Rallye du Condroz: le parcours est fixé!

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Alors que chaque équipe peaufine la préparation de sa voiture pour le dernier grand rendez-vous belge de l’année en sport automobile, le Royal Motor Club de Huy a enclenché la surmultipliée pour valider les derniers choix, régler les derniers détails d’organisation, « accorder les violons » entres toutes les parties concernées: les communes et tous leurs services, la Ville de Huy, la Province de Liège, le Ministère de l’Intérieur, le co-organisateurs, les stewards, commissaires et tous les bénévoles…

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Le parcours est lui désormais figé, sauf mauvaise surprise de dernière minute. Au menu, 10 épreuves de classement à parcourir 2 fois pour un total dépassant les 220 km de spéciale, soit plus qu’en 2018!

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Les habitués du Rallye du Condroz ne seront pas déstabilisés par les grands « classiques » que sont, Strée, Wanze, Bodegnée-Amay, Wanzoul, Ramelot ou encore Perwez-Marchin – la plus longue spéciale du rallye avec près de 21 km – qui reprennent en grande partie le tracé de l’an dernier, parfois en sens inverse. Ben-Ahin,Héron, Villers-le-Bouillet sont inédites mais en empruntant des tronçons déjà connus. La plus grande nouveauté, c’est le retour de la spéciale de Ouffet-Clavier dans une version inédite longue d’un peu plus de 14 km.

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Les festivités débuteront dès le vendredi avec la spéciale d’essais libre programmée cette année toute la journée (Accès : 5 € – gratuit pour les détenteurs du ‘’pass we’’ à 25 €) et le contrôle technique avant la traditionnelle séance d’autographes prévue sous le chapiteau le vendredi à 18h30.

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Douze spéciales, réparties en deux demi-boucles de 3 ES pour le samedi, huit spéciales, réparties en 4 demi-boucles de deux ES pour le dimanche, c’est le solide menu proposé aux équipages, avec une animation constante dans le parc d’assistance du rallye, situé comme toujours Avenue Delchambre et sur le Quai d’Arona le long de la Meuse. (Communiqué de presse)

Infos utiles et billetterie : www.condrozrally.be

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BRC: Rallye de Wallonie: des R5 comme s’il en pleuvait

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Cédric Cherain sera l’un des candidats logiques à la victoire, dimanche à Namur.

La quatrième manche du Championnat de Belgique des Rallyes se disputera ce week-end dans les environs de Namur. Pour sa 36e édition, cette classique wallonne fera le plein de concurrents avec un plateau constitué d’un quart de bolides répondant à la catégorie R5. Un bien bel exploit pour les organisateurs. Ainsi, à l’exception de Kris Princen, actuel leader du championnat, tous les cadors seront présents à Namur. A commencer par Cédric Cherain, vraisemblablement le plus sérieux rival de Princen dans la course au titre. Rapidement éliminé au TAC Rally, le citoyen de Fléron aura à cœur de se venger sur une épreuve qu’il a déjà remportée en 2015. Sa VW Polo GTi R5 est la meilleure arme actuelle mais il aura fort à faire face aux nombreuses Skoda Fabia.

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Deuxième en 2018, Adrian Fernémont ne cache pas ses ambitions: il veut gagner!

Dans le clan tchèque, on compte en effet plusieurs pilotes de premier plan dont Adrian Fernémont, deuxième l’an dernier, qui ne cache pas ses ambitions de victoire. Les espérances sont aussi élevées du côté du représentant de l’importateur belge, Sébastien Bedoret. Auteur d’un solide début de saison avec une 3e place au Rallye de Hesbaye et une 2e au TAC Rally, il lui reste une marche à gravir pour déflorer son palmarès en championnat de Belgique!

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Pas totalement satisfait de son début de saison, Ghislain de Mévius espère cette fois, jouer dans le premier peloton.

 

Pointons aussi le vainqueur sortant, Vincent Verschueren, secondé par Stéphane Prévot et Ghislain de Mévius qui a envie de prouver qu’il sait jouer plus que la carte de la régularité. Olivier Collard, 4e ici même en 2018, aura à coeur de signer un aussi bon résultat avec la même Skoda Fabia R5. Bastien Rouard, David Bonjean, Cédric De Cecco, Niels Reynvoet, Olivier Cartelle, Jourdan Serderidis et Alain Litt sont également capables de se mettre en valeur tandis qu’on suivra encore les prestations de Pieter-Jan-Michiel Cracco, qui découvrira la Fabia, et d’Amaury Molle qui, à domicile, débutera dans la catégorie R5.

