Salon de Francfort 2019 : grandeur et décadence… par Dimitri Urbain

Vue générale Mercedes

Au moment où les évolutions sont profondes dans le monde de l’automobile, les salons ne sont pas en reste. Le salon de Francfort, qui se tient du 12 au 22 septembre, nous offre une vitrine d’un avenir plutôt imposé que souhaité… Et la question se pose avec toujours plus d’acuité pour nombre de constructeurs : Ces expositions ont-elles toujours un intérêt ? De moins en moins de nouveautés y sont révélées en primeur et, face aux coûts énormes générés, nombreux sont les constructeurs qui préfèrent cibler au mieux d’autres évènements afin de toucher leur clientèle. (Texte de notre envoyé spécial à Francfort: Dimitri Urbain)

Vue générale VW

Les constructeurs allemands à domicile…

Tant le groupe VW que Mercedes ou BMW ont toujours utilisé l’IAA comme une vitrine leur permettant d’étaler, parfois de manière légère et inspirée, parfois avec lourdeur et arrogance, leur propre vision de l’automobile et de son avenir. L’édition 2019 n’est pas en reste mais il est certain que la voilure a été considérablement réduite. Nombre de constructeurs n’ont pas fait le déplacement (Toyota- Lexus ; Mazda ; le groupe FCA ainsi que Ferrari et Maserati, Nissan, Volvo, Peugeot- Citroën- DS… la liste des absents est longue comme un jour sans pain !) et les constructeurs allemands se sont tous donnés le mot afin d’apparaître le plus écologique possible. La pression de certains groupes activistes (voire extrémistes !) n’y est sans doute pas étrangère… et a également incité les organisateurs à renforcer une présence policière déjà bien importante sur le site de l’évènement.

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Volkswagen : l’histoire repasse les plats ? 

Au cours de son histoire, la marque a vécu des moments très délicats : le passage de la monoculture Coccinelle pour passer à celle de la Golf ou, plus récemment, le Dieselgate. La marque se pose désormais en parangon de l’écologie, développant à marche forcée une gamme électrifiée. La nouvelle ID.3, présentée officiellement, se veut réellement la nouvelle « voiture du peuple », permettant au plus grand nombre de pouvoir accéder à un véhicule électrique. C’est une Golf digitalisée et à ses côtés la marque présente une grande berline destinée à remplacer la Passat, un minibus largement inspiré par le légendaire « samba » vitré des années 50-60 ainsi que le Buggy à vocation récréative.

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De quoi se reconstruire un avenir censé être radieux ! Nul doute que les économies d’échelle vont également permettre d’élargir cette offre électrique aux autres marques du groupe, Skoda et Seat en tête.  Décidément prêt à tout pour paraître le plus vert possible, Volkswagen propose même désormais des « kits » pour électrifier les Coccinelles et utilitaires historiques. Certains puristes n’apprécieront pas du tout mais le constructeur allemand prend ici le même chemin que Jaguar avec la Type E électrique… nul doute que Mercedes, Porsche ou encore BMW Classic leur emboitent rapidement le pas.

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Audi : du bon et du moins bon…

Commençons tout de suite par le moins bon, l’A1 Citycarver. Cette A1 est équipée de roues plus larges, d’une garde au sol plus importante et d’une calandre qui fait immédiatement penser aux modèles Q de la marque. Pour le reste… hormis un prix qui sera évidemment plus élevé, peu de choses à dire, juste une version réchauffée du vieux concept StreeWise de chez Rover ! Nul doute que les bons de commande vont suivre en quantité.  RS 3, RS 6 et RS 7 sont bien présentes à Francfort, tout comme les TT RS et R8 V10 qui sont, malheureusement, en fin de vie et ne seront pas remplacés… Le nouveau cabriolet A5 semble plutôt réussi même si, comme très souvent chez Audi, il faut voir l’ancien aux côté du nouveau modèle et jouer au jeu des 7 erreurs afin de voir la différence. Mention particulière pour la mise en place de ce dernier sur le stand, façon œuvre d’art avec des mains géantes dont il a l’air de s’échapper.

