Pininfarina : 90 ans de créations « haute couture » automobiles ! par Dimitri Urbain

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En 1930, après avoir travaillé aux côtés de son frère, Batista dit « Pinin » Farina, s’installe à son compte comme carrossier. Ses réalisations se font surtout sur des bases Lancia, Alfa Romeo ou Isotta Fraschini. Après la seconde guerre mondiale, Pinin Farina frappe fort avec la Cisitalia, en 1947. Ce coupé « grand tourisme » reprend déjà tous les éléments de style des coupés qui seront largement réinterprétés jusqu’aux années 2000. S’en suit une longue série de prototypes et de modèles de série. De nos jours, Pininfarina fait partie du groupe Indien Mahindra et ses activités sont très diversifiées. Symbole du luxe à l’italienne, les réalisations vont des bateaux à l’immobilier en passant par… les cuisines ou encore le stade de la Juventus, à Turin !

Nous vous proposons un retour en photo sur quelques-unes des réalisations les plus emblématiques du carrossier italien…

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Pinin Farina s’installe Corso Trapani, à Turin, dès 1930. Dans ces installations modernes, des chefs- d’œuvre vont voir le jour…
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Cette berline Lancia Dilambda reste très classique, même si les solutions techniques de la marque sont très avancées.
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Alfa Romeo 6C 2300 Coupe Pescara, 1935. L’aérodynamisme n’est ici pas un vain mot. Le long capot et l’habitacle rejeté à l’arrière sont déjà représentatifs des GT des décennies suivantes. La carrosserie est réalisée en aluminium.
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Pour 1936, le coupé Pescara est modifié. Les ailes avant intègrent désormais les phares tandis que la calandre en dissimule un autre. Les ailes étirées et le traitement général des lignes ne sont pas sans évoquer quelques Bugatti…
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Beaucoup plus classique est ce cabriolet 4 places Lancia Astura Bocca. Les ailes sont aérodynamiques et les marchepieds ont bel et bien disparu. Il est réalisé en très petite série pour le compte du concessionnaire Lancia de Biella, Ernesto Bocca.
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Autre exercice sur base Alfa Romeo, cette fois une 8C 2900. Le traitement de la partie avant est censé améliorer la pénétration dans l’air. Le reste de la carrosserie affiche un style très classique pour ce genre de sportive.
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La fin des années 30 se caractérise par la recherche des victoires en course, la compétition entre l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste faisant battre plus fort le cœur des foules en mal de nationalisme. Pour la première fois, les ailes sont intégrées au reste de la carrosserie de cette Lancia Aprillia Coupé Aerodinamica. 3 versions différentes de cette voiture ont été produites, l’une d’entre elle finissant à la vingtième place des Mille Miglia en 1938.
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Lancia Astura Berlina Aero de 1937. Ici également, les passages de roues sont entièrement carénés et la poupe fuyante favorise la pénétration dans l’air.
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Un peu pataud mais bien représentatif des lignes à la mode à la fin des années 30, voici un cabriolet Aero sur châssis Alfa Romeo 8C 2900.
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Après les hostilités, Pinin Farina revient aux affaires avec cette berline Lancia Aprilia Bilux. Elégante, elle marque néanmoins un retrait par rapport aux réalisations de la décennie précédente, beaucoup plus flamboyantes et élégantes.
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Avec la Cisitalia 202, Pinin Farina crée l’ère moderne du coupé GT. Sur la base de la berlinette aérodynamique réalisée par l’ingénieur Savonuzzi en 1946, Pininfarina utilise une structure tubulaire pour réaliser ce coupé  deux places. Pour la première fois le capot moteur est intégré et ne ressort plus des ailes. Les surfaces vitrées sont importantes avec des montants fins et l’arrière est assez court. Le résultat est sobre et très élégant.
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Berlinetta Speciale Maserati A6 1500. Egalement réalisée en 1947, le style n’est pas aussi épuré que celui de la Cisitalia. Ici aussi, le capot est intégré à la carrosserie. A l’arrière, le volume semble trop important par rapport au reste de la voiture.
