L’Opel GT fête ses 50 ans le long de la mythique Route 66

Opel-504041

Venus de contrées parfois lointaines, Australie, Belgique ou même des Philippines, plus de deux douzaines d’amateurs d’Opel GT se sont retrouvés pour un road trip de groupe dans le sud-ouest des Etats-Unis afin de célébrer le 50e anniversaire de l’emblématique voiture de sport. Il faut savoir que plus de 70% des 103.463 voitures produites ont été immatriculées aux Etats-Unis, où encore aujourd’hui la GT possède un très grand nombre de fans, justifiant totalement son surnom de mini-Corvette.

Opel-504047

Le circuit de huit jours a débuté à Las Vegas. Au départ de la capitale du jeu, les Opel GT ont emprunté la célèbre Route 66 en passant par le barrage de Hoover avant de poursuivre vers l’est jusqu’au Four Corners Monument – le seul endroit où quatre états se touchent: Arizona, Colorado, Nouveau-Mexique et Utah. De là les participants ont pris la direction des parcs nationaux Mesa Verde et Sion. Le voyage s’est terminé à Las Vegas, après une boucle d’environ 2.000 kilomètres.

Opel-504043

« Cette balade a été une expérience exceptionnelle, et par-dessus tout, je n’oublierai jamais le passage par la Route 66 », a déclaré Olaf Moldzen, responsable de l’Association des Clubs européens d’Opel GT qui organisait ce voyage. L’association regroupe 28 pays et comprend 1.450 membres possédant 1.550 voitures. Tous ceux qui, aux Etats-Unis ou ailleurs, croisent la route de l’Opel GT la trouve naturellement irrésistible. « Beaucoup de gens qui nous croisaient levaient le pouce et nous faisaient de grands signes. La GT suscite toujours ce genre de réactions de sympathie, car tout le monde peut s’identifier à elle. »

Opel-504049

La GT va avoir une autre occasion de tester sa popularité : du 18 au 22 septembre, l’association invite en Allemagne les clubs européens de GT pour le Grand Tour. « A partir de Rüsselsheim, nous visiterons les lieux qui sont étroitement liés à l’histoire de la GT et d’Opel », précise Olaf Moldzen. Les étapes du circuit, auquel participeront des concurrents renommés, comprennent le Centre d’essai Opel, le circuit d’Hockenheim, l’usine Opel de Kaiserslautern et les routes sinueuses des monts Taunus, où les photos des premières publicités de l’Opel GT ont été prises.

Opel-504044
Les visites en Allemagne et aux USA ne sont que deux des nombreux événements marquant le 50e anniversaire de l’Opel GT. Les célébrations ont commencé en mai avec le célèbre rallye d’anciennes Bodensee-Klassik au lac de Constance. Fin juin, quelque 50 conducteurs au volant de leur GT ont été les vedettes du salon de la voiture ancienne Klassikertreffen qui s’est tenu à Rüsselsheim. Le coupé de sport a eu droit à cette occasion à une zone dédiée sur le site d’Opelvillen dans la ville d’origine du constructeur.

Opel-504040

Publicités

Librairie: Zagato, chef-d’oeuvre du design chez E.T.A.I.

81iyQwrCBuL

Cet ouvrage retrace avec une grande précision l’histoire de la maison milanaise à travers ses nombreuses productions. Une histoire qui débute durant la première guerre mondiale lorsque Ugo Zagato est engagé chez l’avionneur Pomilio. Une belle occasion pour lui de devenir un spécialiste de l’aluminium.

1993FerrariFZ931_07

Il faut alors attendre 1923 pour voir sortir des ateliers de la Carrozzeria Zagato la Fiat 501 Sport « type fuselage » qui marquait l’entrée de l’automobile dans un certain concept de légèreté. Toutes les grandes marques italiennes de cet entre-guerre passèrent des commandes chez Zagato. Mais ce sont essentiellement les victoires des Alfa Romeo dans les grandes courses italiennnes comme les Mille Miglia ou les concours d’élégance de l’époque qui vont véritablement asseoir la légitimité de Zagato.

