Essai exclusif: BMX X4 M Compétition: échassier très dynamique

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Les gars du marketing, ça ose tout. C’est à ça qu’on les reconnait. Et pourquoi pas glisser un 6 en ligne survitaminé sous le capot d’un X4 et l’appeler Compétition…

SUV et sportivité sont deux concepts définitivement antinomiques. Cela n’empêche pas toutes les marques allemandes de nous proposer des dérivés très puissants de leurs best-sellers. Ainsi, BMW n’a pas hésité à installer, sous le capot de son X4, le 6 cylindres en ligne de 3 litres entièrement repensé et boosté par deux turbos pour délivrer, dans cette version Compétition, 510 chevaux!

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510 chevaux, ça parle évidemment mais mieux vaut prévoir la piste ad hoc pour les exploiter correctement…

Et comme pour mieux affirmer le caractère bien trempé de son SUV, BMW l’a doté de toute la panoplie habituellement réservée aux modèles Motorsport. Extérieurement, cela passe par un bouclier très échancré, des ailes élargies, des jantes de 21 pouces ou encore des rétroviseurs au dessin spécifique. Dans l’habitacle, on perçoit l’exclusivité de l’engin à travers ses jolies surpiqûres rouges, le carbone mais aussi ses superbes sièges. On est parfaitement bien assis, comme toujours chez BMW, et l’ergonomie est tout aussi réussie. Les deux boutons rouges sur le volant confirment qu’on se trouve bien à bord d’une M puisqu’ils permettent de basculer sur les programmes de réglages les plus extrêmes.

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L’habitacle de ce BMW X4 M Compétition est splendide de par ses matériaux et ses finitions.

J’aime bien

Grâce à l’échappement actif, la sonorité du 6 en ligne est moins discrète mais elle est néanmoins bien présente. Le moteur est vif et plutôt souffle mais il n’est pas aussi caractériel que celui d’un Stelvio Quadrifoglio ou d’un V8 AMG. En revanche, il est plutôt à l’aise sur toutes les plages de régime ce qui le rend trop linéaire à nos yeux. Mais rassurez-vous, les 510 chevaux sont bien présents sous le capot et sur autoroute, on a pris un malin plaisir à jouer du pied droit rien que pour voir la tête des conducteurs de petites nerveuses. La plupart du temps, ce X4 M Compétition se révèle très confortable et particulièrement adapté aux autoroutes allemandes sur des portions non-limitées.

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Les lignes arrière du nouveau X4 nous semblent plus fades que l’opus précédent. Il va falloir s’y faire.

 Plutôt malin

On reste assez époustouflé par la qualité de finition de l’habitacle de ce X4. Vous nous direz qu’à 92.800 euros l’exemplaire, c’est la moindre des choses mais pourtant, c’est véritablement bluffant à chaque montée à bord. Les sièges « Advanced » procurent un maintien exceptionnel et conviennent parfaitement aux usages qui peuvent être faits de ce SUV, qu’ils soient sportifs ou confortables. On est moins fans du cerceau épais du volant mais c’est désormais une constante chez BMW. Devant lui, le conducteur retrouve les deux compteurs ronds habituels du côté de Munich avec un design spécifique, M oblige. L’écran central offre les fonctions habituelles liées au GPS, à la téléphonie ou encore aux différents médias sans oublier les connections internet. Par rapport à la concurrence allemande, BMW conserve bon nombre de boutons et autres comodos au parfum suranné.

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Les autoroutes allemandes accueillent toujours aussi favorablement ce genre d’engin débridé.

J’aime moins

Si l’utilité réelle des SUV porte déjà à discussion, celle de leurs pendants « coupés » est encore plus douteuse. Ainsi, les places arrière perdent-elles logiquement en hauteur mais elles restent confortables si vous ne dépassez pas 1m85. Une fois ouvert, le hayon révèle un coffre de 525 litres qui peut passer à 1430 l une fois la banquette rabattue. Des chiffres intéressants qu’il faut nuancer à cause d’un hayon qui ne monte pas plus haut qu’1m70 une fois ouvert. Attention à la tête.

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L’habitabilité aux places arrière laisse à désirer et le volume du coffre n’est pas estomaquant. Bref, pour le caractère utilitaire de l’engin, il faudra repasser.

Pourquoi je l’achète

Il faut l’avouer, avec l’âge, on apprécie ces véhicules surélevés bien plus facilement accessibles que les berlines chères à nos grands-parents. Alors l’idée de BMW de glisser sous le capot de son X4 un moteur de… Compétition, ou presque, n’est pas totalement saugrenue. Cela nous vaut un engin assez iconoclaste, capable de signer le 0 à 100 km/h en 4,5 sec ou encore de pointer à 285 km/h si l’occasion se présente. Bref, rendre les sensations de leur jeunesse aux seniors emballées dans un look ravageur qui fait tourner les têtes. Prévoir un budget carburant conséquent n’est pas inutile, la moyenne de notre – court – essai s’étant soldée aux alentours des 12l/100 km en ayant opté pour le mode Eco lors de mon trajet retour chez l’importateur.

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Comme toujours chez BMW, les sièges ont absolument toutes les qualités mais ils sont en option. Un comble pour un véhicule de 92.800 euros.

Pourquoi je ne l’achète pas

Ne tournons pas autour du pot, ce BMW X4 M Compétition n’est pas sportif. Le moindre virage serré le rend nerveux et même en optant pour les réglages les plus extrêmes, il refuse l’exercice de la petite route sinueuse. Comme ses congénères, il se sent plus à son affaire dans les longues courbes voire sur un circuit où les dégagements sont présents pour accueillir vos excès d’enthousiasme. Alors probablement n’a-t-on pas encore l’âge de se laisser séduire par ces engins hauts sur patte. Trop lourds, très coûteux en taxes et pas vraiment habitables aux places arrière, ce n’est pas notre came.

