Essai: Opel Grandland X 2.0 CDTI: Allemand par tous ses pores

2018 Opel Grandland X Ultimate

On répète à qui veut l’entendre qu’il faut au moins 200 ch pour ressentir un peu de vigueur à bord d’un  SUV. Est-ce qu’Opel nous a entendu lorsqu’il nous a proposé d’essayer son Grandland X dans sa version supérieure, celle qui cache sous son capot un 2.0 Diesel de 177 ch pour 400 Nm de couple?

2018 Opel Grandland X Ultimate

Fruit d’un accord entre Opel et le groupe PSA avant le rachat de la marque allemande par les Français, le Crossland X est ainsi le demi-frère du Peugeot 3008. Plus sage que ce dernier, il colle mieux à l’image de la marque au Blitz et à sa clientèle plus âgée. Cela ne veut pas dire que les lignes du SUV allemand sont mornes. Au contraire. Nous trouvons ses lignes ¾ arrière particulièrement réussies. L’habitacle est nettement moins révolutionnaire que celui du 3008 mais il n’en reçoit pas moins les dernières innovations en matière de connectivité. Apple CarPlay et Android Auto vous permettent d’accéder facilement à un grand nombre de foncions et applis de votre smartphone et celui-ci peut être rechargé par induction dans le bac central.

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J’aime bien

Voilà bien un cas concret où le Diesel reste bel et bien la meilleure solution. Avec un poids de 1.600 kg, le Grandland X n’est pas un poids plume mais grâce au couple de ce 2.0 CDTI, on oublie ce handicap et l’on se déplace en toute sérénité. Comme d’autres engins de son gabarit, l’Opel ne prétend pas au premier prix de dynamisme. La nouvelle boîte automatique à 8 rapports fait merveille et participe à l’agrément de l’ensemble. Par rapport au 3008, le ressenti est plus ferme au niveau des suspensions mais cela ne choque pas de la part d’une Allemande. Et puis quel bonheur de ne pas devoir subir le petit volant devenu incontournable sur les produits de la marque au lion.

2018 Opel Grandland X Ultimate

Plutôt malin

La signature germanique, on la ressent également à l’intérieur avec une finition très soignée qui ne laisse guère la place à l’improvisation. Les sièges offrent une position de conduite parfaite et l’habitabilité aux places arrière bat les autres élèves de cette catégorie; Peugeot 3008 et Jeep Compass peuvent aller se rhabiller. Le volume du coffre dépasse les 500 litres et se montre réellement utilisable une fois la banquette arrière rabattue.

2018 Opel Grandland X Ultimate

J’aime moins

Alors qu’il a largement les capacités d’aller jouer dans la boue, le Grandland X reste désespérément une traction. Une nouvelle fois, l’acronyme SUV peut se traduire par « Sans Utilité Véritable » si ce n’est celle d’être au-dessus de la mêlée en ville grâce à une position de conduite surélevée. Et puis si l’arrière est félin, l’avant manque un peu d’originalité même s’il s’apparente très facilement avec le reste de la gamme Opel.

2018 Opel Grandland X Ultimate

Pourquoi je l’achète

C’est costaud, c’est bien fini, c’est, en principe fiable, bref, c’est Allemand. Et bien vite, on oublie que ses dessous sont signés PSA. Il faut dire que les designers ont fait fort pour distinguer pleinement le Grandland X de son cousin, le Peugeot 3008. L’intérieur est dessiné comme celui des autres Opel et l’amateur de la marque s’y retrouvera. Enfin, cette version Innovation est particulièrement bien équipée mais elle s’échange contre 34.900 euros sans les options.

2018 Opel Grandland X Ultimate

Pourquoi je ne l’achète pas

Nous l’avons dit, ce Grandland X n’est pas disponible en 4 roues motrices comme de nombreux autres condisciples de son espèce. Cela retire l’un des attraits de ses formes même si, nous le savons, bien peu sont les SUVistes qui fréquentent les terres meubles de nos campagnes. Notre véhicule d’essai recevait un total de 8.850 euros d’options passant par l’habillage en cuir des sièges (1.950 €), le toit panoramique (950€), le Park & Go Technology Pack 3 (1.950€) ou encore le cruise control automatique (800€). De quoi faire grimper l’addition finale à 43.750€!

