Analyse : Le Mans 2019 : oui, il fallait y être !

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Avec 62 voitures au départ des premiers essais libres du mercredi soir, la classique mancelle affichait un fameux plateau ! 

Comme chaque année, nous avons vécu la semaine mancelle en intégralité et comme chaque année, on a hâte d’y retourner. Parce que les 24 Heures du Mans est une course inimitable. Comme toujours, on patiente difficilement jusqu’aux premiers essais libres du mercredi en fin d’après-midi mais dès les premiers hurlements de moteurs, on oublie tout et on se plonge avec ferveur au cœur de la course. On analyse les premiers chronos, on guette les premières fautes, on se laisse happer par l’atmosphère unique de la plus grande course d’endurance au monde.

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Lors du pesage, les prototypes envahissent le centre-ville dans une amabiance décontractée…

Une course contre la montre qui débute, pour les équipes et les pilotes, dès les opérations de pesage le week-end précédant l’épreuve. L’occasion d’y découvrir les dernières décorations et quelques surprises concernant les équipages. Cette année, c’est Rebellion qui fait parler d’elle avec des graffitis fluo venus recouvrir les carrosseries des deux LMP1 motorisées par des Gibson 4.5 V8. Loin de la sobriété des habillages habituels de l’écurie helvétique, ces robes vulgaires allaient de pair avec les véhicules vus à la parade des pilotes du vendredi (une Mc Laren, une vieille Cadillac…) et manquant totalement de bon goût. De bon goût, il en est heureusement question chez Dragonspeed dont la BR LMP1, arbore les célèbres couleurs de Gulf. Malheureusement, cette jolie voiture sera la première à abandonner en course, victime de sa boîte de vitesses.

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Des couleurs qui ravivent des souvenris chez les nostalgiques pour les Ford GT.

Les autres surprises viennent du GT avec la première apparition des Ford dans leurs nouvelles couleurs alors qu’on penche personnellement pour les deux Ferrari 488 GTE aux couleurs de l’horloger Hublot et engagées en AM par le Kessel Racing. Les pilotes ont encore le sourire, le public est discipliné et essentiellement local parce que les Anglais n’ont pas encore envahi les rues du Mans.

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Au raccordement, la diférence entre les GTE PRO et les LMP2 est souvent gommée. 

Mes endroits-fétiches

Mercredi, les choses sérieuses débutent à 16h avec la seule séance d’essais libres proposées aux écuries qui avaient, il faut le dire, déjà foulé la piste au début du mois de juin pour une journée d’essais préliminaires. Nos postes d’observations privilégiés sont la première chicane des Hunaudières où l’on a le nez sur la zone de freinage avant de voir les bolides s’enfiler la chicane à fond les ballons. On aime aussi beaucoup le virage d’Indianapolis où les meilleurs retardent au maximum leur freinage et se retrouvent ainsi en plein appui à la sortie du droit de la forêt avant de plonger dans ce virage en banking et qui explique son nom. Un vrai piège qui fait toujours des victimes au cours de ce long week-end. Enfin, sur la butte extérieure du virage Porsche, au cœur d’un camping occupé par des fans anglais, on apprécie à sa juste valeur les différences de performances entre les prototypes et les GT, celles-ci étant obligées de couper la trajectoire pour aller chercher le virage du Pont. Moments chauds garantis ! Enfin le virage du raccordement, juste avant la ligne droite des stands, est toujours indicatif du peu de différence, dans le serré, entre les GTE PRO et les LMP2. Si le proto n’a pas doublé la GT avant de plonger dans ce double S, il sera à peine gêné jusqu’à la ré-accélération tant les GT sont rapides en courbes.

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Embouteillages à la sortie des stands en attendant le feu vert pour la première séance de qualification.