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C’est toujours amusant, et parfaitement puéril on vous l’accorde, de mettre un gros coup de gaz pour doubler un kéké en pseudo-sportive… 

Essai primeur: Ford Puma: agilité féline

2019 FORD PUMA ST-Line

On a bien entendu les doléances des nostalgiques. Ils regrettent amèrement que le petit coupé Puma de la fin des années 90 n’ait pas été renouvelé sous sa forme initiale. Nous pas. Parce qu’on n’a aucun souvenir de cette voiture d’abord, ne l’ayant jamais essayée à l’époque. Et puis parce que la récupération de ce patronyme pour l’accoler à un crossover nous semble bien moins discutable que l’utilisation de l’appellation Mustang pour une voiture électrique. Bref, nous n’avons guère d’à-priori lorsque Ford nous a conviés à essayer le Puma sur les jolies routes du Rallye de Wallonie, du côté de Crupet.

2019 FORD PUMA ST-Line

Pour débuter cette découverte, nous avons choisi la version 125 chevaux du petit 1.0 3 cylindres EcoBoost. Toujours aussi vif et sympa à exploiter, ce petit moulin se montre à son aise pour déplacer les 1280 kg de ce SUV compact. Le train avant fait des merveille et le châssis, comme toujours avec la marque à l’ovale bleu, est véritablement soigné. La position de conduite est d’autant meilleure que nous étions à bord d’une finition haute Titanium. La boîte de vitesses manuelle à six rapports est bien étagée et les rapports passent assez volontairement, même à la volée. Bref, on oublie rapidement qu’on est à bord d’un petit SUV. La hauteur limitée et les quatre roues placées à chaque coin de la carrosserie participent à ce sentiment. Voilà le genre de voiture apte à nous réconcilier avec ce genre de véhicule souvent décrié.

2019 FORD PUMA ST-Line

Ainsi, s’il a tardé à fréquenter ce segment à la mode, Ford n’en réussit pas moins un joli coup avec son Puma 2020. A l’issue d’une petite heure sur les routes namuroises, nous avons repris un 155 chevaux en ST-Line et là, on a vraiment adoré l’expérience. Après le premier tour de reconnaissance, nous avions le tracé bien en tête et la Molignée a révélé une voiture agile et performante capable d’en remonter à bien des pseudo-sportives. Certes, les Fiesta et autres Focus ST peuvent dormir tranquillement mais sincèrement, ce Crossover fait partie des plus dynamiques de la troupe. Nos deux véhicules étaient équipés du système mild hybrid réside dans la présence d’un générateur qui remplace l’alternateur normal et fait office de moteur électrique (puissance: 11,5 kW) ainsi que de régénérateur d’énergie cinétique en phase de ralentissement. L’énergie récupérée est stockée dans un pack de batteries lithium-ion de 48 V.

2019 FORD PUMA ST-Line

Construit en Roumanie, le Puma propose un habitacle bien fini mais sans luxe. Les plastiques sont costauds mais les assemblages sont soignés. Face à lui, le conducteur découvre un combiné à instruments moderne et personnalisable. D’ailleurs son design évolue en fonction du mode de conduite adopté: Normal, Eco, Sport, Slippery et Trail. Si l’on retient toutes les aides à la conduite disponibles, le Puma dispose de pas moins de 12 capteurs, 3 radars et 2 caméras. Le Co-Pilot 360 aide à prévenir les accidents, ce qui augmente le confort d’utilisation sur la route et facilite les manœuvres de parking. On passera sur tous les systèmes de sécurité habituels pour nous attarder davantage sur la Megabox.

2019 FORD PUMA ST-Line

Ce bac de 763 x 752 x 305 mm en matériau synthétique d’une capacité de 80 l peut être recouvert par le plancher du coffre. Une fois dégagé, l’espace peut facilement recevoir 7 sacs et valises (dont 3 valises de type cabine et une plus grosse venant couvrir le tout). Les représentants de Ford Belgique s’étaient entraînés toute la nuit pour tout faire rentrer et la démonstration fut impressionnante! Au chapitre des tarifs, cela démarre à 23.200 euros pour le 125 ch auxquels il faut ajouter 400 euros pour la version dotée du mild hybrid. Système qui épaule le 155 ch dans tous les cas, lequel est affiché à 24.800 euros!

2019 FORD PUMA ST-Line

Essai: Renault Captur Initiale Paris TCe 155 EDC: Un deuxième tir bien cadré

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Arrivé trois ans après le Nissan Juke, commercialisé chez nous en 2010, le Renault Captur fait partie des pionniers européens de la catégorie des SUV compacts. Il en a d’ailleurs bien profité lors de ses premières années de commercialisation puisqu’il s’en est vendu plus de 1.500.000 exemplaires. Construit dans l’usine espagnole de Valladolid, il était temps pour lui de se renouveler totalement pour mieux affronter une concurrence devenue innombrable. Et le Rédacteur Auto a eu droit, en primeur, à y goûter pendant une semaine!

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Ceux qui nous suivent depuis plus de dix ans le savent, on la joue toujours assez franco lors de nos essais. Alors avouons-le, le Captur de première génération ne nous a jamais attirés. La faute à ses formes un peu trop molles qui manquaient d’assurance et une image un peu vieillotte. Sans révolutionner son style, le nouveau venu parvient à en imposer davantage avec son bouclier avant échancré, sa signature lumineuse typique et sa face arrière mieux charpentée. Pour cette découverte, l’importateur nous a confié un TCe 155 EDC GPF en finition haute Initiale Paris. Autant dire que l’on se sent immédiatement à l’aise à bord. Les sièges offrent une position de conduite parfaite et maintiennent suffisamment les occupants des places avant. Devant lui, le conducteur découvre un tableau de bord inédit au design plaisant. Au centre trône le système d’infodivertissement matérialisé par une tablette verticale aux dimensions inédites dans ce segment.

