Centenaire Citroën : les sportives improbables… par Dimitri Urbain

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Un peu partout, commémorations et célébrations du centenaire Citroën se mettent en place, des salons aux expos en passant par les magazines, la marque est mise à l’honneur. Pour l’occasion, le Rédacteur Automobile vous propose de (re)découvrir quelques voitures sportives de la marque ; aux côtés des sempiternelles 2CV, DS ou autres CX, elles sont beaucoup moins valorisées et méritent pourtant le détour… commençons avec les Visa !

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Avec sa calandre en forme de groin et son esthétique ingrate, rien ne prédisposait la Citroën Visa à devenir non seulement une sportive mais en plus une arme redoutable en rallye.

La Visa, des campagnes françaises aux spéciales

Présentée lors du salon de Paris 1978, la Visa se veut pratique et économique, tout en offrant un niveau de confort élevé à la classe moyenne de l’époque. Dans ses publicités, Citroën vante largement son « allumage électronique intégral », une première mondiale. Remplaçante de l’Ami 8, (qui a donné naissance à la M35, un affreux coupé à moteur rotatif expérimental assemblé à raison d’environ 250 exemplaires destinés à des essais) la Visa reprend la base de la Peugeot 104, les deux marques faisant partie du groupe PSA. Elle est disponible avec un bicylindre (dérivé de celui de la 2CV) de 652 cm3 et 35 ch ou un 4 cylindres d’origine 104, un 1.124 cm3 de 57ch. Pas de quoi avoir des velléités sportives ! Esthétiquement, la Visa divise : entre sa calandre en forme de groin, son pare-chocs arrière trop proéminent ou encore son tableau de bord affublé de « satellites » en guise de commandes, on ne peut pas dire qu’elle soit une réussite. Et côté ventes, la Renault 5, bien que ne disposant pas encore d’une version 5 portes, la domine largement sur le marché français, séduisant plus du double des acheteurs de la petite Citroën.

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Assemblées chez Heuliez, avec qui Citroën développe la Visa II, la version Trophée est destinée à dynamiser l’image de la Visa au travers d’un challenge en compétition.

Visa II, le retour !

La marque se devait donc de réagir rapidement et travaille de concert avec Heuliez. Assez rapidement, en mars 1981, la Visa devient… Visa II, recevant une toute nouvelle calandre plus large et moins haute, des nouveaux pare-chocs et un intérieur moins futuriste. En outre, il est très important de dynamiser (dynamiter ?) l’image de la Visa. Citroën met donc sur pied tout un programme compétition autour de ce modèle et revoit sa communication, confiée à l’agence RSCG du célèbre Jacques Séguéla. Sans toutefois dépasser sa concurrente de Billancourt, les ventes remontent et Citroën envisage d’en dériver des versions aux performances plus élevées, à l’image de la version Alpine d’en face…

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La version Chrono est esthétiquement proche de la Trophée. Sortie à 1.000 exemplaires elle affiche haut et clair ses couleurs françaises. L’équipement est sportif, des jantes aux baquets, même si les performances ne sont pas du niveau de la Golf GTI ou de la R 5 Alpine Turbo.

C’est alors la grande époque « GTI », pourquoi ne pas faire une bombinette de la petite Visa, qu’elle devienne une voiture de jeune plutôt que de curé de campagne ? La marque ambitionne des victoires au championnat du monde des rallyes à l’horizon 1984-85. La stratégie de la marque se fait en deux temps : tout d’abord avec, dès 1981, le lancement d’un Trophée Visa, accessibles à des jeunes pilotes et richement doté en primes, afin de découvrir de nouveaux talents et, en parallèle, le lancement d’une étude sur base Visa qui sera homologuée en groupe B à partir de 1982- 83.