2018 Opel Grandland X Ultimate

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Essai: BMW X2 sDrive 2.0i: bleu, je veux !

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Entre petite berline et SUV cubique, le nouvel X2 de BMW apporte une proposition rafraîchissante dans un environnement saturé de mimétismes. Son pavillon abaissé et ses surfaces vitrées diminuées font de cet X2 un engin plutôt sympa. Il faut dire que la teinte Misano Blau et son kit M lui apportent un surcroît d’attractivité. Les curieux n’ont pas manqué lors de notre semaine passée en compagnie de ce SUV.

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Sous le capot de notre X2 d’essai, on retrouve le 2.0 essence turbo de 192 ch emprunté aux MINI les plus puissantes mais aussi à d’autres modèles de la marque, of course. Peu démonstratif, il assure le job en se révélant très élastique même si son couple de 280 Nm ne va pas épater les anciens adeptes du Diesel, venus à l’essence par opportunisme. La nouvelle boîte de vitesses Getrag à double embrayage et sept rapports se révèle la compagne idéale dans de nombreuses circonstances, les palettes au volant optionnelles (170 €) amuseront les pilotes en herbe.

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J’aime bien

Le kit M Sport apporte véritablement un vent de dynamisme à l’extérieur mais aussi dans l’habitacle où l’on retrouve des touches de bleu qui bousculent les traditions plus austères de la marque à l’hélice. Ce kit comprend, entre autres choses, les sièges sport pour le conducteur et le passager avant en garnissage mixte tissu/Alcantara Micro Hexagon en style M exclusif, le volant M en cuir, le ciel de pavillon en Anthrazit, les nombreux inserts de décoration en aluminium avec incrustation en bleu, le levier de vitesses court avec identification M… Facturé 6.510 euros, ce kit DOIT être monté sur votre X2 si vous voulez aller au bout de la démarche. Malheureusement, ce sont des X2 noir ou gris que nous allons croiser sur nos routes.

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Plutôt malin

Le BMW X2 est livré, d’origine, avec un écran de 6″5 mais il est préférable d’opter pour l’écran 8″8 tactile haute résolution et si vous êtes un vrai geek, n’hésitez pas à craquer pour l’option Téléphonie Confort qui permet de jumeler deux GSM et un autre lecteur audio en même temps. Durant 3 ans, BMW vous offre ses services connectés où vous pouvez retrouver les applis les plus plébiscitées mais aussi Google, la météo ou des services de mobilité.

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J’aime moins

Premier virage abordé de manière dynamique et rappel à l’ordre immédiat par un violent sous-virage: la X2 est une traction avant. Dommage. Avec ses lignes plus sportives, on aurait pu imaginer s’amuser à son volant comme pouvaient le faire certains propriétaires du premier X1 encore propulsion. Maintenant, on se retrouve au volant d’un engin au comportement semblable à des milliers d’autres. Mais puisque BMW prétend que ses aficionados ne savent désormais plus sur quelles roues de leur BM la puissance est envoyée. Autre grief, le manque de discrétion des Pirelli Cinturato P7 Runflat qui se faisaient entendre d’autant plus que le moteur s’est montré particulièrement discret dans la circulation quotidienne.

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Pourquoi je l’achète

On l’a dit, le BMW X2, c’est avant tout une ligne inédite qui devrait plaire à ceux qui aiment se différencier du voisin. Dans ce bleu spécifique et avec cet habillage Signé M, il a belle allure et attire les regards ce qui n’est pas sans déplaire à bon nombre d’entre vous. Le coffre de 470 dm³ est à double fond. Les places arrière ne sont pas généreuses mais il faut bien payer le joli dessin de la carrosserie.