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J’aime bien

Ce petit 1.3 essence 4 cylindres de 155 chevaux assure parfaitement son travail dans un calme assez impressionnant en ville où il se fait totalement oublier. Discret, il répond néanmoins à la moindre accélération et sa puissance est appréciable même pour un SUV compact à priori adressé à un public paisible. La boîte automatique est parfaitement accordée à cette mécanique. Les palettes de vitesse au volant nous semblent un peu superflues dans pareil véhicule même si son comportement est, de manière surprenante, assez dynamique. Il ne rechigne pas à s’activer et le freinage se révèle performant lorsqu’on l’utilise à la manière d’un cador des circuits. A allure plus raisonnable, le confort est assez probant et demeure l’une des grosses qualités de la marque boulonnaise.

2019 - Essais presse Nouveau Renault CAPTUR en Grèce

Plutôt malin

On est plutôt fan de l’habitacle joliment conçu. Le volant à trois branches est agréable à utiliser tandis que le dessin des indicateurs centraux sont clairs et facilement exploitables. Les trois gros boutons de la climatisation permettent, là aussi, d’accéder facilement aux réglages et nous noterons également que le commodo de la radio présent à la droite du volant a enfin changé alors que le précédent, toujours présent à bord de l’Alpine pour ne citer qu’un exemple, datait de Mathusalem. La taille des boutons enchâssés sous l’écran central et qui gèrent les sièges chauffants, le start & stop, le verrouillage central ou encore l’aide au stationnement automatique auraient pu être plus grands. Et on ne parle pas des quatre boutons à la gauche du volant, difficilement visibles et accessibles. Ceux-ci contrôlent la luminosité du tableau de bord, la hauteur des phares mais aussi le volant chauffant ou encore le contrôle de trajectoire. Notre modèle ne disposait pas des compteurs analogiques mais on pouvait néanmoins opter pour son mode de conduite via le Multi-Sense. En Mode Sport, la direction est durcie et le moteur se révèle plus vif via l’accélérateur, plus direct mais c’est tout.

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Cette console aérienne est particulièrement réussie.

 J’aime moins

La boîte automatique se révèle à l’usage un peu lente ce qui, selon nous, est très souvent lié à ce type de transmission aussi évoluée soit-elle. Ce qui est plus contrariant à nos yeux, c’est le temps qu’elle prend, lors des redémarrages, pour faire avancer le véhicule. Et couper le start & stop n’y change rien. A chaque fois, comme elle ne démarre pas instantanément, on accélère plus fort et du coup, les redémarrages sont brutaux. C’est une question de nuance mais avec ce type de réaction lente, on comprend mieux pourquoi certaines conducteurs mettent souvent des plombes avant de démarrer aux feux verts!

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Pourquoi je l’achète

Pour ne citer que ses concurrentes françaises comme le Peugeot 2008, le Citroën C4 Cactus ou le DS3 Crossback, le Renault Captur fait davantage l’unanimité en matière de style ou d’aménagement intérieur. Celui-ci a fait de fulgurants progrès mis en exergue dans cette version Initiale Paris avec le cuir omniprésent dans l’habitacle mais aussi de jolies sur-coutures ou encore des touches de chrome multiples sur les boutons. Des détails que l’on avait déjà soulignés dans la nouvelle Clio dans sa finition haute. La finition est en progrès et la qualité des plastiques est assez étonnante pour une voiture de cette catégorie. Enfin, le confort figure au rang de ses qualités historiques et conserve ce statut tandis que les aspects pratiques marquent également sa personnalité avec sa banquette arrière réglables ou encore ses espaces de rangements généreux.

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Pourquoi je ne l’achète pas

Avec ce 1.3 turbocompressé de 155 ch, le Captur se révèle joyeusement dynamique mais cela se paie à la pompe puisque nous avons consommé 9,6 l/100 km lors de nos 340 km d’essai avec beaucoup de déplacements en ville à froid. Le boîte automatique, on l’a dit, marque une certaine lenteur lors des redémarrages aux feux et les palettes au volant ne sont pas vraiment utiles. Affiché à 29.375€ dans cette finition, le Captur se montre moins cher que le nouveau Peugeot 2008 qui atteint 34.220€ en 1.2 Puretech GT alors qu’un Seat Arona 1.5 TSI FR est facturé 24.900€ mais avec une boîte manuelle. Dernier détail intrigant, le tiroir qui sert de boîte à gant est très volumineux mais comment l’ouvrir lorsqu’il y a un passager à la droite du conducteur?

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La boîte à gant « tiroir » est très volumineuse mais comment l’ouvrir lorsque le siège passager est occupé ?