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Le facelift de l’A4 ne parviendra pas à la sortir d’une indifférence de plus en plus généralisée, le marché des berlines moyennes se réduisant comme peau de chagrin au profit des SUVs. N’oublions pas la présence d’une moto Ducati, sans doute une façon comme une autre pour la marque de promouvoir la mobilité 2 roues sans passer par une trottinette électrique. Par ailleurs, Ingolstadt a confirmé la disparition d’environ 25% des versions les moins vendues du catalogue… de quoi réduire sérieusement les coûts et rendre un peu de cohérence à l’ensemble de la gamme.  Rayon prototypes, l’Audi AI Trail est le quatrième des concepts AI. Ce baroudeur taillé pour les environnements les plus hostiles semble marier une cellule centrale de… Lamborghini Marzal avec un châssis de 4X4 à l’ancienne !

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BMW Concept 4 : nouveaux codes stylistiques

Le Concept 4 est censé nous donner un avant-goût de ce que seront très bientôt les coupé et cabriolets emblématiques de la marque. Le moins que l’on puisse dire est que la calandre ne passe pas inaperçue et ne laisse personne indifférent… Lors de la conférence de presse, d’aucuns y voyaient déjà une ressemblance aux grandes dents de Bugs Bunny ! D’autres y trouvent une nouvelle forme d’élégance, après les calandres démesurées sorties ces derniers mois.

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Néanmoins, si l’on en croit Adrian Van Hooydonk, le patron du style de la marque, « les proportions sont idéales, avec un design clair et précis ». Charité bien ordonnée… n’y cherchez plus les passages de roues sculpturaux ou les formes classiques dans le capot, ces éléments traditionnels sont bien passés à la trappe. Néanmoins, les proportions classiques des coupés Munichois sont bien présentes avec un long capot, des surfaces vitrées réduites ou encore les jantes bien larges pour achever de bien planter l’engin. La signature lumineuse arrière est une fibre optique continue sur toute la proue. Le choix de la teinte « Rouge Interdit » n’est pas innocent, mettant en valeur les lignes du coupé, pouvant évoluer entre un rouge très vif à des accents presque noirs en fonction de l’éclairage. Cette calandre…on y revient toujours !

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Après l’avoir élargie au maximum, elle semble ici avoir été rétrécie et allongée de manière démesurée. C’était déjà un peu le cas sur la i Vision Dynamics présentée il y a 2 ans mais cette dernière était fermée. Selon la communication officielle, elle fait référence aux coupés historiques de la marque comme la 328 d’avant-guerre ou encore la 3.0 CSi. Plutôt complexe, elle associe des détails jouant sur les trois dimensions ; des parties hexagonales chromées sur l’avant et des « 4 » entrelacés à l’arrière-plan. Nous pouvons raisonnablement penser que, pour l’essentiel, la prochaine Série 4 est désormais figée mais il faudra encore patienter quelques mois pour découvrir la version définitive. En attendant, le design de la marque semble toujours se chercher un peu plus, entre la gamme « classique » qui adopte des surfaces de carrosserie hyper dépouillées façon i ; que les i marchent sur les plates-bandes des M qui seront également électrifiées… ça commence à faire beaucoup et c’est très brouillon, BMW nous avait habitué à autre chose ! Pour un peu, on en arriverait presque à regretter l’ère Bangle !

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Mercedes Concept EQS

La Classe S, berline Mercedes par excellence, se réinvente. Elégante, elle parvient à dissimuler ses proportions et sa masse sous des lignes fluides. Aux antipodes d’une certaine Classe S Maybach qui fait désormais figure d’ancêtre, pire de dinosaure. Mercedes parvient ainsi à crédibiliser le véhicule électrique auprès d’une clientèle très traditionnaliste. De quoi sourire et entrevoir un avenir radieux pour la marque à l’étoile qui ne manquera pas de décliner toutes les technologies de la EQS sur des gammes inférieures. Et par rapport à BMW on sent ici un plus grand sens de l’intégration dans une gamme cohérente.