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1952 restera l’une des années les plus importante dans l’histoire de Pininfarina. En effet, une rencontre historique réunit Enzo Ferrari et Pinin Farina. Ni l’un ni l’autre ne voulant se déplacer en premier, Sergio Pininfarina organise une rencontre dans un restaurant situé à mi-chemin entre Bologne et Turin. Alors que tout semblait opposer ces hommes, leur collaboration va donner naissance à de magnifiques automobiles !
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L’une des premières réalisations tangibles de la collaboration avec Ferrari est cette 212 Inter, présentée en 1952.
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Pinin Farina devient célèbre aux USA grâce à la Nash Healey. La voiture est destinée aux vedettes de cinéma hollywoodiennes et ne manque pas de séduire dans les quartiers chics.
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La « chaine » Pininfarina, en 1952, avec une majorité de Lancia Aurelia coupés et cabriolets. L’assemblage est encore très manuel.
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Symbole de la Dolce Vita des années 50, la Guilietta Sprint permet à Pininfarina de s’imposer en tant qu’assembleur de version en petite série. La voiture connaît un large succès tant en Europe qu’aux USA.
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Autre prouesse du carrossier, l’Aurelia B24S cabriolet cède à la mode américaine du pare-brise bombé. Pininfarina signe ici l’une des plus belles Lancia, ses lignes intemporelles continuent de séduire plus de 60 ans après sa présentation.
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Une autre Lancia particulièrement réussie est ce prototype Florida sans montant central sur base de Flaminia, le haut de gamme de la marque turinoise.
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En 1959, la Ferrari 250 GT berlinetta est unanimement saluée. Elégante, équilibrée, pure, ses lignes en font un véritable chef-d’œuvre… elle reste l’une des Ferrari les plus chères.
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1966 marque le lancement du Spider Alfa Romeo « Duetto ». Assemblé par Pininfarina, il reste au catalogue jusqu’en 1993. Cette longévité exceptionnelle en fait aujourd’hui une voiture relativement facile à dénicher à prix correct. Au travers de quatre générations successives, de la poupe arrondie des débuts à celle très fade de la série 3, toute noire, de quoi trouver son bonheur.
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Autre succès chez Pininfarina : la Fiat 124  cabriolet. Elle aussi restera au catalogue durant des décennies. Au milieu des années 80 elle est toujours vendue par Fiat mais comme « Spider Europa Pininfarina ». Tout comme l’Alfa, elle subit les affres du montage de pare- chocs renforcés pour les USA tout en étant de moins en moins puissante au cours de sa carrière. En version Abarth, elle est également un temps la reine des rallyes.
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Fin des années 60, Pininfarina travaille beaucoup pour BLMC, le constructeur national britannique. Très moderne, ce prototype sur base de 1100 fait un peu penser à la Citroën GS, à la Ferrari Daytona, à la Lancia Gamma…
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Parmi les différentes voitures de série récentes réalisées par Pininfarina, la Peugeot 406 coupé reste l’une des plus réussies et est déjà recherchée par de nombreux amateurs.
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Outre Ferrari, Pininfarina collabore également avec Maserati… cette Quattroporte est le pendant des coupés haut de gamme de Modène.
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Pininfarina ce sont aussi des trains…
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… le stade de la Juventus !
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Des yachts très haut de gamme à destination d’une clientèle richissime…
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Des projets architecturaux de haut vol…
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Et des cuisines équipées !

Salon de Bruxelles 2020: sous le sceau de l’optimisme! (III) par Dimitri Urbain

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Les françaises

Citroën dévoile son SUV C5 Aircross en version hybride, affichant 225 ch. Il est équipé d’un moteur thermique essence et d’un moteur électrique. Son style particulier est loin de faire l’unanimité…

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DS, marque premium de Citroën, joue un peu sur le côté bling bling. Ici aussi, SUVs et électricité sont en haut de l’affiche. D’une part avec le DS3 Crossback E-Tense, électrique, et, d’autre part, le DS7 Crossback E- Tense 4X4, qui est un hybride plug in.

