So British !… Exposition temporaire à Autoworld par Dimitri Urbain

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La période des fêtes n’est pas la plus propice pour les activités extérieures. Voici déjà plusieurs années qu’Autoworld nous propose une exposition thématique durant la trêve hivernale. Cette année, c’est l’automobile et la moto anglaises qui sont à l’honneur. A l’heure où le Brexit est sous les feux de l’actualité, c’est une excellente occasion d’aller se réchauffer tout en se rinçant l’œil !

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Les Britanniques n’ont pas inventé l’automobile… certes ! Mais ils ont toujours fait preuve d’inventivité et d’un certain génie pour développer des engins hors- normes, bien à eux. Aujourd’hui encore, ce que l’on nomme cottage industry, l’artisanat, est très présent dans le monde automobile insulaire. Il ne manque pas d’artistes pour vous concocter une petite sportive sympathique dans une cabane de jardin ou pour motoriser un canapé !

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Il sera toujours possible de reprocher aux organisateurs d’avoir fait l’impasse sur tel ou tel modèle ou telle marque en fonction des goûts de chacun. Cependant, n’oublions pas les contraintes d’espace ou de disponibilité des véhicules ! Le plateau est très varié et néanmoins complet, avec des engins de qualité. A titre personnel, nous aurions bien aimé voir la Sinclair C5 faire partie de l’expo plutôt qu’être reléguée dans un coin, ou la trois roues Bond ou Reliant, ainsi qu’une Scimitar ou encore une Gilbern. Néanmoins, le panorama est assez complet, de l’après- guerre à nos jours.

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C’est la Jaguar E d’Austin Powers, entièrement recouverte de l’Union Jack (le drapeau de la Grande Bretagne) qui vous fait de l’œil dès l’entrée. Un peu plus loin, sur fond de circuit de Goodwood, vous pourrez découvrir des Jaguar de compétition, des années 50 à 80, ainsi qu’une Bentley XP8 du Mans. Une fois à l’étage, la recréation de rues typiques de Londres est assez saisissante. Ajoutez-y une sirène au loin et des bruits de moteurs, des odeurs et on s’y croirait vraiment. L’idée d’un embouteillage d’anciennes dans la City a quelque chose d’assez magique et rappelle de nombreuses séries et films des années 60-70.

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L’expo est articulée sur quatre thématiques : old school (vieille école) avec de nombreuses sportives, anciennes et actuelles : AC Ace ; Austin Healey 100/4 ; Ariel Atom, Mc Laren F1 ou encore Bentley GT3 R. Let’s race (en course) fait la part belle à des engins plutôt orientés « grand tourisme » comme la Jaguar Type E, la Daimler SP 250 ; la Jowett Jupiter ou en la Gordon Keeble. De belles démonstrations du génie automobile britannique. Les Lotus Seven et Elan S4, la Mini Morris ; la Marcos 3 litre ou encore le Range Rover Classic font, elles, partie des swinging sixties, (les joyeuses années 60) au même titre que la mini-jupe de Twiggy.

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Viennent ensuite the dark days, (les jours sombres), avec des voitures plus récentes produites dans des périodes agitées, notamment chez British Leyland : Rover SD1 2600, Triumph Dolomite Sprint ou encore Rolls- Royce Silver Cloud III. Les productions actuelles sont également présentes, de la Mini Cooper JCW à la McLaren P1 en passant par les Bentley Continental GT ou la Rolls Royce Silver Wraith. Les amateurs de 2 roues y trouveront également leur bonheur, entre les Royal Enfield Meteor Minor, les Norton Commando ou encore les célèbres Triumph Bonneville, Tiger ou Thunderbird. Placées au milieu des voitures, les Vincent ou Velocette Venom ne demandent qu’un coup de kick pour nous régaler. (Texte et photos légendées: Dimitri Urbain)

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L’exposition est accessible jusqu’au 26 janvier prochain.