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Opel Corsa : nouvelle entrée de gamme

Dérivée de la nouvelle 208, l’Opel Corsa se place en entrée de gamme, maintenant que les Karl et Adam sont passées à la trappe. Le style est plaisant et inoffensif, il ne déchainera pas les passions mais séduira une clientèle à la recherche d’un bon rapport qualité-prix. La qualité a été améliorée afin de mieux concurrencer la VW Polo tandis que du côté des ingénieurs le châssis a été optimisé afin d’essayer de le rendre aussi dynamique que celui de la Ford Fiesta. Elle sera disponible dès le début de l’année prochaine, en essence et diesel. Bien entendu, une version électrique coiffera la gamme. La marque compte même utiliser cette dernière dans le cadre d’une coupe réservée aux amateurs en rallye. L’intégration d’Opel au sein de PSA a permis de développer cette cinquième génération de Corsa en seulement deux ans.

Porsche Tyacan

Porsche Taycan : la nouvelle ère

A la voir sur le stand, impossible de ne pas penser directement « Tesla ». Certes, voilà une concurrente de taille et de poids pour le constructeur américain. Porsche y a mis tout son savoir-faire afin qu’elle soit la plus crédible possible pour les clients de la marque… et les autres ! Elle est immédiatement identifiable comme une Porsche et a peu évolué par rapport au concept Mission E. Dans l’autophobie ambiante qui règne actuellement, il est certain que Porsche et, au- delà le groupe VW, disposent ici d’une carte maîtresse pour négocier au mieux les changements profonds qui se mettent en place.

Alpina B3 Touring

Alpina : l’exceptionnel qui confirme la règle

Toujours dans l’ombre de BMW, le petit constructeur bavarois séduit plus que jamais. L’offre de la marque s’adresse à des passionnés autant épris de performances élevées que de discrétion et d’élégance. La nouvelle B3 Touring est présentée officiellement à Francfort. Equipée d’un six cylindres en ligne de 3 litres, elle offre 462 ch et un couple de… 700 Nm disponible dès 3.000 tr/ min. Sa vitesse de pointe dépasse les 300 km/h et en fait l’un des breaks les plus rapides du monde. Le tout dans un raffinement de haut niveau pour des tarifs finalement encore corrects… Disponible uniquement en version intégrale, les livraisons débuteront au troisième trimestre 2020. Aux côtés de la B5 Biturbo capable de rouler à 330 km/h, Alpina s’impose donc comme LE fournisseur des pères de famille sportifs allergiques aux SUV.

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Brabus : Classe G à toutes les sauces

Sur base du Classe G Mercedes, Brabus propose différentes déclinaisons : 700, 800 et même 900 ch ! Pour l’occasion, le G reçoit un V12 qui développe la bagatelle de 900 ch et un couple de 1.500 Nm… sa vitesse maximale est de 280 km/h, uniquement sur autoroute allemande, bien entendu. Ce mastodonte de 2.660 kg atteint les 100 km/h en seulement 3,8 secondes. Les jantes sont en 23 ou 24’’ et le prix « de base » est de… 605.055 € ! Outre les transformations et restaurations de Mercedes, le préparateur lance désormais une division marine afin d’encore plus séduire sa clientèle très fortunée.

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Lamborghini Sian

Seule marque sportive italienne présente, Lamborghini présente la Sian. Le design fait plutôt déjà vu et les formes alambiquées, torturées, notamment à l’arrière, n’arrangent rien. Une énième supercar peu utilisable pour la marque, peu élégante mais qui, assurément, va avoir un effet positif sur le bilan financier… Ce premier modèle hybride sera certainement suivi d’autres dans les mois qui viennent.

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Land Rover Defender : l’icône en version digitale

Cette fois, c’est bon : JLR présente la nouvelle version de son véhicule le plus emblématique, celui qui a construit toute la tradition et l’histoire de Land Rover. Après plusieurs années de tergiversations, de prototypes plus ou moins définitifs (le DC 100 de 2011), le nouveau venu a fait sensation et une belle unanimité parmi la presse !