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Peugeot fait également la part belle aux électriques avec la e- 208 et la e- 2008. Ce petit SUV est présenté en première européenne à Bruxelles. La gamme offre également des versions hybride rechargeable des 508 berline et break ainsi que du SUV 3008.

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Chez Renault, les Clio et Captur se déclinent désormais en versions E-Tech, équipées de deux moteurs électriques combiné à un thermique. La Mégane RS figure toujours bien au catalogue et trône au milieu du stand. Pour Dacia, le salon est l’occasion d’offrir les différents modèles Sandero, Logan et Duster au même prix, peu importe la motorisation, essence, diesel ou LPG.

RENAULT CAPTUR E-TECH PLUG-IN (HJB PHEV), RENAULT CLIO E-TECH (BJA HEV)

Ailleurs…

Volvo mise sur une offre complète de sa gamme en version hybride simplement dénommée « Recharge ». Dans un avenir rapproché, la marque souhaite également promouvoir une gamme électrifiée. Polestar, apparenté à Volvo, a joué le rôle de « M » ou « AMG » pour la marque suédoise. Désormais devenue marque à part entière, elle offre 2 véhicules électriques. Le coupé Polestar 1 est un plug in hybride de pas moins de 600 ch qui sera fabriqué à 1.500 exemplaires seulement.

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Son style se reconnait au premier coup d’œil et il pourrait très bien être le C 90 de Volvo, successeur du coupé C 70. La Polestar 2 se veut être une concurrente directe de la Tesla Model 3 et reprend toute la technique de la Volvo XC 40 électrique. Elle développe pas moins de 408 ch! La marque débarque en Europe avec un nouveau concept de vente: des brand stores dans des endroits très commerciaux où il sera possible de voir les véhicules et de les essayer. Cependant, l’achat ne sera possible qu’en ligne. Quant à la maintenance, elle sera assurée par le réseau Volvo mais le client n’aura même pas à se déplacer: la voiture sera emmenée chez le concessionnaire pour les opérations de maintenance avant de lui être ramenée toute propre!

Dream cars

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Bientôt dix ans que le salon de Bruxelles propose une exposition de modèles exceptionnels et exotiques. Des quelques jours du début, sa durée a été allongée et elle est désormais accessible sur l’ensemble du salon. Ici, une ambiance créée par un décor (cette année, il s’agit du renouveau lié au printemps) met en valeur quarante voitures. Aux côtés des classiques Alpine, Bentley, Bugatti, Ferrari, Jaguar, Lamborghini, Mc Laren ou autres Alpina, se retrouvent d’authentiques engins uniques comme la Krugger FD, création belge, ou encore Touring Superleggera, l’un des noms mythiques de l’art de la carrosserie à l’italienne. Mention particulière également pour la Genty, nouvelle hypercar conçue en France et faisant appel au crowd-funding pour se développer, les Vanderhall à 3 roues ou encore la Pal-V, mi-voiture, mi-avion. (Texte: Dimitri Urbain)

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Essai: Peugeot 508 GT: les dents de la mère

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Obligé, bien malgré moi, de repousser plusieurs fois ma découverte de la nouvelle Peugeot 508, j’ai enfin pu y goûter quelques jours avant de replonger cinquante ans en arrière en me retrouvant au volant de la Peugeot 504 originelle. L’occasion de mesurer le chemin parcouru mais également de comprendre combien la berline familiale appartient à l’ADN de la marque au lion.

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Inutile de vous expliquer le gouffre qui saute aux yeux entre la simplicité de l’habitacle de la 504 des années 70 aux sièges mous comme des marshmallow et le sentiment de confinement que donne celui de la 508 de 2019 dans laquelle vous êtes complètement entourés par le tableau de bord mais aussi l’imposante console centrale. Les sièges sont bien plus enveloppants, eux aussi, et offrent un maintien incontestable même si la position de conduite ne nous convient pas totalement, le petit volant nous obligeant à jouer avec sa hauteur réglable et l’axe du dossier des sièges pour avoir toute la vue du minuscule écran placé face au conducteur.