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Depuis plusieurs années, les Citroën Visa font le bonheur des organisateurs des Legend Boucles de Bastogne. (Photo: Jacques Letihon)

A cette époque, la concurrente à battre, tant dans les ventes au public qu’en rallye est la Renault 5. En course, la version Turbo est équipée d’un moteur central et Citroën va donc s’en inspirer pour développer, en collaboration avec le motoriste Danielson, un proto. Ce dernier est aligné au départ du Rallye des Milles Pistes en 1981. Il y remporte la victoire dans la toute première spéciale mais doit ensuite se retirer.

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Confiée à l’époque à l’agence RSCG de Jacques Séguéla, la communication Citroën ne fait pas dans la subtilité, de Grace Jones coiffée en forme de CX à la Visa présentée comme un « monstre » !

D’autres firmes spécialisées comme Polytecnic ou encore Strakit vont collaborer avec Citroën et huit Visa à moteur central sont finalement réalisées. La plus aboutie utilise un châssis de… Lotus Esprit Turbo sur lequel est posé une carrosserie polyester aux allures de Visa bodybuildée. Le 4 cylindres 2.200 cm3 de l’Esprit développe 210 ch, voilà de quoi faire parler la poudre. Malheureusement, l’Esprit étant une routière, son châssis n’est pas du tout adapté à un usage sur piste. Après de nombreux essais et tentatives pour augmenter la garde au sol, Citroën jette l’éponge et préfère se concentrer sur des Visa beaucoup plus proches de la série.

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Destinée à courir en groupe B, la Visa Mille Pistes est équipée d’une transmission intégrale, à l’image des monstres de l’époque que sont les Audi Quattro.

Citroën développe donc une version Groupe 5 afin de permettre à des amateurs pas trop fortunés de participer au Trophée Total Citroën Visa en 1982. Sur la base de la voiture du Trophée 1981, (une Super X à moteur 1.284 cm3 de 115 ch dont la caisse est ressoudée et les ouvrants sont en polyester, assemblée chez Heuliez) est dérivée une version « Trophée », équipée cette fois d’un 1.219 cm3 de 100 ch. Cette dernière, produite à 200 exemplaires en 1981, est homologuée dans la petite classe du groupe B l’année suivante.

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La Visa GT reprend les codes des petites sportives de son époque : spoilers, jantes… mais sauce Citroën !

 

Ensuite, Citroën ne pouvait manquer de marquer le coup… en ajoutant des versions sportives à la gamme Visa, au travers de plusieurs séries limitées. La première débarque au printemps 1982 : c’est la Chrono. Blanche, parée de bandes rouges et bleues, équipée de jantes en alliage, d’un tableau de bord sportif et de baquets bleus, son moteur 1.360 cm3 alimenté par deux carburateurs double corps développe 93 ch. Associé à une boîte 5 rapports, il lui autorise un bon 175 km/h, de quoi venir jouer des coudes entre Golf GTI, Kadett GT/E et autres Ritmo 105 ou Alfasud TI. Cependant, produite à 1.000 exemplaires seulement, la Chrono est trop peu diffusée. Au cours des saisons 1982 et 1983, les petites Visa groupe B se couvrent de gloire en rallye, leur poids réduit faisant d’elles une arme redoutable : elles terminent dans les dix premières des rallyes Monte Carlo, du Portugal, de San Remo, de l’Acropole.

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La Visa GT Tonic est une Chrono décoursifiée, exit les baquets, les bandes…

Pour le millésime 1983, une version « GT » assagie et non plus limitée voit le jour. Cette fois, le moteur 1.360 cm3 ne développe que 80 ch mais, beaucoup moins typé compétition, il est plus facile à utiliser au quotidien. La voiture se pare des inévitables spoilers, bandes et jantes en alliage mais ses performances sont en retrait. Citroën en dérive une « GT Tonic » l’année suivante, uniformément blanche. En fait, c’est une Chrono sans les bandes et les baquets, mécaniquement identique à la GT. Toujours en 1984, mais sur le front de la compétition cette fois, Citroën fait évoluer son bolide en le dotant d’une transmission sur les roues arrière : voici la Visa 1.000 Pistes, équipée d’un moteur 1.360 cm3 de 112 ch. Elle est également produite à raison de 200 exemplaires afin de l’homologuer en groupe B. 20 exemplaires reçoivent un moteur 1.434 cm3 de 145 ch et sont rebaptisées « 1.000 Pistes Evolution ».

