Patrimoine: Skoda 130 RS : la Porsche de l’Est! par Dimitri Urbain

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Sport automobile et pays de l’Est… dans les années 60 et 70 l’association semblait contre nature et faisait beaucoup rire certains! Certes, les voitures des pays communistes ont longtemps été la risée à l’ouest, victimes de blagues en tous genres. L’immense majorité n’était en tous cas pas nécessairement conçue ni adaptée à un usage en compétition.

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En version « compétition client », prête à en découdre en spéciale ou sur circuit…

Néanmoins, un pays s’est toujours démarqué des autres du bloc de l’Est, par sa tradition industrielle: la Tchécoslovaquie. Avec Tatra et Skoda, les voitures produites dans ce pays n’avaient rien à voir avec des FIAT, au contraire de celles produites en URSS, en Pologne ou encore en Yougoslavie. De nombreuses compétitions, tant sur route que sur circuit (Brno) étaient organisées dans ce pays, grand amateur de sport automobile.

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L’équipe d’usine lors du Monte Carlo 1977.

Une « Formule Skoda », pendant local de la Formule Ford ou Vee, y permettait même aux amateurs de se faire plaisir à peu de frais au volant d’une monoplace. La marque s’est également illustrée dans de nombreuses compétitions à l’Ouest, face à une concurrence bien relevée. Avec peu de moyens mais beaucoup d’ingéniosité, les ingénieurs de l’usine de Mlada Boleslav développent une arme redoutable au milieu des années 70: la 130 RS.

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Un des pilotes Skoda les plus connus, John Haugland, a remporté de nombreuses victoires de classe au RAC Rally. Il est ici dans une position typique lors du rallye de Suède 1978.

Dérivée du coupé 110, équipé d’une carrosserie élargie faisant largement appel à l’aluminium (les ouvrants) et au polyester (ailes, spoilers…) elle n’accuse que 720 kg sur la balance. Equipée d’un moteur 1300 cm3 à culasse en fonte et bloc en aluminium, ses 140 ch autorisent un bon 220 km/h en pointe. De quoi damer le pion à pas mal de concurrentes en groupe 2! Et comme il s’agit d’une « tout à l’arrière », dans la même veine que la 911, le rapprochement est vite fait. Produite à une bonne quarantaine d’exemplaires du milieu des années 70 au début des années 80, elle s’adjuge de nombreuses victoires tant en rallye que sur circuit: victoires de classe aux rallyes de Monte Carlo, à l’Acropole ou au RAC Rally; championnat d’Europe des voitures de tourisme 1981, sans parler de multiples autres exploits en course de côte, excusez du peu!

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La carrosserie est allégée: capots et portes en aluminium tandis que les ailes sont en polyester. Les petites jantes en magnésium sont bien évidemment équipées de pneus locaux, des Barum! La décoration utilise les couleurs Skoda de l’époque, du bleu et du rouge sur fond blanc et cela sied va à ravir.

Aux exemplaires d’usine, se sont ajoutés au fil des ans de nombreuses répliques, souvent encore bien plus puissantes et plus légères. Encore aujourd’hui, ces voitures font le bonheur de nombreux amateurs. N’est-ce pas là le plus bel hommage à rendre à la 130 RS et à ses concepteurs? La Fabia du WRC en est également la digne descendante… (Dimitri Urbain)

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Autre décoration, autres jantes et spoiler plus massif pour le circuit, la 130 RS est très polyvalente et aussi à l’aise sur la piste qu’en côte ou en spéciale.
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Librairie: 24 Heures du Mans 2018: année- charnière

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Avec la première victoire de Toyota, le livre officiel des 24 Heures du Mans 2018 prend une saveur particulière. Comme toujours, cet ouvrage se découpe en cinq grands chapitres consacrés à la mise en place (travaux, conférence de presse et journée test), les forces en présence (règlement et engagés), la semaine mancelle (pesage, essais et l’avant-course), la course et enfin, la 25e heure.