Pour plus d’informations :

www.sobritish.be ou www.autoworld.be

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La Jaguar XK 120, une ligne à couper le souffle toujours aussi belle…
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Austin Princess. Cette très sérieuse et spacieuse berline a été très utilisée par des sociétés de pompes funèbres.
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Gordon Keeble, le mariage des lignes italiennes, d’un V8 américain et du savoir-faire britannique. Un grand tourisme pour amateurs éclairés.
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E Type et Aston martin DB4, le charme des swinging sixties dans sa plus belle expression.
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AC Ace. Ces lignes sensuelles n’attendaient qu’un moteur plus puissant… Carroll Shelby va l’ensorceler en y montant des V8 de 4,7 puis 7 litres !
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Jowett Jupiter. Chant du cygne de la marque, cette sportive est équipée d’un moteur à plat et s’est couverte de gloire au Mans, y remportant sa classe en 1950, 51 et 52.
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La gracile Lotus Seven. Près de 60 ans après sa sortie, la recette fait toujours autant merveille ! Le secret ? La légèreté ! Caterham continue à la produire, modernisée mais fidèle à l’esprit de Colin Chapman.
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Morgan Three-wheeler ! Oui, ça roule, ça freine et c’est même homologué. La prestigieuse marque britannique a renoué avec ses débuts et offre un engin unique, bourré de charme et d’histoire.
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Triumph TR2… ou comment séduire par des lignes évocatrices ! Elle fait partie des nombreux cabriolets produits en Grande Bretagne après la guerre, aux côtés des MGA et MGB ou autres Sunbeam Alpine. Etonnant que ce pays réputé pour la grisaille de sa météo ait été un des plus prolifiques en matière de cabriolets.

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Librairie: Senna, portrait inédit chez E.T.A.I.: quelques mots et de jolies photos

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Toujours en panne d’idée cadeau pour le neveu passionné de F1 mais qui n’aime pas lire? Ce bel ouvrage devrait lui convenir. Les textes y sont rares mais bien ficelés et les photos plutôt inédites. Ce livre collectif est signé de quatre grandes plumes italiennes ayant très bien connu le champion brésilien.

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Pino Allievi, Roberto Boccafogli et Carlo Cavicchi ont toujours été proches de Senna alors que Giorgio Piloa, aussi connu chez nous pour ses superbes illustrations techniques des Formule Un modernes, a fréquenté Senna en tant que consultant chez Nardi, constructeur de volant. Enfin, le mexicain Carlos Sanchez nous livre, lui aussi, sa vision très personnelle du Brésilien.

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Grâce à son format carré imposant, ce bouquin, sorti initialement aux éditions Giorgio Nada, une référence incontournable en Italie, donne une belle dimension aux photos toujours accompagnées de légendes justes et bien senties. Bref, voilà un beau livre qui sera très apprécié par ceux qui ont connu cette époque de la discipline reine du sport automobile mais également par ceux qui ont entendu parler de ce prodige et qui veulent mieux le connaître.

  • Nombre de pages 208
  • Auteur Collectif
  • EAN 13 9791028303884
  • Editeur ETAI ALBUMS
  • Format 280X300 mm
  • Nombre d’illustrations 336
  • Prix conseillé: 49,00€

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Essai: Mercedes GLE 450 4MATIC: confort sommital

Der neue Mercedes-Benz GLE: Der SUV-Trendsetter, ganz neu durchdacht

The new Mercedes-Benz GLE: The SUV trendsetter completely reconceived

Construit aux Etats-Unis, le nouveau Mercedes GLE présenté à la fin de l’année dernière, a été avant tout conçu pour des pays où la taille importe peu. En revanche son confort, sa technologie à la page et ses aptitudes en tout-terrain font partie des éléments incontournables pour s’assurer le succès au pays de l’oncle Sam. Mais chez nous, comment s’en sort-il?

