Lorsqu’Abarth sauve le Salon de Genève par Dimitri Urbain

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Les mauvaises langues diront qu’il fallait bien « meubler » suite à l’absence de plusieurs constructeurs. Mais ne boudons pas notre plaisir, l’exposition célébrant les 70 ans d’Abarth vaut réellement le détour et d’aucuns diront que c’est là que se trouvent les plus belles voitures du salon! Retour en images sur quelques œuvres d’art et le retour du style néo-rétro.

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Après la guerre, Carlo Abarth collabore au projet Cisitalia. Lors de son arrêt, en 1949 , il se retrouve avec 5 voitures de course. L’une de ces monoplaces est recarrossée en berlinette chez Vignale et c’est un véritable chef d’œuvre. L’Abarth 204A devient 205 en 1951 et demeure l’une des plus belles voitures de cette époque. Et si les 82 ch de son moteur paraissent aujourd’hui bien modestes, il en allait tout autrement à l’époque.

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Produit entre 1957 et 1958, cet élégant spider 750 reçoit une carrosserie signée Zagato. Au début, Abarth n’est pas satisfait du résultat, trouvant les proportions déséquilibrées entre l’avant et l’arrière. Il se tourne vers Allemano et Michelotti pour revoir la copie. Destinée au marché américain, la voiture est malheureusement très chère et ses ventes limitées.

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Parmi les dérivés de la Fiat 500, l’Abarth 500 GT Zagato de 1958- 59 est l’une des plus réussies, même si ce type de carrosserie convient mieux à un véhicule plus long.

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Cette jolie Abarth 595 SS  de 1970 est véritablement LE modèle emblématique du sorcier turinois. Ses 130 km/h permettront à plus d’un pilote amateur de briller en compétition. C’est bien évidemment le modèle le plus célèbre de la marque au scorpion qu’elle porte fièrement sur son capot avant.

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Dérivée de la Fiat 600, l’Abarth 1000 Gr.V date de 1968. Elle est équipée d’une culasse spécifique avec chambre de combustion hémisphériques et de conduits d’admission et d’échappement séparés qui permettent de disposer de 95 ch sous le pied droit. La carrosserie se pare d’un imposant pare-chocs/spoiler avant et le capot moteur reste ouvert à l’horizontale pour assurer le refroidissement. Toute une époque!

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Cette 1000 Bialbero (double arbre à cames en tête) de 1960 est l’évolution ultime de ce petit coupé carrossé par Zagato né en 1958. Il peut être également monté avec des moteurs 700 et 850 cm3.

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La 1300 GT de 1962 est réalisée en collaboration avec SIMCA, constructeur très proche de FIAT. Son moteur est dérivé de celui de la SIMCA 1000 et reçoit une culasse double arbre à cames en tête avec deux carburateurs double corps. Les 125 ch n’ont aucun mal à propulser les 630 kg de l’engin à 230 km/h! Elle est vendue plus de trois fois le prix d’une 1000 de base!

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La barquette Abarth 1000 SP date de 1966. Elle est équipée d’un moteur 4 cylindres double arbre dérivé de celui de la Fiat 600 contemporaine. Alimenté par deux Weber 40 DCOE, il développe 105 ch et propulse l’engin de 480 kg à 220 km/h.

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Réalisée intégralement chez Abarth en 1960, la 700 était conçue pour prendre part aux 24 Heures du Mans. Légère, 410 kg, ses 75 ch étaient suffisants pour l’amener à un bon 200 km/h et espérer damer le pion aux DB Panhard 750. Finalement, elle ne passera pas le cap des vérifications techniques pour une sombre histoire de position du réservoir.

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La barquette 2000 SE010 date de 1968 et dispose de pas moins de 250 ch. Elle s’illustre sur différents circuits à partir de la saison 1969, une fois les 25 exemplaires imposés par les règlements de l’époque ayant été produits.

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Chant du cygne de la marque en catégorie Sport Prototype, la SE 020 est équipée d’un moteur central 2 litres de 260 ch.

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Une Fiat 500 de record s’adjuge six records mondiaux de vitesse sur la piste de Monza entre le 13 et le 20 février 1958, tournant à une moyenne de 108,252 km/h. Abarth présente alors une 500 de record à châssis tubulaire et carrosserie aérodynamique qui signe à son tour 17 records début octobre 1958 et atteint 165 km/h.