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Les images sont, comme toujours superbes, et les doubles pages agrémentent encore le tout d’une dimension iconographique unique. Pour mieux vous en parler, il nous a semblé utile de nous plonger dans les éditions de 1998 et 2008 pour voir où se situaient les progrès et les manquements. Premièrement, au niveau de la pagination, on n’a cessé d’en avoir plus pour notre argent.

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En 1998, l’album officiel comptait 220 pages. Mais nous aimions bien la présentation des concurrents bien plus fouillées qu’aujourd’hui. On nous parlait alors du palmarès de l’équipe mais également des pilotes. L’analyse technique de la course était alors signée de notre éminent confrère Paul Frère qui était toujours sans complaisance vis-à-vis des organisateurs. Enfin, nous aimions aussi beaucoup les pages « résultats » qui reprenaient toutes les voitures et leurs passages aux stands, les changements de pilote et la cause de leur abandon éventuel.

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En 2008, Jean-Marc Teissedre et Christian Moity c’est sur 254 pages continuent de nous présenter plus en détail chaque écurie tandis que les photos prennent davantage de place. Les légendes des photos sont bien plus détaillées qu’aujourd’hui tandis que les doubles pages ont fait leur apparition. L’analyse de la course a momentanément disparu même si quelques graphiques sont analysés sur une seule page. Chaque voiture est à nouveau épinglée dans les pages heure par heure avec la cause exacte de leur éventuel abandon et le pilote qui était alors au volant. Instructif. A la fin de l’ouvrage, on retrouve le palmarès de tous les pilotes engagés!

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En 2018, de telles données chiffrées, particulièrement exhaustives mais oh combien précieuses pour les passionnés, ont malheureusement disparu. Certes l’annuel compte dorénavant 280 pages et la plume de Jean-Marc Teissedre virevolte toujours autant, épaulé par Thibaut Villemant, mais la richesse textuelle a disparu et du coup, on reste sur sa faim. Les 100 pages consacrées à la course sont vite lues et le chapitre de la 25 heure reprend les podium, une interview de Fernando Alonso, un sujet sur la triple couronne ainsi qu’un article sur l’écurie Proton Compétition chère à Patrick Dempsey.

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Enfin, l’analyse technique est rédigée par Denis Chevrier, délégué technique FIA, qui ne fait peut-être pas preuve de l’objectivité nécessaire sans parler d’une démarche journalistique inexistante pour tenter d’expliquer quelques faits de course. On regrette ici l’analyse de Marcus Scuring, journaliste chez Sport Auto Allemagne

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Toujours est-il que cet annuel demeure un incontournable pour tout amateur de la classique mancelle qui demeure, à nos yeux, la plus grande course du monde. Certes, 2018 ne restera pas un grand cru en matière de suspense pour la victoire mais Toyota méritait franchement de l’emporter. Et puis les bagarres en LMP2 et en GT valaient à elles seules le déplacement. Ainsi, si vous n’avez pas encore acheté ce bouquin, foncez chez votre libraire, vous ne le regretterez pas! Son prix? 49 euros chez ETAI.

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Kart Fun Trophy: une compétition démocratique!

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Nouvelle compétition pour le karting dit de « compétition-loisir », le Kart Fun Trophy by Karting des Fagnes fera son apparition en 2019. En retenant 10 résultats sur un maximum de 15 épreuves, les organisateurs proposent une formule mêlant compétition et convivialité. En outre, de magnifiques prix seront attribués en fin de saison.

Depuis 1987, le Karting des Fagnes est l’une des plus belles pistes en Europe. Théâtre de très nombreuses compétitions mondiales et européennes, le circuit situé à Mariembourg est aussi un lieu très apprécié des débutants et des pilotes amateurs, qui viennent y louer des karts de loisir.

Au fil du temps, le Karting des Fagnes a aussi mis sur pied des compétitions « clés en mains » avec ses Sodi RT8-Honda 390cc. Le concept est idéal! Pour des coûts très réduits, les participants peuvent prendre part – seuls ou en équipe – à une véritable course avec une séance d’essais qualificatifs, un départ arrêté puis une confrontation dont la durée varie de 1 heure à… 500 Miles, soit environ 12 heures.