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En 1996, Mercedes présente son concept AA Vision (photo ci-dessus) qui annonce l’arrivée du constructeur allemand sur le marché des SUV. Dès 1997, il présente son Classe M dont trois générations vont se succéder entre 1997 et 2015. En 2015, il adopte l’appellation GLE lors d’un restylage et se voit décliné dans une carrosserie dite Coupé. La GLE Type 167 qui nous intéresse aujourd’hui a été dévoilé au Salon de Paris 2018 et peut donc être considéré comme la 4e génération de ce SUV haut de gamme. 20 ans plus tard, le GLE a logiquement pris du poids tout en s’agrandissant mais il laisse encore de la place au GLS et surtout à sa majesté le Classe G. Il n’a pourtant rien à leur envier en termes de confort et d’aisance sur la route.

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J’aime bien

Si le confort des Mercedes a toujours été largement vanté, on s’étonne toujours du niveau atteint par leurs modèles les plus luxueux. Ce GLE450 ne fait pas exception et l’on reste coi devant pareille démonstration. Les sièges sont généreusement accueillants, réglables de multiples manières et proposent en option tout un tas de possibilités en matière de chauffage, de massage ou encore de teintes et de matières. Devant lui, le conducteur découvre d’immenses écrans comme dans une Classe E. Là aussi, les possibilités de réglages sont infinies et il faudra quelque temps pour en maîtriser parfaitement les commandes. Chez Mercedes, il y a bien longtemps qu’on ne s’adresse plus aux papys. Connaissant un peu le reste de la gamme, nous avons rapidement trouvé nos marques dans cet environnement hightech qu’Audi et BMW doivent envier.

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Plutôt malin

Avec ce 3.0 6 cylindres en L essence de 367 ch avec turbo et compresseur électrique, le Mercedes GLE se montre royal en toutes circonstances. Ce moteur est associé à un alterno-démarreur alimenté par un réseau électrique de 48V, qui offre un coup de boost de 23 ch au moteur thermique lors des accélérations. Un propulseur très agréable et performant qui ne fait jamais regretter le Diesel. Je vous rassure, celui-ci reste bel et bien au programme et peut également équiper le GLE. Si notre modèle d’essai ne bénéficiait pas de l’E-Active Body Control (facturé près de 8.000€), il était cependant équipé du  système d’amortissement adaptatif ADS PLUS, garant d’un confort impeccable. Parmi les systèmes de sécurité optionnels, nous bénéficions des assistants directionnel et de trajectoire actif, du système d’éclairage intelligent à LED, de l’assistant adaptatif des feux de route ou encore du régulateur de vitesse et de distance.

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J’aime moins

Vous le savez, nous ne sommes pas des partisans de la SUVisation systématique de la route. Avec ses 2270 kg, le GLE ne fait pas dans la dentelle et c’est un véritable mastodonte même s’il existe encore plus gros et plus lourd chez Mercedes. Evidemment, on traverse l’Europe à son bord en toute sérénité et dans un confort inouï mais au prix d’un consommation assez élevée tournant facilement au-delà des 10l / 100km. Facturé 73.326€ avant d’y avoir ajouté la moindre option, le GLE450 n’est pas à la portée du premier gilet jaune venu.

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Pourquoi je l’achète

Certes moins dynamique que bon nombre de ses concurrents, le GLE450 plaira à celui qui a compris depuis longtemps qu’un SUV n’aura jamais le moindre caractère sportif, quel que soit le discours des communicants de la marque. Alors autant le choisir pour son confort sommital, son agrément de conduite et sa technologie embarquée. Des critères auxquels le Mercedes répond parfaitement et souvent mieux que ses concurrents. Alors oui, si j’avais le portefeuille de Manu Tchao comme disaient les Wampas, je roulerais en GLE450!

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Pourquoi je ne l’achète pas

Parce que je n’en ai tout simplement pas les moyens. Notre exemplaire d’essai voyait sa facture finale grimper à 98.929€ tvac! A ce prix-là, vous serez bien placé pour jouir des inévitables regards envieux de certains et vous ignorerez superbement les éclairs lancés par les cyclistes ayant revendu leur voiture et maintenant forcés de se déplacer en deux roues sous les fortes pluies de décembre, par des températures où votre chat reste gentiment sur son plaid. Mais c’est un autre débat. Mieux vaudra prévoir aussi un solide budget destiné à vos déplacements même si le réservoir de 93 litres vous offrira une autonomie plus qu’intéressante.