Comme toujours certains se distinguent durant cette première séance à l’image de Tracy Krohn, un richissime américain de 64 ans qui vient plier des caisses chaque année au Mans. Cette fois, il est sorti très fort dans les Hunaudières avec sa Porsche 911 RSR préparée chez Dempsey-Proton. Il ne recevra pas l’autorisation de prendre le départ pour raisons médicales et c’est probablement mieux ainsi. On sent que les voitures prennent de la vitesse au fur et à mesure que les pilotes sont en confiance mais la météo n’est pas prometteuse pour la première séance de qualifications disputée entre 22h et minuit. La luminosité se réduit lentement et les premiers chronos s’affichent. On se gave du hurlement des Porsche 911 et du gros ronronnement des Corvette. Les LMP1 privées et les LMP2 assurent la musicalité d’une course de bagnoles au contraire des Toyota TS050 Hybrid toujours aussi désespérément aphones. C’est logiquement l’une d’elles qui signe le meilleur chrono de cette première séance en 3’17 »161 par Mike Conway. L’Anglais sera par la suite coupable d’un accrochage avec l’Oreca #31 qui redémarrait après un tête-à-queue dans la chicane du Raccordement. Signe avant-coureur ? la #8 d’Alonso n’est que 4e derrière deux LMP1 privées.

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Stoffel Vandoorne a découvert l’ambiance unique des 24 heures du Mans et au vu de sa belle troisième place finale, on peut dire qu’il a apprécié!

Logique respectée

Heureusement, les choses reviennent dans l’ordre le jeudi lors des deux dernières séances qualificatives. Les Toyota assurent le doublé sur la première ligne. C’est le japonais Kamui Kobayashi qui a signé le meilleur tour en 3’15’’497 au volant de la #7. La monture d’Alonso pointe alors à 0″400  tandis que la BR #17 du SMP Racing prend la troisième place avec un chrono de 3’16’’159. En LMP2, c’est l’Oreca #28 du TDS Racing qui est la meilleure avec un temps de 3’25’’345. On signalera encore la belle pole position d’une Aston Martin Vantage AMR en GTE PRO mais pas celle de Maxime Martin. Malheureusement, cela leur vaudra une mise à niveau de la BoP juste avant la course ce qui allait réduire toutes les chances des bolides anglais durant l’épreuve.

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La parade du vendredi après-midi tente de mettre l’ambiance…

Les moteurs se taisent jeudi soir, sur le coup de minuit et le calme envahit à nouveau la piste pour quelques heures. On rentre tard du circuit parce qu’il y a des embouteillages au stade MMA et cela nous met déjà dans l’ambiance de la longue nuit mancelle. Le vendredi, la traditionnelle parade prend ses quartiers au centre du Mans mais force est d’avouer que celle-ci tourne de plus en plus à la foire régionale. Cela manque de rythme, de fantaisie, les spectateurs s’ennuient très vite et les commerces locaux n’y ont vraiment pas leur place, pas plus que l’école de coiffure. C’est regrettable de gâcher un si bel outil qui pourrait s’inspirer, par exemple, de la caravane du Tour de France. Quoi qu’il en soit, la longueur de cette manifestation est définitivement exagérée…

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Si les pilotes apprécient ce moment de communion avec le public, celui-ci doit se montrer très patient tant la parade tire en longueur.

En revanche, quelle ambiance dans les petites rues mancelles une fois la nuit tombée ! La musique est partout, les DJ d’un soir envahissent les balcons de certaines habitations et la jeunesse fait la fête. Nos amis anglais ne sont pas les derniers à boire des bières mais il ne faut pas se laisser piéger, le week-end est encore long et il faut conserver quelques cartouches par devers soi.

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Belle quatrième place de notre compatriote John Wartique dans la course réservée aux Ferrari disputée en annexe des 24 Heures! 

Que retenir de la course ?

La première bonne raison pour se rendre au mans cette année, c’était pour assister à la très belle course de notre compatriote John Wartique en Ferrari Challenge disputée le samedi matin, peu après 10h. Parti 9e, il profitait d’un crash à la première chicane pour jaillir au troisième rang à la sortie de celle-ci. Par la suite, il ne résistait pas à l’Anglais Smeeth et terminait 4e alors qu’il n’avait plus mis les roues sur un circuit depuis 2016. Chapeau l’ami!