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Avec des chronos en dents de scie, Patrick Snijers n’est visiblement pas toujours à son aise…

Outre celle de Cherain, trois autres VW Polo GTI R5 seront de la partie avec Xavier Bouche, Patrick Snijers et Henri Schmelcher. Les intérêts de Ford seront défendus par Philip Cracco et Christophe Verstaen sur des Fiesta trop justes pour jouer la tête. Un haut du classement qu’espère animer Kevin Demaerschalk sur la seule Citroën C3 R5 présente, comme en témoignent les excellents chronos signés à Tielt lorsque sa voiture fonctionnait parfaitement. Enfin, le Néerlandais Martin Van Iersel apportera un peu de diversité avec sa Hyundai i20 R5. Disparue aussi vite qu’elle a fait la joie des rallyes belges et européens, la Skoda Fabia S2000 effectuera un joli come-back grâce à Johan Van Den Dries.

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Pascal Gaban visera une nouvelle victoire en GT.  

La catégorie GT ravira les amateurs de glisse en espérant que la bande son n’ait pas été trop étouffée par les nouvelles normes imposées par le RACB. Les Porsche 997 GT3 seront présentes en majorité avec, en tête de liste, la version 3.6L de Pascal Gaban, de retour à Namur auréolé de sa victoire de catégorie au Spa Rally. Face à lui, Laurent Léonard qui remet le couvert, cette fois sur l’exemplaire appartenant à Francis Lejeune; Romain Delhez et le débutant Laurent Vanton. Comme en R5, l’originalité viendra des Pays-Bas avec la Nissan 350Z de Diter Toprek, devenu un habitué de l’épreuve.

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Glenn Snaet retrouvera un terrain très éloigné de ses routes habituelles.

On suivra également avec grande attention les petites tractions de la catégorie R2 avec, en tête de lice, les jeunes loups du Junior BRC. Si Grégoire Munster (Opel Adam R2) a pu confirmer tardivement sa présence, après sa grosse sortie de route lors du TAC Rally, on peut aussi se réjouir de celles de Glenn Snaet, Tobias Brüls, Thibaud Mazuin, Gilles Pyck (tous sur Peugeot 208 R2) et de Valentin Vertommen (Ford Fiesta R2T). Les juniors devront pourtant se méfier des expérimentés Jean-Louis Boesmans (Ford Fiesta R2T) et Guillaume Dilley (Peugeot 208 R2), de retour en traction après plusieurs mois d’absence.

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Gino Bux devrait une nouvelle fois éclabousser la catégorie Historique de son talent.

Enfin, une dizaine de véhicules du championnat de Belgique Historic viendront ravir les nostalgiques. Au vu de ses exceptionnels chronos signés à Spa, Gino Bux espère cette fois rejoindre l’arrivée sur la capricieuse Ford Escort MK1 de son copilote. Il aura comme prinncipale opposition Dirk Deveux (Ford Sierra Cosworth 4×4) et Guino Kenis (BMW M3).

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Fortement handicapé par des soucis de freins au TAC, Kevin espère connaître une course plus limpide à Namur.   

Comme l’an dernier, les organisateurs du Rallye de Wallonie mettront sur pied une « Spéciale-Test ». Celle-ci se tiendra ce jeudi, toujours sur une partie de l’ancienne spéciale de Loyers. La plupart des favoris de cette 36ème édition ont répondu présents et les spectateurs pourront ainsi s’offrir un sympathique apéritif à la veille du départ avec une entrée gratuite. Les assistances se tiendront sur le parking du magasin Decathlon. Le premier départ théorique est fixé à 14h00 et le dernier à 17h50. Un plan de la spéciale est disponible dans la rubrique  » Concurrents/Documents » du site : www.rallyedewallonie.be

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Grégoire Munster a confirmé sa présence après sa grosse sortie du TAC…

Entrant aussi en ligne de compte pour le Championnat du Luxembourg des rallyes, le Rallye de Wallonie débutera le vendredi 26 avril avec, comme de coutume, une double super-spéciale Show sur l’Esplanade de la Citadelle de Namur. La compétition se poursuivra ensuite sur des spéciales de la région namuroise les samedi et dimanche 27 et 28 avril. La météo annoncée n’est guère optimiste…

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Romain Delhez espère que sa Porsche aura fait ses maladies de jeunesse à Spa.