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Grâce à leur expérience dans l’organisation de compétitions internationales, les propriétaires du Karting des Fagnes ont su proposer une formule de grande qualité avec une direction de course professionnelle et une application stricte des règles de fair-play. Par ailleurs, trois catégories de poids différentes sont proposées : 65-75 kg, 75-85 kg et + 85 kg, ces chiffres tenant compte du poids du pilote et de son équipement (éventuellement avec un lest). En 2019, quinze courses seront proposées aux amateurs du genre, de plus en plus nombreux. Mais ce n’est pas tout. Cette nouvelle année verra en effet apparaître le Kart Fun Trophy by Karting des Fagnes!

« Il y avait une demande de la part de nombreux participants pour avoir un vrai championnat », explique Thierry Lepinne, le copropriétaire du Karting des Fagnes. « Nous leur proposons donc une formule qui se veut à la fois accessible, non-contraignante et… fun! Et il y aura en outre de magnifiques récompenses. »

Pour déterminer le classement du championnat, les dix meilleurs résultats (sur un maximum de 15) seront comptabilisés, chaque pilote marquant des points individuellement selon le barème 50-48-46-45-44… Ce qui veut dire que les 48 participants (nombre maximum) d’une course seront automatiquement classés. Notons que pour les 500 Miles de Mariembourg, épreuve phare de la saison, ces points seront doublés.

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Lors d’une remise des prix organisée en fin d’année, les lauréats se verront remettre de splendides récompenses. Les champions des Classe 1 (+ 85 kg) et Classe 2 (75-85 kg) recevront en effet une inscription gratuite pour participer aux 500 Miles de Mariembourg en 2020. Quant au champion de la Classe 3 (65-75 kg), souvent fréquentée par de plus jeunes pilotes, il recevra ni plus ni moins qu’une course officielle sur un karting 2 temps équipé d’un moteur IAME X30 ! Leurs suivants ne seront pas oubliés avec des journée découverte en kart 2 temps, des participations gratuites aux courses du Kart Fun Trophy de la saison 2020, des colis de dégustation de bière ou des sessions gratuites pour rouler sur les karts de location du Karting des Fagnes. Bref, une dotation assez unique pour ce type de compétition ! Pas de doute, le Kart Fun Trophy by Karting des Fagnes répond à une demande. Avant le coup d’envoi, programmé le dimanche 17 février, le règlement, les infos et le formulaire d’inscription peuvent être obtenus par e-mail en écrivant à info@kartingdesfagnes.com. Et que les meilleurs gagnent! (Communiqué de presse)

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Calendrier des courses :

17 février : 1 heure

13 avril : 1 heure (avec attribution de points pour la Sodi World Series Sprint)

14 avril : 1 heure

28 avril : 500 Miles de Mariembourg

4 mai : 1 heure

2 juin : 1 heure

16 juin : 1 heure

21 juillet : 2 heures

4 août : 1 heure

25 août : 1 heure

1erseptembre : 4 heures (avec attribution de points pour la Sodi World Series Endurance)

19 octobre : 1 heure

20 octobre : 1 heure

10 novembre : 2 heures

24 novembre : 1 heure

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A la rencontre de Gabriele Tarquini, champion du monde WTCR

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Après avoir difficilement fréquenté la F1 durant cinq saisons entre 1987 et 1992, Gabriele Tarquini a roulé sa bosse dans tous les championnats réservés aux voitures de tourisme. En 1994, il décroche le titre dans le BTCC (Championnat anglais des voitures de tourisme) avec Alfa Romeo. Il se partage ensuite entre le BTCC et le STC (Championnat allemand des voitures de tourisme) avant de remporter un second titre, en 2003, toujours avec Alfa mais cette fois en ETCC, le championnat européen des voitures à essuie-glace. Il poursuit sa carrière chez Seat, chez Honda et même chez Lada. A 55 ans, il retrouve une nouvelle jeunesse en signant avec Hyundai pour participer au nouveau championnat du monde des voitures de tourisme (WTCR).