Mille-Miglia-Alfa-e-Lancia

Durant la seconde guerre mondiale, l’usine Zagato du Corso Sempione est totalement détruite lors d’un raid de la RAF le 13 août 1943. La reconstruction des bâtiments débute dès la fin de l’année 46 et dès le mois de mai de l’année suivante, Elio, le fils aîné d’Ugo, s’inscrit dans des compétitions à bord d’une Fiat 500 Barchetta.

Lancia_Appia_GT_by_Zagato_001

Zagato dessine alors des carrosseries très simples pour Fiat, Lancia ou encore MG et dont la signature se marque par un pare-brise panoramique original. En 1949, sur la demande d’Antonio Stagnoli, Zagato se penche sur le châssis 018M d’une Ferrari 166 Coupé et son propriétaire l’aligne dans les Mille Miglia en 1950.

the-rake-zagato-01-1200x794

C’est pourtant Fiat et Alfa qui demeure ses principaux clients dans les années 50 et 60. En 1960, Zagato nous offre la superbe Aston Martin DB4 GT qui demeure l’une des plus belles lignes dans l’histoire de l’automobile. Durant cette décennie, d’autres beautés seront issues des ateliers milanais à l’image de l’Alfa Romeo TZ qui marquera l’apogée de l’arrière de type Kamm, en application des théories aérodynamiques de cet ingénieur allemand des années 30.

1024px-Alfa_Romeo_Giulia_TZ1_Goodwood_2008

Durant les années 70, on sent l’italien moins inspiré avec beaucoup de modèles discutables et moins de traits de génie à nos yeux. Le déclin est en cours, ou du moins, un virage qui voit Zagato produire moins de voitures pour se concentrer sur l’élaboration de modèles plus exclusifs comme l’Aston Martin V8 Vantage de 1986, produite à 50 exemplaires, ou l’inoubliable Alfa Romeo SZ. A la fin du siècle dernier, Zagato connaît de graves difficultés et ne produit plus que quelques prototypes destinés à des Salons. Andrea Zagato prend la direction des opérations en 1990 et étend les activités traditionnelles de la carrosserie à la fourniture de services de conception et de design, non seulement dans le secteur des transports mais aussi à l’intention de l’industrie en général. La ville de Milan opte ainsi pour l’Eurotram en janvier 2000, dessiné par Zagato.

the-rake-zagato-06

Un tournant nécessaire qui a probablement sauvé la firme italienne du désastre. Ces dernières années, Zagato s’est consacrée à la conception de modèles exclusifs mais aussi à la renaissance de voitures disparues ou encore à la consultation à 360° pour la firme chinoise Thunder Power dont elle a tout créé, de son site web à l’habitacle de ses voitures en passant par leurs lignes bien sûr, mais aussi le design du stand lors des salons où la voiture fut exposée! Retrouvez toute cette belle histoire en détails dans l’ouvrage édité chez ETAI et proposé au prix conseillé de 59 euros pour 208 pages.

350d75bf0c448b6965d670408c70027f

Balade touristique pour les 50 ans de la Ford Escort

escortheritage

La Ford Escort a été présentée en première mondiale au Salon de Bruxelles, en janvier 1968. Le modèle emblématique fête donc ses 50 ans! Le samedi 15 septembre, Ford Belgique organise le Ford Escort 50 Tour, une balade touristique commémorative à laquelle tous les propriétaires de Ford Escort peuvent participer. Le Ford Escort 50 Tour aura lieu à la veille de l’Escort Rally Special auquel des pilotes rallye légendaires belges participeront.

Ford Escort, Gruppe, 1980
Le dimanche 16 septembre, le Hainaut Motor Club organise l’Escort Rally Special dans la région de Couvin, avec déjà plus de 120 Ford Escort confirmées pour des équipages de 9 nationalités différentes, dont des pilotes rallye légendaires comme Droogmans, Duez et Snijers.