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Reprenant les codes stylistiques de l’original comme le déhanchement des flancs ou le toit blanc avec la vitre intégrée sur les côtés par exemple, il est immédiatement reconnaissable et identifiable comme étant « LE » Land Rover ! C’est certainement le plus beau compliment que l’on puisse lui faire… ainsi qu’à Gerry Mc Govern, responsable du design de la marque.  Il étrenne une structure aluminium en lieu et place du châssis séparé. Celle-ci est dérivée de la plateforme des Discovery, Range et Range Sport. Exit également les essieux rigides, une double triangulation est utilisée à l’avant et un essieu multibras à l’arrière. Les versions « 90 » pourront au choix être équipées des suspensions pneumatiques à l’arrière montées en série sur les « 110 ».

Land Rover Defender

Une gamme de motorisations importante, tant en essence qu’en diesel est prévue : en entrée de gamme, un 2.0 litres Diesel à double turbo offre déjà 200 ch tandis qu’une version plus puissante en proposera 240. En essence, un quatre cylindres ou un six cylindres sont au menu. Le premier offre 300 ch tandis que le second sera hybridé en 48 V et proposera 400 ch.  Dans tous les cas, la boîte de vitesses sera une ZF 8 rapports. Une version hybride plug-in du « petit » moteur essence sera ajoutée à la gamme courant 2020. Des versions 3 et 5 portes seront disponibles en deux empattements ainsi que des utilitaires. Les prix de base devraient se situer aux environs des 35- 40.000 €.  Quatre versions seront disponibles : Explorer, Adventure, Country et Urban, afin de répondre aux mieux aux besoins de la clientèle. Du côté des puristes, reste à voir quel accueil lui sera réservé car son usage en tous chemins risque de coûter beaucoup plus cher en réparations qu’avec son prédécesseur ! Shocking, il sera assemblé en Slovaquie et non plus en Grande Bretagne…

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Remarquées également au détour des allées…

Honda e : une occasion manquée ?

Alors que le concept dévoilé à Francfort il y a deux ans faisait battre le cœur des amateurs de la marque, la version de série, dévoilée cette année, semble avoir raté la cible : les proportions et les petits détails du prototype ne s’y retrouvent pas… elle est chère, comparativement à la Renault Zoé, par exemple, et son autonomie ne lui permettra pas de s’éloigner des villes. Espérons que Honda remette rapidement les pendules à l’heure sur ce point. Mention spéciale pour la présence d’une NSX et d’une Civic Type R sur le stand !

Hyundai 45

Hyundai Concept 45 : dans la cour des grands

Le constructeur coréen fête ses 45 ans cette année ! Mais qui se souvient des premières Pony, au design signé Giugiaro ? Hyundai a donc décidé de marquer le coup en présentant ce Concept 45, plutôt réussi. Du traitement des surfaces vitrées aux phares en passant par les roues, l’ensemble est cohérent et assez élégant. Nul doute que différents éléments se retrouveront rapidement sur les nouveaux modèles de la marque.

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Les constructeurs Chinois : luxe, opulence et manque de crédibilité

Parmi les quelques constructeurs chinois ayant fait le déplacement, Hongqui (qui signifie « drapeau rouge ») est la marque automobile la plus ancienne du pays. Créée en 1958, elle a fourni aux dirigeants locaux nombre de voitures d’apparat. Membre du groupe FAW, partenaire chinois du groupe Volkswagen, la marque présente à Francfort un SUV de grand gabarit à l’esthétique… particulière, ainsi qu’une supercar semblant sortie tout droit de Gran Turismo. Quant à son logo, il fait plutôt penser à H & M qu’à une marque automobile. Nul doute que tous les constructeurs premium tremblent face à la venue de ce concurrent… ce qui est, par contre, peut-être bien le cas avec WEY. Cette marque appartient à Great Wall et se spécialise dans les SUV de luxe. A en juger par les modèles exposés à Francfort, la qualité n’est pas loin de valoir celle de nombreuses marques européennes. La présentation, la finition et le design sont d’une cohérence rarement vue jusqu’ici chez d’autres constructeurs originaires de l’Empire du Milieu. Il leur reste à construire un réseau, se forger une image et une réputation afin de convaincre les acheteurs européens… autrement dit, le plus dur reste à faire !