2019 - Essais presse Nouveau Renault CAPTUR en Grèce

Volkswagen et la Golf à la croisée des chemins par Dimitri Urbain

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Depuis plusieurs générations la Golf a trusté les premières places des ventes en Europe. C’est elle qui a permis à la marque de sortir de la monoculture de la Coccinelle. Aujourd’hui, c’est elle qui risque de bientôt devoir rejoindre le musée…

La révolution de Wolfsburg

En 1974, la crise du pétrole produit ses effets :  les premières limitations de vitesses sont mises en place et les dimanches sans voitures sont censés économiser le carburant. Malgré le lancement de la Passat quelques mois plus tôt, Volkswagen est dans une passe très difficile ; la succession de la Coccinelle n’est toujours pas assurée. Depuis le début des années 60, toutes les tentatives de la remplacer (1500, 411) se sont soldées par des échecs. Heureusement, la Golf répond enfin aux attentes du constructeur ! Elle est très moderne : traction avant à moteur transversal, son habitacle est spacieux. Ses lignes plaisantes sont l’œuvre de Giugiaro, designer italien. C’est le début d’une nouvelle légende à Wolfsburg… En un peu plus de trente mois, un million de Golf sont écoulées. Avec elle, Volkswagen crée une voiture sans classe. La marque lance la première compacte diesel en 1976 et le succès est immédiat. L’année suivante c’est la GTI de 110 ch qui fait sensation. Adoptée par les entreprises, les jeunes, les familles, les retraités ou les professions libérales, au travers de ses multiples versions, la Golf convient à toutes les catégories d’acheteurs. En 1983, la seconde génération reprend les codes stylistiques de la première en les mettant au goût du jour. Techniquement, les innovations principales sont l’adoption d’une motorisation turbo diesel de 70 ch et un 16 soupapes de 139 ch sur la version GTI. En fin de carrière, une version à compresseur G de 160 ch coiffe la gamme mais est peu diffusée. Désormais, la Golf est incontournable et a bel et bien remplacé la Coccinelle dans l’esprit du public. Golf 1 et 2 se vendent respectivement à concurrence de 6.990.000 et 6.300.000 exemplaires.

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La Golf 8 reprend les canons stylistiques de ses ancêtres comme le montant C très épais.

Le creux de la vague

Les générations suivantes, lancées respectivement en 1991 et 1997 sont en retrait : qualité générale (oh horreur, une Golf qui rouille !) ; qualités routières et performances dans la moyenne, la concurrence ne s’est pas gênée pour lui tailler des croupières. Et ce ne sont pas les versions VR6 qui vont permettre à Volkswagen de se démarquer à nouveau. Néanmoins, l’image en béton construite par les deux premières générations permet d’amortir les choses en conservant des ventes (et des revenus !) corrects. Les ventes se maintiennent quand même avec la troisième génération, 6.830.000 exemplaires mais la chute est importante par la suite : 4.990.000 Golf 4 sont produites. Les Golf de cinquième, sixième et septième génération sont de nouveau des produits de qualité mais là où la Golf 1 n’avait que très peu de concurrence, ses descendantes ont à faire face à une bonne trentaine de voitures de qualité équivalente sur le marché ! Et aux côtés des autres modèles de la marque, la Golf est devenue beaucoup moins emblématique. Les ventes marquent toujours plus le pas, d’une génération à l’autre : 3.400.000 Golf 5 et 2.850.000 Golf 6. La septième génération redresse la barre avec environ 6.000.000 d’exemplaires vendus depuis 2013. Depuis plus de 45 ans, ce ne sont pas moins de 35 millions de Golf qui ont trouvé preneur.

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L’intérieur de la Golf 8 est équipé d’un combiné entièrement configurable sur les versions haut de gamme. La connectivité est très importante, entre les mises à jour à distance et la possibilité de communiquer avec d’autres véhicules situés à moins de 800 m.

La révolution électrique

Désireux de se refaire une virginité après le scandale du Dieselgate, Volkswagen mise désormais tout sur l’électrique. L’ère de la Golf est- elle terminée ? Peut-être pas mais son avenir est en danger… Afin de répondre aux normes d’émissions toujours plus contraignantes, VW a développé une toute nouvelle plateforme spécifique pour véhicules électriques, un investissement de pas moins de 6 milliards d’euros, largement financé par les marges dégagées sur les ventes des Tiguan et T-Cross.

Dans un avenir proche, la Golf pourrait être la vieille fille qu’il est impossible à marier, ni belle ni moche mais coincée entre, d’une part, des SUVs qui remportent toujours plus les faveurs du public et, de l’autre, des véhicules électriques tirant au mieux leur épingle du jeu quant à leur niveau d’émission de CO2. A l’horizon 2030, les véhicules électriques pourraient être moins coûteux à fabriquer que des véhicules à moteur thermique.  Il y a quelques années, les choses étaient réglées comme un métronome, tous les sept ans environ, une nouvelle génération de Golf voyait le jour… cela risque de ne plus être le cas à l’avenir. La Golf demeure la voiture la plus vendue en Europe, elle écrase ses rivales comme l’Astra ou la Focus depuis des lustres. Sur le marché de l’occasion également, la Golf reste plébiscitée un peu partout en Europe.

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L’ID3 est un véhicule compact faisant la part belle à l’espace intérieur. Elle fait également appel à des éléments de styles typiques de Volkswagen, en les adaptant et les modernisant.

2020 : nouveau modèle économique

Depuis 2015, les ventes de Golf sont en recul, surtout en comparaison avec des SUVs comme le Tiguan, qui, en 2019, pour la première fois, s’est mieux vendu que la Golf . Afin de contenir les coûts, les investissements dans la nouvelle génération ont été limités. La plateforme MQB de la précédente génération est reconduite et le temps d’assemblage est diminué d’une bonne heure. La version trois portes a disparu également. La Golf doit faire face sur plusieurs fronts en même temps et les choses ne risquent pas de s’arranger. Volkswagen table sur des ventes de l’ordre de 630.000 exemplaires, accompagnés d’environ 60.000 breaks de la précédente génération. Sur l’ensemble de la commercialisation de cette nouvelle génération, cela représenterait 1 million d’exemplaires en moins. La faute aux SUVs et à la concurrence de ces derniers dans la propre gamme Volkswagen.