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Dérivée de la FIAT 600 en 1956, cette monoplace reçoit une carrosserie aérodynamique signée Franco Scaglione et fabriquée chez Bertone. D’abord rouge, elle s’adjuge le record des 24 H en catégorie H les 17 et 18 juin 1956 avec 3.743, 642 km couverts à une moyenne de 155,985 km/h. Quelques jours plus tard, repeinte en gris métal, elle est remotorisée en 500 et puis en 800 cm3, toujours dérivés du moteur de la FIAT 600, et s’adjuge d’autres records dans les classes G et I.

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L’OT 2000 Coupé de 1966 est bien évidemment dérivée de la FIAT 850 coupé. Elle est équipée d’une version 2 litres de 185 ch du moteur qui équipe la Simca Abarth 2000 GT. La roue de secours faisant office de partie centrale du pare-chocs avant s’est imposée parce qu’il fallait bien caser les radiateurs de liquide de refroidissement et d’huile quelque part! Elle atteint 240 km/h en pointe.

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Certainement l’une des plus belles Abarth… le coupé 2400 est dessiné par Giovanni Michelotti et carrossé chez Allemano. Datant du début des années 60, il représente alors une incursion de la marque dans le grand tourisme.

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Les lignes inimitables de la Lancia Stratos ont été réactualisées. Signée Bertone, l’originale a remporté le titre mondial des rallyes en 1974, 75 et 76. La version contemporaine est motorisée par un V8 Ferrari (celui de la 430), seuls 25 exemplaires verront le jour. Elle est assemblée à Turin par la société MAT.

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Gio Ponti est l’un des plus grands architectes italiens du 20ème siècle. Outre des bâtiments, du mobilier et différents objets, il s’est également essayé à l’automobile. Son prototype « Linea Diamante », dessiné en 1953, a vu le jour récemment. Moderne pour son époque, les surfaces vitrées latérales présentent une grande surface. Le traitement des volumes n’est pas sans rappeler la… Wendax allemande de la fin des années 40 et les Renault 4, 6 et 16.

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Enfin une voiture électrique qui est cool? La Nobe a vu le jour en Estonie. Elle est disponible en deux versions qui se différencient par leur autonomie (210 ou 260 km) et leur vitesse de pointe (110 ou 130 km/h). Les prix varient de 37.000 à 47.000 €… pas donné mais très original! Esthétiquement, elle rappelle une Frisky Family Three anglaise de 1958 qui aurait croisé une Saab 93. (Texte: Dimitri Urbain – Photos: DU et BL)

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BRC: Spa Rally: Qui pour contrer Princen?

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Vainqueur au ralye de Hesbaye, Kris Princen tentera de poursuivre son beau début de saison en ajoutant le Spa Rally à son palmarès.

Dès ce jeudi après-midi, le paddock du circuit de Spa-Francorchamps va s’animer puisque les concurrents du Spa Rally 2019 vont y installer leurs structures. Le Shakedown est programmé le vendredi après-midi du côté de Ster avant d’entamer un week-end riche de deux fois douze spéciales.

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Guillaume de Mévius sera, une nouvelle fois, très surveillé…

Alors que la météo annoncée devrait nous offrir un rallye bien gras et délicat, Kris Princen tentera de faire honneur à son étiquette de favori. Vainqueur du Rallye de Hesbaye, le pilote de la nouvelle Volkswagen Polo R5 BMA sera présent pour réussir la passe de deux, mais on sait que le rendez-vous spadois ne lui a pas toujours souri par le passé. D’autant qu’il pourra sentir le souffle de ses adversaires directs et déclarés, à commencer par Adrian Fernémont (Skoda Fabia R5), le vainqueur en titre, et Guillaume de Mévius (Citroën C3 R5), qui tentera de trouver enfin la vitesse sans passer par la case débosselage.

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Vainqueur en 2018, Adrian Fernémont aimerait logiquement renouveler l’expérience…

La dernière inconnue concernait la monture privilégiée par Cédric Cherain, médaillé d’argent à Landen, et bien décidé à engranger de nouveaux gros points à Spa. Le pilote liégeois s’est rabattu sur une Skoda Fabia R5 en provenance des ateliers de SXM Competition de Jourdan Serderidis. Objectifs clairement avoués de Cherain: mettre la pression sur Princen et viser – au moins – un nouveau podium.