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« Les Coréens m’ont demandé combien de temps il me faudrait pour développer une Hyundai i30 capable de s’imposer, nous raconte le sémillant Italien originaire des Abruzzes. Et lorsque j’ai demandé six mois pour être au point, ils ont tout de suite accepté. Je ne sais pas si vous vous rendez compte mais il n’y a, aujourd’hui, plus aucune marque impliquée en sport automobile qui vous laisserait six mois pour développer une voiture de course. Tout doit désormais aller très vite et on tente, la plupart du temps, de mettre l’auto au point lors des premières courses… »

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C’est cette manière de faire, cette mentalité de finisseur qui a réussi à motiver Gabriele pour repartir de zéro à un âge où la plupart des gens tendent à la tranquillité, à finir leur carrière de manière confortable.

« J’ai toujours aimé les défis et celui-là en était un beau. Lorsqu’on a mis l’auto sur la piste, à la fin de la saison 2017 du TCR International, on a tout de suite compris qu’elle allait être parmi les meilleures en WTCR. Notre i30 est engagée par le BRC Racing Team et en Chine, je remporte la première course à laquelle on participe. Bref, on se sent prêt pour 2018. Mon début de saison est parfait puisque je marque de gros points au Maroc, en Allemagne et au Portugal mais la compétition est particulièrement serrée et lorsqu’arrive le dernier rendez-vous, à Macao, nous sommes sept à pouvoir encore remporter le championnat. Je suis en tête mais Yvan Muller, pilote Hyundai lui aussi mais avec son écurie YMR, m’a repris 36 points en trois courses. »

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Une situation tendue qui ne devait pas trop effrayer ce vieux loup de la compétition automobile…

« Ce championnat fonctionne selon le principe de la Balance des Performances (BoP) et depuis le début de la saison, nous avions été fortement handicapés à la suite des belles performances de la Hyundai i30 N TCR. Poids plus élevé, puissance en baisse et hauteur de caisse rehaussée viennent nous ralentir et rendent, de facto, l’auto plus à l’aise sur les pistes sinueuses. Donc je suis optimiste avant de débarquer à Macao et malgré la belle opposition d’Yvan, je finis par remporter mon troisième titre mondial avec trois petits points d’avance! Les mauvaises langues diront qu’à nous deux, Yvan et moi, on a 105 ans mais cela ne veut pourtant pas dire que le niveau est mauvais. La Hyundai était LA voiture à battre cette saison mais je suis sûr que les autres constructeurs vont réagir et que l’on verra à nouveau de belles bagarres en 2019 où je repars, bien sûr, pour une nouvelle saison. »

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Pourtant, vous avez failli tout arrêter en 2009, après votre titre en WTCC avec Seat.

« En effet, je me souviens qu’il y a neuf ans, j’ai pensé tout arrêter parce que je ne voyais pas ce que je pouvais obtenir de mieux que ce titre mondial et c’était peut-être un bon moment pour m’arrêter. Mais d’un autre côté, ma tête me disait que tout allait bien  que je gardais ma pointe de vitesse et ma rage de vaincre, j’avais encore suffisamment d’adrénaline pour prendre mon pied au volant. À la suite de l’arrêt de Seat, j’ai choisi de repartir avec une équipe privée pour trois ans avant de retrouver Honda. Je n’ai donc jamais arrêté et bien m’en a pris. Hyundai est vraiment une équipe qui veut gagner, c’est très rafraîchissant et l’on sent qu’ils mettent les moyens pour y arriver. Mais le WTCR n’est qu’une étape. Je ne serais pas surpris de les voir arriver en F1 dans quelques années… »

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Cette saison, Gabriele a encore ajouté cinq victoires, deux pole positions et cinq meilleurs tours à son palmarès florissant. Et il a mené 73 tours de course. Mais quel est son circuit préféré en WTCR?

