Essai: Toyota Corolla 2.0 TS: les lois de l’attraction

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Longtemps, trop longtemps, Toyota fut synonyme de banalité en matière de design. Sages, discrètes, parfois disgracieuses, les voitures originaires de la région d’Aichi n’ont jamais réveillé la moindre once de passion si l’on excepte les quelques modèles sportifs ayant traversé son histoire. En abandonnant le nom d’Auris pour revenir au bien plus parlant Corolla, Toyota a visiblement enfin cassé les codes habituels pour nous proposer une voiture aux lignes modernes avec le risque, comme toujours en pareil cas, qu’elle vieillisse moins bien que les anciens modèles.

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C’est une version Touring Sports, soit un break, que Toyota nous a confié pour notre découverte de cette nouvelle Corolla. Sa vaste calandre et ses phares en forme d’astérohaches lui donnent un look assez sympa tandis que les flancs hauts et la dernière vitre montante apportent un côté dynamique indubitablement séduisant. La face arrière est traversée de lignes qui évitent la banalités tout en se montrant davantage discutables. Enfin, les grandes roues de notre modèle d’essai viennent parfaire l’ensemble et attirent inévitablement les regards, ce qui est assez nouveau pour une Toyota.

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J’aime bien

L’habitacle a, lui aussi, fait l’objet des plus grands soins de la part des dessinateurs et il se révèle particulièrement réussi. Comme souvent chez Toyota, toutes les commandes se présentent bien et la position de conduite est satisfaisante d’autant que cette version haut de gamme profite d’une sellerie originale dans son dessin et dans ses matières. Le volant à la jante épaisse propose quelques boutons aux fonctions essentielles (son, téléphone, limiteur de vitesse…). On regrettera juste le graphisme du système media qui n’est pas aussi réussi que chez les marques allemandes par exemple.

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Plutôt malin

En laissant de côté son habituel 1.8 pour un 2.0 hybride plus performant, Toyota a voulu jouer la carte du dynamisme. Dans le cas qui nous occupe, le moteur électrique développe 109 ch et 202 Nm contre 72 ch et 163 Nm avec le 1.8 hybride de la Prius. Au total, Toyota annonce 180 chevaux sous le capot. Entendons-nous, il ne s’agit pas d’une sportive donc les sensations au volant sont totalement édulcorées mais avouons que la transmission automatique se révèle moins lisses que dans les précédentes hybrides de la marque. On se surprend donc à rouler vite avec cette jolie Corolla parce que le châssis est bien conçu. De quoi nous donner envie d’un modèle bien plus pêchu signé TMMG…

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J’aime moins

Habituellement, lorsqu’une voiture joue davantage la carte de l’attrait, elle se veut moins accessible aux places arrière et condamne également sa visibilité arrière. La Corolla TS est de celle-là mais avouons qu’on lui pardonne, c’est tellement exceptionnel de voir arriver enfin des Toyota désirables!

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Pourquoi je l’achète

Il ne faut jamais dire jamais mais à l’évidence, Toyota ne reviendra jamais au Diesel. Jouant à fond la carte de ses motorisations hybrides, elle tente de répondre au mieux à ce besoin européen de tout miser sur la couple. Et elle y parvient bien avec cette nouvelle Corolla 2.0 hybride qui se révèle étonnamment bien adaptée à la conduite européenne. Même votre serviteur s’est pris au jeu de la consommation pour signer un 6,5 l/100 peu habituel chez lui. Au vu du nombre de regards intrigués croisés sur notre chemin, nous ne serions pas étonnés de croiser plus souvent des Corolla que des Auris ces dernières années. Et ses 84g CO² par km l’aideront à se faire apprécier auprès des professionnels.

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Pourquoi je ne l’achète pas

Jolie dedans comme dehors, la Corolla nous a séduit mais à la conduite, il reste encore du chemin pour contenter nos besoins. L’habitabilité n’est pas extraordinaire mais le volume du coffre est proche de 600 litres malgré la présence de la batterie de 12 volt. Cette finition Premium est le tout haut de la gamme Corolla et s’affiche à 36.570€, une sacrée addition!