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J’aime bien

Je me souviens encore de mon étonnement en découvrant la nouvelle Peugeot 508 au Salon de Genève 2018. Visiblement, les dessinateurs de la marque français ont eu carte blanche lorsqu’il s’est agit de donner corps à leur nouvelle berline. Sous ses faux airs de coupé, avec sa face avant largement marquée par la calandre spécifique à la GT, ses optiques très travaillées avec ses feux diurnes très agressifs en forme de dents effilées sans oublier ses feux arrière à nuls autres pareils.

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Ses flancs sont, eux aussi, très modernes avec une ligne de ceinture haute et des traits fuyant vers l’arrière. La chute du pavillon est douce et nullement perturbée par une quelconque antenne. Notre modèle d’essai profite de la meilleure des finitions, la GT, et se voit donc doté d’éléments exclusifs. Parmi eux on peut noter les coques de rétroviseurs et du bas de bouclier arrière noir gloss, les jantes 19 pouces diamantées Augusta ou encore les vitres arrière surteintées.

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Plutôt malin

Cette finition haut de gamme impose deux motorisations: le 2.0 BlueHDi de 180 ch et le 1.6 T PureTech de 225 ch. C’est ce dernier qui équipe notre voiture d’essai et il se montre logiquement très discret au niveau de sa sonorité. Le moteur se montre assez linéaire, avec un très léger sursaut perceptible en passant les 3.000 tours mais la perception d’ensemble donne avant tout un sentiment de confort et de polyvalence. La boîte EAT8 est fidèle à elle-même avec une souplesse indubitable en conduite tranquille mais pas exempte de défauts lorsque l’allure augmente. Du côté des consommations, on tournait aux alentours des 7,7 l/100 après 1077 km d’essai.

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J’aime moins

Si je craque totalement pour ses lignes extérieures, je suis toujours réticent face au petit volant et au tableau de bord réduit à sa plus simple expression. Cela manque de clarté et implique une position de conduite qui ne nous satisfait pas totalement. En revanche, il offre des sensations assez franches qui contrastent avec le ressenti totalement inexpressif de certaines concurrentes. On ressent parfaitement les intentions du train avant tandis que le diamètre de braquage est plutôt réduit pour une berline de cette taille.

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Pourquoi je l’achète

Cette 508 GT est logiquement dotée du châssis piloté. En mode confort ou normal, elle se montre un peu rebondissante sur les bosses, mais parfaite sur l’autoroute. D’ailleurs, sur le premier cité, elle se met en roue libre à la décélération, pour éventuellement économiser quelques centilitres de carburant. Pour rouler de façon dynamique sur route sinueuse, il faut choisir le mode sport. Ainsi, les suspensions se raffermissent, la caisse est mieux maintenue, le roulis disparaît. C’est là tout l’avantage d’un amortissement piloté. Et une nouvelle fois, je me suis déjà que j’étais bien mieux au volant d’une classique berline (1.420 kg) capable de me procurer du plaisir lorsque j’en ai envie, contrairement aux SUV hauts et lourds.

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Pourquoi je ne l’achète pas

Cette version de pointe de la 508 est chère (43.413€ pour notre modèle d’essai avec ses options) si on la compare à d’autres modèles généralistes. Mais comme elle est vraiment à cheval sur la catégorie des premiums, qu’elle tutoie en qualité de finition, de présentation, et en possibilités d’équipement, elle peut aussi apparaître comme sensiblement moins chère qu’une Audi A5 Sportback ou qu’une BMW Série 4 Gran Coupé. Mais c’est avec la Volkswagen Arteon qu’il faut véritablement la comparer et là, elle tient parfaitement ses promesses.