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Ghislain de Mévius fera virevolter sa Skoda Fabia R5 sur les jolies routes ardennaises.

Dans le sillage des favoris logiques, le peloton de chasse sera sans doute emmené par Ghislain de Mévius (Skoda Fabia R5), Cédric De Cecco (Skoda Fabia R5) et Patrick Snijers (Volkswagen Polo R5), la liste des bolides de la catégorie R5 étant complétée par les Ford Fiesta de Pieter-Jan Michiel et Philip Cracco, la Peugeot 208 T16 de Joachim Wagemans et la DS3 d’Armand Fumal.

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Après son retrait sur sortie, très tôt à Landen, Patrick Snijers aura à coeur de signer un résultat dans la cité thermale.

Le public mélomane pourra profiter de l’affrontement royal qui s’annonce entre les dompteurs de Porsche 911 GT3 que sont John Wartique, Francis Lejeune, le revenant Pascal Gaban, Romain Delhez et Fred Bouvy. Pas de doute, la bande son sera elle aussi de qualité. Dans les rangs des outsiders, on retrouve Stephan Hermann (Fiat Punto S1600), Steve Vanbellingen (Mitsubishi Lancer Evo10), Pierre Hubin (Mitsubishi Lancer Evo9), Jean-Pierre Destrument (Mitsubishi Lancer Evo9) et consorts.

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Grégoire Munster s’est imposé en Hesbaye. A Spa, la concurrence sera renforcée.

Initialement engagé avec une Skoda Fabia R5 qu’il n’a finalement pas trouvée, Amaury Molle se rabat sur une Peugeot 208 R2 qui vient encore renforcer l’affiche de la catégorie Junior BRC, où il sera opposé au champion en titre Grégoire Munster (Opel Adam R2), au véloce Hollandais Timo van der Marel (Opel Adam R2), à Tobias Brüls (Peugeot 208 R2) et à Thibaud Mazuin (Peugeot 208 R2). Chaud patate!

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Gino, le Tonton flingueur de chronos, espère retrouver de la fiabilité du côté de sa belle Escort.

En Historique, c’est à un conflit de générations qu’on risque fort d’assister, avec les Youngtimers de Guino Kenis (BMW M3 E30) et Dirk Deveux (Ford Sierra Cosworth) face aux Oldtimers de Gino Bux (Ford Escort MK1), Johnny Delhez (Ford Escort MK2), Stefaan Prinzie (Opel Ascona 400), Patrick Deblauwe (Ford Escort MK2), Arthur Kerkhove (Ford Escort MK2), Jean-Michel Gerome (Ford Escort MK2), avec en guise de cerise sur le gâteau l’inattendue… Lotus Elan du local Grégoire Destexhe, qui brille généralement dans les montées historiques.

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Toujours généreux dans l’effort, Guino Kenis devrait nous enchanter à bord de sa jolie BMW M3.

Avec quelque 170 équipages au départ, les spectateurs du Spa Rally 2019 s’apprêtent à passer du bon temps entre les spéciales et QG de l’épreuve au cœur de Spa. Voilà qui promet!

Horaire

Samedi 16 mars

ES1/6/11 Winanplanche     8h31 – 13h26 – 18h21

ES2/7/12 Theux                    8h50 – 13h45 – 18h40

ES3/8      Francorchamps   10h46 – 15h41

ES4/9      Wanne                   11h04 – 15h59

ES5/10    La Gleize               11h40 – 16h35

Dimanche 17 mars

ES13/17/21 Francorchamps 8h35 – 12h00 – 15h25

ES14/18/22 Herve                   9h13 – 12h38 – 16h03

ES15/19/23 Fays show           9h47 – 13h12 – 16h37

ES16/20/24 Spa                      10h11 – 13h36 – 17h01

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Interclassics Brussels 2018 : Porsche et l’Expo 58 à l’honneur

Liberté, progrès et… sportivité, les thèmes de l’expo 58 ont largement été mis en valeur lors de cette nouvelle édition du salon Interclassics, tout comme le septantième anniversaire de Porsche. (Texte et photos: Dimitri Urbain)

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Interclassics est devenu un salon incontournable du calendrier belge des manifestations d’anciennes. L’édition 2018 renforce la réputation de cette manifestation de haute tenue. Outre les expositions thématiques consacrées à Porsche et aux véhicules de l’Expo 58, nombre de véhicules de qualité étaient offerts à la vente. Après quelques années d’emballement, il semblerait que certains prix se calment mais restent soutenus.  La qualité des véhicules proposés était élevée. En marge, de nombreux professionnels proposaient des pièces, accessoires… et le lot habituel de livres et miniatures.