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Le tableau de bord de l’ID3, épuré et minimaliste, se résume à une tablette, suivant la tendance initiée par Tesla depuis quelques années.

Néanmoins, Volkswagen s’attend à ce qu’une fois encore, la Golf reste le maître-étalon de sa catégorie en termes de confort, d’émissions de CO2, de qualité d’assemblage et, désormais, de connectivité. Trois nouvelles motorisations hybrides 48V sont au programme, la GTE (hybride plug in) va faire son retour avec deux niveaux de puissance. Le Diesel est toujours au programme, avec une réduction de 80% des rejets d’oxyde d’azote. Une version TGI fonctionnant au gaz naturel comprimé est dans les cartons, tout comme les emblématiques GTI, R et GTD. La Golf 8 ne manque pas d’atouts pour séduire…  Elle est la Volkswagen technologiquement la plus avancée jamais offerte. Dans ses versions haut de gamme, elle dispose d’un combiné de bord digital entièrement configurable par le conducteur, d’un modem embarqué pour les mises à jour « over the air », à distance, et elle est même capable de communiquer avec d’autres véhicules et son environnement, jusqu’à une distance de 800 m. Son système multimedia est très sophstiqué. Il y a quasiment autant de lignes de codes dans une Golf 8 que… dans un Airbus A 320 ! Elle reconnait même la voix humaine, grâce à l’assistant Amazon Alexa.

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La plateforme MEB, très versatile, va être déclinée pour l’ensemble des véhicules électriques du groupe VW. Les batteries y sont intégrées au mieux afin de ne pas pénaliser le comportement.

Au-delà des ventes de véhicules, à terme, elle devrait amener 5 millions d’acheteurs de biens et de services proposés en ligne sur le magasin virtuel Volkswagen We. L’activation de fonctions à la demande est perçue par Volkswagen comme une manière de fidéliser le client et, au final, augmenter la valeur résiduelle du véhicule puisqu’il est possible de le (re)mettre à jour très régulièrement. Néanmoins, tout cela a un coût… ce changement de modèle économique vers un nouveau largement inspiré par celui des smart phones, impose à VW un investissement de 3,5 milliards d’euros dans la digitalisation, sur les cinq prochaines années. Cependant, il n’y a aucune garantie que cette huitième génération de Golf ne sera pas la dernière… En 2015, Volkswagen a décidé de miser l’avenir de la marque sur la plateforme MEB pour véhicules électriques. Plutôt que de remplacer l’e-Golf par un véhicule classique adapté, les ingénieurs de la marque ont développé un tout nouveau produit, aux proportions différentes. L’ID3 risque d’éclipser complètement la nouvelle Golf et de devenir le fleuron technologique de la marque. Sa nouvelle architecture électronique autorise des vitesses de transfert de données bien plus élevées que l’architecture CAN-FD de la Golf ; l’ID3 peut même être équipée d’un pare-brise à réalité augmentée !

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La propulsion électrique est gage de simplicité : le moteur de l’ID3 rentre sans problème dans un sac de sport !

L’e-Golf s’est vendue à plus de 100.000 exemplaires depuis 2014. Nul doute que l’ID 3 dépasse ce nombre avant la fin de sa première année de commercialisation. Volkswagen la résume de la manière suivante: « compacte comme une Golf, agile comme une Up !, accélérant aussi fort qu’une GTI ». Et si c’est l’entraineur de l’équipe de football nationale, Joachim Löw, qui était présent pour la présentation officielle de la nouvelle Golf, c’est bien la chancelière Angela Merkel qui était à l’usine de Zwickau pour la sortie de la première ID3. Tout un symbole, Zwickau étant situé dans la partie de l’ancienne république démocratique allemande… Actuellement, la production de véhicules électriques ne pourrait suffire à faire tourner le complexe de Wolfsburg et fournir assez de travail à ses 8.400 travailleurs. L’ID3 devrait faire diminuer l’importance de la Golf dans la structure des revenus de la marque et les augmenter par la commercialisation de services connexes. La Golf a permis à Volkswagen d’augmenter ses prix en se positionnant comme une marque premium. Désormais, le Tiguan étant le modèle le plus vendu de la gamme, le risque existe que sur le long terme les marges s’érodent car la concurrence sur le segment des SUVs compact est féroce. Entre SUVs et ID3, la huitième génération est de la Golf sera peut-être son chant du cygne… (Dimitri Urbain)

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Essai: Volvo XC60 T8 Twin Engine: un SUV multiprise

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Première marque européenne à croire en l’hybride avec sa V60 PHEV de 2012, Volvo peut désormais fanfaronner en constatant que tout le monde s’y met, normes européennes oblige. Son XC60 a logiquement adopté, dès 2017, l’ensemble propulseur de son grand frère, le XC90 à savoir deux moteurs électriques accolés au 4 cylindres essence boosté à 320 ch. De quoi offrir des sensations inattendues au volant.

XC60 T8 Inscription

A l’avant, Volvo a placé un petit moteur électrique de 46ch qui pèse 18 kilos et qui fait office d’alterno-démarreur tout en sachant qu’il peut également donner un coup de boost au moteur thermique en cas de besoin. A l’arrière, entre les roues, un deuxième moteur électrique, plus imposant, propose 87 ch pour un poids de 34 kg. Mais celui-ci peut mouvoir la grosse Volvo en mode tout électrique pendant une quarantaine de kilomètres lorsqu’on a pris la peine de le recharger complètement. Une autonomie que nous avons effectivement atteint en roulant normalement dans une circulation quotidienne. Cependant, il ne vaut mieux pas trop compter sur la recharge en roulant, qui peut être forcée, mais qui coûte alors cher en carburant, le moteur thermique devant assurer alors deux fonctions.

