Balade touristique pour les 50 ans de la Ford Escort

escortheritage

La Ford Escort a été présentée en première mondiale au Salon de Bruxelles, en janvier 1968. Le modèle emblématique fête donc ses 50 ans! Le samedi 15 septembre, Ford Belgique organise le Ford Escort 50 Tour, une balade touristique commémorative à laquelle tous les propriétaires de Ford Escort peuvent participer. Le Ford Escort 50 Tour aura lieu à la veille de l’Escort Rally Special auquel des pilotes rallye légendaires belges participeront.

Ford Escort, Gruppe, 1980
Le dimanche 16 septembre, le Hainaut Motor Club organise l’Escort Rally Special dans la région de Couvin, avec déjà plus de 120 Ford Escort confirmées pour des équipages de 9 nationalités différentes, dont des pilotes rallye légendaires comme Droogmans, Duez et Snijers.

Ford Escort V RS Cosworth
Ford Escort 50 Tour – participez
Le samedi 15 septembre, un jour avant l’Escort Rally Special, tous les amateurs de Ford Escort peuvent bénéficier de ce jubilé. Ford Belgique et les organisateurs de l’Escort Rally Special ont prévu une balade en Ford Escort; le Ford Escort 50 Tour. Celui-ci se fait de deux parties:
– Matin – départ à AutoWorld à Bruxelles avec petit-déjeuner et visite du musée (€ 10 par voiture avec deux participants) et itinéraire à Beaumont (Hainaut, au Sud de Charleroi)
– Midi – balade touristique Ford Escort avec départ à Beaumont musée (€ 60 par voiture avec deux participants – y inclus lunch, roadbook, plaque rallye, trophées et une visite de la brasserie de Chimay.

1. Ford Escort in Ford-Werk Saarlouis
Vous pouvez vous inscrire en suivant ce lien.

Ford Escort (II) Turnier, 1975

Publicités

Blue & Orange, ou les couleurs Gulf aux 24 heures du Mans

IMG_4239

A l’occasion des 50 ans de la première victoire mancelle d’une voiture aux coulers du pétrolier Gulf, le Musée des 24 heures du Mans ont organisé une petite retrospective avec quelques modèles emblématiques ayant écrit la légende de ces célèbres couleurs. Celle-ci se tient jusqu’au 23 septembre 2018.

C’est pourtant au printemps 1966 que Grady Davis, un américain vice-président de la Gulf Oil Corporation, débarque à Slough, au sud de l’Angleterre pour venir choisir sa Ford GT40. Il rencontre John  Wyer, à la cinquantaine bien entamée, et qui ne se laisse pas impressionner par ce Ricain un peu trop sûr de lui à son goût.

IMG_4243

Et pourtant… après quelques minutes, les deux hommes se comprennent et si les modalités concernant la GT40 achetée par Davis sont vite réglées, les deux hommes entament une conversation autour de l’engagement des GT40 en Championnat du Monde des Marques. Les tensions sont vives chez Ford et la victoire des Américains cette année-là au Mans ne va rien arranger. Wyer est déjà à la recherche d’un nouveau défi et l’occasion est belle puisque le patron de la Gulf cherche à mettre davantage ses couleurs en évidence via le sport automobile.

IMG_4242

Quand la Mirage redevient GT40

Ainsi naît la structure JW Automotive Engineering (des initiales de John Wyer et de son associé John Willment), qui deviendra par la suite John Wyer Automotive Engineering (JWAE). La première apparition mancelle de cette nouvelle entité a lieu en 1967, avec une version allégée au toit surbaissé de la Ford GT40, et baptisée Mirage M1. Après un double abandon, l’équipe se voit contrainte de déliasser cette voiture suite à la limitation à trois litres de la cylindrée des prototypes. John Wyer se rabat alors sur la Ford GT40, homologuée quant à elle en catégorie Sport. La légende est en marche…