Ford Escort V RS Cosworth
Ford Escort 50 Tour – participez
Le samedi 15 septembre, un jour avant l’Escort Rally Special, tous les amateurs de Ford Escort peuvent bénéficier de ce jubilé. Ford Belgique et les organisateurs de l’Escort Rally Special ont prévu une balade en Ford Escort; le Ford Escort 50 Tour. Celui-ci se fait de deux parties:
– Matin – départ à AutoWorld à Bruxelles avec petit-déjeuner et visite du musée (€ 10 par voiture avec deux participants) et itinéraire à Beaumont (Hainaut, au Sud de Charleroi)
– Midi – balade touristique Ford Escort avec départ à Beaumont musée (€ 60 par voiture avec deux participants – y inclus lunch, roadbook, plaque rallye, trophées et une visite de la brasserie de Chimay.

1. Ford Escort in Ford-Werk Saarlouis
Vous pouvez vous inscrire en suivant ce lien.

Ford Escort (II) Turnier, 1975

Blue & Orange, ou les couleurs Gulf aux 24 heures du Mans

IMG_4239

A l’occasion des 50 ans de la première victoire mancelle d’une voiture aux coulers du pétrolier Gulf, le Musée des 24 heures du Mans ont organisé une petite retrospective avec quelques modèles emblématiques ayant écrit la légende de ces célèbres couleurs. Celle-ci se tient jusqu’au 23 septembre 2018.

C’est pourtant au printemps 1966 que Grady Davis, un américain vice-président de la Gulf Oil Corporation, débarque à Slough, au sud de l’Angleterre pour venir choisir sa Ford GT40. Il rencontre John  Wyer, à la cinquantaine bien entamée, et qui ne se laisse pas impressionner par ce Ricain un peu trop sûr de lui à son goût.

IMG_4243

Et pourtant… après quelques minutes, les deux hommes se comprennent et si les modalités concernant la GT40 achetée par Davis sont vite réglées, les deux hommes entament une conversation autour de l’engagement des GT40 en Championnat du Monde des Marques. Les tensions sont vives chez Ford et la victoire des Américains cette année-là au Mans ne va rien arranger. Wyer est déjà à la recherche d’un nouveau défi et l’occasion est belle puisque le patron de la Gulf cherche à mettre davantage ses couleurs en évidence via le sport automobile.

IMG_4242

Quand la Mirage redevient GT40

Ainsi naît la structure JW Automotive Engineering (des initiales de John Wyer et de son associé John Willment), qui deviendra par la suite John Wyer Automotive Engineering (JWAE). La première apparition mancelle de cette nouvelle entité a lieu en 1967, avec une version allégée au toit surbaissé de la Ford GT40, et baptisée Mirage M1. Après un double abandon, l’équipe se voit contrainte de déliasser cette voiture suite à la limitation à trois litres de la cylindrée des prototypes. John Wyer se rabat alors sur la Ford GT40, homologuée quant à elle en catégorie Sport. La légende est en marche…

IMG_4241

… avec deux victoires consécutives aux 24 Heures du Mans. En 1968, la course est reportée à la fin du mois de septembre et, de ce fait, constitue la dernière manche du Championnat du Monde des Marques. Largement dominatrice, la Ford GT40 de Pedro Rodriguez et Lucien Bianchi remporte la course, offrant du même coup un troisième titre mondial consécutif à Ford. Puis, en 1969, le même châssis, cette fois aux mains de Jacky Ickx et Jackie Oliver, signe une victoire d’anthologie. Parti bon dernier après avoir marché vers sa voiture en signe de protestation contre le départ en épi, Jacky Ickx arrache dans le tout dernier tour de course la victoire à la Porsche 908 de Hans Herrmann!

frdconcepts 02detroit

Pas de victoire pour la 917 Gulf

Pour 1970, John Wyer remise la Ford GT40 et devient partenaire de Porsche et de sa 917… une voiture malheureusement absente de cette rétrospective, les organisateurs ayant choisi d’exposer une version « Martini » de la 917 LH. Heureusement, Le Rédacteur Auto est futé et il vous en a dégoté une dans le Village commercial.