Vue Générale VAG

En conclusion, ce salon marque véritablement un tournant… celui de la désaffection de nombre de constructeurs pour ce genre d’évènements d’une part et, de l’autre, celui de l’électrification forcée de l’automobile. (Texte: Dimitri Urbain – Photos: Paul-Edouard Urbain)

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BRC: tous présents au départ du TAC Rally

Troisième manche du Championnat de Belgique des Rallyes, la 46édition du TAC Rally se déroulera dans les alentours de Tielt. Un terrain bien moins attrayant que celui de Spa, qui reçoit pourtant tous les candidats au titre. Les rois du macadam flandriens s’y sentent visiblement plus à leur aise…

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 Malchanceux à Spa, Kris Princen aura coeur de briller sur les routes glissantes des environs de Tielt, à bord d’une toute nouvelle VW Polo R5 préparée chez BMA.

Ainsi, le TAC Rally pourra compter, ce samedi, sur pas moins de 13 R5 au départ d’une épreuve où les écarts sont, traditionnellement, minimes et où tout se joue dès les premiers kilomètres lorsque les plus matinaux parviennent à faire la différence. Quatorze spéciales sont au programme.

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Indubitablement peu à son aise à bord de la VW Polo R5 BMA, Patrick Snijers persiste et signe…

Les vainqueurs des deux premières épreuves de la saison, Kris Princen et le leader du BRC, Cédric Cherain, seront tous deux au départ du rallye sur une Volkswagen Polo R5. Princen disposera d’un exemplaire neuf de chez BMA, la monture qu’il a imposée au Rally van Haspengouw étant partie en fumée au Tour de Corse. Cédric Cherain, victorieux du Spa Rally en Skoda Fabia R5, visera une première victoire en Flandre sur la VW Polo R5 de THX Racing. La troisième Volkswagen de nouvelle génération sera aux mains de Patrick Snijers, qui persiste à vouloir dompter une R5.

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Vainqueur au Rallye des Ardennes, Niels Reynvoet retrouve à Tielt un terrain qu’il connait davantage.

Une armada de Skoda

Vincent Verschueren, qui évoluera à domicile, sera le fer de lance d’une véritable armada de Skoda. Le vice-champion visera résolument la victoire après avoir remporté le Rallye de Trois-Ponts en compagnie de Stéphane Prévot. Il en ira de même pour Adrian Fernémont, qui a mis la pression sur Cherain durant deux jours à Spa, et Ghislain de Mevius, beau deuxième du BRC après deux épreuves. Pilote officiel de Skoda Belgium, Sébastien Bedoret entend quant à lui confirmer son potentiel.

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Sébastien Bedoret retrouvera un terrain connu à Tielt puisqu’il y avait débuté l’an passé.

Deux pilotes régionaux veulent se distinguer à domicile. Souvent à l’aise sur l’asphalte glissant de Tielt, Bert Cornelis espère se hisser dans le Top 5 au volant de la Fabia R5 pilotée par Gunther Monnens à Landen. Quant à Niels Reynvoet, il a fait le plein de confiance en remportant le Rallye des Ardennes sur la Skoda du team SXM, victorieuse à Spa.

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Kevin Demaerschalk débute sa saison 2019 en misant toujours sur la Citroën C3 R5 de J-Motorsport.

Kevin Demaerschalk entamera sa campagne en BRC avec la Citroën C3 R5 de J-Motorsport. Espérons que le pilote Citroën aura plus de réussite que la saison dernière. On peut en dire autant de Pieter-Jan Michiel Cracco, qui n’a pu conclure par un beau résultat une bonne prestation à Spa suite à des soucis mécaniques sur sa Ford Fiesta R5. Et des Pays-Bas nous viendra ce samedi la Hyundai i20 R5 de Martin van Iersel.

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Superbe déco pour la Porsche 997 GT3 de Claerhout qui sera pilotée par Van Woensel!

Pour le Top 10, en plus de la puissante WRC de David Bonjean, il faudra compter sur la Mitsubishi du local Bert Coene ainsi que sur les Porsche 997 GT3. Chris Van Woensel remplace Jochen Claerhout sur une Porsche disposant d’une nouvelle déco. Le marchand de pneus affrontera les deux autres Porsche de Tim Van Parijs et Chris Debyser.

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Impressionnant à Spa, Grégoire Munster, pilote officiel Opel, sera le favori chez les juniors.