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Librairie: Supercar Revolution par John Lamm chez ETAI

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Voilà typiquement le genre d’album qui peut être offert à Noël à tout passionné d’automobile. Qu’il soit jeune lecteur ou amateur averti, il y trouvera de quoi satisfaire sa curiosité. Avant tout connu pour ses talents de photographe, l’américain John Lamm est également une excellente plume et il le démontre dans cet ouvrage évidemment traduit de l’anglais. Le sujet des supercars peut sembler un peu bateau surtout en cette période de l’année. Et c’est ce que nous pensions au moment d’ouvrir les premières pages. Et pourtant…

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Logiquement, l’auteur fait démarrer l’ère des supercars à la fin des années 60 avec l’arrivée de la Lamborghini Miura et de la Ferrari 365 GTB/4 appelée plus familièrement Daytona. A nouveau, cela semble tellement évident. Et pourtant, en nous racontant ses essais et ses rencontres avec toutes ces supercars, John Lamm parvient à nous captiver. Parce que c’est un regard américain qui est jeté sur des voitures que nous, européens, connaissons si bien. Ses anecdotes sont truculentes et s’il nous raconte des histoires bien connues, elles le sont avec un accent yankee qui fait mouche.

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Ses propos sont appuyés par ceux du new-yorkais Jay Leno, un présentateur de télé devenu collectionneur de voitures. Ses propos sont assez justes et il n’hésite pas à dire ce qu’il pense de ses précieux joujous. Le livre est découpé en trois parties: la première vague (1967-1978), la connexion groupe B (1983-1991) et les supercars de l’ère moderne (de 1992 à nos jours). On ne vous cache pas que ce sont les deux premières parties qui nous ont le plus intéressé.

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A signaler, quelques incongruités comme la Honda NSX de 1991 illustrée par les seules photos de la nouvelle, la photo d’une Porsche GTLM d’aujourd’hui légendée comme étant la GT1 du Mans 1998 mais aussi des modèles qu’on ne considère pas comme des supercars comme la Lexus LC500 ou la Lamborghini Huracan…

Fiche technique

  • Date de parution 18/09/2019
  • Nombre de pages 240
  • Auteur John Lamm
  • EAN 13 9791028303693
  • Editeur ETAI ALBUMS
  • Format 279X216 mm
  • Nombre d’illustrations 220
  • Prix conseillé: 49€

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Salon Interclassics Bruxelles 2019: un grand cru! par Dimitri Urbain

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En l’espace de 5 ans, Interclassics s’est imposé comme l’un des rendez-vous majeurs pour les amateurs et collectionneurs d’anciennes en Belgique. La recette du succès ? Une grande diversité, tant dans les époques que les marques présentes. (Texte et photos : Dimitri Urbain)

Pas loin de 25.000 visiteurs ont arpenté les allées des halls du Heysel du 15 au 17 novembre dernier. Cette édition a mis en valeur quelques réalisations marquantes des plus grands couturiers automobiles italiens. Quinze chefs-d’œuvre signés Bertone, Ghia, Pininfarina, Touring et Zagato occupaient un espace central. En outre, le centenaire de Bentley était également au programme, avec la collaboration de l’importateur et de l’usine. Un peu à l’image de ce que présente d’autres bourses d’envergure internationales, un espace était réservé aux artistes, galeries d’art et autres magasins vendant des œuvres en rapport avec les voitures, la course et le monde du transport. Dans une autre partie, ce sont les clubs et la Fédération Belge des Véhicules Anciens qui accueillaient les visiteurs. En collaboration avec AutoScout 24, les particuliers avaient même la possibilité de mettre leur véhicule classique en vente. Par ailleurs, pour la première fois cette année, Noble Auctions exposait plusieurs véhicules, objet d’une vente aux enchères début décembre. Ici, pas uniquement des pièces uniques estimées à plusieurs millions d’Euros mais de la variété : sorties de grange, motos, voitures de course d’avant-guerre, youngtimers… de quoi trouver son bonheur même avec une bourse modeste.