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Parmi les prototypes à moteur central développés par Citroën, le dernier est sans doute le plus esthétique. Il s’agit en fait d’un châssis de Lotus Esprit turbo habillé d’une caisse poly aux lignes de Visa. Malheureusement la marque ne va pas l’utiliser en compétition car la garde au sol était celle d’une GT plutôt que d’un 4X4. Et comme un usage circuit ou côte n’était pas dans les cartons de Citroën, elle s’en alla directement au musée !

Bien adaptée aux épreuves sur terre, elle se couvre de gloire en France, remportant pas moins de cinq championnats nationaux des rallyes sur terre entre 1985 et 1989, sans parler d’un titre national en rallycross en 1984. Côté versions de série, pour l’année- modèle 1985, Citroën va toujours puiser dans la banques d’organes PSA.  Voici la Visa… GTI, équipée des moteurs 1.600 cm3 de 105 et 115 ch empruntés à la cousine 205. A cette époque, la Visa est en fin de carrière et son intérieur étriqué ne peut en faire une réelle concurrente de la Golf GTI 2, par exemple. Reste qu’elle est assez efficace sur la route, moins courante que la 205 et vendue moins cher. Ces versions restent au catalogue jusqu’à la fin de la commercialisation du modèle, en 1988. (Texte: Dimitri Urbain)

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En fin de carrière, la Visa reçoit les motorisations de sa cousine 205 GTI. Le poids des années est là mais elle reste une petite sportive efficace et vendue à prix d’ami.
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Kart Fun Trophy: une compétition démocratique!

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Nouvelle compétition pour le karting dit de « compétition-loisir », le Kart Fun Trophy by Karting des Fagnes fera son apparition en 2019. En retenant 10 résultats sur un maximum de 15 épreuves, les organisateurs proposent une formule mêlant compétition et convivialité. En outre, de magnifiques prix seront attribués en fin de saison.

Depuis 1987, le Karting des Fagnes est l’une des plus belles pistes en Europe. Théâtre de très nombreuses compétitions mondiales et européennes, le circuit situé à Mariembourg est aussi un lieu très apprécié des débutants et des pilotes amateurs, qui viennent y louer des karts de loisir.

Au fil du temps, le Karting des Fagnes a aussi mis sur pied des compétitions « clés en mains » avec ses Sodi RT8-Honda 390cc. Le concept est idéal! Pour des coûts très réduits, les participants peuvent prendre part – seuls ou en équipe – à une véritable course avec une séance d’essais qualificatifs, un départ arrêté puis une confrontation dont la durée varie de 1 heure à… 500 Miles, soit environ 12 heures.

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Grâce à leur expérience dans l’organisation de compétitions internationales, les propriétaires du Karting des Fagnes ont su proposer une formule de grande qualité avec une direction de course professionnelle et une application stricte des règles de fair-play. Par ailleurs, trois catégories de poids différentes sont proposées : 65-75 kg, 75-85 kg et + 85 kg, ces chiffres tenant compte du poids du pilote et de son équipement (éventuellement avec un lest). En 2019, quinze courses seront proposées aux amateurs du genre, de plus en plus nombreux. Mais ce n’est pas tout. Cette nouvelle année verra en effet apparaître le Kart Fun Trophy by Karting des Fagnes!