« J’adore Suzuka. Il a toujours été dans mes circuits préférés et je continue à prendre beaucoup de plaisir en roulant là-bas. On roule aussi sur le vieux Ring mais je ne suis pas sûr que les voitures du TCR soient les plus gratifiantes sur ce circuit. Il y a aussi Zandvoort en Hollande. Mais si je devais ajouter un circuit au calendrier, ce serait Spa-Francorchamps sans hésiter. Et je ne dis pas cela parce que vous êtes Belge! (Rires) »

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C’est pourtant ce circuit qui lui a peut-être laissé le plus de regrets…

« C’est vrai que j’aurais aimé remporter les 24 heures de Francorchamps. J’ai touché le but du bout des doigts, sur une BMW M3 Bigazzi en 1989 en compagnie de Quester et Béguin (que l’on voit ici à quelques minutes du départ pris par… Gabriele) , mais nous avons abandonné à moins de deux heures de l’arrivée. Cela dit, je n’ai jamais été un amateur de courses d’endurance ainsi, je n’ai participé qu’une seule fois aux 24 Heures du Mans. Je suis un pilote de sprints, de courses en peloton. Et même à 56 ans, les jeunes loups ne me font pas peur! »

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Si notre entrevue se termine ici, notre discussion a encore duré bien plus longtemps puisque nous avons aussi beaucoup parlé de Formule Un. Du jeune Italien Giovinazzi qui arrive cette saison chez Sauber, mais aussi de Stoffel Vandoorne et de l’écurie Mc Laren.

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Le lendemain, on s’est retrouvé sur le petit circuit de Maspalomas pour goûter à deux petits tours aux côtés de Gabriele dans la Hyundai i30 N WTCR championne du monde, svp. Celle-là même avec laquelle le champion italien s’est imposé à Macao. Face à l’écran du PC posé sur le toit de l’auto, un ingénieur français sympa, chargé des voitures clients, nous donne quelques explications sur l’auto.

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« Comme vous le voyez, le moteur n’est pas vraiment semblable à celui que vous avez sous les capots des Hyundai i30 N Fastback, s’amuse-t-il. Le 2.0 est ici épaulé par un gros turbo, d’origine AMG, et le radiateur d’eau provient lui d’un fournisseur des BMW M. On atteindrait 400 chevaux facilement s’il n’y avait la BoP qui nous ramène aux alentours des 350 ch. La voiture est une traction avant, bien sûr, et elle doit avoir quatre ou cinq portes. On dispose d’un seul moteur par saison mais on peut changer cinq fois de turbo. Dans l’exercice qui nous occupe aujourd’hui, il faut impérativement refroidir le turbo entre les séries de tours. Pour le reste, Gabriele a carte blanche pour vous impressionner… »

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Il ne croit pas si bien dire. Je m’installe facilement à ses côtés, dans l’habitacle de la Hyundai i30 N TCR. Ayant déjà piloté deux TCR (Peugeot 308 et Seat Leon), je ne suis pas impressionné par l’environnement. En revanche, au volant, on a mis un vrai pilote. La poussée n’est pas impressionnante, les freinages non plus mais ce que je comprends vite, c’est que Tarquini n’utilise pas les réglages des journalistes. Le train arrière est très nerveux mais cela l’aide à enrouler les courbes. Le tout étant, dans la plupart des cas, de ne pas sacrifier trop de temps en survirage. Eternel débat entre ingénieurs et pilotes pour abolir le sous-virage des tractions…

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L’Audi TT fête ses 20 ans à Zolder

L’Audi TT a 20 ans, un anniversaire qu’elle a fêté en grande pompe sur le circuit de Zolder. Pas moins de 140 fans belges ont profité d’un petit tour de circuit en TT. Ce fut également l’occasion d’admirer un ensemble hétéroclite de 69 Audi TT, parmi lesquelles un Roadster qui affichait, du haut de ses 16 ans, 260.000 km au compteur. « Il ne m’a jamais causé de problème et a juste nécessité quelques frais d’entretien », a déclaré l’heureux propriétaire de 73 ans.