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A noter que, dans l’ensemble, nous avons pu remarquer que certaines voitures en vente étaient affichées à des prix tout à fait corrects vu leur état. Si certains vendeurs feront certainement grise mine, ayant espéré réaliser une plus- value rapide… mais c’est une excellente nouvelle pour les vrais amateurs ! Autre différence avec d’autres salons et bourses, la grande diversité des vendeurs de pièces, accessoires, livres et autres miniatures. Venus d’Italie, de grande Bretagne, de Hollande, d’Allemagne… il était vraiment possible de trouver son bonheur à tous les prix également. Au final, une grande réussite. Les organisateurs vous fixent d’ores et déjà rendez-vous à Maastricht du 16 au 19 janvier prochain, dont les thèmes seront les classiques oubliées et les designs remarquables.

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Archétype de la Bentley d’avant-guerre, une version 3 litres à carrosserie Weymann, réalisée en simili-cuir sur armature en bois.
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L’un des chefs d’œuvre de l’exposition des carrosseries italiennes, cette Ferrari 500 Superfast Pininfarina a appartenu à Peter Sellers. Motorisée par un V12 de 5 litres et 400 ch, elle a été produite à 37 exemplaires seulement.
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Ghia Torino a signé cette Cisitalia 505 sur base d’une Fiat 1900 en 1953. Sur les dix exemplaires assemblés, celui-ci est le seul connu en état de marche.
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La définition du grand tourisme à l’anglaise dans les années 20, un certain confort et des performances « suffisantes » par rapport à la concurrence.
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Cette Lotus Europe de seconde génération abandonne le moteur Renault 16 pour un double arbre maison, offrant des performances plus en phase avec l’image de la marque.
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Une Toyota Corona 1900 dans un état splendide, avec quelques modifications subtiles comme les jantes ou encore les rétroviseurs placés en avant des ailes, typiques des voitures vendues au Japon.
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Une bombinette de 70 ch, cela vous dit ? Dans les années 70 et 80 l’Autobianchi Abarth était une vraie sportive. Ses dimension et son poids réduits mettant encore plus en avant le caractère rageur de son 1050 cm3.
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NSU Prinz 4… de quoi retourner en enfance ! Avec ses lignes inspirées par la Chevrolet Corvair et son moteur arrière refroidi par air, voilà de quoi s’amuser pour un budget raisonnable.
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Sur les nombreux stands professionnels, il était possible de s’offrir un volant ou une publicité en tôle émaillée en rapport avec l’automobile. De quoi décorer un garage dans une ambiance d’époque.
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Peu connues en Europe, les berlines MG SA et WA des années 30 sont à la fois sportives, confortables et élégantes. Et selon son propriétaire, elle serait même éligible pour participer aux Mille Miglia!
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Au détour des allées, une superbe Aston Martin DB4, dans un bleu métallisé qui lui sied à ravir.
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Non, ce n’est pas la voiture de Oui-Oui… mais bien une Dagrada, voiture artisanale sur base FIAT qui permettait à des amateurs peu fortunés de participer aux grandes courses à la fin des années 40- début des années 50. Grands gabarits s’abstenir!
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Parmi les nombreux youngtimers exposés et mis en vente, cette BMW M5 E 34 se reconnaît d’emblée à ses jantes spécifiques à effet turbine.
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Attention, rareté! L’Ogle SX 1000 utilise toute la mécanique de la Mini. Ce petit coupé aérodynamique très élégant est sorti de 1961 à 1963 à raison de 59 exemplaires seulement…
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Magnifique exemplaire de la dernière génération d’Alfasud, une Quadrifolgio Verde qui était à vous pour 16.950 € quand même!

Essai exclusif: la nouvelle Opel Corsa, sixième du nom par Dimitri Urbain

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Cette sixième génération de Corsa est en fait la toute première Opel présentée depuis la reprise de la marque par PSA. A l’époque, en 2017, l’étude de la remplaçante de la précédente Corsa était à un stade déjà bien avancé. Néanmoins, le couperet est tombé et une nouvelle étude, sur base de la plateforme CMP, relancée.