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Salon de Genève 2019: Le grand écart par Dimitri Urbain

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Beaucoup de marques absentes à genève mais l’espace ainsi libéré était bien caché. (Photo: BL)

Rendez-vous annuel printanier du gratin de l’automobile mondial, le salon de Genève est un évènement à nul autre pareil et l’édition 2019 ne faillit pas à la tradition. D’invraisemblables supercars de plus de 1.000 chevaux y côtoient les futures citadines à succès que ne manqueront pas d’être la nouvelle Peugeot 208 et la Renault Clio V. Pas moins de 152 premières mondiales et européennes y sont dévoilées!

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La Clio V faisait la belle sur le stand Renault mais les électriques restaient en embuscade.

Bien évidemment, ce sont les nouveautés électriques (à défaut d’être électrifiantes…) et les SUV (et souvent une combinaison des deux…) qui se taillent la part du lion. Les constructeurs rivalisent d’ingéniosité afin de négocier le virage de l’électrification et séduire les acheteurs potentiels. Nous vous proposons une visite en image, certes non exhaustive mais parsemée de coups de cœur à l’attention des passionnés.

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Evolution…

La tendance déjà établie lors de salons précédents (Francfort, Paris et Genève) semble s’accentuer : les constructeurs boudent cette formule. Ford, MINI, Hyundai, Opel, Volvo, Jaguar, Land Rover, Lotus et Alpine ont fait l’impasse! Selon ces constructeurs, les coûts engendrés seraient trop élevés pour un retour trop faible. Certains préfèrent une formule genre « Salon Privé », comme à Londres ou Turin, où le prix d’entrée permet une « sélection » des visiteurs et n’attire que des clients potentiels fortunés. Néanmoins, Genève continue d’attirer des artisans, petits constructeurs et carrossiers qui trouvent là une vitrine unique en Europe.

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Efficace et élégante, la F8 Tributo est une actualisation très évoluée de la 488. (Photo: DU)

Commençons avec quelques réussites:

La Ferrari F8 Tributo est la remplaçante de la 488, elle-même déjà une 458 revue et corrigée. Son esthétique est toujours aussi réussie et ici aucune aide électrique pour parvenir aux 710 ch… une puissance proche d’une certaine Mc Laren 720S. Son moteur est le V8 de 3900 cm3 dont la puissance est identique à celle de la 488 Pista. Le double turbo ne souffre, selon la marque, d’aucun temps de réponse et le 0 à 100 km/h est balayé en moins de 3 secondes! L’aérodynamique a été particulièrement soignée et l’esthétique n’a pas eu à en souffrir, heureusement. Les ouvertures pratiquées dans le capot moteur transparent sont un rappel de la F40 tandis que les feux arrière s’inspirent eux de la 308 GTB des années 70.

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Le moteur de la F8 Tributo est un V8 gavé par deux turbos qui permet à l’engin de damer le pion à la Mc Laren 720S. (Photo: DU)

L’amélioration du refroidissement des freins assure leur fonctionnement optimal sans devoir recourir à des disques de plus grand diamètre. A 1330 kg à vide, elle a maigri de 40 kg par rapport à une 488 mais reste plus lourde d’environ 50 kg que sa rivale britannique. Les aides électroniques ont été revues également, la dernière version du contrôle de dérapage Ferrari Side Slip Angle Control est bien présente aux côtés du Ferrari Dynamic Enhanced ou FDE+ qui fonctionne désormais sur la position course du manettino et rend la voiture moins brutale dans les situations extrêmes.

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Inspiration 308 GTB pour un arrière nettement différencié! (Photo: BL)

A l’intérieur, le volant a été revu afin d’améliorer les sensations pour le conducteur et un écran tactile de 7’’ prend place dans le tableau de bord. A ses côtés sur le stand, la Portofino et la 812 Superfast continuent de faire rêver nombre d’amateurs.