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Ce coupé est rapidement devenu une icône du design. Depuis la présentation du premier concept en 1995, il est synonyme d’un certain plaisir de conduire, de design et d’amour des détails. À l’époque de leur mise sur le marché, à l’automne 1998 pour la première Audi TT Coupé et un an plus tard pour le premier TT Roadster, les produits de série ne présentaient pratiquement pas de différence par rapport aux concept cars présentés auparavant et largement inspiré par le Bauhaus. Tout designer rêverait d’un tel scénario. Le design était dominé par un motif central: le cercle. Les arceaux du toit, l’avant et l’arrière contrastaient avec des lignes rigoureusement horizontales.

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Vingt ans après la première production en série de la TT d’origine, la troisième génération de l’Audi TT a droit à un lifting complet. L’icône du design affiche un design extérieur à la sportivité appuyée, des moteurs plus puissants et un équipement de série étendu.

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L’édition TT 20 Years restylée a été présentée en première belge à Zolder. Limité à 999 exemplaires, ce modèle anniversaire est disponible en Coupé et en Roadster. Il intègre plusieurs éléments subtils du premier concept du Roadster dévoilé en 1995 au Salon de l’Automobile de Tokyo. L’habillage intérieur en fin cuir nappa Moccasin Brown relevé de surpiqûres Panuka rappelle la première génération de la TT. Les sorties d’échappement au design typique, les feux arrière Matrix OLED, la présence des anneaux Audi au-dessus des bas de caisse latéraux sans oublier les différents badges TT 20 Years à l’intérieur et à l’extérieur du véhicule sont d’autres spécificités. Cette édition anniversaire est proposée en deux couleurs de carrosserie : Arrow Grey et Nano Grey.

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Track Karting Challenge: Trois demoiselles belges en finale

Elles furent pas moins de 130 participantes. Aujourd’hui, il en reste trois : Lyssia Baudet, Ine Vanderplasschen et Alyah Van Laer. Trois jeunes demoiselles qui représenteront le RACB – et donc la Belgique – lors de la finale européenne du Girls on Track Karting Challenge en mars 2019.

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En mars dernier, à l’occasion de la Journée Internationale de la Femme, la Fédération Internationale de l’Automobile a lancé – avec la collaboration de huit fédérations nationales, dont le RACB –  le Girls on Track Karting Challenge. Ce programme de la FIA soutenu par l’Union Européenne a pour ambition d’assurer la promotion du sport automobile chez les jeunes filles et se composait de trois journées de sélection sur le sol belge lors d’épreuves de la VW Fun Cup: deux à Spa-Francorchamps et une à Zolder.

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Pas moins de 130 candidates ayant entre 13 et 18 ans se sont départagées sur un slalom qu’elles devaient parcourir aussi rapidement que possible au volant d’un karting. Une épreuve nécessitant adresse, self-control et maîtrise de son kart.

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Au terme de ces sélections, trois heureuses élues représenteront la Belgique lors de la finale européenne, programmée sur le mythique Circuit du Mans du 7 au 10 mars prochains. À 15 ans, Alyah Van Laer (qui habite Auvelais) est la plus jeune de ce trio. Elle est rejointe par Lyssia Baudet (16 ans, Frasnes-lez-Gosselies) et Ine Vanderplasschen (18 ans, Ternat).

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Dans la Sarthe, vingt-sept candidates tenteront de décrocher l’un des six tickets mis en jeu pour prendre part à un European Team Drivers Training Camp (soit un programme éducatif et sportif) qui sera directement organisé par la FIA durant l’été 2019. Les six lauréates pourront ensuite participer à une démonstration en octobre dans le quartier européen à Bruxelles et elles seront à cette occasion présentées à la presse en présence de Jean Todt, le Président de la FIA, et des Présidents des Associations Sportives Nationales (ASN) participantes.

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Notons que ce projet est, entre autres, suivi de près par l’ex-vice-Championne du Monde des Rallyes et Présidente de la Commission des Femmes dans le Sport Automobile, Michèle Mouton, mais aussi par les ambassadrices que sont les pilotes Susie Wolff et Tatiana Calderón. Ine Vanderplasschen, Alyah Van Laer et Lyssia Baudet seront donc bien encadrées!