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Cette dernière se retrouve également sous la Peugeot 208 et la DS3 Crossback. Ce choix est justifié par plusieurs raisons. Tout d’abord, PSA ne voulait pas devoir payer de redevances à GM pour l’utilisation de composants de l’ancienne génération. Ensuite, la plateforme CMP est beaucoup plus moderne. Modulaire, elle permet le montage de motorisations thermiques à 3 et 4 cylindres ou électrique. L’ancienne plateforme n’offrait pas cet éventail. Par ailleurs, la nouvelle Corsa est équipée de nombreux dispositifs d’aide à la conduite qui la mettent directement au niveau de ses rivales tout en diminuant les coûts de développement et de mise au point.

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Pas de droit à l’erreur

Présentée en 1982, la Corsa a toujours représenté une large part des ventes de la marque. En 37 ans et six générations, ce sont plus de 13.700.000 exemplaires qui ont pris la route. Ce qui explique toute l’importance de ce modèle pour Opel. Depuis le début de cette année, il s’en est vendu 49.000 exemplaires pour 20.000 Astra et 22.000 Mokka. Esthétiquement, la nouvelle Corsa ne choque pas. Ses lignes fluides sont empreintes de cohérence. Certes, sa silhouette, ses proportions sont proches de celle de la 208, et pour cause. Par rapport à la précédente génération, le capot est plus long et le pare- brise est situé plus en arrière. Côté dimensions, elles sont très proches de celles de la 208 également. La nouvelle Corsa a pris 39 mm en longueur mais en a perdu… 48 en hauteur ! Ce qui lui donne une meilleure aérodynamique et cette allure beaucoup plus athlétique qu’auparavant. Elle a également perdu 1 mm en largeur tandis que l’empattement a grandi de 28 mm, au bénéfice des passagers arrière. Elle mesure 4, 06 m de long pour 1,96 m de large et 1, 435 m de haut. L’empattement est de 2,53 m de long.

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Cure d’amaigrissement

Les impératifs environnementaux étant ce qu’ils sont, la caisse en blanc a maigri de 40 kg. A lui seul le capot en aluminium permet un gain de presque 2,5 kg. Les moteurs PSA en aluminium sont une bonne quinzaine de kilos plus légers que ceux de la précédente génération. A l’intérieur, les sièges ont perdu 10 kg. Une version de base redescend ainsi sous la barre fatidique de la tonne! Il faut remonter à 1993 pour trouver une Corsa aussi légère. Cependant, n’allez pas croire que cette réduction de poids se fait au détriment de la technologie embarquée. Pour la première fois sur ce segment, une boîte automatique à 8 rapports est disponible, tout comme un éclairage matriciel full LED.

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Découverte de l’intérieur

L’accès à bord est aisé, surtout à l’avant. Du côté des places arrière, les portières sont beaucoup plus courtes et imposent certains mouvements pour entrer dans le véhicule. Une fois à bord, la position de conduite est facile à trouver. A la différence de la 208, le volant est ici de bonne dimension et, une fois réglé, il n’obstrue pas la vue sur le combiné de bord. Les véhicules que nous avons essayés étaient tous équipés d’un combiné digital qui pèche par la petite taille du compte-tours, en bas à gauche. Le restant des informations semble avoir été placé un peu au hasard mais on s’y habitue très vite. Les sièges se révèlent confortables, ceux de la version GS Line étant plus baquet. Cependant, ils manquent de fermeté et de soutien latéral dans le bas du dos. L’espace à l’avant est très correct, même pour un conducteur de grande taille, à l’arrière il est adéquat et dans les normes de la catégorie.