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Exposition Porsche

Afin de fêter dignement les septante printemps du constructeur Allemand, divers modèles étaient exposés. Parmi eux, un coupé « Gmund » produit en 1949. A ses côtés, d’autres versions de la 356 : un Speedster Pre A,  une Pre A à moteur 1500 S, une 356 SL, des cabriolets 356 A Reutter et B signé D’Ieteren ; une Carrera GT Speedster, une Carrera Abarth sortie de chez Zagato et dont les lignes sont signées Franco Scaglione.

Nous vous proposons une découverte en images…

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1° L’exposition Porsche et son parterre de versions rares de la 356.

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2° Un hall complet occupé par des professionnels, dont nombre venus des Pays- Bas : éclectisme et qualité au rendez-vous.

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3° Un magnifique Ford Transit de 1975 avec moins de 9.000 km… à vous pour 28.500 € quand même!

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4° Cette Estafette était affichée au même prix mais avec 6.500 km seulement. Véritable madeleine de Proust pour de nombreux visiteurs, les utilitaires sont les parents pauvres du monde des anciennes, souvent utilisés jusqu’à la corde et jetés sans regrets, leur taux de survie est l’un des plus faibles.

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5° Développée pour la recherche pétrolière dans le Sahara, cette 2 CV du même nom présente la particularité d’être propulsée par 2 moteurs, ce qui en fait un 4 X 4 d’une efficacité redoutable. Elle est équipée de deux réservoirs sous les sièges avant et son assemblage était assuré par Panhard.

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6° Couleur très seventies pour ce coupé Scirocco en parfait état.

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7° Parmi les nombreuses Porsche présentes, ce Speedster venu tout droit de Californie avec une patine d’époque très craquante. Restaurer? Ou rouler comme ça, avec les traces d’une vie passée sur les freeways de Los Angeles?

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8° Cette Rover 2000 était très moderne pour son époque. Elle a remporté la première édition de la Voiture de l’année en 1964. Pour l’anecdote, certaines versions permettent d’installer la roue de secours à plat ou verticalement dans le coffre ou… sur le couvercle de malle!

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9° Dans les années 70, Alfa Romeo était un concurrent sérieux de BMW… ses berlines sportives séduisaient de nombreux pères de famille. Entre son moteur double arbre alimenté par deux double corps et sa transmission transaxle favorisant une répartition des masses idéale, l’Alfetta entretenait aussi la tradition maison en reprenant le patronyme de la F1 des années 50. Dommage que la rouille aie fait autant de victimes… mais cet exemplaire y a miraculeusement échappé!

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10° Dans les années 70, elle était la supercar des familles! La Lamborghini Espada dispose de places arrière pouvant accueillir de jeunes enfants… sur de courts trajets. Cette livrée orange met particulièrement en valeur ses lignes uniques.

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11° Il s’agit bien d’une Fiat Topolino mais… produite sous licence par NSU. Cette Weinsberg date de 1939 et était à vous pour la modique somme de 47.500 €. 

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12° En état d’origine, cette Coccinelle split de 1950 affiche un kilométrage réduit… et les fameuses « trappes à rhumatismes » uniques à ce millésime.

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13° Non ce n’est pas une italienne… mais bien une allemande, une Glas 1700 GT, dont le dessin est signé Frua. Produite à un peu plus de 5000 exemplaires par ce constructeur, il en sortira encore un bon millier sous la marque BMW après la reprise mais en motorisation 1600 cm3.

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14° Moteur Bugatti 55… l’art se trouvait aussi sous le capot des bolides de Molsheim.

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15° Pour amateurs de briques et autres blocs… ce coupé Volvo est signé Bertone mais reconnaissons que le maître italien a fait beaucoup mieux!

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16° Les plus anciens reconnaîtront ces engins de l’expo 58…

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17° La Série 3 E 30 est l’une des valeurs sûres du marché Youngtimer. Ce cabriolet à moteur quatre cylindres était en parfait état.