IMG_4245

Les longues queues (LH) ne s’imposeront jamais au mans, pas plus que les 917 K aux couleurs Gulf. Mais elles resteront néanmoins dans l’histoire puisque, lors des essais préliminaires d’avril 1971, où le Britannique Jackie Oliver, victorieux en 1969, atteint la vitesse de pointe record de 386 km/h. Deux mois plus tard, en qualifications, Pedro Rodriguez, vainqueur en 1968, réalise la pole position en 3’13 »9, à plus de 250 km/h de moyenne.

IMG_4286

En fait c’est grâce au cinéma que la Porsche 917 aux célèbres couleurs de Gulf va l’emporter aux 24 Heures du Mans par la grâce de Steve McQueen et de son film « Le Mans », produit par le comédien et tourné pendant l’édition 1970. La 917 bleu ciel et orange signe même un doublé, grâce à Paul-Jacques Dion (interprété par le comédien et cascadeur français Jean-Claude Bercq) et Michael Delaney (Steve McQueen). Ce film-culte participera énormément à la légende de Gulf en Sport Automobile!

IMG_4254

Après les victoires mancelles de la Ford GT40 (1968-1969) et les records de la Porsche 917 (1970-1971), la réglementation technique des prototypes trois litres ramène John Wyer et l’équipe Gulf aux sources de ses châssis Mirage, qui étaient ceux de leur première apparition mancelle commune en 1967.

IMG_4248

Moins d’argent mais la victoire

C’est aussi un nouveau départ pour l’équipe, qui prend le nom de Gulf Research. A sa tête, on retrouve John Horsman, l’homme qui avait fait de la Porsche 917 K la machine à gagner de 1970 et 1971, mais John Wyer, à l’époque âgé de 63 ans, est toujours présent.

IMG_4257

L’ingénieur britannique Len Bailey dessine la Mirage M6, équipée du moteur V8 Ford-Cosworth 3 litres dominateur en Formule 1 depuis 1968. Mais après des débuts difficiles, l’équipe renonce aux 24 Heures du Mans 1972. Gulf fait donc son retour dans la Sarthe en 1973, mais les deux M6 sont contraintes à l’abandon.

En 1974, les Mirage M6 sont rebaptisées Gulf GR7. Après le départ de son adversaire principal Ferrari, qui a décidé de reconcentrer ses forces sur la Formule 1, Matra domine les 24 Heures et remporte une troisième victoire consécutive. Alors que le constructeur français termine vainqueur et troisième, la Gr.7 du duo britannique Derek Bell-Mike Hailwood rallie l’arrivée en quatrième position.

IMG_4256

En 1975, le départ à la retraite de Grady Davis, Vice-Président de Gulf et initiateur de l’arrivée des couleurs bleu ciel et orange de la compagnie pétrolière en endurance en 1967, a pour conséquence une réduction drastique du budget alloué à la compétition, à une époque où le monde subit encore le contrecoup du choc pétrolier de 1973. John Wyer et John Horsman parviennent toutefois à convaincre Gulf de financer la participation de deux voitures aux 24 Heures du Mans. Ce sera pour Gulf Research un superbe chant du cygne.

IMG_4258

Encore et toujours Jacky Ickx

Matra est parti préparer son arrivée en Formule 1 avec Ligier, tandis que Renault-Alpine et Alfa Romeo, les duellistes du Championnat du Monde des Marques 1975, ont renoncé au double tour d’horloge sarthois. Les deux nouveaux prototypes Gulf Gr.8, toujours propulsés par le V8 Ford-Cosworth, terminent sur le podium des 24 Heures. Associés pour la première fois dans la Sarthe, Jacky Ickx et Derek Bell remportent la première de leurs trois victoires en duo. « Jacky est probablement le meilleur coéquipier avec lequel j’ai jamais piloté, raconte aujourd’hui Derek Bell. Lorsque je reprenais le volant de la voiture, je la retrouvais aussi bonne que lorsque je l’avais quittée. J’ai toujours eu une grande admiration et un énorme respect pour lui. »

IMG_4247

Le Belge et le Britannique retrouvent sur le podium leurs compagnons d’écurie Vern Schuppan et Jean-Pierre Jaussaud, troisièmes. De 1968 à 1975, huit vainqueurs des 24 Heures du Mans ont porté la livrée bleu ciel et orange de Gulf : Richard Attwood, Derek Bell, Lucien Bianchi, Jacky Ickx, Jean-Pierre Jaussaud, Jackie Oliver, Pedro Rodriguez et Vern Schuppan. Ils cumulent 18 victoires sarthoises.