« Il y avait une demande de la part de nombreux participants pour avoir un vrai championnat », explique Thierry Lepinne, le copropriétaire du Karting des Fagnes. « Nous leur proposons donc une formule qui se veut à la fois accessible, non-contraignante et… fun! Et il y aura en outre de magnifiques récompenses. »

Pour déterminer le classement du championnat, les dix meilleurs résultats (sur un maximum de 15) seront comptabilisés, chaque pilote marquant des points individuellement selon le barème 50-48-46-45-44… Ce qui veut dire que les 48 participants (nombre maximum) d’une course seront automatiquement classés. Notons que pour les 500 Miles de Mariembourg, épreuve phare de la saison, ces points seront doublés.

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Lors d’une remise des prix organisée en fin d’année, les lauréats se verront remettre de splendides récompenses. Les champions des Classe 1 (+ 85 kg) et Classe 2 (75-85 kg) recevront en effet une inscription gratuite pour participer aux 500 Miles de Mariembourg en 2020. Quant au champion de la Classe 3 (65-75 kg), souvent fréquentée par de plus jeunes pilotes, il recevra ni plus ni moins qu’une course officielle sur un karting 2 temps équipé d’un moteur IAME X30 ! Leurs suivants ne seront pas oubliés avec des journée découverte en kart 2 temps, des participations gratuites aux courses du Kart Fun Trophy de la saison 2020, des colis de dégustation de bière ou des sessions gratuites pour rouler sur les karts de location du Karting des Fagnes. Bref, une dotation assez unique pour ce type de compétition ! Pas de doute, le Kart Fun Trophy by Karting des Fagnes répond à une demande. Avant le coup d’envoi, programmé le dimanche 17 février, le règlement, les infos et le formulaire d’inscription peuvent être obtenus par e-mail en écrivant à info@kartingdesfagnes.com. Et que les meilleurs gagnent! (Communiqué de presse)

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Calendrier des courses :

17 février : 1 heure

13 avril : 1 heure (avec attribution de points pour la Sodi World Series Sprint)

14 avril : 1 heure

28 avril : 500 Miles de Mariembourg

4 mai : 1 heure

2 juin : 1 heure

16 juin : 1 heure

21 juillet : 2 heures

4 août : 1 heure

25 août : 1 heure

1erseptembre : 4 heures (avec attribution de points pour la Sodi World Series Endurance)

19 octobre : 1 heure

20 octobre : 1 heure

10 novembre : 2 heures

24 novembre : 1 heure

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BRC: Bilan d’une saison 2018 disputée

Avec cinq vainqueurs différents, la saison 2018 du Championnat de Belgique des Rallyes n’a pas manqué d’intérêts, loin de là. Même si, avec ses quatre victoires, on pourrait croire que Kris Princen a largement dominé la compétition. Dans la bagarre qui l’opposait à l’autre Skoda Fabia R5 de Vincent Verschueren, le champion en titre, le Trudonnaire a profité d’un changement de monture de son adversaire, en septembre, lors du Tour des Flandres, pour asseoir son deuxième titre. Eh oui, à 44 ans, Kris décroche sa deuxième couronne 19 ans après la première!

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Cette année, la compétition belge peut être considérée comme un bon cru. Du côté des épreuves, on note une certaine progression du côté des kilomètres disputés contre le chrono ce qui est toujours appréciable pour les participants. C’est à Ypres que l’on a gagné le plus de kilomètres depuis l’an passé avec 18 km en plus mais l’épreuve chère à Alain Penasse conserve son titre de meilleur rapport prix/km parcourus (277,87 km chronométrés).

Stats parcours BRC 2018

A l’opposé, le Sezoens disputé, rappelons-le, sur certaines portions de terre aux alentours de Bocholt, est redevenu le rallye le plus court après avoir laissé ce titre au Haspengouw en 2017. Malgré ses 145 km contre le chrono, il conserve encore et toujours sa place dans le calendrier. Remarquons encore que le TAC Rally conserve, pour la troisième année d’affilée, ses 162,52 km, démontrant là la constance de l’organisation. Et l’économie de nouvelles notes pour les équipages habitués à ce rallye. Le Wallonie, Ypres et le Condroz demeurent les rallyes les plus longs même si l’épreuve namuroise voit son kilométrage diminuer d’année en année…

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Tous au départ, combien à l’arrivée ?