Match entre Adam chez les Juniors

Du côté des juniors, Grégoire Munster s’élance avec l’étiquette de favori après sa superbe victoire, arrachée dans l’ultime spéciale du Spa rally, face à Timo van der Marel, un hollandais qui n’est pas inscrit dans le championnat de Belgique et qui roule lui aussi sur une Opel Adam R2. Ils vont à nouveau s’opposer à Tielt. Face à eux, on retrouvera Gilles Pyck, vainqueur de trois manches du Pirelli Junior BRC l’an dernier, et qui sera de retour sur sa Peugeot 208 R2 avant de disputer le reste de la saison.

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Glenn Snaet défendra les couleurs de Peugeot chez les Juniors.

Joachim Wagemans a également choisi d’être au départ ce samedi sur sa Peugeot 208 R2 après avoir disputé le Spa Rally en R5. Le champion en titre en TER2 avait signé l’an dernier à Ypres une solide prestation en R2 et il veut ce samedi à nouveau se distinguer chez les Juniors. Il en ira de même pour Glenn Snaet, auteurs de quelques jolis chronos à Landen, et de Tobias Brüls, qui a retrouvé la confiance à Spa. A Landen, Valentin Vertommen avait aussi montré un beau potentiel sur sa Ford Fiesta R2T, à l’instar de Thibaud Mazuin, qui avait terminé deuxième.

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Essai: Opel Insignia GSI CDTI: et si c’était elle?

Depuis plusieurs années, les constructeurs généralistes s’échinent à courir après les trois marques allemandes qui occupent le haut du segment. A l’image de Ford qui a créé son label de luxe Ghia. Chez Opel, on est passé à autre chose en se recentrant sur les SUV. Pourtant, la dernière Insignia, récemment proposée avec un label GSI, offre de belles qualités et elle n’a pas grand-chose à envier à la concurrence plus huppée.    

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Proposée en deux motorisations par Opel, l’Insignia GSI n’est désormais plus disponible en Belgique qu’avec la motorisation Diesel, la faute aux nouvelles normes WLTP. Dommage, plus légère et dotée d’un 2.0 turbo de 260 ch, l’essence m’avait bien plu lors de sa présentation internationale. Avec 210 ch, le Diesel est davantage destiné aux gros rouleurs. Mais il offre néanmoins des performances tout à fait dignes du bel emballage de la GSI.

Opel Insignia GSi

J’aime bien

Extérieurement, les modifications sont subtiles mais offrent néanmoins un vrai caractère à cette Insignia en tenue de sport. On remarque les généreuses prises d’air chromées dans le bouclier avant et l’apparition d’un discret aileron sur le hayon arrière. Pour les amateurs, Opel propose de troquer les jantes de 18 pouces offertes en série contre des jantes de 20 pouces plus seyantes, comme sur notre modèle d’essai, moyennant 1.000€ supplémentaires. Dans l’habitacle, ce sont les superbes sièges baquet qui attirent les regards. Et si l’on vous dit qu’ils intègrent de nombreux réglages électriques, une fonction de massage et peuvent être tant chauffés que réfrigérés, vous comprendrez qu’ils sont irréprochables! Le reste de l’habitacle présente une finition sans défaut mais il se contente malheureusement d’une présentation assez classique.

Opel Insignia GSi

Plutôt malin

Pour transmettre son couple de 480 Nm au sol, l’Opel Insignia GSI est dotée d’une transmission intégrale permanente d’origine GKN qui autorise une répartition vectorielle de couple entre les roues postérieures. De quoi garantir une excellente motricité à la grande berline GT tout en lui autorisant des vitesses de passage dans les courbes plutôt élevées. Dans le même temps, on pointera l’efficacité de la boîte automatique à 8 rapports montée en série. Ne vous attendez pas à des passages de rapports de sportive, la gestion étant même souvent dépassée en conduite soutenue, mais elle fait le boulot en conduite coulée et se montre globalement assez réactive quand on augmente le rythme.

Opel Insignia GSi

J’aime moins

On l’a dit plus haut, à l’exception des sièges et du volant, la personnalisation de la GSI à l’intérieur n’est pas des plus flagrante. Elle ressemble trop à une Insignia classique. Mais cela signifie que l’on profite également d’une belle habitabilité et d’un coffre disposant de 490 litres de chargement. Autre petit grief, le design du système multimédia est un peu daté mais le GPS fonctionne bien et toutes les aides sécuritaires sont bien sûr montées en série.