IMG_4241

… avec deux victoires consécutives aux 24 Heures du Mans. En 1968, la course est reportée à la fin du mois de septembre et, de ce fait, constitue la dernière manche du Championnat du Monde des Marques. Largement dominatrice, la Ford GT40 de Pedro Rodriguez et Lucien Bianchi remporte la course, offrant du même coup un troisième titre mondial consécutif à Ford. Puis, en 1969, le même châssis, cette fois aux mains de Jacky Ickx et Jackie Oliver, signe une victoire d’anthologie. Parti bon dernier après avoir marché vers sa voiture en signe de protestation contre le départ en épi, Jacky Ickx arrache dans le tout dernier tour de course la victoire à la Porsche 908 de Hans Herrmann!

frdconcepts 02detroit

Pas de victoire pour la 917 Gulf

Pour 1970, John Wyer remise la Ford GT40 et devient partenaire de Porsche et de sa 917… une voiture malheureusement absente de cette rétrospective, les organisateurs ayant choisi d’exposer une version « Martini » de la 917 LH. Heureusement, Le Rédacteur Auto est futé et il vous en a dégoté une dans le Village commercial.

IMG_4245

Les longues queues (LH) ne s’imposeront jamais au mans, pas plus que les 917 K aux couleurs Gulf. Mais elles resteront néanmoins dans l’histoire puisque, lors des essais préliminaires d’avril 1971, où le Britannique Jackie Oliver, victorieux en 1969, atteint la vitesse de pointe record de 386 km/h. Deux mois plus tard, en qualifications, Pedro Rodriguez, vainqueur en 1968, réalise la pole position en 3’13 »9, à plus de 250 km/h de moyenne.

IMG_4286

En fait c’est grâce au cinéma que la Porsche 917 aux célèbres couleurs de Gulf va l’emporter aux 24 Heures du Mans par la grâce de Steve McQueen et de son film « Le Mans », produit par le comédien et tourné pendant l’édition 1970. La 917 bleu ciel et orange signe même un doublé, grâce à Paul-Jacques Dion (interprété par le comédien et cascadeur français Jean-Claude Bercq) et Michael Delaney (Steve McQueen). Ce film-culte participera énormément à la légende de Gulf en Sport Automobile!

IMG_4254

Après les victoires mancelles de la Ford GT40 (1968-1969) et les records de la Porsche 917 (1970-1971), la réglementation technique des prototypes trois litres ramène John Wyer et l’équipe Gulf aux sources de ses châssis Mirage, qui étaient ceux de leur première apparition mancelle commune en 1967.

IMG_4248

Moins d’argent mais la victoire

C’est aussi un nouveau départ pour l’équipe, qui prend le nom de Gulf Research. A sa tête, on retrouve John Horsman, l’homme qui avait fait de la Porsche 917 K la machine à gagner de 1970 et 1971, mais John Wyer, à l’époque âgé de 63 ans, est toujours présent.

IMG_4257

L’ingénieur britannique Len Bailey dessine la Mirage M6, équipée du moteur V8 Ford-Cosworth 3 litres dominateur en Formule 1 depuis 1968. Mais après des débuts difficiles, l’équipe renonce aux 24 Heures du Mans 1972. Gulf fait donc son retour dans la Sarthe en 1973, mais les deux M6 sont contraintes à l’abandon.

En 1974, les Mirage M6 sont rebaptisées Gulf GR7. Après le départ de son adversaire principal Ferrari, qui a décidé de reconcentrer ses forces sur la Formule 1, Matra domine les 24 Heures et remporte une troisième victoire consécutive. Alors que le constructeur français termine vainqueur et troisième, la Gr.7 du duo britannique Derek Bell-Mike Hailwood rallie l’arrivée en quatrième position.

IMG_4256

En 1975, le départ à la retraite de Grady Davis, Vice-Président de Gulf et initiateur de l’arrivée des couleurs bleu ciel et orange de la compagnie pétrolière en endurance en 1967, a pour conséquence une réduction drastique du budget alloué à la compétition, à une époque où le monde subit encore le contrecoup du choc pétrolier de 1973. John Wyer et John Horsman parviennent toutefois à convaincre Gulf de financer la participation de deux voitures aux 24 Heures du Mans. Ce sera pour Gulf Research un superbe chant du cygne.