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18° La Simca Rallye 3 fête ses 40 ans! Chant du cygne de la 1000, cette bombinette disposait de 110 ch et a permis à de nombreux pilotes en herbe de s’amuser depuis les années 70. Revers de la médaille, en trouver une dans cet état relève de la quête du Graal…

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19° Formule d’avenir? Cette Méhari est équipée d’un… moteur électrique. Après Jaguar et Aston Martin, d’autres constructeurs vont-ils emboîter le pas et proposer des re-motorisations électriques (à défaut d’être… électrifiantes?) pour leurs modèles classiques?

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20° Une Maserati 3500 dans son jus… à utiliser telle quelle et sans modération!

Mille Miglia 2018: un grand cru! (texte et photos: Dimitri Urbain)

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Depuis 1927, cette course de ville à ville soulève l’enthousiasme des foules et… des participants du monde entier. Pour cette nouvelle édition du Revival, le plateau était encore une fois de haute qualité.

Dès les débuts de l’automobile, les courses de ville à ville, comme Paris- Bordeaux, remportent un grand succès. Certes, les routes n’en ont souvent que le nom, les conditions sont épouvantables et le nombre de victimes, souvent mortelles, fort élevé. Rapidement, le développement de circuits va en faire décroître le nombre. Cependant, en Italie, les Mille Miglia, continuent dans cette tradition, à partir de 1927. Sa création est due à Franco Mazzotti; Aymo Maggi; Renzo Castagneto et Giovanni Canestrini. Cette course relie Brescia à Rome et retour, traversant de magnifiques régions. C’est une vitrine qui ne manque pas d’attirer des constructeurs comme O.M. (établi à Brescia) et Alfa- Romeo. Dans les années 30, le régime fasciste y voit également l’occasion de mettre en avant l’orgueil national. Aux côtés des grands pilotes et des équipes d’usine, une multitude d’amateurs s’y aligne sur des engins de série modifiés, adaptés voire des exemplaires uniques carrossés par les plus grands couturiers automobiles italiens (Zagato, Stabilimenti Farina, Touring…) ou d’autres moins connus. (Motto, Casaro, Colli…) Après la seconde guerre mondiale, c’est le règne des artisans comme Siata, Stanguellini, Cisitalia ou encore Osca.

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L’aventure des Mille Miglia, ce sont 450 voitures historiques dans leur habitat naturel, une chance unique de les voir en action et plus confinées dans un musée. L’engouement est tel que pas loin de 700 demandes d’inscription sont enregistrées chaque année, en provenance du monde entier, malgré un montant supérieur à 9.000 € par équipage!

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Les organisateurs n’ont donc que l’embarras du choix. Cette année a vu la création du Registro Mille Miglia qui authentifie les voitures ayant pris part aux éditions historique de la course. Ce sont donc d’abord ces voitures qui sont éligibles puis viennent celles d’un type et modèle identiques à ceux de voitures ayant participé entre 1927 et 1957 puis… celles qui auraient pu y prendre part. Cette façon d’agir permet évidemment d’obtenir un certain renouvellement et de voir des voitures différentes tous les ans.

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Les Mille Miglia 2018 se sont déroulées du 16 au 19 mai dernier, en quatre étapes: la première de Brescia à Cervia Milano Maritima, sur la côte Adriatique; de cette ville à Rome le lendemain puis de Rome à Parme et enfin de Parme à Brescia. Ce qui, au volant de certains engins, relève de l’exploit… Pour la première fois cette année, la caravane de la course est même passée au centre de Milan, à l’ombre du Duomo, pour le plus grand plaisir des badauds et autres promeneurs et… en hommage à la ville où l’idée de la créer a vu le jour.

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Au-delà de l’aspect sportif de l’évènement, c’est toute une culture automobile et un art de vivre à l’italienne qui permet aux amateurs de se replonger dans une ambiance tout à fait unique, faite de bruits, d’odeurs, d’images fortes et… de yeux émerveillés. Tout au long du parcours, des milliers de spectateurs, grands et petits, agitent le petit drapeau magique de la freccia rossa pour encourager les équipages. Ici plus qu’ailleurs, c’est l’ivresse qui compte plus que le flacon. Cette année voit la victoire d’un équipage argentin (Tonconogy-Ruffini) sur Alfa- Roméo 6C 1500 GS de 1933. Les quatre places suivantes sont trustées par des Alfa Roméo 6 C 1500 SS; 1750 SS Zagato et des Lancia Lambda aux mains d’équipages Italiens.

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Les futurs vainqueurs, Toncognoni- Ruffini sur Alfa Roméo 6C 1500 Grand Sport Testa Fissa.