 

BRC: Spa Rally: Qui pour contrer Princen?

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Vainqueur au ralye de Hesbaye, Kris Princen tentera de poursuivre son beau début de saison en ajoutant le Spa Rally à son palmarès.

Dès ce jeudi après-midi, le paddock du circuit de Spa-Francorchamps va s’animer puisque les concurrents du Spa Rally 2019 vont y installer leurs structures. Le Shakedown est programmé le vendredi après-midi du côté de Ster avant d’entamer un week-end riche de deux fois douze spéciales.

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Guillaume de Mévius sera, une nouvelle fois, très surveillé…

Alors que la météo annoncée devrait nous offrir un rallye bien gras et délicat, Kris Princen tentera de faire honneur à son étiquette de favori. Vainqueur du Rallye de Hesbaye, le pilote de la nouvelle Volkswagen Polo R5 BMA sera présent pour réussir la passe de deux, mais on sait que le rendez-vous spadois ne lui a pas toujours souri par le passé. D’autant qu’il pourra sentir le souffle de ses adversaires directs et déclarés, à commencer par Adrian Fernémont (Skoda Fabia R5), le vainqueur en titre, et Guillaume de Mévius (Citroën C3 R5), qui tentera de trouver enfin la vitesse sans passer par la case débosselage.

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Vainqueur en 2018, Adrian Fernémont aimerait logiquement renouveler l’expérience…

La dernière inconnue concernait la monture privilégiée par Cédric Cherain, médaillé d’argent à Landen, et bien décidé à engranger de nouveaux gros points à Spa. Le pilote liégeois s’est rabattu sur une Skoda Fabia R5 en provenance des ateliers de SXM Competition de Jourdan Serderidis. Objectifs clairement avoués de Cherain: mettre la pression sur Princen et viser – au moins – un nouveau podium.

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Ghislain de Mévius fera virevolter sa Skoda Fabia R5 sur les jolies routes ardennaises.

Dans le sillage des favoris logiques, le peloton de chasse sera sans doute emmené par Ghislain de Mévius (Skoda Fabia R5), Cédric De Cecco (Skoda Fabia R5) et Patrick Snijers (Volkswagen Polo R5), la liste des bolides de la catégorie R5 étant complétée par les Ford Fiesta de Pieter-Jan Michiel et Philip Cracco, la Peugeot 208 T16 de Joachim Wagemans et la DS3 d’Armand Fumal.

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Après son retrait sur sortie, très tôt à Landen, Patrick Snijers aura à coeur de signer un résultat dans la cité thermale.

Le public mélomane pourra profiter de l’affrontement royal qui s’annonce entre les dompteurs de Porsche 911 GT3 que sont John Wartique, Francis Lejeune, le revenant Pascal Gaban, Romain Delhez et Fred Bouvy. Pas de doute, la bande son sera elle aussi de qualité. Dans les rangs des outsiders, on retrouve Stephan Hermann (Fiat Punto S1600), Steve Vanbellingen (Mitsubishi Lancer Evo10), Pierre Hubin (Mitsubishi Lancer Evo9), Jean-Pierre Destrument (Mitsubishi Lancer Evo9) et consorts.

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Grégoire Munster s’est imposé en Hesbaye. A Spa, la concurrence sera renforcée.

Initialement engagé avec une Skoda Fabia R5 qu’il n’a finalement pas trouvée, Amaury Molle se rabat sur une Peugeot 208 R2 qui vient encore renforcer l’affiche de la catégorie Junior BRC, où il sera opposé au champion en titre Grégoire Munster (Opel Adam R2), au véloce Hollandais Timo van der Marel (Opel Adam R2), à Tobias Brüls (Peugeot 208 R2) et à Thibaud Mazuin (Peugeot 208 R2). Chaud patate!