The new Volvo XC60 - T8 powertrain

J’aime bien

Avec une masse de 2.115 kg, le XC60 PHEV n’est pas un poids plume, loin de là. Pourtant, force est de constater qu’il parvient aisément à faire oublier son embonpoint grâce aux 392 ch cumulés de sa mécanique bimodale. Bizarrement, le finition Momentum Pro de notre voiture d’essai perd 13 chevaux par rapport à la finition Polestar Engineered. Mais on vous rassure, les chevaux sont bien là et on s’est amusé à enfumer quelques grosses berlines allemandes au grand étonnement de leurs propriétaires. C’est une constance avec toutes les PHEV essayées ces derniers temps, si l’on peut rétorquer aux écolos que l’on roule en ville avec un véhicule 100% vert, il est tout à fait possible de s’offrir des sensations de vitesse lorsque c’est autorisé et ça, on valide en bloc!

XC60 T8 Inscription

Plutôt malin

Le confort et le bien-être font partie des sentiments indubitablement ressentis à bord de la Volvo XC60 Plug-In hybride. Le silence de marche est évidemment impressionnant en mode tout électrique mais l’ensemble de l’habitacle et son design très soigné participent également à ce sentiment de zénitude éprouvé au volant de ce SUV suédois. Le dessin de la planche de bord, les coloris utilisés dans l’habitacle mais aussi les matériaux, tout est parfaitement conçu et les passagers sont également choyés. L’écran central vertical est déjà passé dans les habitudes et son utilisation est plutôt facile même s’il nous est arrivé de chercher un peu certaines fonctions de réglages.

The new Volvo XC60

J’aime moins

Puissant et confortable, le Volvo XC60 n’apprécie guère d’être secoué. Ce n’est certes pas l’usage pour lequel il est conçu mais avec une mécanique aussi brillante, on se laisse parfois aller à un certain optimisme sur de jolies routes mais le SUV suédois n’aime vraiment pas ça. En revanche, il peut fréquenter facilement des chemins boueux et des routes non-asphaltées mais ne le poussez pas trop loin dans la nature. Son petit réservoir (50 litres) constitue un point faible d’autant que sa consommation peut s’emballer si jamais vous aimez gagner quelques minutes sur un trajet. En faisant bien les comptes, on pourra constater qu’il consomme logiquement moins qu’un T6 mais plus qu’un D4 ou un D5 pourtant nettement moins chers.

The new Volvo XC60

Pourquoi je l’achète

Emboîter deux moteurs électriques au milieu d’une mécanique à essence est une bonne solution pour mieux faire passer la pilule du SUV urbain puisque ce XC60 est tout à fait capable de se déplacer sur une quarantaine de kilomètres en mode totalement électrique. Le confort y est alors impérial et la sérénité à bord indubitable. Mais ce qu’il y a de bien avec ce T8 Twin Engine, c’est qu’il est parfaitement capable d’envoyer du très lourd à la demande pour rejoindre plus rapidement une destination. De quoi tailler un costard aux constructeurs allemands qui se demanderont ce que peut bien avoir avalé ce SUV à l’aspect si conventionnel.

XC60 T8 Inscription

Pourquoi je ne l’achète pas

Alors que la marque suédoise avait bradé ses modèles de l’ancienne génération au milieu des années 2010, les prix sont repartis fortement à la hausse à l’arrivée de ces nouvelles générations. Il faut dire que Volvo a bien travaillé en termes de look, de confort et de technologie et cela doit fatalement se faire payer. Au grand dam de tous ceux qui avaient découvert une marque trop souvent boudée. A 71.850€ en prix de base, le T8 est très cher. Face à ses confrères mazoutés, il ne fera guère le poids. Mais il a pour lui de pouvoir compter sur ses moteurs électriques pour accéder aux zones basse émission pendant longtemps. Son petit réservoir le handicape lors des longs déplacements qui se feront à vive allure au prix d’une consommation plus importante que celle des versions Diesel. Faites vos calculs.

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Essai: Lexus UX 250h: individualité assumée

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Ce cousin du Toyota C-HR joue davantage la carte du haut de gamme en s’offrant des lignes – un peu – moins tarabiscotées mais surtout un moteur plus gros puisqu’il s’agit du 2.0 Hybride déjà essayé dans la Corolla. De quoi annoncer une puissance combinée de 184 ch juste suffisante pour mouvoir les 1682 kg du bestiau.

Ce crossover original devrait séduire les amateurs de véhicules originaux et pas trop courants. Loin des berlines allemandes constituant l’essentiel des flottes de véhicules de société, ce Lexus UX apporte une bouffée de fraîcheur dans un créneau assez couru. Ses lignes tranchées lui sont propres tandis que l’habitacle ne peut cacher ses origines asiatiques. Aux places avant, on est bien entouré par des matériaux de qualité, agréables au toucher et en accord avec ce que l’on peut attendre d’une Lexus.

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J’aime bien

A une époque où le moindre déplacement sur quatre roues peut devenir stressant et coûteux en temps, se retrouver à bord d’un véhicule surélevé, doté d’une motorisation hybride très silencieuse et d’une transmission améliorée, comme dans le RAV4, constitue finalement un bien en soi. L’effet « moulin à café » est nettement moins décelable à condition d’éviter la moindre accélération brutale. Le Lexus UX 250h n’est pas conçu pour signer des chronos et il le fait rapidement savoir. C’est donc dans un esprit zen et détendu que ce petit SUV japonais s’apprécie le plus et il devient vite ludique de limiter au mieux ses consommations en se fiant à l’ordinateur de bord qui montre, comme toujours dans ces véhicules, l’utilisation instantanée de la batterie et/ou du moteur. Cela se transforme en défi et la consommation moyenne s’en félicite.