Au rayon des engagés, on peut dire que ce cru 2018 n’est pas trop mauvais par rapport aux saisons précédentes. Certes, on est en légère baisse sur le total de l’année mais à partir de l’Omloop, les participants sont en hausse. Comme en 2017, c’est le Haspengouw Rally qui affiche le plus petit nombre d’engagés (47) et cette année, il ne pouvait même pas se consoler en compagnie du Sezoens puisque ce dernier voyait son nombre d’inscrits en progression. On sait qu’il n’est pas facile d’ouvrir la saison mais même du côté du Criterium, les chiffres sont à la baisse du côté de Landen puisqu’on est passé de 30 à 24 inscrits cette année. Grosse diminution également du côté du Spa Rally qui a lourdement payé le fait de tracer ses spéciales chronométrées autour du circuit de Spa-Francorchamps. Si l’organisateur a rapidement changé son fusil d’épaule pour 2019, espérons que l’arrivée d’un Criterium n’anéantira pas ses efforts en termes d’inscrits.

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Avec 159 équipages engagés, le Rallye du Condroz demeure inexorablement la grosse machine du Championnat noir-jaune-rouge et avec 72% de voitures à l’arrivée, elle est la deuxième épreuve la moins meurtrière de Belgique contrairement à une réputation qui lui tient à la peau! Comme en 2015 et 2016, c’est à Namur que le taux d’arrivée est le plus faible. Beau temps et asphalte abrasif font souvent beau ménage pour pousser les mécaniques dans leur derniers retranchements ou échauffer les esprits de pilotes trop téméraires. Si Ypres était le meilleur élève de la classe des finisseurs en 2016 et 2017, il a cette fois laissé le titre à l’East Belgian Rally qui comptait 73,5% de ses équipages à l’arrivée le dernier week-end ensoleillé du mois de septembre.

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Princen se remotive

On l’a dit plus haut, grâce à ses quatre victoires au Haspengouw, au TAC, à l’Omloop puis à St Vith, Kris Le Prince s’est offert un beau titre à bord de la Skoda Fabia R5 parfaitement préparée chez BMA. Malheureusement, les évènements ayant frappés ses équipiers au Condroz l’ont contraint sportivement, à se retirer alors qu’il pouvait encore s’offrir un podium face aux 18 autres Fabia inscrites. Toujours est-il qu’en 114 ES disputées, le Trudonnaire a été en tête durant 66 chronos. Il a le taux de réussite le plus élevé des cadors du championnat si l’on excepte les participations des pilotes venus du WRC comme Neuville et Lefebvre.

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Face à lui, le champion 2017 a fait illusion jusqu’à la rentrée de septembre. Avec deux victoires au Wallonie et à Bocholt, Vincent Verschueren était bien placé pour défendre sa couronne et il avait même pris un avantage psychologique en terminant deuxième à Ypres juste devant Princen. Auparavant, les deux hommes s’étaient évités soigneusement au Spa Rally, où l’excellent Fernémont privait Kris d’une victoire en l’absence de son adversaire, alors qu’à contrario, Vincent remportait le Wallonie en l’absence du pilote BMA.

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Après Ypres, le pilote GoDrive consolidait sa première place provisoire au championnat mais la décision prise par l’équipe de Gaby Goudezeune d’engager une nouvelle Skoda Fabia R5 à partir de l’Omloop allait fortement contrarier le champion en titre. Habitué à gérer eux-mêmes la mécanique sans que l’on ne sache trop ce qui se trame au sein de leurs ateliers, ils devaient cette fois faire appel à un ingénieur tchèque contraint, par l’usine, de rester dans les clous. Bizarrement, ou pas, moins performante que l’ancienne la Skoda affublée du #46 perdait pied à Roulers mais surtout à St Vith où Princen en profitait pour ceindre la couronne.