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Pourquoi je ne l’achète pas

Affiché 44.910 € en prix de base avec le kit M Sport, le X2 qui nous occupe n’est pas donné. Mais son intérieur exclusif devrait donner le sourire à son propriétaire quotidiennement. Une certaine fermeté devrait rebuter certains tandis qu’il faut compter sur une consommation moyenne de plus de 9 l/100 en utilisation mixte. Quoiqu’on fasse, pour profiter au mieux de ces moteurs essence turbocompressés, il faut passer plus souvent à la pompe…

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Essai: Hyundai i30N Performance Pack: du sport, du vrai

Jusqu’à présent, toutes les tentatives de Hyundai pour nous proposer des modèles sportifs étaient restées peu convaincantes. La faute à des modèles avant tout conçus pour le marché américain où le mot sportivité n’a pas le même sens que sur le vieux continent. À la suite de son implication en WRC, la maison coréenne a changé son fusil d’épaule et on peut dire que la cible est atteinte!

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Le modèle que l’importateur a accepté de nous confier durant une semaine ne revêt pas la couleur Performance Blue adoptée par l’équipe chargée d’aligner les Hyundai en Championnat du Monde des Rallyes (WRC) mais il s’agit bel et bien d’une version Performance Pack qui rencontre plus de 90% des suffrages en Belgique. Elle propose de booster le 2.0 Turbo à 275 ch (250 ch pour la i30N classique) tout en offrant en sus le différentiel électronique à glissement limité et un système de valve d’échappement à ouverture variable.

Hyundai I30N - Photo by www.dennisnoten.com

J’aime bien

Relativement discrète dans sa robe Engine Red, notre i30N s’est révélée sur les petites routes de notre habituel trajet d’essai. Il faut juste veiller à ne pas opter pour le mode Sport+ des suspensions qui les rendent juste invivables sur le mauvais réseau belge. Pour le reste, tout y est. En optant pour le mode le plus extrême (bouton bleu orné d’un drapeau à damiers à droite du volant), la i30N Performance Pack devient une avaleuse d’asphalte et, mieux encore, de virages. La direction est agréable sans avoir la précision d’une super sportive. Avec des disques de 330 mm à l’avant et 300 à l’arrière, le freinage reste solide même si les étriers demeurent flottants à un seul piston.

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Plutôt malin

Contrairement à d’autres, Hyundai n’essaye pas de nous gâcher le plaisir en imposant une quelconque boîte automatique. Ici, le plaisir de passer les vitesses demeure et est même sublimé par le REV matching, un double débrayage automatique qui participe à l’ambiance course. Sans oublier le système de valve d’échappement à ouverture variable qui vous annonce lorsque vous opter pour le mode le plus dynamique même si les pétarades sont moins exagérées que chez Ford avec la Focus RS pour ne citer qu’un exemple.

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J’aime moins

On peut comprendre qu’à l’heure de la standardisation poussée, il soit difficile de concevoir des intérieurs très différents au sein d’une gamme de modèles mais l’habitacle de la i30N nous a franchement déçu. Aussi austère que celui de la berline du même nom, il propose juste quelques logos disséminés ça et là, de jolis baquets sans oublier le système d’info-divertissement (qui a dit auto-distraction?) qui propose un menu N spécifique. On peut ainsi y découvrir toute une télémétrie offrant moult infos au pilote en herbe.

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Pourquoi je l’achète

Affichée à 34.800€ sans les remises, la Hyundai i30 N PP est une bonne affaire. Une simple Golf GTI de 230 ch est à 32.925€ tandis que la Golf R de 310 ch et DSG atteint les 43.405€! La Peugeot 308 GTI (270 ch) demande 38.230€ là où une Ford Focus ST (250 ch) exige 31.550€. Ensuite, vous pouvez toujours faire valoir ses 5 places et son coffre au volume intéressant pour justifier votre achat auprès de madame.

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Pourquoi je ne l’achète pas

Pour nous, la Hyundai i30 N Performance Pack possède deux défauts: son poids de 1.504 kg qui se fait oublier grâce au couple de 353 Nm mais qui pénalise l’agilité de l’auto dans le tortueux et sa consommation excessive en mode sauvage. Si bien qu’on a cru ne pas pouvoir terminer notre trajet de deux heures sans repasser par la case essence. Heureusement, l’obligation de ralentir lors de la traversée des villages nous sauvé de ce scénario et finalement, il restait encore un petit quart de réservoir à notre arrivée. Comptez néanmoins un bon 15l/100 si vous fréquentez les circuits. Un 2.0 Turbo excédé, ça demande sa part de breuvage!

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