Opel Insignia GSi

Pourquoi je l’achète

Sur autobhan, l’Opel Insignia GSI ne se laisse guère impressionner par les berlines allemandes statutaires. Elle profite d’un excellent moteur pour suivre le rythme à des vitesses prohibées dans d’autres pays. Le tout, avec une consommation qui reste des plus contenues (8,5 l/ 100) et qui démontre, une fois encore, que pour les avaleurs de kilomètres, le Diesel est encore et toujours ce qui se fait de mieux! D’autant que l’insonorisation est excellente et que les kilomètres s’avalent sans efforts.

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Pourquoi je ne l’achète pas

Affichée 45.700 euros en prix de base, même avec quelques options indispensables, l’Opel Insignia GSI s’offre à vous pour un prix relativement contenu si on la compare à la concurrence venant d’Audi, BMW ou Mercedes. Si elle aurait pu être un chouia plus confortable, elle se révèle finalement tout à fait à la hauteur et pourrait aider Opel à venir titiller les marques bien établies en haut de la hiérarchie!

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Essai: Opel Grandland X 2.0 CDTI: Allemand par tous ses pores

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On répète à qui veut l’entendre qu’il faut au moins 200 ch pour ressentir un peu de vigueur à bord d’un  SUV. Est-ce qu’Opel nous a entendu lorsqu’il nous a proposé d’essayer son Grandland X dans sa version supérieure, celle qui cache sous son capot un 2.0 Diesel de 177 ch pour 400 Nm de couple?

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Fruit d’un accord entre Opel et le groupe PSA avant le rachat de la marque allemande par les Français, le Crossland X est ainsi le demi-frère du Peugeot 3008. Plus sage que ce dernier, il colle mieux à l’image de la marque au Blitz et à sa clientèle plus âgée. Cela ne veut pas dire que les lignes du SUV allemand sont mornes. Au contraire. Nous trouvons ses lignes ¾ arrière particulièrement réussies. L’habitacle est nettement moins révolutionnaire que celui du 3008 mais il n’en reçoit pas moins les dernières innovations en matière de connectivité. Apple CarPlay et Android Auto vous permettent d’accéder facilement à un grand nombre de foncions et applis de votre smartphone et celui-ci peut être rechargé par induction dans le bac central.

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J’aime bien

Voilà bien un cas concret où le Diesel reste bel et bien la meilleure solution. Avec un poids de 1.600 kg, le Grandland X n’est pas un poids plume mais grâce au couple de ce 2.0 CDTI, on oublie ce handicap et l’on se déplace en toute sérénité. Comme d’autres engins de son gabarit, l’Opel ne prétend pas au premier prix de dynamisme. La nouvelle boîte automatique à 8 rapports fait merveille et participe à l’agrément de l’ensemble. Par rapport au 3008, le ressenti est plus ferme au niveau des suspensions mais cela ne choque pas de la part d’une Allemande. Et puis quel bonheur de ne pas devoir subir le petit volant devenu incontournable sur les produits de la marque au lion.

2018 Opel Grandland X Ultimate

Plutôt malin

La signature germanique, on la ressent également à l’intérieur avec une finition très soignée qui ne laisse guère la place à l’improvisation. Les sièges offrent une position de conduite parfaite et l’habitabilité aux places arrière bat les autres élèves de cette catégorie; Peugeot 3008 et Jeep Compass peuvent aller se rhabiller. Le volume du coffre dépasse les 500 litres et se montre réellement utilisable une fois la banquette arrière rabattue.

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J’aime moins

Alors qu’il a largement les capacités d’aller jouer dans la boue, le Grandland X reste désespérément une traction. Une nouvelle fois, l’acronyme SUV peut se traduire par « Sans Utilité Véritable » si ce n’est celle d’être au-dessus de la mêlée en ville grâce à une position de conduite surélevée. Et puis si l’arrière est félin, l’avant manque un peu d’originalité même s’il s’apparente très facilement avec le reste de la gamme Opel.