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Audi: dans la famille SUV, on vous présente le Q3 Sportback

Audi Q3 Sportback

Après le Q7 décliné dans une variante pseudo-sportive, c’est au tour du petit Q3 d’adopter à son tour des lignes plus dynamiques en prenant l’appelation Sportback. La face avant se veut plus agressive tandis que la ligne de toit basse s’étire jusqu’aux montants D plats pour se conclure par un becquet arrière de toit. Ce nouveau SUV est près de trois centimètres plus bas que le modèle classique, ce qui lui donne un style plus musclé. Au-dessus des roues, des galbes puissants expriment la présence de la transmission quattro, de série avec la plupart des motorisations. De nombreux effets d’ombre et de lumière apparaissent au niveau de la section arrière moulée. La lunette basse, flanquée d’appendices aérodynamiques, et le pare-chocs sport au style inspiré des entrées d’air mettent en valeur la carrure trapue de ce Q3 Sportback.

Audi Q3 Sportback

À l’occasion du lancement de l’Audi Q3 Sportback sur le marché européen, un moteur essence et un moteur diesel seront proposés. Développant 230 ch, le 2.0 TFSI est la motorisation la plus puissante. Ce 45 TFSI quattro S tronic a une consommation de carburant en cycle combiné de 7,7 – 7,3 l/100km. Le 2.0 TDI affiche pour sa part une puissance de 150 ch et un consommation en cyclce combiné de 4,9 – 4,7 l/100km . Rapidement après son lancement, ce SUV sera aussi décliné avec une boîte manuelle et la transmission quattro. D’autres motorisations suivront dans le courant de l’année, dont un moteur diesel plus puissant et un moteur essence d’entrée de gamme, qui sera associé à une technologie d’hybridation légère de 48 V.

Audi Q3 Sportback

L’équipement de base propose déjà un combiné d’instruments numérique avec un écran de 10,25 pouces commandé à l’aide du volant multifonction. Avec le système MMI navigation plus coiffant la gamme, les informations sont affichées dans l’Audi virtual cockpit, qui offre de nombreuses fonctions additionnelles. Un écran tactile de 10,1 pouces est logé au centre du combiné d’instruments. Lorsqu’une fonction est sélectionnée, un signal acoustique est émis. Comme sur les modèles de catégorie supérieure de la marque, cet écran est entouré d’un large encadrement noir brillant.

Audi Q3 Sportback

Les livraisons de l’Audi Q3 Sportback en Europe débuteront à l’automne. En Belgique, le prix de la version 35 TDI S tronic est fixé à 38 600 euro TVA incluse alors que la 45 TFSI quattro S tronic est proposée à partir de 48 350 euros TVA incluse. Une série exclusive déclinée en deux styles est proposée à l’occasion du lancement. En fonction de leur coloris, ces deux séries spéciales sont baptisées « edition one dew silver » et « edition one mythos black ».

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Renault reprend la main au Ring!

Dans la petite guerre que se livre les constructeurs généralistes pour établir le record du tour d’une traction sur la Nordschleife du Nürburgring, Renault vient de reprendre la main face à Honda (la Civic Type-R avait signé un 7’43’’8 en 2018). Et c’est une Mégane R.S. Trophy-R un peu particulière qui a établi un nouveau record en 7’40’’100!

2019 - Renault MÉGANE R.S. TROPHY-R : record au Nürburgring

Pour se faire, cette nouvelle génération de RS Trophy-R a utilisé le moteur de sa soeur sans le R, soit le 1.8 turbocompressé de 300 ch. Mais elle a été développée dans un temps très court, comme une voiture de course, par une équipe dédiée réduite qui s’est concentrée sur trois axes : un allègement maximal (jusqu’à 130 kg par rapport à Mégane R.S. Trophy hors options), une aérodynamique retravaillée et une évolution plus radicale de ses trains roulants. Renault Sport a également pu compter sur des partenaires privilégiés : Akrapovič pour la ligne d’échappement, Brembo pour les freins, Bridgestone pour les pneumatiques, Öhlins pour les amortisseurs et Sabelt pour les sièges baquets.

grâce à cela, la nouvelle Mégane R.S. Trophy-r a signé, le 5 avril dernier, un nouveau record absolu pour une traction de série sur la Nordschleife, aujourd’hui juge de paix mondialement reconnu pour la performance sportive. Elle a donc parcouru les 20,600 km en 07’40’’100.

