Librairie: Hypercars Ferrari: des témoignages en abondance

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Le tifoso que je suis a toujours beaucoup de mal à découvrir de nouvelles choses à la lecture d’un livre consacré à la marque au cheval cabré. L’ouvrage de l’américain Winston Goodfellow dédié aux supercars de Ferrari est intéressant dans le sens où il retrace l’histoire de la marque mais en insistant sur les modèles les plus exclusifs et ce, dès les premières années d’existence. Cela donne un éclairage original à un récit maintes fois conté.

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Intelligement, l’auteur américain (photo ci-dessus) utilise énormément de témoignages issus de diverses publications. Cela donne un côté vivant à son texte et logiquement, ses références médiatiques proviennent inévitablement de magazines americano-anglo-saxons.

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Selon lui, les origines des supercars italiennes remonteraient à la très exclusive 340 America produite en 23 exemplaires seulement. L’auteur a le bon goût de mêler iconographie d’époque avec des photos plus récentes. On adore les clichés noir et blanc d’autant qu’ils sont parfaitement contre-balancés par des photos couleur qui évitent le côté esthétisant de ces bouquins américians où les voitures sont plus neuves qu’elles ne l’ont jamais été de leur vivant.

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Winston distille également quelques portraits, tout au long du livre, où les hommes qui ont compté dans l’histoire de Ferrari ont droit à leur moment de gloire. Le designer  Sergio Pininfarina mais aussi l’ingénieur Nicola Materazzi ou encore Franco Meiners qui poussera à nouveau Ferrari vers les courses d’endurance tout en étant l’initiateur de la mise en valeur du patrimoine. Ce qui est également intéressant dans ce livre conscré aux hypercars, c’est qu’on y retrouve des photos de toutes les concurrentes des Ferrari. Lamborghini Miura, Maserati Ghibli, Monteverdi 400 SS avant l’arrivée des Porsche 959 et autres Mc Laren F1.

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L’aspect compétition n’est pas absent des 240 pages de l’ouvrage puisqu’on y trouve de longs chapitres consacrés à la 288 GTO Evoluzione, à la F40 LM/GTE ou encore à la F50 GT, la plus rapide de toutes mais qui ne dépassera pas le stade de prototype. Enfin, l’épilogue est à mes yeux, l’un des meilleurs moments du livre parce que l’auteur y regrette la disparition d’un plaisir de pilotage apparu avec la F50. « Bientôt, ces supercars sans âme ne seront rien d’autre qu’un enième appareil, un moyen de transport rapide et non plus les pures bijoux qu’ils furent longtemps – hypnothiques, enthousiasmantes, inoubliables. »

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Librairie: Zagato, chef-d’oeuvre du design chez E.T.A.I.

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Cet ouvrage retrace avec une grande précision l’histoire de la maison milanaise à travers ses nombreuses productions. Une histoire qui débute durant la première guerre mondiale lorsque Ugo Zagato est engagé chez l’avionneur Pomilio. Une belle occasion pour lui de devenir un spécialiste de l’aluminium.

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Il faut alors attendre 1923 pour voir sortir des ateliers de la Carrozzeria Zagato la Fiat 501 Sport « type fuselage » qui marquait l’entrée de l’automobile dans un certain concept de légèreté. Toutes les grandes marques italiennes de cet entre-guerre passèrent des commandes chez Zagato. Mais ce sont essentiellement les victoires des Alfa Romeo dans les grandes courses italiennnes comme les Mille Miglia ou les concours d’élégance de l’époque qui vont véritablement asseoir la légitimité de Zagato.

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Durant la seconde guerre mondiale, l’usine Zagato du Corso Sempione est totalement détruite lors d’un raid de la RAF le 13 août 1943. La reconstruction des bâtiments débute dès la fin de l’année 46 et dès le mois de mai de l’année suivante, Elio, le fils aîné d’Ugo, s’inscrit dans des compétitions à bord d’une Fiat 500 Barchetta.

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Zagato dessine alors des carrosseries très simples pour Fiat, Lancia ou encore MG et dont la signature se marque par un pare-brise panoramique original. En 1949, sur la demande d’Antonio Stagnoli, Zagato se penche sur le châssis 018M d’une Ferrari 166 Coupé et son propriétaire l’aligne dans les Mille Miglia en 1950.

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C’est pourtant Fiat et Alfa qui demeure ses principaux clients dans les années 50 et 60. En 1960, Zagato nous offre la superbe Aston Martin DB4 GT qui demeure l’une des plus belles lignes dans l’histoire de l’automobile. Durant cette décennie, d’autres beautés seront issues des ateliers milanais à l’image de l’Alfa Romeo TZ qui marquera l’apogée de l’arrière de type Kamm, en application des théories aérodynamiques de cet ingénieur allemand des années 30.

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Durant les années 70, on sent l’italien moins inspiré avec beaucoup de modèles discutables et moins de traits de génie à nos yeux. Le déclin est en cours, ou du moins, un virage qui voit Zagato produire moins de voitures pour se concentrer sur l’élaboration de modèles plus exclusifs comme l’Aston Martin V8 Vantage de 1986, produite à 50 exemplaires, ou l’inoubliable Alfa Romeo SZ. A la fin du siècle dernier, Zagato connaît de graves difficultés et ne produit plus que quelques prototypes destinés à des Salons. Andrea Zagato prend la direction des opérations en 1990 et étend les activités traditionnelles de la carrosserie à la fourniture de services de conception et de design, non seulement dans le secteur des transports mais aussi à l’intention de l’industrie en général. La ville de Milan opte ainsi pour l’Eurotram en janvier 2000, dessiné par Zagato.

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Un tournant nécessaire qui a probablement sauvé la firme italienne du désastre. Ces dernières années, Zagato s’est consacrée à la conception de modèles exclusifs mais aussi à la renaissance de voitures disparues ou encore à la consultation à 360° pour la firme chinoise Thunder Power dont elle a tout créé, de son site web à l’habitacle de ses voitures en passant par leurs lignes bien sûr, mais aussi le design du stand lors des salons où la voiture fut exposée! Retrouvez toute cette belle histoire en détails dans l’ouvrage édité chez ETAI et proposé au prix conseillé de 59 euros pour 208 pages.

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