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Plutôt malin

Vous l’aurez compris, c’est l’agrément de la vie à bord et le confort qui sont les gros points forts de ce Lexus. Il faut, comme toujours, s’habituer aux différents commodos du tableau de bord et de la console centrale mais une fois les différents modes d’utilisation appréhendés, on finit par adopter ces commandes. Les écrans restent modestes, par rapport aux dernières nouveautés allemandes, mais suffisants en usage quotidiens. A la conduite, on a apprécié la relative bassesse de ce crossover qui se comporte davantage comme une berline que comme un SUV. En le maniant en souplesse, on en vient même à éprouver un certain plaisir au volant. Ne serais-je pas en train de virer ma cuti?

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J’aime moins

Comme beaucoup de nouveaux modèles, la Lexus UX n’offre guère une bonne visibilité vers l’arrière. Heureusement, il est doté de toutes les aides électroniques nécessaires aux manœuvres mais l’on comprend rapidement que le look a primé sur l’utilitaire. D’ailleurs, le coffre fait également les frais de ce design engagé puisqu’il ne propose qu’un volume de 320 litres mais son seuil parfaitement affleurant facilite le chargement. Aux places arrière, les claustrophobes voudront abréger leurs souffrances et les grands gabarits attendront, eux aussi, l’arrivée avec une certaine impatience.

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Pourquoi je l’achète

Avec son look atypique, ce Lexus UX 250h se distingue de la production actuelle et cela lui donne à nos yeux un certain capital sympathie. A bord, l’environnement classieux et distingué de la marque de luxe de Toyota est bien présent même s’il faut évidemment mettre un gros supplément pour bénéficier de la version la mieux équipée. Les performances sont bien meilleures que dans le Toyota C-HR avec lequel l’UX partage sa plateforme mais il peut compter sur un plus gros moteur. Pas de quoi affoler les consommations cependant puisque nous avons obtenu une moyenne de 6,5 l / 100 km lors de nos 500 km d’essai. Et puis nous l’avons souligné plus haut, le confort et l’insonorisation lors des longs déplacements (et les courts aussi d’ailleurs) rendent ceux-ci particulièrement agréable.

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Pourquoi je ne l’achète pas

Affiché à 43.900€ dans sa version haut de gamme, le Lexus UX 250h n’est pas donné. Comptez 34.990€ pour sa version d’accès. Notre véhicule d’essai revêtait en plus la F-Sport qui lui donnait une touche dynamique supplémentaire. Mais pas question de se laisser gruger par cette appellation, le Lexus UX est tout sauf un sportif. Il a horreur qu’on le bouscule. La conduite « belle-maman » s’impose d’elle-même sous peine de voir les consommations s’envoler. L’ergonomie n’est pas des plus faciles à appréhender mais on finit par s’y faire. Voilà en tous cas, une solide alternative à la berline CT qui commence à dater.

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Essai Primeur: Mazda CX-30: Le SUV différent par Dimitri Urbain en Espagne

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Mazda est un constructeur automobile différent. Au moment où la plupart des marques prônent le downsizing des moteurs, la marque japonaise propose des quatre cylindres de 2 litres sans turbo et c’est l’une, si pas la seule, de celles-ci à proposer une identité visuelle et un design cohérent sur l’ensemble de sa gamme.

Le renouvellement de la gamme Mazda est en marche: après la 3, voici le CX-30, qui se place entre les deux autres SUV de la gamme, les CX-3 et 5. Pourquoi ne pas l’avoir appelé CX-4, tout simplement? Parce que ce patronyme est déjà utilisé pour un autre modèle, sur le marché chinois et qu’il ne correspond pas à ce qui est attendu en Europe. Mesurant 4,39 m de long pour 1,79 m de large et 1,54 m de haut avec un empattement de 2,65 m, le CX-30 est relativement compact. Son poids, compris entre 1320 et 1470 kg, selon les versions, lui confère une certaine agilité. Selon son constructeur, il offre autant d’espace et de côtés pratiques que le CX-5, tout en étant compact et maniable comme le CX-3. Reste à voir s’il ne va pas cannibaliser les ventes de ces deux derniers…

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Côté motorisations, deux  sont disponibles au lancement: d’une part, le 2.0 litres essence fort de 122 ch à 6.000 tr/ min pour un couple de 213 Nm à 4.000 tr/ min tandis que de l’autre, le 1.8 Diesel développe 116 ch à 4.000 tr/min et un couple de 270 Nm entre 1.600 et 2.600 tr/min, un gage de souplesse. L’un comme l’autre sont associés à une boîte 6 rapports manuelle ou automatique et répondent à la norme d’émission Euro 6d. Soulignons que la version diesel y parvient sans embarquer un équipement conséquent de dépollution.  Ici, même pas besoin d’adjonction d’AdBlue! De quoi séduire la clientèle en lui permettant de se passer des frais engendrés par cette technologie. La panoplie des systèmes de sécurité active et passive ainsi que les aides à la conduite est très complète: un système de surveillance de somnolence du conducteur, le Front Cross Traffic Alert qui évite les collisions ou encore le Cruising and Traffic Support, le régulateur de vitesse intelligent.