Par la suite, on a retrouvé les couleurs de Gulf au Mans à de nombreuses reprises ces deux dernières décennies, grâce notamment à Sir Lindsay Owen-Jones, actuel Président de la Commission Endurance de la Fédération Internationale de l’Automobile, et aussi à Aston Martin Racing, avec une victoire de catégorie aux 24 Heures du Mans 2008. Mais les années 1967-1975 restent encore aujourd’hui la période pionnière, celle où s’est définitivement forgée la légende en bleu ciel et orange.

IMG_4249

Des couleurs légendaires

Conscients des faibles retombées publicitaires enregistrées par les pétroliers (BP notamment) dans leurs précédentes opérations publicitaires, Wyer et Davis décident de décorer entièrement les voitures aux couleurs Gulf plutôt que de charger une carrosserie anonyme de stickers de la marque ce qui est véritablement révolutionnaire à l’époque.

IMG_4263

Toutefois, le bleu sombre de Gulf n’est pas très excitant et ce seront les couleurs de la Wilshire Oil (bleu ciel/orange), une société récemment acquise par le groupe qui seront retenues. Ce sera le coup de génie! Le temps n’est pas encore aux audaces graphiques, du moins en Europe, et la plupart des concurrents restent fidèles aux couleurs nationales. Dans un paysage un peu terne, les voitures de Wyer ne passeront jamais inaperçues et leurs couleurs, mais aussi la qualité de leur préparation en feront des modèles à part. Le succès aidant, Gulf devient rapidement un label plus qu’un annonceur et la majorité des chroniqueurs, peu complaisants pour les publicitaires, n’hésiteront jamais à parler de « Ford Gulf » ou de « Gulf Porsche » pour les différencier de leurs concurrentes souvent moins glorieuses.

IMG_4259

Sources:

https://www.caradisiac.com/GULF-AU-MANS-Couleurs-mythiques-page-50525.htm

https://www.lemans.org/fr/news/gulf-1967-1975-1-les-annees-ford-gt40/45667

La Volvo 440 fête ses 30 ans

Volvo 440 GLT
Volvo 440 GLT

La Volvo 440 a été dévoilée en juin 1988. Cette familiale 5 portes reposait sur la même technologie que la 480 Coupé Sport. Avec ce modèle, Volvo a apporté la preuve tangible que la traction avait également toute sa raison d’être.

Tout a commencé en 1978 avec un nouveau projet nommé Galaxy et qui visait à miser une partie des ressources de la maison suédoise sur la mise au point de modèles à traction avant.

Volvo_440_prototype_proposals_sketches

C’est en septembre 1980 que le premier prototype de traction a été mis au point. Bien que l’ambition première fût de mettre au banc d’essais ses différentes fonctions, le prototype ressemblait déjà beaucoup à la future Volvo 440 en termes de design. Le G4 – c’est ainsi que le prototype fut baptisé – présentait les attributs recherchés par le constructeur nordique: une traction avant agréable à conduire. Les espaces intérieurs étaient généreux, tandis que les dimensions extérieures restaient compactes.

Volvo 440 celebrates its 30th anniversary

Le projet Galaxy a atteint son apogée avec le lancement de deux gammes de modèles. Dévoilée à l’été 1991, la grande 850 fit le plus grand bruit alors que le programme 400 l’avait précédé de plusieurs années. Cette composante du projet fut reprise par les filiales de Volvo aux Pays-Bas en 1992, et c’est de là que le développement se poursuivit.

Volvo 480 Turbo

La 480 Coupé Sport, officiellement lancée au Salon international de l’automobile de Genève en 1986, a été le premier des nouveaux modèles à traction avant de Volvo. Ce produit de niche distinctif a ouvert la voie à la 440, qui a été présentée deux ans plus tard et a fini par se faire une place sur le marché des voitures de taille intermédiaire.