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Malgré ses deux boulets d’équipiers russes, Stoffel a ramené la BR Engineering à la troisième place de cette 87e édition des 24 heures du Mans.

Mais revenons à cette 87e édition des 24 Heures du Mans qui ne restera pas dans les annales pour la qualité de son suspense sur la piste mais qui valait, malgré tout, le déplacement. Ne fut-ce que pour profiter, une avant-dernière fois, des LMP1 en piste avant l’arrivée d’une catégorie appelée Hypercar qui nous laisse encore dubitatif, ne serait-ce qu’à cause de l’introduction d’une BoP dans la cartégorie reine. La présence des prototypes sur le grand circuit participe à la légende des 24 Heures. Et personnellement, je ne garde pas un grand souvenir des Mc Laren et autres Porsche GT1. Venir au Mans cette année, c’était avant tout pour assister à la première participation très réussie de Stoffel Vandoorne à bord d’une BR1 avec laquelle il signera une vitesse maximale de 350,1 km/h, le record depuis la création du WEC en 2012! Stoffel y est également pour beaucoup dans la troisième place de la LMP1 #11 à l’arrivée, la seule LMP1 privée à avoir passé moins d’une heure au stand.

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Grâce au solide début de course de Nicolas Lapierre qui a enchâioné cinq relais (!) l’équipe Alpine n’a jamais réellement douté de la victoire finale en LMP2.

En LMP2, la course s’est rapidement circonscrite à un duel entre l’Alpine #36 et l’Aurus #26. Auteur de cinq relais consécutifs avec deux trains de pneus Michelin, Nicolas Lapierre a assommé ses adversaires et seuls Jean-Eric Vergne parvenait à s’accrocher aux échappements de la belle bleue. Las, dimanche, vers 9h du matin, l’Oreca rebaptisée Aurus tardait à redémarrer de son stand et abandonnait là toute chance de victoire. L’Alpine ne demandait pas son reste et s’en allait cueillir une nouvelle victoire mancelle (la 3e en 4 ans) tandis que Lapierre remportait ses quatrièmes lauriers manceaux en LMP2. Avec huit voitures dans le Top10, Oreca a, une nouvelle fois, démontré qu’elle était bel et bien la marque immanquable lorsqu’on veut s’imposer au Mans.

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La victoire de Ferrari dans la catégorie GTE PRO aura mis du baume au coeur de tous les tifosis… 

Vive les GT !

De spectacle, il en fut heureusement question en GTE PRO. Comme l’an passé, on a eu droit à un affrontement royal entre six constructeurs. Enfin, quatre parce qu’une nouvelle fois, Aston martin et surtout BMW, ont été inexistants. En signant la pole position lors des qualifications, la marque de Gaydon a peut-être entraîné la fin de ses espoirs puisque la BoP était rectifiée avant le départ. Résultat : les jolies Vantage AMR voyait la capacité de leur réservoir réduite de 2 litres tout en étant obligée de baisser leur pression de turbo de 0,03 bar. Des pénalités qui auraient entraîné la dégradation précoce des pneus. De là à expliquer la sortie d’Alex Lynn, l’équipier de Maxime Martin, à la sortie des virages Porsche peu après minuit ou encore celle, très violente, de Sorensen à Indianapolis…

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Si elles parviennent à tirer les marrons du feu aux USA, les BMW M8 n’ont jamais eu voix au chapitre au Mans. Elles ne seront plus là en 2020. 

Chez BMW, c’est encore pire. Pour sa dernière participation au WEC, la firme bavaroise n’a jamais joué les premiers rôles. Les M8 ont ainsi tiré leur révérence en toute modestie. Autre marque appelée à disparaître de la Sarthe l’an prochain, Ford a tenté de résister jusqu’au bout mais depuis sa victoire en 2016, jamais plus la GT américaine n’a été autorisée à jouer franchement la tête. La faute à un concept en totale opposition avec l’esprit de la catégorie à savoir, une voiture conçue pour la piste devenue par après une voiture de route. Voir ces jolies américaines se démener sur la piste pour garder le train des meilleurs aura, une nouvelle fois, participé à la légende des 24 Heures surtout la nuit, où leur éclairage personnalisés fait fureur.