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Copie quasiment conforme de l’original, le VW Buggy est propulsé par un moteur électrique situé à l’arrière. (Photo: DU)

Le VW Buggy est le descendant direct des célèbres buggies des années 60. A l’époque, il suffisait de récupérer une vieille Coccinelle, de déboulonner la caisse et de fixer une caisse légère pour en faire une voiture de sport capable de passer partout. Il utilise la nouvelle plateforme MEB du groupe, celle de la future ID qui sortira courant de cette année. Il semblerait que le Buggy soit prêt à être produit. Le moteur électrique de 200 ch est monté à l’arrière (comme sur l’original!) et sa vitesse maximale limitée à 160 km/h. La batterie dispose de 62kWh. Les lignes sont immédiatement reconnaissables, avec l’absence de portes latérales et une partie arrière surélevée. Il s’agit d’une stricte deux places dont les passagers sont protégés par un arceau situé à l’arrière. A l’intérieur, peu de choses pour se distraire, les commandes principales sont concentrées sur le volant. Des matériaux durables et faciles d’entretien sont utilisés.

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VW envisage de proposer à différents constructeurs d’utiliser la plateforme du buggy afin d’y poser leurs propres carrosseries. Comme au bon vieux temps! (Photo: DU)

A noter qu’il n’y a pas de radio et qu’il faut emporter son smartphone pour écouter de la musique via une connexion Bluetooth. Comme à la grande époque, VW prévoit également de fournir cette plateforme à des firmes extérieures qui pourront y monter leur propre carrosserie. Celle du prototype est réalisée en matériaux composites.

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Honda se démarque de ses concurrents en proposant une citadine électrique. Quasiment définitive, elle s’inspire des petites N600 et 800 des années 70.

La Honda e Prototype est très proche de la future citadine électrique du constructeur nippon. Celui-ci n’a pas choisi la facilité car l’intégration des batteries n’est pas des plus aisées dans un tel petit format. Il s’agit ici d’une version à cinq portes du prototype présenté en 2017. Certes, ses performances sont limitées, tout comme son autonomie, avec 200 km environ. Elle est l’illustration d’un retour en forme de Honda, dont les ventes se réduisent d’année en année sur le marché européen. Annoncée aux environs de 35.000 €, la e pourra-t-elle inverser cette tendance?

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A l’avant, les phares très effilés de l’Alfa Romeo Tonale font immédiatement penser à la 159. (Photo: DU)

L’Alfa Romeo Tonale vient renforcer la gamme SUV du constructeur italien, se plaçant sous le Stelvio. Certaines rumeurs la présentent comme la remplaçante de la Giulietta. Son design est élégant et les phares font immédiatement penser à la 159.

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 D’aucuns imaginent que ce dérivé du Jeep Compass remplacera, à terme, la vieillissante Giulietta dans la gamme Alfa Romeo. Sera-t-elle enfin le modèle qui rencontrera un succès de masse plutôt que d’estime? (Photo: DU)

Il s’agit d’un hybride Plug-In, sans nul doute une cousine de la Jeep Compass. Beaucoup d’espoir pèsent sur ses ailes, sera-t-elle enfin le modèle qui pourra faire décoller les ventes?

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 Retour en forme chez Fiat avec ce prototype qui célèbre les 120 ans du constructeur. Les lignes sont élégantes et plutôt réussies. (Photo: DU)

La Fiat Centoventi est un signal positif pour la marque! Et ce n’est pas un SUV… Son nom est une référence aux 120 ans d’histoire de FIAT, jalonnée de nombreuses réussites dans le domaine des petites voitures: de la Topolino à la Panda en passant par la 500 ou encore la 127. Ce prototype est bien évidemment électrique. La peluche de Panda trônant à l’intérieur serait-elle une indication à peine voilée?

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 A l’arrière, différents messages peuvent être affichés, afin d’améliorer la sécurité des usagers, une idée originale. (Photo: DU)
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 La peluche de panda se trouvant à l’intérieur est-elle une indication? Préfigure-t-elle la future Panda électrique? Modulable à souhait, l’habitacle fait immédiatement penser aux solutions ingénieuses et pratiques de la Panda première génération.

La Peugeot 208 reprend les codes stylistiques de ses sœurs 308 et 508 mais dans un format de citadine. Plutôt réussie, elle devrait remporter un beau succès de vente, surtout face à une « nouvelle » Clio qui, à nos yeux, ne se démarque pas suffisamment de la génération précédente.