Volvo 440 GLT

La Volvo 440 était une berline bicorps moderne dotée d’une banquette arrière pratique, rabattable en deux parties. Pour faciliter l’accès aux commandes, le panneau central de la planche de bord était orienté face au conducteur. Le design faisait écho à la gamme 700, aux flancs lisses et ramassés et aux fenêtres latérales presque verticales.

Volvo 440 Turbo

Les moteurs étaient des blocs 4 cylindres à arbre à cames en tête, allant de 1.6 à 2.0 l, dont une version 1.7 turbo.

Volvo 440 GL

La sécurité était bien évidemment une priorité et les freins antiblocage – l’ABS – ont été proposés en option dès 1989. Les prétensionneurs de ceintures de sécurité et les airbags ont été disponibles en option à compter de l’Année Modèle 1991, tandis que le coussin gonflable latéral SIPS™ a équipé le modèle à partir de 1994.

Volvo 440 celebrates its 30th anniversary

La voiture est née à Born, aux Pays-Bas, où les modèles qui l’ont précédée, la 340/360 et la 480 étaient également construits.

Volvo 460 Turbo

Le modèle suivant de la gamme 400, la 460, une version berline tricorps de la 440 plus longue de 10 centimètres, a été présenté en 1989.

Volvo 440 celebrates its 30th anniversary

Quand la production de la Volvo 440 a pris fin en novembre 1996, ses héritières, la S40 et la V40, étaient déjà produites en parallèle depuis plus d’un an.

Huit points que vous ignoriez sans doute au sujet de la Volvo 440:

politieauto-volvo-440-1985-2002

  • La Volvo 440 était aussi disponible en version police et utilisée comme voiture de patrouille standard tant par les forces de police nationale que par les services de police régionaux dans des pays comme les Pays-Bas.

Volvo_460_Estate_prototype_Heuliez

  • La gamme 400 n’a jamais compris de version break, mais deux studios de design externes ont ébauché des propositions. ASC Detroit, aux États-Unis, a réalisé une esquisse, tandis qu’Heuliez (photo ci-dessus) , en France, a construit un prototype de break. L’un de ces prototypes fait désormais partie des collections du musée Volvo.

Volvo 440 celebrates its 30th anniversary

  • Le design de la Volvo 440 est attribué à Peter van Kuilenburg, du département Design de Volvo Car B.V., mais sa forme est inspirée du prototype G4 dessiné par Jan Wilsgaard, designer en chef de Volvo.
  • Une société néerlandaise a proposé un kit de conversion en break. Il supprimait le hayon de la bicorps pour le remplacer par un pavillon, des fenêtres latérales et un coffre en fibre de verre. Volvo n’avait rien à voir avec cette conversion, qui n’a pas reçu son aval.

Volvo 440 GLE

  • Selon Volvo, une version rallye de la Volvo 440 avec moteur 2.3L 16 soupapes développant 715 ch est entrée en compétition en 1992. Elle était par ailleurs équipée d’une transmission intégrale. Si vous avez quelques infos là-dessus, nous sommes preneurs!
  • La 440 Turbo était dotée d’un ordinateur de bord de série. Il indiquait la consommation de carburant, la vitesse moyenne, l’autonomie, la température de l’huile, la température du liquide de refroidissement et la température externe. Lorsque le contact était allumé, l’écran affichait indiquait « OK » si le niveau d’huile était bon.
  • Le premier décembre 1991, Volvo Car B.V. a mis fin à la production de la gamme 400, qui fut confiée à NedCar B.V. Le capital de cette nouvelle société était détenu par l’État néerlandais, Volvo Personvagnar AB et Mitsubishi Motors.

Volvo_LCP2000_2

  • Le concept car LCP 2000 est le prédécesseur de la gamme 400. Ce « Light Component Project », un prototype de voiture allégée, a été présenté au printemps 1983. Le LCP 2000 intégrait plusieurs composants légers et une motorisation à traction avant et bloc transversal.