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Gino, le Tonton flingueur de chronos, espère retrouver de la fiabilité du côté de sa belle Escort.

En Historique, c’est à un conflit de générations qu’on risque fort d’assister, avec les Youngtimers de Guino Kenis (BMW M3 E30) et Dirk Deveux (Ford Sierra Cosworth) face aux Oldtimers de Gino Bux (Ford Escort MK1), Johnny Delhez (Ford Escort MK2), Stefaan Prinzie (Opel Ascona 400), Patrick Deblauwe (Ford Escort MK2), Arthur Kerkhove (Ford Escort MK2), Jean-Michel Gerome (Ford Escort MK2), avec en guise de cerise sur le gâteau l’inattendue… Lotus Elan du local Grégoire Destexhe, qui brille généralement dans les montées historiques.

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Toujours généreux dans l’effort, Guino Kenis devrait nous enchanter à bord de sa jolie BMW M3.

Avec quelque 170 équipages au départ, les spectateurs du Spa Rally 2019 s’apprêtent à passer du bon temps entre les spéciales et QG de l’épreuve au cœur de Spa. Voilà qui promet!

Horaire

Samedi 16 mars

ES1/6/11 Winanplanche     8h31 – 13h26 – 18h21

ES2/7/12 Theux                    8h50 – 13h45 – 18h40

ES3/8      Francorchamps   10h46 – 15h41

ES4/9      Wanne                   11h04 – 15h59

ES5/10    La Gleize               11h40 – 16h35

Dimanche 17 mars

ES13/17/21 Francorchamps 8h35 – 12h00 – 15h25

ES14/18/22 Herve                   9h13 – 12h38 – 16h03

ES15/19/23 Fays show           9h47 – 13h12 – 16h37

ES16/20/24 Spa                      10h11 – 13h36 – 17h01

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WRC: Rallye du Mexique: La chance au champion

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Sébastien Ogier a vite effacé sa piètre prestation suédoise en signant au Mexique sa deuxième victoire de la saison.

A l’issue du troisième rendez-vous de la saison 2019 du Championnat du Monde des Rallyes, il est temps de tirer les premières conclusions même si les trois premières épreuves constituent à elles seules des exceptions étant donné leur revêtement. A la glace du Monte-Carlo a succédé la neige de Suède et la terre du Mexique. Sans oublier que ce dernier se dispute en altitude et limite de ce fait la puissance des moteurs.

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Succès de foule indubitable pour cette troisième manche de la saison qui n’est pourtant pas exempte de tout reproche.

Avec deux victoires et un abandon, le français Sébastien Ogier fait encore et toujours figure de candidat numéro un à sa propre succession. Au Mexique, il s’est à nouveau montré impérial en début d’épreuve alors qu’il ne bénéficiait pas d’une position idéale sur la route. Dès le premier passage dans la spéciale de El Chocolate, la deuxième du rallye, le Français signe un deuxième chrono alors que Tänak (Toyota Yaris WRC) perd 21″ tandis que Thierry Neuville crève et perd déjà 42″…

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Suite à un drapeau rouge dans l’ES10, Ogier reçoit un temps forfaitaire qui « efface » le temps perdu suite à une crevaison. La chance du champion!

Un à un, les autres opposants au pilote Citroën perdent pied à l’image des Hyundai de Sordo et Mikkelsen, retardés par des soucis techniques, et c’est l’étonnant Elfyn Evans qui s’installe sur la deuxième marche du podium provisoire à bord de sa Ford Fiesta WRC mais à 14″9 d’Ogier le vendredi soir. Troisième Kris Meeke est le meilleur représentant du clan Toyota, à 21″1 tandis que son équipier estonien compte 37″1. Thierry est sixième à une minute et n’a rien pu faire pour réduire l’écart.

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Victime de soucis électriques à la fin de la première étape, Dani Sordo a perdu gros.