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Le meilleur du diesel et de l’essence : SkyActiv G

Pour la première fois, Mazda commercialise un moteur faisant appel à la compression contrôlée par étincelle: le SkyActiv G. Il combine les avantages de l’essence à ceux du diesel: couple plus important, consommation réduite et plaisir de conduire avec montées dans les tours.  Comment ça marche? En premier lieu, un mélange air-essence très pauvre est injecté dans la chambre de combustion en phase d’admission. Ensuite, durant la phase de compression, du carburant déjà atomisé est injecté avec précision autour de la bougie. Le taux de compression élevé (16,3 :1) fait que le premier mélange est déjà sur le point de s’enflammer spontanément. La seconde injection, contrôlée, augmente la température et la pression dans la chambre de combustion et permet d’enflammer le premier mélange très pauvre. Le couple est plus élevé, la consommation plus basse et les émissions réduites. Ce bloc délivre 180 ch à 6.000 tr/min pour un couple de 224 Nm à 3.000 tr/min. Les consommations normalisées varient entre 5,9 et 7,0 l tandis que les émissions ne dépassent pas 160 gr. Sur certaines versions, une transmission intégrale i-Activ est disponible. Elle est équipée en série d’un contrôle de répartition du couple entre les essieux avant et arrière, le GVC. Le train avant est également équipé du GVC+, censé favoriser le plaisir de conduite.

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J’aime bien

Le style du CX-30 est baptisé Kodo par Mazda. Très cohérent, cette combinaison de courbes fluides et de lignes harmonieuses trouve sa source dans l’élégance et la pureté de l’art de la calligraphie japonaise, avec ses pleins et ses déliés. Le profil d’aile, typique de la marque, est particulièrement bien intégré dans la calandre. Les phares font preuve d’une recherche esthétique certaine et leur intégration dans le design général est parfaite.

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L’intérieur est centré sur le conducteur avec un contraste marqué entre l’ouverture et le côté enveloppant de la planche de bord, encore une fois à l’image du MA qui se retrouve dans les maisons japonaises. La direction est précise, légère et facile à utiliser à basse vitesse tout en étant plus consistante lorsque le rythme s’accélère. La commande de boîte manuelle est parfaite: débattements courts, verrouillages précis et position idéale du levier.

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Plutôt malin

La motorisation la plus puissante pourra être associée à une version à transmission intégrale augmentant la polyvalence du CX-30. Mazda a travaillé l’ensemble du dispositif afin d’en réduire le poids de 60% par rapport à un montage classique. Le poids et les dimensions contenues, favorisent l’agilité, nous avons pu nous en rendre compte sur les petites routes de l’arrière-pays Catalan.

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J’aime moins

La motorisation 116 ch en Diesel semble parfois un peu à la peine. Il ne faut pas hésiter à monter dans les tours, en essence, afin d’aller chercher le brio des 122 ch lors de relances, au dépassement. La boîte automatique semble fonctionner de manière plus naturelle avec la motorisation Diesel. Quant à la version Skyactiv- X, forte de 180 ch, elle est docile mais ne donne pas toujours l’impression au conducteur de disposer d’un tel niveau de puissance sous le pied. La mise hors service du frein de parking à commande électrique n’est vraiment pas agréable. Lors du démarrage, on a toujours l’impression que l’on force et que quelque chose va casser. Cette «rugosité» fait tache dans l’harmonie et la douceur générale.

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Pourquoi je l’achète

Pour le plaisir de conduire et de prendre des tours, surtout en version essence ! Le «Jinba Ittai» fait partie de l’ADN de la marque. La position de conduite est idéale et naturelle, toutes les commandes sont simples, intuitives à utiliser et bien placées, (exactement comme dans une certaine MX5…). Il est très facile de régler le siège et le volant afin de trouver une position idéale.  Mention particulière pour la finition intérieure, particulièrement soignée. Faisant appel à des matériaux de qualité, elle n’a rien à envier à certaines concurrentes allemandes, comme l’Audi Q2 ou le VW Tiguan. Elle est d’un niveau supérieur à celle du BMW X2, par exemple. Il faut vraiment descendre tout en bas de la console avant de trouver du plastique dur…

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L’ergonomie est soignée, même pour la commande du Mazda Connect, proche de la facilité d’un certain i Drive. Le confort intérieur est réussi, les suspensions s’accommodent facilement de mauvaises routes. Bruits de roulement et aérodynamiques sont bien contenus. L’espace est suffisant, tant à l’avant qu’à l’arrière. Les vitres arrière présentent une surface importante et il n’y a pas de sensation de claustrophobie une fois à l’intérieur. L’accès est facile, tout comme pour le coffre, dont le seuil ne se situe pas trop haut et dont les formes sont régulières. Le CX-30 représente une offre différente sur le marché très encombré des SUV: élégant et esthétiquement réussi, ses prestations dynamiques le font figurer parmi les meilleures de la catégorie tandis que ses tarifs (aux alentours des 26- 36.000€) le placent avantageusement par rapport à ses concurrents. Nul doute que ce nouveau SUV aux qualités nombreuses trouvera sa place et séduira un public qui recherche un véhicule «différent», esthétiquement réussi et dont la réputation de fiabilité est bien réelle. Mazda le propose en 4 niveaux de finition, Business; Sport; Luxury et Skycruise.

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Pourquoi je ne l’achète pas

C’est un SUV… et nous ne sommes pas fan de ce type de véhicule ! Parfois un peu l’impression d’être dans une MX5 qui aurait emporté un sérieux sac à dos. Mazda offre des modèles super équipés à des tarifs compétitifs… Cependant, comme très souvent chez les constructeurs japonais, il faut changer de version, voire de motorisation, pour disposer de l’une ou l’autre option offerte dans un pack. Le GPS présente parfois des lenteurs et, si la position de conduite est bonne, les sièges avant pourraient bénéficier d’une assise un peu plus longue, voire d’une partie centrale réglable en longueur. De même, un soutien latéral des jambes et du dos plus affirmé serait le bienvenu. (Texte: Dimitri Urbain, envoyé spécial à Barcelone)

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