: à la découverte des 24 Heures 2CV en… C1

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Alors que certains se pavanent au Zoute GP, d’autres préfèrent se mesurer au plus beau circuit du monde dans des conditions météo souvent difficiles lors d’un rendez-vous incontournable: les 24 Heures 2CV. L’occasion pour le Team Kart48 de poursuivre sa saison afin de récolter 15.000 euros pour Cap48. Et de nous inviter à partager le volant de la jolie Citroën C1 #234 durant deux relais. Récit d’une découverte inattendue.

(Photos: Fred Guisset)

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Lorsque Maxime Berger (journaliste sportif à la RTBF) nous contacte au mois de septembre pour nous proposer de rouler deux heures sur la petite Citroën C1 qu’ils vont engager avec Lionel Vandercam (LVRacing) aux 24 Heures 2CV, nous n’hésitons pas une seconde! Sevré de course auto depuis notre participation aux double tour limbourgeois en Mazda MX-5, l’occasion est trop belle.

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Véritable produit d’appel pour tous ceux qui ont envie de goûter à la compétition sans se ruiner, la Citroën C1 a rejoint le peloton des 2CV depuis l’an dernier. Pour participer, il vous faut trouver une bonne occasion avant de monter le kit compétition fourni par l’organisateur; le moteur de 998cm³ se voit libéré par une ligne d’échappement en inox, une admission d’air spécifique et une reprogrammation du boîtier électronique qui est ensuite plombé. Pour donner une petite saveur de course au comportement, des suspensions réglables sont montées tandis que des disques de frein ventilés et perforés, des plaquettes et patins de course, une barre anti-rapprochement et des pneus semi-course sont également adoptés. En plus des équipements de sécurité aux normes FIA, l’intérieur se voit totalement vidé pour abaisser le poids au maximum. Siège baquet, volant de course et harnais 6 points viennent compléter l’attirail.

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Le travail réalisé par LVRacing sur la C1 #234 est propre. Pour permettre à Lionel et au jeune Christophe D’Elia, la voiture a été adaptée puisqu’un cerceau derrière le volant leur permet d’accélérer, une grosse poignée juste à côté actionne le freinage et c’est via le levier de la boîte manuelle robotisée qu’eux comme nous, changeons les rapports. Un interrupteur au tableau de bord permet de leurs commandes aux nôtres. Comme souvent pour Cap48, les jumeaux Jonathan et Kevin Borlée ont accepté de se joindre à eux. De quoi démontrer, dans la bonne humeur et sans stress, que des personnes à mobilité réduite peuvent parfaitement se faire plaisir au volant et ce, à moindre frais.

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Une fois le décor planté, venons-en à notre découverte de la petite C1. Annoncée pour 80 chevaux et 800 kilos, elle peut prêter à sourire pour ceux qui ne jurent que par grosses cylindrées et fortes puissances. Pourtant, au moment de m’élancer à la découverte de ce joli pot de yahourt comme l’a affectueusement renommé Lionel, je n’en mène pas large. Il est presque minuit sur le plus beau circuit du monde, je n’ai pas fait un mètre au volant lors des essais, mon planning étant particulièrement chargé ces derniers temps, et je n’ai jamais roulé de nuit à Francorchamps. Je succède aux deux athlètes et lorsque Jonathan succède à Kevin, je vais prendre des infos auprès de ce dernier pour savoir un peu ce qui m’attend. Les Anglais sont toujours aussi déjantés sur la piste et je sais déjà que je ferai tout pour ramener une auto intacte à l’issue de mon relais. Prévu au départ pour 45 minutes, il va finalement durer une heure et quart, l’un des pilotes préférant passer son tour. Tant mieux, je suis là pour rouler.

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Je m’élance finalement au cœur de la nuit et je suis pris d’assaut immédiatement par des hordes de furieux qui me débordent dans tous les sens. Impossible d’avoir un tour clair pour prendre mes marques et comprendre les subtilités de la voiture. Je ne résiste guère même si, très vite, je comprends qu’on passe le Raidillon et Blanchimont à fond! Bon, on est alors en 3e, à 6.500 trs/min mais je vous assure qu’on s’y croit. Il est impossible de distinguer les 2CV proto des C1 qui ont également d’impressionnantes rampes de phares. La voiture est saine, elle se comporte bien et comme me l’a expliqué Lionel, je freine comme avec une voiture de série. Progressivement. Beaucoup de C1 me doublant sont chiffonnées. Elles se jettent dans les virages comme en rallye. La mienne est saine et prévenante. J’évite au maximum les vibreurs et j’avoue que le circuit est bien éclairé par les phares de tout le peloton. La nuit à Zolder m’avait paru plus compliquée en matière de points de freinage et de cordes.

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Pris par la bagarre en peloton, en évitant les 2CV classiques, toujours bien sur les côtés mais particulièrement lentes, en veillant à ne pas gêner la course des protos qui jouent la victoire, j’en finis avec mon premier relais avec le sentiment frustrant d’avoir roulé comme ma grand-mère. Des éclairs illuminent le ciel au-dessus de Stavelot mais c’est mon successeur qui aura droit au gros orage. Ouf…

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Le nuit est courte mais je me repose suffisamment avant d’entamer mon second relais, à 7h45. Cette fois, je succède à Maxime qui me confirme que les trajectoires sont sèches. On change les plaquettes avant de me renvoyer en piste. La lumière du jour naissant me rassure d’autant qu’elle s’installe rapidement. Je profite d’un tour et demi bien clair pour rôder les plaquettes à mon aise avant qu’une voiture de sécurité ne monte en piste. Son intervention s’éternise et je regarde ma montre en me disant que c’est du temps de course perdu. Après 20 minutes, on repart et je prends bien soin de laisser passer les furieux à la Source, en m’écartant très fort. Malgré cela, une 2CV classique sous-vire et vient me toucher. Le bruit est impressionnant mais les dégâts insignifiants.

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En revanche, cela modifie mon état d’esprit et à partir de ce moment-là, je bascule en mode Race. Je me bats avec deux C1 comme un Lion. Elles me passent mais ayant compris le jeu de l’aspiration, elles ne me lâcheront plus. Mieux, un peu approximatifs dans leurs trajectoires et leurs freinages, je finis par les repasser. Mon relais s’éternise à nouveau et comme je n’ai pas la radio dans mon casque je n’en connais pas la raison. J’imagine un moment qu’ils sont tous allés dormir. Mais comme je m’amuse avec les Britons, je profite à fond du moment. Jusqu’à mon demi tête-à-queue au Pif-Paf juste avant une nouvelle intervention de la voiture de sécurité. Pas de chance.

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Enfin, après un joli relais de près d’1h30, on me demande de rentrer. Je quitte mon baquet avec un sourire rayonnant. J’ai mieux compris l’auto, j’ai signé des chronos corrects (MT en 3.42.4), je me suis battu contre les furieux. Je n’oublierai jamais cette C1 collée à mes fesses, me faisant des appels de phare à l’entrée du double gauche que j’aborde vite avant de ne plus la voir dans mes rétros, son pilote ayant été visiter les dégagements. Réglée pour que tout le monde se sente bien à bord, la Citroën de LVRacing a rejoint vaillamment l’arrivée au  64e rang du général.

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Bravo à toute l’équipe, les pilotes bien sûr, mais aussi les mécanos et le staff (et surtout à Yves, le papa de Lio, qui n’a vraiment pas beaucoup dormi). Ce fut quelques heures de pure bonheur auprès de personnes attachantes pour partager une passion commune. N’est-ce pas là une belle définition de l’opération Cap48?

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