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Pourquoi je l’achète

C’est costaud, c’est bien fini, c’est, en principe fiable, bref, c’est Allemand. Et bien vite, on oublie que ses dessous sont signés PSA. Il faut dire que les designers ont fait fort pour distinguer pleinement le Grandland X de son cousin, le Peugeot 3008. L’intérieur est dessiné comme celui des autres Opel et l’amateur de la marque s’y retrouvera. Enfin, cette version Innovation est particulièrement bien équipée mais elle s’échange contre 34.900 euros sans les options.

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Pourquoi je ne l’achète pas

Nous l’avons dit, ce Grandland X n’est pas disponible en 4 roues motrices comme de nombreux autres condisciples de son espèce. Cela retire l’un des attraits de ses formes même si, nous le savons, bien peu sont les SUVistes qui fréquentent les terres meubles de nos campagnes. Notre véhicule d’essai recevait un total de 8.850 euros d’options passant par l’habillage en cuir des sièges (1.950 €), le toit panoramique (950€), le Park & Go Technology Pack 3 (1.950€) ou encore le cruise control automatique (800€). De quoi faire grimper l’addition finale à 43.750€!

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L’Opel GT fête ses 50 ans le long de la mythique Route 66

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Venus de contrées parfois lointaines, Australie, Belgique ou même des Philippines, plus de deux douzaines d’amateurs d’Opel GT se sont retrouvés pour un road trip de groupe dans le sud-ouest des Etats-Unis afin de célébrer le 50e anniversaire de l’emblématique voiture de sport. Il faut savoir que plus de 70% des 103.463 voitures produites ont été immatriculées aux Etats-Unis, où encore aujourd’hui la GT possède un très grand nombre de fans, justifiant totalement son surnom de mini-Corvette.

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Le circuit de huit jours a débuté à Las Vegas. Au départ de la capitale du jeu, les Opel GT ont emprunté la célèbre Route 66 en passant par le barrage de Hoover avant de poursuivre vers l’est jusqu’au Four Corners Monument – le seul endroit où quatre états se touchent: Arizona, Colorado, Nouveau-Mexique et Utah. De là les participants ont pris la direction des parcs nationaux Mesa Verde et Sion. Le voyage s’est terminé à Las Vegas, après une boucle d’environ 2.000 kilomètres.

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« Cette balade a été une expérience exceptionnelle, et par-dessus tout, je n’oublierai jamais le passage par la Route 66 », a déclaré Olaf Moldzen, responsable de l’Association des Clubs européens d’Opel GT qui organisait ce voyage. L’association regroupe 28 pays et comprend 1.450 membres possédant 1.550 voitures. Tous ceux qui, aux Etats-Unis ou ailleurs, croisent la route de l’Opel GT la trouve naturellement irrésistible. « Beaucoup de gens qui nous croisaient levaient le pouce et nous faisaient de grands signes. La GT suscite toujours ce genre de réactions de sympathie, car tout le monde peut s’identifier à elle. »

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La GT va avoir une autre occasion de tester sa popularité : du 18 au 22 septembre, l’association invite en Allemagne les clubs européens de GT pour le Grand Tour. « A partir de Rüsselsheim, nous visiterons les lieux qui sont étroitement liés à l’histoire de la GT et d’Opel », précise Olaf Moldzen. Les étapes du circuit, auquel participeront des concurrents renommés, comprennent le Centre d’essai Opel, le circuit d’Hockenheim, l’usine Opel de Kaiserslautern et les routes sinueuses des monts Taunus, où les photos des premières publicités de l’Opel GT ont été prises.

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Les visites en Allemagne et aux USA ne sont que deux des nombreux événements marquant le 50e anniversaire de l’Opel GT. Les célébrations ont commencé en mai avec le célèbre rallye d’anciennes Bodensee-Klassik au lac de Constance. Fin juin, quelque 50 conducteurs au volant de leur GT ont été les vedettes du salon de la voiture ancienne Klassikertreffen qui s’est tenu à Rüsselsheim. Le coupé de sport a eu droit à cette occasion à une zone dédiée sur le site d’Opelvillen dans la ville d’origine du constructeur.

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