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La relève est en route

Derrière ces deux ténors, l’opposition n’a pas démérité. Adrian Fernémont a démontré qu’il faudrait dorénavant compter avec lui, même s’il doit d’abord et avant tout décrocher des sponsors pour monter son programme. Impérial au Spa Rally où il s’est imposé à la surprise générale, il a étonné sur des terrains qui lui étaient à priori moins favorables comme Ypres (6e) et l’Omloop (3e). Deuxième à St Vith puis à Huy, il termine logiquement à cette place au championnat.

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Enfin, le quatuor idéal de ce championnat se complétait du jeune Sébastien Bedoret qui a vite appris. Auteur d’un podium au TAC puis d’une deuxième place au Sezoens, il signait son premier scratch à l’Omloop en pleine bagarre entre Princen et Verschueren.

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Mention également à trois jeunes gâchettes, j’ai nommé Grégoire Munster, joli 8e du scratch à Spa sur sa petite Opel Adam R2, Gilles Pyck et Tobias Brülls tous deux sur Peugeot 208 R2. Ils nous ont épatés par leurs passages très courageux et gageons que l’on en reparlera dans les prochaines années.

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N’oublions pas de saluer aussi les deux performances des pointures du WRC venues se mesurer aux stars belges. Thierry Neuville (Hyundai i20 R5) et Stéphane Lefèbvre (Citroën C3 R5) ont véritablement survolé Ypres et le Condroz, ne laissant que quelques miettes aux habitués du championnat. A Ypres, Thierry a pris 15 meilleurs temps à son compte tandis que le Français, moins gourmand, a inscrit sept meilleurs temps sur son ardoise hutoise. Et puis n’oublions pas Xavier Baugnet qui a réalisé un superbe Rallye du Condroz pour ce one shot sur une Citroën C3 R5!

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La déception va, une fois encore serait-on tenté de dire, à Cédric Cherain qui a encore brûlé pas mal de cartouches durant la saison. En changeant de montures à plusieurs reprises, il ne s’est pas facilité la vie. Auteur de deux gros cartons à Landen puis à Spa, il a poursuivi sa saison cahin-caha, signant une deuxième place au Wallonie, une étonnante 4e place à Ypres ou encore la 3e place au Condroz. Kevin Demaerschalk est l’autre déception à répétition. Mal en point au niveau budget, il ne bénéficie jamais de la meilleure auto et chez Citroën, cela se paie cash. Auteur de deux erreurs à Ypres et au Condroz, il terminait sa saison à Huy en ramenant laborieusement une septième place…

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Enfin n’oublions pas Guillaume de Mévius qui a plié plusieurs Peugeot 208 T16 R5 avant de disposer d’une Citroën C3 R5 avec laquelle il n’a jamais réellement brillé. Et ce n’est pas sa neuvième place finale au Var qui va nous faire changer d’avis. Son frère Ghislain fut l’auteur d’une bien meilleure saison lors de ses rares coups à bord de la Skoda Fabia R5 (voir tableau des Best Performers ci-dessous).

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Qu’attendre de 2019 ?

A l’heure où nous dressons ce bilan, les infos sont encore rares sur la future saison. Certes, les premières VW Polo R5 belges sont arrivées chez THX Racing et chez BMA mais l’on n’en sait encore rien sur leurs pilotes. Démotivé à la suite du départ de son fidèle copilote Peter Kaspers (revenu à ses côtés au Condroz), Kris Princen semble tenir la corde pour piloter l’une des deux Polo R5 BMA en 2019. Face à lui, les autres pilotes devraient rester fidèles à Skoda qui vient de présenter son modèle 2019 qui ne sera pas disponible avant la mi-saison.

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