IMG_4258

Encore et toujours Jacky Ickx

Matra est parti préparer son arrivée en Formule 1 avec Ligier, tandis que Renault-Alpine et Alfa Romeo, les duellistes du Championnat du Monde des Marques 1975, ont renoncé au double tour d’horloge sarthois. Les deux nouveaux prototypes Gulf Gr.8, toujours propulsés par le V8 Ford-Cosworth, terminent sur le podium des 24 Heures. Associés pour la première fois dans la Sarthe, Jacky Ickx et Derek Bell remportent la première de leurs trois victoires en duo. « Jacky est probablement le meilleur coéquipier avec lequel j’ai jamais piloté, raconte aujourd’hui Derek Bell. Lorsque je reprenais le volant de la voiture, je la retrouvais aussi bonne que lorsque je l’avais quittée. J’ai toujours eu une grande admiration et un énorme respect pour lui. »

IMG_4247

Le Belge et le Britannique retrouvent sur le podium leurs compagnons d’écurie Vern Schuppan et Jean-Pierre Jaussaud, troisièmes. De 1968 à 1975, huit vainqueurs des 24 Heures du Mans ont porté la livrée bleu ciel et orange de Gulf : Richard Attwood, Derek Bell, Lucien Bianchi, Jacky Ickx, Jean-Pierre Jaussaud, Jackie Oliver, Pedro Rodriguez et Vern Schuppan. Ils cumulent 18 victoires sarthoises.

Par la suite, on a retrouvé les couleurs de Gulf au Mans à de nombreuses reprises ces deux dernières décennies, grâce notamment à Sir Lindsay Owen-Jones, actuel Président de la Commission Endurance de la Fédération Internationale de l’Automobile, et aussi à Aston Martin Racing, avec une victoire de catégorie aux 24 Heures du Mans 2008. Mais les années 1967-1975 restent encore aujourd’hui la période pionnière, celle où s’est définitivement forgée la légende en bleu ciel et orange.

IMG_4249

Des couleurs légendaires

Conscients des faibles retombées publicitaires enregistrées par les pétroliers (BP notamment) dans leurs précédentes opérations publicitaires, Wyer et Davis décident de décorer entièrement les voitures aux couleurs Gulf plutôt que de charger une carrosserie anonyme de stickers de la marque ce qui est véritablement révolutionnaire à l’époque.

IMG_4263

Toutefois, le bleu sombre de Gulf n’est pas très excitant et ce seront les couleurs de la Wilshire Oil (bleu ciel/orange), une société récemment acquise par le groupe qui seront retenues. Ce sera le coup de génie! Le temps n’est pas encore aux audaces graphiques, du moins en Europe, et la plupart des concurrents restent fidèles aux couleurs nationales. Dans un paysage un peu terne, les voitures de Wyer ne passeront jamais inaperçues et leurs couleurs, mais aussi la qualité de leur préparation en feront des modèles à part. Le succès aidant, Gulf devient rapidement un label plus qu’un annonceur et la majorité des chroniqueurs, peu complaisants pour les publicitaires, n’hésiteront jamais à parler de « Ford Gulf » ou de « Gulf Porsche » pour les différencier de leurs concurrentes souvent moins glorieuses.

IMG_4259

Sources:

https://www.caradisiac.com/GULF-AU-MANS-Couleurs-mythiques-page-50525.htm

https://www.lemans.org/fr/news/gulf-1967-1975-1-les-annees-ford-gt40/45667

Mille Miglia 2018: un grand cru! (texte et photos: Dimitri Urbain)

1

Depuis 1927, cette course de ville à ville soulève l’enthousiasme des foules et… des participants du monde entier. Pour cette nouvelle édition du Revival, le plateau était encore une fois de haute qualité.