2019 - Renault MÉGANE R.S. TROPHY-R : record au Nürburgring

L’histoire entre la Mégane R.S. et le « Ring » dure depuis plus de 10 ans. Elle débute en 2008 avec un tout premier record en catégorie traction de série : la Mégane R.S. R26.R boucle le tour en 8’17’’. Un chrono qui sera pulvérisé 3 ans plus tard, en 2011, par la deuxième génération de Mégane R.S. en version Trophy, aux mains du pilote-metteur au point de l’auto, Laurent Hurgon (8’07’’97). En 2014, celui-ci passe pour la première fois sous la barre des 8 minutes (7’54’’36) avec la version Trophy-R de Mégane III R.S.. Et c’est encore lui qui a piloté la toute dernière génération pour signer ce nouveau chrono de référence, dans une chasse au record où chaque seconde est devenue beaucoup plus difficile à gagner.

2019 - Renault MÉGANE R.S. TROPHY-R : record au Nürburgring

La voiture fera sa première apparition publique ce week-end, au GP de Monaco, avec les pilotes officiels F1, Daniel Riciardo et Nico Hulkenberg avant d’être commercialisée avant fin 2019, sous la forme d’une série limitée à quelques centaines d’exemplaires.

Essai: BMW X4 xDrive 2.0i: Combinaison discutable

Fabian Kirchbauer Photography

Avec un X4 vendu pour trois X3, on peut affirmer que l’expérimentation de la marque à l’hélice tentée en 2014 pour dynamiser les lignes de ses SUV a connu un certain succès. Pour cette deuxième génération, on ne bouscule pas les codes et il faut ouvrir l’œil pour distinguer le nouveau de l’ancien. Et puis l’effet de surprise est passé et l’on s’est habitué à la présence du X4 sur nos routes. Le nouveau venu se révèle moins dodu que celui qu’il remplace, ses lignes s’étirent ce qui n’est pas sans lui procurer davantage de classe. Certaines similitudes avec son concurrent, le Mercedes GLC Coupé, ne vous auront pas échappés…

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Le modèle essayé est motorisé par le petit 2.0 4 cylindres essence de 184 chevaux, épaulé par la boîte automatique à 8 rapports. Un ensemble cohérent mais qui manque clairement de coffre pour déplacer le nouvel X4. Il repose sur la plateforme OKL partagée avec les Séries 5, 6 GT et 7. Celle-ci se caractérise par ses suspensions à double triangulation à l’avant et ses 5 bras par roue à l’arrière. Et pour affirmer davantage le caractère dynamique du X4, BMW le dote d’office de la suspension M Sport et de la direction variable Sport tandis que les quatre roues motrices (xDrive) sont également imposées.

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J’aime bien

La vie à bord est agréable, avouons-le. L’intérieur clair de notre exemplaire agrandit encore un espace plutôt étonnant. Dans  les faits, le X4 s’est allongé tandis que le toit est légèrement rehaussé. Le sentiment d’habitabilité est meilleur que dans l’ancien. Nous avons ainsi transporté un grand adulte à l’arrière qui s’est réjoui de l’espace disponible. Comme toujours chez BMW, la position de conduite est parfaite et les commandes sont là où on les cherche. Le tableau de bord est joliment dessiné et la finition est plutôt remarquable.

Fabian Kirchbauer Photography

Plutôt malin

Sans être un foudre de guerre, notre X4 2.0i s’est révélé agréable en mouvement. Certes, il aurait perdu 50 kg par rapport à l’ancien, à finition et motorisation égales, mais ce n’est pas son poids plume qui le sert dans ce cas-ci. C’est un ensemble, un feeling au volant qui fait qu’on se déplace rapidement en toute sérénité. Avoir traversé une tempête un jour de décembre nous a conforté dans le sentiment que rien ne peut nous arriver au grand dam de nos passagers du jour. Du moins sur autoroute. Lorsque les virages se resserrent, comme tout autre véhicule du genre, le poids nous rappelle à l’ordre. Les 4 roues motrices participent à ce sentiment d’invincibilité. Freinage et direction se révèlent eux aussi dans la moyenne haute de la catégorie des SUV.

Fabian Kirchbauer Photography

J’aime moins

Contrariant une nouvelle fois la politique actuelle en la matière, il semble bien incongru, lorsqu’il s’agit d’avaler des kilomètres, de monter un moteur essence à bord de pareil engin. Plus lourd qu’une berline classique, Monsieur de La Palice n’aurait pas dit mieux, le X4 manque de couple et réclame de plus nombreuses interventions de sa boîte automatique lorsqu’on veut tenir un certain rythme. Et cela se paie automatiquement au niveau de la consommation qui grimpe alors allègrement.