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Vécu: dans la peau d’une pilote de VW Fun Cup

Grâce au Belgian VW Club, votre site préféré a permis à Dominique, notre gagnante du concours «Au volant d’une VW Fun Cup», de découvrir les joies du pilotage sur le circuit de Mettet par une après-midi très ensoleillée de ce mois d’octobre estival. Doté d’un sixième sens, nous avons pu la suivre dans cette belle aventure pour vous raconter cet instant privilégié comme si vous y étiez.

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C’est la Volkswagen Bettle aux couleurs de Flower Power qui accueille Dominique lorsqu’elle débarque sur le circuit de Mettet. Le soleil est au zénith mais l’ambiance est immédiatement installée par le vrombissement des Fun Cup de la session du matin qui alignent les tours de piste. Notre lectrice a une petite appréhension lorsqu’elle constate que les bolides colorés qui déboulent devant elle, dans la ligne droite, possèdent tous un volant à droite.

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Heureusement, Joke, la très efficace PR de D’Ieteren, la rassure avant de lui indiquer l’endroit où elle pourra trouver l’équipement nécessaire. Après un repas rapidement avalé, la future pilote est invitée à se rendre au briefing. La tension monte d’un cran pour notre novice qui découvre en quelques minutes tout un vocabulaire et une dialectique qui peuvent paraître des plus étranges à tout qui n’est pas bercé dans les sports moteurs tous les week-ends. Certes, elle a bien une idée de ce qu’est une trajectoire mais les infos sont nombreuses entre la manière d’aborder les courbes du circuit, la procédure pour passer les premières vitesses de la Fun Cup ou encore les drapeaux qui lui seront présentés durant ses séances de roulage.

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Enfin, Axel, son instructeur, lui est présenté. Il est chargé de guider deux autres débutants mais honneur aux dames, c’est Dominique qui s’installe à ses côtés pour découvrir les subtilités du pilotage au milieu d’autres Fun Cup qui ne sont pas là pour amuser le terrain. Axel montre à Dominique les capacités de la petite bleue qu’il pilote avant de lui expliquer, d’un ton calme et posé, les points de freinage, les trajectoires et les rapports de vitesse auxquels sont abordées les subtilités du circuit Jules Tacheny. Notre gagnante garde le sourire même si la tension augmente à nouveau lorsque l’écolage est terminé pour tous les candidats et qu’il est l’heure de prendre enfin le volant.

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Dans la tête de Dominique, cela se bouscule, elle essaye de penser à tout mais il faut d’abord gérer la lourdeur des commandes; pas de direction assistée, des freins dans lesquels il est nécessaire de « taper » pour qu’ils réagissent. Et puis prendre assez de vitesse pour que la Fun Cup devienne efficace. A l’épingle, elle doit se faire aider par Axel pour tourner, tellement le volant est dur. Il faut également oublier ses vieux réflexes de conduite efficiente et monter dans les tours. Bref, cette première séance est un petit supplice qu’elle n’apprécie qu’à moitié. Heureusement que son instructeur s’est chargé de gérer la rétro vision et qu’il la prévient si un furieux arrive dans son dos…

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Une deuxième série de tours lui sont offerts pour apprécier davantage l’expérience. Comme dans tout, il faut de l’exercice et de la pratique pour prendre confiance et profiter à fond de l’instant. Ses trajectoires sont bonnes et Dominique profite de chaque seconde passée au volant de la Fun Cup. Elle a retrouvé son joli sourire à la sortie de l’auto et elle peut maintenant partager son expérience devant un dernier verre. Voilà une journée qu’elle n’est pas près d’oublier et qui restera à jamais gravée dans sa mémoire.

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Avec cette idée de proposer une journée découverte de la Fun Cup à des personnes n’ayant jamais goûté à la compétition automobile, le Belgian VW Club a visé juste. Rares sont les déçus, les autres iront conter leur expérience à d’autres et défendront, sans même le savoir, les joies du sport automobile!

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