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Jolies, les Ford GT n’ont jamais pu gommer les désavantages de la BoP pour jouer avec leurs petits camarades.

Ce sont donc trois marques qui auront eu l’espoir de l’emporter cette année même si Porsche s’est montrée nettement moins à son aise qu’en 2018. Deuxièmes et troisièmes du GT, Lietz-Bruni-Makowecki et Pilet-Tandy-Bamber n’étaient pourtant pas les plus rapides du clan Porsche. En effet, Estre, Christensen et notre compatriote Laurens Vanthoor, vainqueurs en 2018, étaient à nouveau les mieux affûtés mais un soucis d’échappement dans la nuit condamnait définitivement la #92. L’an prochain, on devrait voir apparaître une 911 RSR Evo qui mettra malheureusement fin à la sonorité stridente du modèle actuel…

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C’est l’équipage Lietz-Bruni-Makowiecki qui signe la deuxième place de Porsche en GTE PRO.

Restaient alors la Corvette C7.R de Garcia-Magnussen-Rockenfeller et la Ferrari 488 GTE EVO de Calado-Pier Guidi-Serra. Loin d’être la plus véloce, la belle italienne parvenait à se maintenir dans le groupe de tête en évitant certains vibreurs et en étant toujours bien placée lors des sorties des voitures de sécurité. Mais c’est une erreur de Jan Magnussen dans les virages Porsche, à bord de la Corvette #63 qui mettra fin au combat, peu avant midi. Pour la vieillissante Corvette C7.R, il s’agissait également d’une dernière représentation puisqu’elle sera remplacée par la C8 au moteur central arrière, un V8 biturbo qui sonnera le glas du V8 rageur. La fin d’une époque.

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C’est toujours un pure bonheur de voir les prototypes de jouer des GT dans la nuit. Un jeu d’équilibriste où certains brillent plus que d’autres.

 

Voilà pour le bilan de cette édition 2019. Le public ne s’y est pas trompé et même si l’ACO annonce encore 252.500 spectateurs, on a eu le sentiment, toute la semaine, d’une certaine tranquilité. Les campings se remplissent plus tard, les danois ne sont plus là, l’ambiance est un peu retombée autour du circuit. Mais Le Mans ne meurt jamais et même s’il faut encore vivre une année de transition en 2020, on peut déjà rêver d’une belle affiche au sommet pour l’année suivante entre Aston Martin et Toyota… en attendant les autres.

 

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Le ballet parfaitement orchestré des mécaniciens aux stands fait également partie de la magie des 24 heures du Mans!
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Essai: Alpine A110: un bien joli cadeau

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Attendue comme le Messie par tous les adeptes de la secte bleue, l’Alpine A110 n’a visiblement eu aucun mal à séduire des adorateurs entièrement acquis à sa cause. Il faut dire que les designers et les ingénieurs de chez Renault qui se sont penchés sur son berceau n’y sont pas allé avec le dos de la cuillère en matière de vœux positifs. Superbes lignes, intérieur moderne et personnel et mécanique performante. N’ayant jamais été spécialement fan de la marque, c’est en toute objectivité que nous en avons pris le volant…

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Il n’y a pas à dire, il est craquant ce joli coupé bleu, blanc, rouge! L’avant a parfaitement conservé le style original avec les quatre phares incrustés dans les ailes et le capot avant. Les flancs sont marqués par deux lignes montantes qui donnent à l’Alpine son air félin même lorsqu’elle est à l’arrêt. L’arrière laisse plus dubitatif même s’il n’en demeure pas moins caractéristique de la berlinette. Sur la route, dans nos trajets quotidiens, on a rarement été autant salués par des pouces levés ou suivis par des gsm pour nous prendre en photo!