Le samedi, on assiste à un psychodrame dans l’ES10, la première de la journée, lorsque Sébastien Ogier crève à son tour, à l’avant gauche, et retombe juste devant Thierry au classement général, à moins de 20″. Mais comme la chance ne sourit qu’au champion, la sortie de son équipier Lappi entraîne le déploiement d’un drapeau jaune et donc l’établissement d’un temps forfaitaire qui permet au français de rester en tête. Un scénario digne du crashgate vécu en 2008 au GP Singapour quand la sortie de Piquet Jr avec la Renault avait permis à Alonso son équipier de remporter une victoire. Qui provoque une tempête sur les réseaux sociaux sans parler de certains pilotes comme Meeke ou Neuville qui n’hésitent pas à laisser sous-entendre que Lappi aurait appuyé sur le bouton rouge alors qu’il était hors de danger.

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Ogier et Citroën ont déclenché une tempête dans un verre d’eau…

L’équipe Citroën sera blanchie puisque l’organisateur reconnaîtra que c’est lui qui a pris la décision alors que Lappi avait signalé que l’équipage était indemne. Une organisation mexicaine qui commettra de nombreuses bévues tout au long du week-end et qui ne mérite certainement pas de jouer en WRC. Jump dangereux dans la spéciale-show de jeudi soir, barrière fermée devant Mikkelsen le samedi, engin de chantier placé à l’extérieur d’une courbe rapide, les faits n’ont pas manqué pour remettre en question l’organisation de ce rallye coûteux.

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Ott Tänak continue d’engranger les points après sa victoire suédoise, il termine second au Mexique et conserve la tête du championnat.

Mais revenons au déroulement de la course, limpide pour le premier, qui ne sera jamais inquiété, et qui a conquis sa cinquième victoire mexicaine grâce à une lucidité épatante en début de course et après avoir signé sept meilleurs temps faisant de lui le meilleur performer de l’épreuve devant l’Estonien Tänak (6 MT) et un étonnant Mikkelsen (3 MT). Derrière, Meeke, Latvala et Neuville en signent 2 chacun tandis que Sordo et Lappi n’en prennent qu’un seul à leur compte. Si les Hyundai ont fait illusion en début de rallye, c’est une nouvelle fois Toyota qui s’en sort le mieux à l’arrivée avec les 2e et 5e places de Tänak et Meeke ce qui rapporte de précieux points à la marque japonaise au championnat des marques.

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Très belle course d’Elfyn Evans qui a su profiter de sa position en début d’épreuve avant de laisser la deuxième place du podium à Tänak.

Troisième à l’arrivée, Evans sauve les meubles pour Ford après la sortie de Suninen dès l’ES2. C’est donc, une nouvelle fois, Hyundai qui réalise la moins bonne opération du week-end à la suite des abandons de Mikkelsen (touchette dans l’ES5) et Sordo, trahi par le système électrique de sa i20 WRC à la fin de la première étape.

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La crevaison de Thierry Neuville dès l’ES2 lui a coûté cher. Il n’a jamais pu compter sur sa Hyundai pour remonter à la régulière. Sa 4e place finale est une belle consolation.

Au classement provisoire du championnat, Ott Tänak, le plus régulier, conserve la tête mais Ogier est revenu à 4 unités grâce à ses deux victoires tandis que Neuville pointe à 10 points de l’Estonien.

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Kris Meeke a une nouvelle fois soufflé le chaud et le froid. Mais ce sont surtout ses mots très durs à l’encontre de Citroën qui marqueront les esprits. L’Anglais présentera finalement ses excuses.

Chez les constructeurs, Toyota est logiquement devant avec 86 points devant Citroën (78) et Hyundai (77).

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Le prochain rallye se disputera à la fin du mois, en Corse, sur asphalte. Il faut absolument que Thierry s’y impose s’il ne veut pa voir filer ses espoirs de titre…

La prochain épreuve se disputera en Corse, sur asphalte, à la fin de ce mois et Ogier a déjà prévenu que celui qu’il craignait le plus s’appelait… Sébastien Loeb. Voilà qui va plaire à certains!

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Sébastien Ogier soigne son image auprès des petits supporters mexicains.

Essai: Ford Fiesta ST: la favorite

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Nous étions tombés complètement sous le charme de la précédente génération de Fiesta ST, la meilleure à nos yeux dans sa catégorie. Son châssis et son moteur constituaient pour nous un duo parfaitement accordé. Avec un cylindre de moins sous le capot, la nouvelle version de cette sportive abordable garde-t-elle les mêmes atouts face à une concurrence elle aussi en constante évolution? Réponse dans les lignes qui suivent.