Fabian Kirchbauer Photography

Pourquoi je l’achète

Bien loin du célèbre Freude Am Fahren caractérisant les BMW, le comportement du X4 n’en est pas moins des plus acceptables pour un SUV de 1.720 kg à vide. Et puis la qualité de son habitacle, les finitions, la position de conduite, les équipements (évidemment largement optionnels comme dans toute Allemande qui se respecte) font de vos déplacements des moments de plaisir. La transmission intégrale et la boîte automatique complètent le tableau. Sérénité, confort, habitabilité sont des qualificatifs qui viennent à l’esprit lorsqu’il faut résumer nos sentiments à l’issue de cette semaine d’essai.

Fabian Kirchbauer Photography

Pourquoi je ne l’achète pas

Cette motorisation essence n’est pas vraiment la mieux adaptée au BMW X4. Ses 184 ch suffisent à mouvoir ce SUV mais son couple de 290 Nm impose de fréquents rétrogradages qui nuisent à la consommation. Comptez un bon 11 l / 100 km si vous avez des moyennes à respecter. Et puis même s’il se donne des airs de sportif et si ses liaisons au sol portent le logo M Sport, il reste lourd et impose rapidement de calmer le jeu en virage. Enfin, il reste le chapitre du budget (49.300€), toujours conséquent chez BM dès que l’on pioche dans la longue liste des options mais là, je ne vous apprends rien.

Fabian Kirchbauer Photography

 

Essai nouveauté: Hyundai i30 Fastback N

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Notre première rencontre avec le modèle sportif de la marque coréenne ne nous a laissé que des bons souvenirs. Un dimanche matin très sportif durant lequel la i30 N a révélé tout son potentiel au son des vroap-vroap de son échappement une fois le mode N enclenché. Alors lorsque Hyundai nous a invité à venir découvrir la version Fastback de sa sportive, nous n’avons pas hésité une seule seconde. Il faut dire qu’un déplacement sur l’île espagnole de Grande Canarie en plein mois de janvier ne se refuse pas. Une fois sur place, on s’est directement glissé à bord d’une rutilante Hyundai i30 Fastback N revêtue du superbe Engine Red!

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Quelques kilomètres d’autoroute pour prendre nos marques, retrouver l’environnement inchangé de l’habitacle avec un joli volant à trois branches spécifique à la version N et doté de deux boutons permettant de choisir rapidement son mode de conduite à gauche ou de balancer directement l’auto en mode N, le plus agressif. Les sièges sont également spécifique et l’on retrouve le logo N disséminé partout à bord.

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Pour rappel, ce N a trois significations: la gamme sportive est née à Namyang et a grandi au Nürburgring. Et puis cette 14e lettre de l’alphabet symbolise une chicane, à l’origine du développement des véhicules performants. Extérieurement, la Fastback N n’en fait pas trop. Elle nous plait davantage que la berline mais cela reste une question de goûts: on remarque ses parties frontales et arrières aux entrées d’air agrandies ainsi qu’une ligne ligne rouge entourant le véhicule, le petit becquet noir sur la malle arrière, des feux antibrouillards triangulaires disposés très bas, un double échappement, des jantes de 19 pouces sans oublier la teinte Shadow Grey qui lui est propre.

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Voilà pour le tour du propriétaire. Sous le capot, on retrouve le 2.0 essence Turbo et les 275 chevaux de la version Pack Performances. Son couple culmine à 378 Nm grâce à un boost à l’accélération. De quoi signer le 0 à 100 km/h en 6″1 et atteindre les 250 km/h en pointe. La Fastback, surbaissée de 8 mm, se distingue de la i30N classique par une aérodynamique améliorée de 7%, une répartition des masse encore plus neutre et un poids légèrement en hausse. Mais sur la route, tout cela ne se mesure pas réellement; il s’agit avant tout de fine tuning.

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Les petites routes tournicotantes des Canaries ont parfaitement mis en évidence le comportement de la i30 Fastback N. La boîte manuelle à six rapports assume parfaitement les passages à la volée, la direction, en mode N Performance, est durcie et se révèle précise. L’arrière enroule les courbes avec l’aide du différentiel à blocage électronique et glissement limité (e-LSD) qui garantit un pouvoir de traction exceptionnel. L’auto est très efficace même si nous sommes trop souvent freinés par les nombreux cyclistes présents sur l’île. Malgré le système variable des soupapes d’échappement poussé à son maximum pour profiter d’une sonorité très typée rallye, la i30 Fastback N reste suffisamment discrète extérieurement pour que l’on ne se fasse pas injurier par les vélos croisés ou dépassés.