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J’aime bien

Avec ses touches de cuir surpiqué de bleu, ses morceaux de portes couleur carrosserie, son joli volant bien préhensible et ses sièges baquet, l’Alpine A110 offre de chouettes sensations une fois à bord. Mais attention au siège qui ne se règle pas en hauteur, un comble dans une voiture où le ressenti est primordial.

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Nous qui privilégions toujours la position la plus basse pour mieux ressentir l’auto, on n’a pas aimé ce détail. Pour le reste, les trois boutons D, N et R de la boîte automatique donne une touche sympa à l’ensemble. Certaines commandes ne peuvent cacher leurs origines sans oublier l’absence du moindre rangement si l’on excepte le creux entre les deux sièges bien mal accessible.

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Plutôt malin

Equipée d’un petit 1.8 Turbo de 252 ch, l’Alpine A110 répond parfaitement à la moindre sollicitation. Du couple très tôt, un bruit rauque, c’est linéaire, ça ne prend pas aux tripes mais ça exécute parfaitement le travail. Grâce à des suspensions très conciliantes, elle offre un confort assez inattendu à bord d’une sportive de cet acabit. De quoi rassurer les futurs propriétaires qui passeront de leur Scenic Diesel à cette bombinette très légère. Nos confrères de Sport Auto l’ont pesée à 1.110 kg. A vitesse raisonnable, l’Alpine se montre joueuse surtout si vous optez pour le mode Track. Fun et équilibrée, elle devrait ravir l’adorateur de la marque qui rêvait devant les posters des berlinettes, reines des rallyes dans les années 70.

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J’aime moins

Habitué au comportement particulièrement téléphoné de ma GT86 et sortant d’un essai avec l’Abarth 124 GT aux suspensions bien fermes, j’ai été totalement décontenancé par le comportement de cette Alpine qui était, il est vrai, déjà montée en pneus hiver alors qu’il faisait toujours 15° dans l’air. Dans les longues courbes bosselées mais régulières, avalées habituellement très vite et sans me poser de question, j’ai été immédiatement perturbé par les dodelinements de l’Alpine, comme si les suspensions étaient bien trop molles par rapport à la rigidité du châssis. De quoi rapidement refroidir mes ardeurs.

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Mais voulant à tout prix mieux analyser ce comportement, je me suis élancé sur mon habituel parcours d’essai en optant pour le mode Track. Et là, j’ai tout doucement pris mes marques mais avec une voiture hésitant sans cesse entre sous et survirage. La consistance de la direction ne m’a pas non plus convaincu, comme si le curseur avait été placé davantage vers le confort que vers la sportivité. Et si la boîte à double embrayage est un bel ouvrage, sa gestion mériterait davantage de soins pour éviter les changements de rapports inopinés en virage et ce, même en mode manuel…

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Pourquoi je l’achète

On l’a dit, elle a un chouette look et devrait plaire à tous ces quinquagénaires, amateurs de la marque, qui auront les moyens d’allonger 58.800 euros pour une voiture qui devrait rester exclusive, les dirigeants de la marque ayant choisi d’en limiter la production à dessein. L’habitacle est spacieux, le moteur est réussi et le confort est étonnant. Reste à être très patient, les délais de livraison allant au-delà des 12 mois.

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Pourquoi je ne l’achète pas

Vous l’aurez compris en lisant cet article, l’Alpine A110 n’est pas assez extrême à mes yeux. J’ai du mal à concevoir une sportive trop confortable ou encore sans la possibilité d’opter pour une boîte manuelle. Mais l’on sait que la marque de Dieppe possède des projets sympas dans les cartons donc il n’est pas exclu qu’une autre variante nous attire davantage, le châssis étant excellent et le moteur plein de potentiel…

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Mille Miglia 2018: un grand cru! (texte et photos: Dimitri Urbain)

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Depuis 1927, cette course de ville à ville soulève l’enthousiasme des foules et… des participants du monde entier. Pour cette nouvelle édition du Revival, le plateau était encore une fois de haute qualité.