Dès les débuts de l’automobile, les courses de ville à ville, comme Paris- Bordeaux, remportent un grand succès. Certes, les routes n’en ont souvent que le nom, les conditions sont épouvantables et le nombre de victimes, souvent mortelles, fort élevé. Rapidement, le développement de circuits va en faire décroître le nombre. Cependant, en Italie, les Mille Miglia, continuent dans cette tradition, à partir de 1927. Sa création est due à Franco Mazzotti; Aymo Maggi; Renzo Castagneto et Giovanni Canestrini. Cette course relie Brescia à Rome et retour, traversant de magnifiques régions. C’est une vitrine qui ne manque pas d’attirer des constructeurs comme O.M. (établi à Brescia) et Alfa- Romeo. Dans les années 30, le régime fasciste y voit également l’occasion de mettre en avant l’orgueil national. Aux côtés des grands pilotes et des équipes d’usine, une multitude d’amateurs s’y aligne sur des engins de série modifiés, adaptés voire des exemplaires uniques carrossés par les plus grands couturiers automobiles italiens (Zagato, Stabilimenti Farina, Touring…) ou d’autres moins connus. (Motto, Casaro, Colli…) Après la seconde guerre mondiale, c’est le règne des artisans comme Siata, Stanguellini, Cisitalia ou encore Osca.

3

L’aventure des Mille Miglia, ce sont 450 voitures historiques dans leur habitat naturel, une chance unique de les voir en action et plus confinées dans un musée. L’engouement est tel que pas loin de 700 demandes d’inscription sont enregistrées chaque année, en provenance du monde entier, malgré un montant supérieur à 9.000 € par équipage!

2

Les organisateurs n’ont donc que l’embarras du choix. Cette année a vu la création du Registro Mille Miglia qui authentifie les voitures ayant pris part aux éditions historique de la course. Ce sont donc d’abord ces voitures qui sont éligibles puis viennent celles d’un type et modèle identiques à ceux de voitures ayant participé entre 1927 et 1957 puis… celles qui auraient pu y prendre part. Cette façon d’agir permet évidemment d’obtenir un certain renouvellement et de voir des voitures différentes tous les ans.

30

Les Mille Miglia 2018 se sont déroulées du 16 au 19 mai dernier, en quatre étapes: la première de Brescia à Cervia Milano Maritima, sur la côte Adriatique; de cette ville à Rome le lendemain puis de Rome à Parme et enfin de Parme à Brescia. Ce qui, au volant de certains engins, relève de l’exploit… Pour la première fois cette année, la caravane de la course est même passée au centre de Milan, à l’ombre du Duomo, pour le plus grand plaisir des badauds et autres promeneurs et… en hommage à la ville où l’idée de la créer a vu le jour.

29

Au-delà de l’aspect sportif de l’évènement, c’est toute une culture automobile et un art de vivre à l’italienne qui permet aux amateurs de se replonger dans une ambiance tout à fait unique, faite de bruits, d’odeurs, d’images fortes et… de yeux émerveillés. Tout au long du parcours, des milliers de spectateurs, grands et petits, agitent le petit drapeau magique de la freccia rossa pour encourager les équipages. Ici plus qu’ailleurs, c’est l’ivresse qui compte plus que le flacon. Cette année voit la victoire d’un équipage argentin (Tonconogy-Ruffini) sur Alfa- Roméo 6C 1500 GS de 1933. Les quatre places suivantes sont trustées par des Alfa Roméo 6 C 1500 SS; 1750 SS Zagato et des Lancia Lambda aux mains d’équipages Italiens.

4

Les futurs vainqueurs, Toncognoni- Ruffini sur Alfa Roméo 6C 1500 Grand Sport Testa Fissa.

5

Habitué du circuit des concours d’élégance et à la tête d’une impressionnante collection, Corrado Lopresto est ici au volant de son Alfa Romeo 6C 1750 Gran Sport Aprile, un exemplaire unique datant de 1931.

6

Une magnifique Cisitalia 202 SC venue de Hollande.

7

Avant d’être une marque de luxe et de connaître un destin funeste, Lancia s’est également fait remarquer par ses voitures sportives, comme cette Lambda de 1928.