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Elle propose exactement ce que l’on attend d’une petite sportive avec un plaisir de piloter toujours aussi réel. Le train avant conserve son tranchant et la direction, très directe, se montre redoutablement précise. On apprécie également le mordant et la puissance du freinage. Le moteur est moins présent qu’avant et c’est un regret même si, les oreilles de celui qui vit au quotidien avec la Fiesta ST seront reconnaissantes.

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J’aime bien

Si certains trouvaient encore la précédente mouture trop ferme, ils seront heureux de savoir que celle-ci s’est améliorée à travers un confort de suspension remarquable. Et si l’on ajoute que les sièges Recaro se montrent eux aussi bien mieux dessinés qu’auparavant: le bombage excessif du dossier n’est plus qu’un mauvais souvenir, vous aurez compris que cette Fiesta ST 2018 frappe à nouveau très fort dans sa catégorie. La position de conduite est parfaite et tout tombe sous la main. Le tableau de bord s’est simplifié au niveau des boutons tandis que la qualité des plastiques est véritablement en gros progrès.

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Plutôt malin

Le moteur 1.5 trois cylindres turbo fournit 200 ch pour 290 Nm de couple et réjouit par sa belle disponibilité à bas régime. Il ne s’étouffe pas à haut régime, sa puissance maximale étant obtenue à 6.000 tr/min, pas très loin du rupteur. Et puis la désactivation du cylindre fonctionne bel et bien parce qu’elle est audible à une oreille attentive au lever de pied sans toutefois générer de vibrations intempestives.

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J’aime moins

Qui dit plaisir au volant dit souvent gros besoins en carburant. Et cette petite Fiesta ST ne fait pas exception. En conduite très dynamique, l’auto peut friser les 14 litres aux 100 km et ne descend que difficilement en dessous des sept litres en utilisation coulée. Et puis la carrosserie trois portes n’offre logiquement pas un accès des plus aisé aux placées arrière.

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Pourquoi je l’achète

Quoiqu’en disent les pessimistes de tous bords, il est encore et toujours possible de se faire largement plaisir au volant en fréquentant les jolies routes, rarement droites, du Sud du pays. Alors la Ford Fiesta ST troisième du nom demeure un formidable outil pour soigner la morosité ambiante sous laquelle l’amateur de conduite sportive pourrait dépérir. Son petit moteur fournit tout le punch nécessaire à vous rendre le sourire. Train avant collé à la route (pas avec les pneus été de notre exemplaire, largement usés), freinage à la hauteur et châssis parfait la rendent à nouveau incontournable sur son segment. Et si l’on ajoute que le confort et la finition ont fait de réel progrès, laissez-vous tenter! Ça ne coûte « que » 23.100 euros…

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Pourquoi je ne l’achète pas

Véritable soiffarde, la Fiesta ST exigera son quota de sans plomb mais cela ne constitue pas vraiment une surprise sachant que tous les petits moteurs à essence turbo sont gloutons. La différence avec les SUV envahisseurs, c’est qu’ici vous vous ferez plaisir au volant! Logiquement, les places arrière sont peu habitables en carrosserie 3 portes mais la 5 portes est également disponible. Pour 3.300 € de plus, la finition Ultimate complète la panoplie avec la navigation, la climatisation automatique et une installation audio signée Bang&Olufsen. Le différentiel à glissement limité Quaife est intégré dans le pack ST Performance vendu à 950 €.

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La glisse au menu du Condroz 2018 !

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Après un été indien particulièrement clément, la météo est redevenue typiquement belge depuis quelques jours. De quoi recouvrir les routes du Rallye du Condroz d’une belle couche de boue histoire de rendre cette édition 2018 digne de son appellation. Du côté parcours, la journée du samedi comprend deux boucles de 5 tronçons chronométrées et débutera par Ben-Ahin, dans une configuration identique à 2017. Cap ensuite sur les 20 km de Perwez-Marchin, le premier gros morceau. Les rescapés devront alors affronter Strée-Yernée (12,44 km) avant de rentrer une première fois à Huy. La deuxième demi-boucle comporte deux spéciales: Wanze, inchangé par rapport à 2017 et Bodegnée-Amay, en sens inverse de l’an passé.