Dès les débuts de l’automobile, les courses de ville à ville, comme Paris- Bordeaux, remportent un grand succès. Certes, les routes n’en ont souvent que le nom, les conditions sont épouvantables et le nombre de victimes, souvent mortelles, fort élevé. Rapidement, le développement de circuits va en faire décroître le nombre. Cependant, en Italie, les Mille Miglia, continuent dans cette tradition, à partir de 1927. Sa création est due à Franco Mazzotti; Aymo Maggi; Renzo Castagneto et Giovanni Canestrini. Cette course relie Brescia à Rome et retour, traversant de magnifiques régions. C’est une vitrine qui ne manque pas d’attirer des constructeurs comme O.M. (établi à Brescia) et Alfa- Romeo. Dans les années 30, le régime fasciste y voit également l’occasion de mettre en avant l’orgueil national. Aux côtés des grands pilotes et des équipes d’usine, une multitude d’amateurs s’y aligne sur des engins de série modifiés, adaptés voire des exemplaires uniques carrossés par les plus grands couturiers automobiles italiens (Zagato, Stabilimenti Farina, Touring…) ou d’autres moins connus. (Motto, Casaro, Colli…) Après la seconde guerre mondiale, c’est le règne des artisans comme Siata, Stanguellini, Cisitalia ou encore Osca.

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L’aventure des Mille Miglia, ce sont 450 voitures historiques dans leur habitat naturel, une chance unique de les voir en action et plus confinées dans un musée. L’engouement est tel que pas loin de 700 demandes d’inscription sont enregistrées chaque année, en provenance du monde entier, malgré un montant supérieur à 9.000 € par équipage!

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Les organisateurs n’ont donc que l’embarras du choix. Cette année a vu la création du Registro Mille Miglia qui authentifie les voitures ayant pris part aux éditions historique de la course. Ce sont donc d’abord ces voitures qui sont éligibles puis viennent celles d’un type et modèle identiques à ceux de voitures ayant participé entre 1927 et 1957 puis… celles qui auraient pu y prendre part. Cette façon d’agir permet évidemment d’obtenir un certain renouvellement et de voir des voitures différentes tous les ans.

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Les Mille Miglia 2018 se sont déroulées du 16 au 19 mai dernier, en quatre étapes: la première de Brescia à Cervia Milano Maritima, sur la côte Adriatique; de cette ville à Rome le lendemain puis de Rome à Parme et enfin de Parme à Brescia. Ce qui, au volant de certains engins, relève de l’exploit… Pour la première fois cette année, la caravane de la course est même passée au centre de Milan, à l’ombre du Duomo, pour le plus grand plaisir des badauds et autres promeneurs et… en hommage à la ville où l’idée de la créer a vu le jour.

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Au-delà de l’aspect sportif de l’évènement, c’est toute une culture automobile et un art de vivre à l’italienne qui permet aux amateurs de se replonger dans une ambiance tout à fait unique, faite de bruits, d’odeurs, d’images fortes et… de yeux émerveillés. Tout au long du parcours, des milliers de spectateurs, grands et petits, agitent le petit drapeau magique de la freccia rossa pour encourager les équipages. Ici plus qu’ailleurs, c’est l’ivresse qui compte plus que le flacon. Cette année voit la victoire d’un équipage argentin (Tonconogy-Ruffini) sur Alfa- Roméo 6C 1500 GS de 1933. Les quatre places suivantes sont trustées par des Alfa Roméo 6 C 1500 SS; 1750 SS Zagato et des Lancia Lambda aux mains d’équipages Italiens.

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Les futurs vainqueurs, Toncognoni- Ruffini sur Alfa Roméo 6C 1500 Grand Sport Testa Fissa.

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Habitué du circuit des concours d’élégance et à la tête d’une impressionnante collection, Corrado Lopresto est ici au volant de son Alfa Romeo 6C 1750 Gran Sport Aprile, un exemplaire unique datant de 1931.

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Une magnifique Cisitalia 202 SC venue de Hollande.