8

Une des nombreuses spéciales des Mille Miglia, cette Ermini Siluro, carrossée par Motto, est propulsée par un moteur FIAT 1100 cm3 et date de 1950. Dans son sillage, une FIAT Topolino tente de la rattraper…

9

Archétype de la berline sportive britannique, cette MG SA de 1938 n’est sans doute pas la plus maniable.

10

En Italie, l’automobile, le sport et… l’église sont indissociables!

11

L’une des voitures les plus récentes acceptées pour la course, cette Lotus Eleven est l’un des nombreux chefs- d’œuvres de Colin Chapman.

12

Une autre Lancia Lambda, celle-ci est carrossée par Cassaro et date de 1929.

13

Embouteillage à Brescia! Ces Jaguar, C-Type et XK 120 semblent avoir beaucoup de mal à contenir les Mercedes 300 SL prêtes à bondir.

14

Surpris lors du contrôle technique, Walter Röhrl et Christian Geistdörfer étaient alignés par Porsche sur une 356 A 1500 GS Carrera de 1956. Jacky Ickx était également de la partie, sur un Spyder 550 A 1500 RS de 1957.

15

De faux airs de Ferrari pour cette Gilco FIAT 1100 Sport. Les châssis Gilco ont été plébiscités par de nombreux pilotes des Mille Miglia tout au long des années 50.

16

Une Ford A de 1931 n’est certainement pas ce qui vient d’abord à l’esprit pour participer aux Mille Miglia… c’est pourtant très original de s’y engager avec un engin de ce type qui aurait pu y participer à l’époque.

17

Une Porsche 356 1500 Super de 1952, un engin idéal pour ce type de compétition.

18

Malgré son gabarit imposant, cette Alfa Romeo 6C 2500 SS coupé à carrosserie Touring se joue des difficultés du parcours.

19

Equivalente de nos supercars actuels, cette Alfa Roméo 8C 2300 Monza permettait aux amateurs fortunés de s’aligner en compétition au début des années 30. C’est toujours le cas aujourd’hui.

20

Non, ce n’est pas une voiture de manège ! Cette FIAT SIATA 750 Sport Fenocchio date de 1948. Mieux vaut entretenir d’excellents rapports avec son passager…

21

Mercedes est l’un des principaux sponsors des Mille Miglia. La marque est donc très présente dans la course, comme en témoigne cette 710 SSK de 1928.

22

Autre spéciale aux lignes superbes, cette Ermini 1100 Berlinetta est signée Motto et date de 1950.

23

Une O.M. 665 S MM Superba 2000 de 1927, c’était un peu la Ferrari de l’époque. Après avoir produit des utilitaires durant de nombreuses années, la marque existe toujours mais ne produit plus que… des chariots élévateurs.

24

Toute l’ambiance des Mille Miglia et… une Bugatti 40 de 1929.

25

Au hasard d’un arrêt, une Alfa Romeo 6C 1750 Grand Sport en compagnie d’autres modèles de la marque. Il n’y a guère qu’aux Mille Miglia qu’il est possible de voir rouler ces engins sur route ouverte.

26

Alpine et les Mille Miles c’est une longue histoire. Jean Rédélé s’est aligné à Brescia sur 4 CV avant de devenir constructeur. En hommage à la course, il a baptisé cette A 106 Mille Miles… Elle date de 1957.

27

Une autre Alfa Romeo mythique, une 6C 1750 Gran Sport Brianza de 1932. A ses côtés une Stanguellini 1100 Hard Top Ala D’Oro de 1947, deux époques, deux styles propres aux Mille Miglia.

28

Une autre spéciale, à châssis Gilco, il s’agit ici d’une Giannini 750 Sport de 1950. La marque s’est ensuite illustrée dans la préparation des FIAT 500 et l’atelier existe toujours à Rome. Il réalise des transformations et adaptations pour les véhicules des forces de l’ordre sur bases du groupe FIAT.