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De retour sur les nationales à deux bandes, on revient en mode normal pour profiter à nouveau du confort assez bluffant de la Fastback N. Comme sa petite soeur plus classique, la i30 la plus performante propose alors des déplacements parfaitement agréable dans la vie de tous les jours. C’est là l’un de ses points forts.

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Le lendemain, Hyundai nous propose quelques tours sur une vieille piste accolée à un aéroport de plaisance. L’occasion de pousser la mécanique à fond et même s’il nous l’est fortement déconseillé, on préfère mettre l’ESC, le contrôle électronique de stabilité, pour voir tout ce que l’auto a dans le ventre. La piste est vieille, les virages serrés, une courte ligne droite nous permet de prendre un peu de vitesse avant un gros freinage dans un droite avant un gauche serré. De quoi constater que la Hyundai se pilote sans jamais nous donner de sueurs froides. Seuls les freins, évidemment pas prévus pour pareil usage extrême, nous conduirons à lever le pied dans le dernier tour.

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Vous l’aurez compris, cette i30 Fastback N constitue le second volet de l’offre performante du constructeur asiatique sur notre marché. Nous regretterons à nouveau son poids trop élevé mais si cela lui permet de se montrer aussi confortable en usage quotidien, elle en sera pardonnée. Parce que c’est une nouvelle fois le grand écart qu’elle est capable de faire entre ces phases de conduite sage et celles où le conducteur a envie de profiter à fond de ses 275 ch! Un véritable autobloquant aurait rendu la N un chouia plus efficace mais sincèrement, sur routes ouvertes, elle est impériale. Même si l’on sait que l’état du réseau belge ne l’aidera pas à reproduire le même comportement que celui rencontré aux Grandes Canaries…

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Essai: Abarth 124 GT: Un toit en dur, des jantes inédites et c’est tout

Assemblée chez Mazda à Hiroshima, puis envoyée en Italie pour être personnalisée par Abarth, la 124 GT regroupe le savoir-faire et le caractère des deux nations. La plateforme commune avec la MX-5 est un gage de fiabilité et d’homogénéité. Les deux lettres GT signifient que l’Abarth 124 a reçu un toit en carbone. Une bonne raison pour en reprendre, une nouvelle fois, le volant.

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L’Abarth 124, nous on la kiffe! Testée en rouge, en blanc, en boîte auto, en boîte manuelle, avec le long capot noir mat, on en redemande! Son caractère bien trempé en font un cabriolet attachant bien loin de la placidité d’une Mazda MX-5. Son côté bad boy nous amuse et sa sonorité, certes fatigante à la longue, en font une voiture qui sort de l’ordinaire.

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Dans l’habitacle, on retrouve la qualité d’ensemble issue, en grande partie, de la Mazda. Abarth y apporte ses logos, quelques touches d’alcantara et des sièges spécifiques mi-cuir, mi-alcantara. On l’a dit cette GT reçoit un toit noir en fibre de carbone (+16kg) mais aussi de superbes jantes OZ Racing lui faisant gagner 6 kilos.

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J’aime bien

Si la version R-GT, vue cette saison en rallye grâce à Motorsport International, est dotée du moteur (1.8) de l’Alfa 4C pour atteindre une puissance de 340 ch au poids plume de moins d’une tonne, notre version routière se contente, encore et toujours, du 1.4 quatre cylindres turbo donné pour une puissance de 170 ch et un couple de 250 Nm à 2.500 trs/min. Un moteur qu’on apprécie même s’il manque de reprise à bas régime. Il donne un sentiment de puissance au déclenchement du turbo, un peu comme une mécanique à l’ancienne mais en beaucoup moins brutal, évidemment.