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Avant d’être une marque de luxe et de connaître un destin funeste, Lancia s’est également fait remarquer par ses voitures sportives, comme cette Lambda de 1928.

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Une des nombreuses spéciales des Mille Miglia, cette Ermini Siluro, carrossée par Motto, est propulsée par un moteur FIAT 1100 cm3 et date de 1950. Dans son sillage, une FIAT Topolino tente de la rattraper…

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Archétype de la berline sportive britannique, cette MG SA de 1938 n’est sans doute pas la plus maniable.

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En Italie, l’automobile, le sport et… l’église sont indissociables!

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L’une des voitures les plus récentes acceptées pour la course, cette Lotus Eleven est l’un des nombreux chefs- d’œuvres de Colin Chapman.

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Une autre Lancia Lambda, celle-ci est carrossée par Cassaro et date de 1929.

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Embouteillage à Brescia! Ces Jaguar, C-Type et XK 120 semblent avoir beaucoup de mal à contenir les Mercedes 300 SL prêtes à bondir.

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Surpris lors du contrôle technique, Walter Röhrl et Christian Geistdörfer étaient alignés par Porsche sur une 356 A 1500 GS Carrera de 1956. Jacky Ickx était également de la partie, sur un Spyder 550 A 1500 RS de 1957.

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De faux airs de Ferrari pour cette Gilco FIAT 1100 Sport. Les châssis Gilco ont été plébiscités par de nombreux pilotes des Mille Miglia tout au long des années 50.

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Une Ford A de 1931 n’est certainement pas ce qui vient d’abord à l’esprit pour participer aux Mille Miglia… c’est pourtant très original de s’y engager avec un engin de ce type qui aurait pu y participer à l’époque.

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Une Porsche 356 1500 Super de 1952, un engin idéal pour ce type de compétition.

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Malgré son gabarit imposant, cette Alfa Romeo 6C 2500 SS coupé à carrosserie Touring se joue des difficultés du parcours.

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Equivalente de nos supercars actuels, cette Alfa Roméo 8C 2300 Monza permettait aux amateurs fortunés de s’aligner en compétition au début des années 30. C’est toujours le cas aujourd’hui.

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Non, ce n’est pas une voiture de manège ! Cette FIAT SIATA 750 Sport Fenocchio date de 1948. Mieux vaut entretenir d’excellents rapports avec son passager…

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Mercedes est l’un des principaux sponsors des Mille Miglia. La marque est donc très présente dans la course, comme en témoigne cette 710 SSK de 1928.

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Autre spéciale aux lignes superbes, cette Ermini 1100 Berlinetta est signée Motto et date de 1950.

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Une O.M. 665 S MM Superba 2000 de 1927, c’était un peu la Ferrari de l’époque. Après avoir produit des utilitaires durant de nombreuses années, la marque existe toujours mais ne produit plus que… des chariots élévateurs.

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Toute l’ambiance des Mille Miglia et… une Bugatti 40 de 1929.

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Au hasard d’un arrêt, une Alfa Romeo 6C 1750 Grand Sport en compagnie d’autres modèles de la marque. Il n’y a guère qu’aux Mille Miglia qu’il est possible de voir rouler ces engins sur route ouverte.

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Alpine et les Mille Miles c’est une longue histoire. Jean Rédélé s’est aligné à Brescia sur 4 CV avant de devenir constructeur. En hommage à la course, il a baptisé cette A 106 Mille Miles… Elle date de 1957.

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Une autre Alfa Romeo mythique, une 6C 1750 Gran Sport Brianza de 1932. A ses côtés une Stanguellini 1100 Hard Top Ala D’Oro de 1947, deux époques, deux styles propres aux Mille Miglia.

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Une autre spéciale, à châssis Gilco, il s’agit ici d’une Giannini 750 Sport de 1950. La marque s’est ensuite illustrée dans la préparation des FIAT 500 et l’atelier existe toujours à Rome. Il réalise des transformations et adaptations pour les véhicules des forces de l’ordre sur bases du groupe FIAT.