Découverte: la gamme Mustang 2018

C’est au joli château de la Poste, non loin de Crupet, que Ford m’a convié à venir essayer sa Mustang 2018. L’occasion pour moi de goûter à nouveau à ce coupé 100% américain disponible avec deux moteurs, deux transmissions et deux carrosseries.

Le soleil est avec nous ce jour-là, alors je n’hésite pas une seconde et j’opte, pour débuter, pour le 2.3 4 cylindres EcoBoost qui s’assagit en se conformant à la norme Euro 6 avec une pusisance qui baisse de 317 à 290 ch. La boîte manuelle à 6 rapports qui équipe notre modèle n’a pas évolué.

IMG_4107

Le tracé proposé par l’importateur est des plus agréables. On descend sur le joli village de Crupet en venant de Mont, soit une partie du tracé de la spéciale du même nom lors du Rallye de Wallonie, puis on enchaîne avec la jolie route boisée qui me mène à Yvoir avant d’aller chercher la route de la Vallée de la Molignée. Je comprends rapidement que l’heure n’est pas au chrono mais plutôt à la flânerie. Non pas que le petit moteur manque de puissance, mais plutôt à cause des freins qui réclament rapidement ma clémence. Qu’importe, l’usage d’un tel outil n’est-il pas d’abord la balade, cheveux aux vents, humant l’air et profitant du soleil?

IMG_4103

De retour à mon point de départ, c’est un V8 qui va cette fois s’exprimer sous le long capot de la Mustang. Et je l’ai choisi avec la nouvelle transmission automatique à 10 rapports (au lieu de 6 auparavant) et disponible contre 2.500 euros. L’agrément est en hausse, c’est indéniable. Même si, sur les routes tournicotantes de notre tracé, les palettes au volant se révèlent trop lentes dans leur réaction. J’ai eu du mal à rétrograder dans certaines circonstances, comme si le régime moteur n’était pas bon. Mais je vous avoue que le chemin emprunté était trop court et demandait trop d’attention pour que je puisse davantage m’habituer au fonctionnement manuel de la boîte. Alors j’ai basculé en mode full auto et là, la Mustang s’est révélée aussi fascinante qu’elle l’était resté dans ma mémoire.

IMG_4100

Qui plus est, toit ouvert, on profite du son du V8, bien évidemment, en se disant qu’il faut en profiter avant l’arrivée généralisée de toutes ces joyeusetés électriques qui excitent tant les geeks! A l’intérieur, les matériaux se sont améliorés et le tableau de bord se digitalise davantage. Toutefois, avec ses plastiques brillants et ses matériaux légers, correspondant largement aux standarts de la clientèle américaine, la finition reste en deçà de ses concurrentes. Au niveau ergonomique, il y a quelques défauts, comme les commutateurs qui ne peuvent être actionnés que vers le haut, le siège du conducteur qui ne peut pas suffisamment s’abaisser et la gestion des menus qui nécessite le recours au manuel d’utilisation.

IMG_4110

Enfin, comme toutes les sportives modernes, la Mustang 2018 a droit à son lot d’assistances à la conduite: régulateur de vitesse avec maintien à distance automatisé, aide au maintien de bande avec correction, avertisseur de collision imminente. Mais heureusement pour les amateurs de chauffeurs de gommes, tous ces équipements (montés de série) restent déconnectables.

IMG_4117

Les prix démarrent à partir de 39.000 € pour la Fastback à boîte manuelle à quatre cylindres. Pour l’automatique, il faut ajouter 2.500 € et pour la décapotable 4.500 €. Le V8 est affiché à 46 000 € et demande les mêmes suppléments en fonction de vos choix. Autant dire que cette auto fait véritablement partie des bonnes affaires même s’il faut prévoir un budget conséquent en carburant pour le V8. Mais si l’on en croit le joli succès de ce dernier en Europe, il se vend mieux que le 2.3, beaucoup l’ont compris!

IMG_4106

IMG_4104

IMG_4094

IMG_4112

IMG_4102

IMG_4096