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Dimanche, les équipages s’élanceront dès 7h20 pour deux boucles de 5 spéciales encore, soit autant de tronçons chronométrés que le samedi! Place d’abord à la Hesbaye avec les spéciales de Héron (12,56 km) et de Villers-le-Bouillet (11,34 km). Après un passage à Huy, cap sur le Condroz via la traditionnelle étape de Wanzoul (6,36 km), le retour d’Engis (9,59 km) et l’habituel tracé du côté de Ramelot (7,83 km).

Une fois le décor planté, concentrons-nous maintenant sur les acteurs avec une incroyable palette de voitures de pointe. Jugez plutôt: 25 « R5 » sont annoncées dont pas moins de 18 Skoda Fabia R5, c’est du jamais vu en terre hutoise et, parmi eux, dix pilotes au bas mot qui peuvent revendiquer la victoire. Parmi ces pilotes de Skoda, l’incontestable référence de la catégorie, l’anglais Kris Meeke fait figure de favori face aux meilleurs belges à savoir Kris Princen, Vincent Verschueren – copiloté pour l’occasion par le local hero Stéphane Prévot -, Adrian Fernémont ou encore Cédric Cherain.

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Mais il ne faut pas négliger le pilote officiel Sébastien Bedoret, en progrès constant, Xavier Bouche et Olivier Collard. Et puis, en embuscade, Steve Matterne, Bertrand Grooten, David Bonjean, Cédric De Cecco ou encore Melissa Debackere viseront les places d’honneur. Face à cette armada tchèque, Stéphane Lefebvre sera bien esseulé au volant de la Citroën C3 R5. Kevin Demaerschalk tentera de tirer son épingle du jeu, tandis que le local Xavier Baugnet découvrira la nouvelle arme de Citroën. La Ford Fiesta R5 devrait rester largement en retrait puisque seuls Busin et Litt ont choisi cette monture.

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Face à cette armada de R5, une seule WRC de haut niveau, la Skoda Fabia WRC qui sera pilotée par le rapide Bastien Rouard tandis qu’Yves Matton officiera en voiture « 0 » à bord d’une DS3 WRC.

L’originalité et le spectacle seront assurés par la Mini Cooper S2000 de Guino Kenis, l’Abarth R4 Rallye de l’infatigable Jean-Pierre Vandewauwer ou encore la seule Porsche 997 GT3 de John Wartique.

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Belle bagarre en perspective en R2 avec Grégoire Munster (Opel Adam) et Thomas Brüls (Peugeot 208), voire Gilles Pyck (Peugeot) ou Nick Reynvoet (Ford Fiesta). D’autres petites tractions seront en vue comme la DS3 R3 de Manu Canal, la Fiat Punto S1600 de Stephan Hermann, la Renault Clio R3 de Florian Jupsin sans oublier l’Opel Astra Kitcar de Serge Verstaen.

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Côté 4×4, il faudra surveiller les Mitsubishi de Marc Streel, Cédric Verhees,Yann Munhowen ou encore les Subaru de Alain Willems et Arnaud Neven.

Enfin, la catégorie historique sera bien représentée avec une bagarre entre Ford Escort: Mayaert, Bux, Deferm entre autres, les Opel de Prinzie et Cornet et l’originale Toyota GT2000 de Didier Vanwijnsberghe.

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Horaire

Samedi 3 novembre 2018

ES 1-6 – Ben-Ahin (5,98 km) 9h03 – 14h51

ES 2-7 – Perwez-Marchin (20,19 km) 9h22 – 15h10

ES3-8 – Strée-Yernée (12,44 km) 10h05 – 15h53

ES4-9 – Wanze (9,99 km) 12h23 – 18h11

ES5-10 – Bodegnée – Amay (9,70 km) 12h51 – 18h39

Dimanche 4 novembre 2018

ES11-16 – Héron (12,56 km) 7h57 – 13h08

ES12-17 – Villers-le-Bouillet (11,34 km) 8h27 – 13h38

ES13-18 – Wanzoul (6,36 km) 10h13 – 15h24

ES14-19 – Engis (9,59 km) 10h48 – 15h59

ES15-20 Ramelot (7,83 km) 11h15 – 16h26