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Habitué du circuit des concours d’élégance et à la tête d’une impressionnante collection, Corrado Lopresto est ici au volant de son Alfa Romeo 6C 1750 Gran Sport Aprile, un exemplaire unique datant de 1931.

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Une magnifique Cisitalia 202 SC venue de Hollande.

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Avant d’être une marque de luxe et de connaître un destin funeste, Lancia s’est également fait remarquer par ses voitures sportives, comme cette Lambda de 1928.

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Une des nombreuses spéciales des Mille Miglia, cette Ermini Siluro, carrossée par Motto, est propulsée par un moteur FIAT 1100 cm3 et date de 1950. Dans son sillage, une FIAT Topolino tente de la rattraper…

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Archétype de la berline sportive britannique, cette MG SA de 1938 n’est sans doute pas la plus maniable.

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En Italie, l’automobile, le sport et… l’église sont indissociables!

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L’une des voitures les plus récentes acceptées pour la course, cette Lotus Eleven est l’un des nombreux chefs- d’œuvres de Colin Chapman.

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Une autre Lancia Lambda, celle-ci est carrossée par Cassaro et date de 1929.

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Embouteillage à Brescia! Ces Jaguar, C-Type et XK 120 semblent avoir beaucoup de mal à contenir les Mercedes 300 SL prêtes à bondir.

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Surpris lors du contrôle technique, Walter Röhrl et Christian Geistdörfer étaient alignés par Porsche sur une 356 A 1500 GS Carrera de 1956. Jacky Ickx était également de la partie, sur un Spyder 550 A 1500 RS de 1957.

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De faux airs de Ferrari pour cette Gilco FIAT 1100 Sport. Les châssis Gilco ont été plébiscités par de nombreux pilotes des Mille Miglia tout au long des années 50.

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Une Ford A de 1931 n’est certainement pas ce qui vient d’abord à l’esprit pour participer aux Mille Miglia… c’est pourtant très original de s’y engager avec un engin de ce type qui aurait pu y participer à l’époque.

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Une Porsche 356 1500 Super de 1952, un engin idéal pour ce type de compétition.

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Malgré son gabarit imposant, cette Alfa Romeo 6C 2500 SS coupé à carrosserie Touring se joue des difficultés du parcours.

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Equivalente de nos supercars actuels, cette Alfa Roméo 8C 2300 Monza permettait aux amateurs fortunés de s’aligner en compétition au début des années 30. C’est toujours le cas aujourd’hui.

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Non, ce n’est pas une voiture de manège ! Cette FIAT SIATA 750 Sport Fenocchio date de 1948. Mieux vaut entretenir d’excellents rapports avec son passager…

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Mercedes est l’un des principaux sponsors des Mille Miglia. La marque est donc très présente dans la course, comme en témoigne cette 710 SSK de 1928.

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Autre spéciale aux lignes superbes, cette Ermini 1100 Berlinetta est signée Motto et date de 1950.

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Une O.M. 665 S MM Superba 2000 de 1927, c’était un peu la Ferrari de l’époque. Après avoir produit des utilitaires durant de nombreuses années, la marque existe toujours mais ne produit plus que… des chariots élévateurs.

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Toute l’ambiance des Mille Miglia et… une Bugatti 40 de 1929.

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Au hasard d’un arrêt, une Alfa Romeo 6C 1750 Grand Sport en compagnie d’autres modèles de la marque. Il n’y a guère qu’aux Mille Miglia qu’il est possible de voir rouler ces engins sur route ouverte.

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Alpine et les Mille Miles c’est une longue histoire. Jean Rédélé s’est aligné à Brescia sur 4 CV avant de devenir constructeur. En hommage à la course, il a baptisé cette A 106 Mille Miles… Elle date de 1957.

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Une autre Alfa Romeo mythique, une 6C 1750 Gran Sport Brianza de 1932. A ses côtés une Stanguellini 1100 Hard Top Ala D’Oro de 1947, deux époques, deux styles propres aux Mille Miglia.

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Une autre spéciale, à châssis Gilco, il s’agit ici d’une Giannini 750 Sport de 1950. La marque s’est ensuite illustrée dans la préparation des FIAT 500 et l’atelier existe toujours à Rome. Il réalise des transformations et adaptations pour les véhicules des forces de l’ordre sur bases du groupe FIAT.