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Le coffre a légèrement grandi par rapport à la précédente génération et présente des formes régulières et logeables. Dans l’ensemble, l’ergonomie est assez bonne, tant du côté des commandes principales que de la climatisation ou de l’écran tactile. Sur la version Elegance testée, le volant était constellé de boutons et nous nous sommes surpris à avoir déclenché le chauffage du volant par inadvertance. Les matériaux sont dans la norme de la catégorie, avec de nombreux plastiques durs. Les assemblages nous ont paru qualitatifs. Nous resterons plus réservés sur la ligne rouge courant sur la partie inférieure du tableau de bord. Certes, ça fait jeune mais nous craignons qu’une certaine lassitude n’arrive très rapidement. Sans parler de la résistance aux griffes! Sur une note positive, en combinaison avec la décoration des sièges, cela égaye un intérieur par ailleurs plutôt sombre. A ce propos, l’option toit vitré apporte un indéniable supplément à la qualité de vie à bord, pour un coût de 725€.

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Prise en main

Sur les routes sinueuses de la corniche dalmate, la Corsa se révèle agréable et enjouée. Sa direction, assez incisive, mériterait néanmoins d’être un peu plus dure, afin de renforcer sa précision en virage, la voiture étant destinée majoritairement à un usage urbain, elle s’y révèlera équilibrée. Les suspensions sont allemandes; fermes, mais pas inconfortables pour autant. Le train arrière semi-rigide n’a pas la souplesse d’un essieu multibras et pourra, sur les imperfections marquées, renvoyer ses réactions vers les occupants. Le freinage se révèle correct et endurant, avec un dosage à la pédale assez facile. Le frein de parking est désormais électrique mais est-ce un réel progrès? La sensation est toujours aussi désagréable lors de sa mise en fonction, même si elle est ici un peu moins marquée que sur certaines voitures de gamme supérieure.

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Les deux motorisations essence essayées se révèlent pleine d’allant et le couple bien réparti, toujours disponible pour favoriser les relances. Ces trois cylindres aiment prendre des tours et se révèlent plutôt vocaux une fois passé les 3.000 tr/ min. Tant la boîte manuelle à 6 rapports que l’automatique à 8 rapports ont une commande douce et précise. La boîte automatique passe les rapports de manière assez fluide, sans à-coups, tant à la montée qu’à la descente. Au volant d’une Corsa ainsi équipée, on se croirait facilement dans une voiture de catégorie supérieure. Les consommations n’ont pas pu être relevées mais le constructeur annonce des valeurs dans la norme de la catégorie et bien inférieures à celles de la génération précédente.

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La gamme

La Corsa est disponible uniquement en version 5 portes, avec 4 motorisations. En essence, il s’agit de 3 cylindres 1200 cm3 de 55, 74 et 96 KW associés à une boîte manuelle 5 ou 6 rapports ou automatique 8 rapports. Les versions diesel sont équipées d’un 4 cylindres 1500 cm3 de 75 KW et uniquement associé à la boîte 6 manuelle. Les motorisations essence sont conformes à la norme Euro 6.3 tandis que la Diesel est conforme à la 6.2. Les tarifs débutent à 15.995€ et montent à 23.995€, hors options. Une Corsa-e de 100 KW sera également disponible au printemps prochain, à partir de 30.495€. Son autonomie serait de 330 km.

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Pourquoi je l’achète

La Corsa est une voiture bien née, qui ne déclenche pas la passion ni ne provoque d’opinion tranchée en sa faveur ou à son encontre. Son esthétique agréable devrait bien vieillir. Elle est compacte, pratique, capable de rouler en ville comme sur route et peut accueillir une petite famille sans trop de difficultés, même pour partir en vacances. En version 130 ch elle s’avère agréable à conduire tout en sachant rester sobre. Ses tarifs sont compétitifs et les options affichées à des prix corrects également.

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Pourquoi je ne l’achète pas

La Corsa ne va jamais provoquer d’émeute… facile à vivre au quotidien, ce n’est pas une voiture sur laquelle on se retourne dans la rue en se disant « qu’est-ce qu’elle est belle! » Même en version GS Line 130 ch, avec boîte automatique en mode sport, il lui manque un petit brin de folie, de fun, de peps. Comme beaucoup de voitures actuelles, elle n’est entachée d’aucun défaut rédhibitoire, elle se révèle facile à l’usage, pratique et à l’aise sur route mais  elle ne se démarque pas vraiment de ses concurrentes. (Texte: Dimitri Urbain)

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