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 Plutôt réussie, la 208 s’intègre dans la gamme du constructeur français en reprenant différents éléments de ses sœurs comme la signature lumineuse, la forme de la calandre ou des vitrages.

Rallye d’Ypres: qui pour taquiner Neuville?

Une fois encore, le sixième rendez-vous du Championnat de Belgique des Rallyes présentera une affiche de très grande qualité car les engagements s’accumulent chez l’organisateur. Vous le savez déjà, Thierry Neuville sera à nouveau de la partie pour viser la victoire, lui qui, en 2017, était sorti de la route le vendredi avant d’aligner les scratches par la suite. Une fois encore, le leader actuel du Championnat du Monde des Rallyes n’aura pas nécessairement la partie gagnée dans le Westhoek!

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Abbring avec la nouvelle Citroën C3 R5

Bien sûr, Thierry et Nicolas endosseront le costume de favoris mais étant donné qu’ils ne disposeront pas de leur WRC habituelle, mais bien de la version R5 de la Hyundai i20 R5, la victoire ne leur est pas nécessairement acquise.

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La présence d’une référence de ce niveau motive forcément d’autres ténors à relever le défi, à commencer par Kevin Abbring, vainqueur de la dernière édition. Le Néerlandais, de nouveau secondé par Pieter Tsjoen, le seul à avoir remporté Ypres en tant que pilote et copilote, disposera d’une Citroën C3 R5 pimpante neuve. Nous attendrons également une nouvelle Citroën C3 R5 pour Kevin Demaerschalk.

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Bouffier en Skoda

Indépendamment de ces deux C3 R5, il y a bien entendu l’armada Škoda, menée par Bryan Bouffier, à qui la victoire avait échappé l’an dernier pour 8 petites secondes. Le Français, qui a récemment remporté le Rallye d’Antibes, est certainement un sérieux candidat à la victoire, tout comme le Norvégien Ole-Christian Veiby, qui viendra parfaire son expérience de l’asphalte à Ypres. Pour un des premiers accessits, il faudra aussi penser à Hermen Kobus, habitué du Top 5 avec sa Škoda Fabia R5.

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Et puis il y a les ténors belges avec la rapide R5 tchèque, dont celle du Champion de Belgique en titre, Vincent Verschueren, et celles des Kris Princen, Sébastien Bedoret, excellent depuis ses débuts au volant de la voiture de l’importateur, Didier Duquesne, Davy Vanneste et quelques autres encore attendus, dont Cédric Cherain.

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Keith Cronin pour l’honneur britannique avec une Hyundai i20 R5

De nombreux pilotes d’outre-Manche, qui viennent de terminer la deuxième course du MSA British Rally Championship, optent pour une Ford Fiesta R5, comme Alex Laffey, Sam Moffett et Matt Edwards. Keith Cronin, qui l’an dernier a remporté le Tony Pond Award dédié au premier pilote britannique classé, défendra son titre avec une Hyundai i20 R5, tandis que d’autres choisissent une Škoda, tels Martin McCormack et Rhys Yates. Et chez Peugeot, l’année dernière à la fête avec Kevin Abbring, la confiance s’est accrue après la victoire de Guillaume de Mevius à Oostrozebeke.

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Avec les équipes qui doivent encore remplir quelques formalités, nous approchons ainsi la trentaine de R5, ce qui nous assure une belle affiche. D’autant que la bataille entre les juniors britanniques et belges sera également très intéressante à suivre en R2. Et puis, il y a le spectacle grandiose dont nous gratifient toujours les Porsche 997 GT3, a fortiori avec des pilotes de la trempe de Tim Van Parijs, Patrick Snijers, Gunther Monnens, Chris Van Woensel, Claudie Tanghe, Jochen Claerhout, Fredericq Delplace et Yves Bruneel, tous réputés pour avoir une vitesse de pointe qui n’est plus à prouver.

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C’est sûr, les moyennes seront à nouveau très élevées sur les 23 spéciales du Rallye d’Ypres, les 22 & 23 juin!

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