Abarth 124 GT

Plutôt malin

Comme sur d’autres sportives, les ingénieurs ont intégré un petit bouton Sport pour rendre la voiture encore plus dynamique. Cela se caractérise par l’ajout de 20 Nm de couple, une direction plus ferme, un échappement plus sonore, une pédale d’accélérateur plus réactive et un ESP qui intervient encore plus tardivement. On peut évidemment totalement désactiver celui-ci. Plus vivante et plus communicative, la 124 Abarth devient alors un objet de plaisir sans fin, driftant à loisir pour ceux qui aime cela. Son amortissement spécifique signé Bilstein affermit l’auto en compression, mais cela reste avant tout terriblement jouissif pour ceux qui aiment une voiture bien tenue et qui ne prend pas une once de roulis. A l’exact opposé de l’Alpine que nous avons testée dans la foulée…

J’aime moins

Nous parlions de mécanique à l’ancienne à propos du moteur. Il n’y a pas que lui qui donnera au propriétaire des saveurs d’antan. Si certains plastiques de l’habitacle peuvent décevoir, c’est surtout le manque de soin lié à l’installation de le hard-top qui nous a choqués. Ce sont d’abord les vis extérieures déjà rouillées. Ensuite, le joint entre le hard-top et la carrosserie très mal réalisé et enfin, on a même noté des infiltrations d’eau. Pourquoi avoir conservé la capote sachant que peu d’utilisateurs s’amuseront à démonter le hard-top? Elle se manifeste bruyamment sur les pavés alors qu’en l’ôtant, Abarth aurait encore gagné du poids…

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Pourquoi je l’achète

Avec son toit en dur, l’Abarth 124 GT joue la carte de la compétition en adoptant le look des bolides vus en rallye depuis l’année dernière. Le plaisir au volant est toujours bien réel, sans se montrer brutale, la 124 ainsi déclinée offre bien plus de caractère qu’une placide Mazda MX-5. Le son, les coloris, l’habitacle et ses notes de rouge apportent une touche latine que nous adorons. Et une nouvelle fois, le toit noir et les jantes de la même couleur s’harmonisent pour donner une voiture unique en son genre.

Abarth 124 GT

Pourquoi je ne l’achète pas

Affichée 41.450 €, l’Abarth 124 GT élève encore ses tarifs. De quoi assurer une certaine exclusivité au modèle? Qui sait… toujours est-il qu’il faudra composer avec une sonorité un rien lassante sur longue distance, une finition bâclée autour du hard-top mais aussi un petit goût de trop peu en termes de différenciation mécanique par rapport au cabriolet.

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L’Audi TT fête ses 20 ans à Zolder

L’Audi TT a 20 ans, un anniversaire qu’elle a fêté en grande pompe sur le circuit de Zolder. Pas moins de 140 fans belges ont profité d’un petit tour de circuit en TT. Ce fut également l’occasion d’admirer un ensemble hétéroclite de 69 Audi TT, parmi lesquelles un Roadster qui affichait, du haut de ses 16 ans, 260.000 km au compteur. « Il ne m’a jamais causé de problème et a juste nécessité quelques frais d’entretien », a déclaré l’heureux propriétaire de 73 ans.

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Ce coupé est rapidement devenu une icône du design. Depuis la présentation du premier concept en 1995, il est synonyme d’un certain plaisir de conduire, de design et d’amour des détails. À l’époque de leur mise sur le marché, à l’automne 1998 pour la première Audi TT Coupé et un an plus tard pour le premier TT Roadster, les produits de série ne présentaient pratiquement pas de différence par rapport aux concept cars présentés auparavant et largement inspiré par le Bauhaus. Tout designer rêverait d’un tel scénario. Le design était dominé par un motif central: le cercle. Les arceaux du toit, l’avant et l’arrière contrastaient avec des lignes rigoureusement horizontales.

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Vingt ans après la première production en série de la TT d’origine, la troisième génération de l’Audi TT a droit à un lifting complet. L’icône du design affiche un design extérieur à la sportivité appuyée, des moteurs plus puissants et un équipement de série étendu.

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L’édition TT 20 Years restylée a été présentée en première belge à Zolder. Limité à 999 exemplaires, ce modèle anniversaire est disponible en Coupé et en Roadster. Il intègre plusieurs éléments subtils du premier concept du Roadster dévoilé en 1995 au Salon de l’Automobile de Tokyo. L’habillage intérieur en fin cuir nappa Moccasin Brown relevé de surpiqûres Panuka rappelle la première génération de la TT. Les sorties d’échappement au design typique, les feux arrière Matrix OLED, la présence des anneaux Audi au-dessus des bas de caisse latéraux sans oublier les différents badges TT 20 Years à l’intérieur et à l’extérieur du véhicule sont d’autres spécificités. Cette édition anniversaire est proposée en deux couleurs de carrosserie : Arrow Grey et Nano Grey.

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