Essai: VW T-Cross 1.0 TSI 115: petit mais costaud

The new Volkswagen T-Cross
Motorisé par le 1.0 3 cylindres de 105 ch, le VW T-Cross se révèle agréable en toutes circonstances.

Avec l’arrivée de ce petit T-Cross, Volkswagen couvre désormais une large part du marché du SUV. Plutôt sympa, le dernier arrivé s’offre un petit look bien à lui avec une face avant personnelle, même elle n’est pas sans évoquer le Tiguan tandis que ses feux arrière sont uniques au sein de la gamme VW. Grâce à ses lignes plutôt carrées, il peut proposer une habitabilité intéressante malgré sa taille réduite.

The new Volkswagen T-Cross
Son look très personnel brise un peu la monotonie des lignes chez VW pour notre plus grand plaisir!

A bord, on retrouve l’environnement de la Polo avec un volant à trois branches assez sympa et l’écran central du système d’info-divertissement. Les boutons et les commandes des divers systèmes proviennent, bien évidemment de la banque d’organes du constructeur allemand. Au rayon de l’habitabilité, on est au niveau des premiers de la classe avec des espaces de rangement bien pensés et une banquette arrière coulissante sur 14 cm. De quoi privilégier les places arrière ou le volume du coffre (455 l.) selon ses besoins.

The new Volkswagen T-Cross
C’est cette vue 3/4 arrière qui est la plus surprenante avec ce bandeau inédit.

J’aime bien

Si les plastiques de la planche de bord ne sont pas des plus chaleureux, ils donnent néanmoins confiance dans la voiture. Et puis, il faut bien avouer que les compteurs et l’écran central donnent le sentiment d’être à bord d’une voiture de standing supérieur. Il faudra évidemment mettre la main au portefeuille pour se concocter une version correctement équipée et même personnalisée via les packs proposés. Le tableau de bord digital Virtual Cockpit est disponible à bord de ce petit T-Cross, ainsi que le système multimédia haut de gamme qu’on trouve dans le Tiguan par exemple, et la liste des aides à la conduite est plus étoffée qu’ailleurs. Surprise pour une VW; presque toutes les assistants à la conduite sont fournis en série dès le second niveau de finition.

The new Volkswagen T-Cross
Fermement confortable, le VW T-Cross ne suprendra jamais son conducteur. La fantaise, ce n’est pas du côté de son comportement qu’on la trouvera.

Plutôt malin

Avec ses 115 chevaux, ce 1.0 trois cylindres turbo parvient sans problème à déplacer le plus petit SUV de la marque. Il le fait dans un confort très acceptable mais ferme accompagné d’un avec un comportement neutre et parfaitement rassurant. De quoi répondre au mieux à la clientèle visée. Autre point fort de ce VW, c’est son habitabilité, assez surprenante pour sa taille. Il accueille facilement quatre adultes et ceux-ci pourront même pousser leurs bagages dans un coffre proposant un volume utile de 385 litres voire même 455 si vous repoussez la banquette arrière vers l’avant au maximum.

The new Volkswagen T-Cross
Ce mélange d’orange et de noir nous a rappelé certaines productions allemandes des années 80… 

J’aime moins

Il n’a pas grand-chose pour déplaire ce petit engin. Mais à nos yeux, il manque de sensations. Avec sa taille compacte et sa hauteur réduite, il aurait pu jouer davantage la carte du dynamisme mais cela n’a jamais été une option chez Volkswagen qui privilégie depuis toujours des véhicules sages et conformes aux attentes des bons pères de famille. Il faudra donc attendre l’hypothétique arrivée d’une version GTI pour envisager quelques tracés sinueux à avaler sportivement.

The new Volkswagen T-Cross
Il y a heureusement des teintes plus classiques au catalogue.

Pourquoi je l’achète

Joliment dessiné, parfaitement fini, équipé des derniers systèmes d’assistance à la mode dans oublier ses écrans digitaux lui assurant une allure des plus tendance, le T-Cross a tout compris de la tendance actuelle. On regarde d’abord ce qui brille dans l’habitacle, que l’on peut éventuellement parer de couleurs chatoyantes avant de se pencher, s’il le faut vraiment sur la mécanique et les capacités de l’auto. Bref, il devrait cartonner!

The new Volkswagen T-Cross
Voilà VW doté d’une gamme de SUV particulièrement complète. De quoi répondre à une demande sans cesse croissante…

Pourquoi je ne l’achète pas

Les goûts et les couleurs, cela ne se discute pas mais je n’ai pas été totalement convaincu par l’exemplaire orange que l’importateur m’avait confié pour cet essai. Les jantes orange et noir tout comme les inserts aux mêmes tons sur la planche de bord me faisaient penser au tuning allemand des années 80. Oui, je sais, ce n’est pas gentil pour VW mais il est heureusement possible de commander son T-Cross dans des coloris plus consensuels. Avec un premier prix à 21.035€ pour sa version 115 ch la plus puissante, le T-Cross n’est pas offert mais cela ne va pas l’empêcher de taquiner le Captur, qui vient d’être renouvelé, et le DS3 Crossback, tous les deux plus chers parce que plus puissants.

The new Volkswagen T-Cross

Publicités

Salon de Francfort 2019 : grandeur et décadence… par Dimitri Urbain

Vue générale Mercedes

Au moment où les évolutions sont profondes dans le monde de l’automobile, les salons ne sont pas en reste. Le salon de Francfort, qui se tient du 12 au 22 septembre, nous offre une vitrine d’un avenir plutôt imposé que souhaité… Et la question se pose avec toujours plus d’acuité pour nombre de constructeurs : Ces expositions ont-elles toujours un intérêt ? De moins en moins de nouveautés y sont révélées en primeur et, face aux coûts énormes générés, nombreux sont les constructeurs qui préfèrent cibler au mieux d’autres évènements afin de toucher leur clientèle. (Texte de notre envoyé spécial à Francfort: Dimitri Urbain)

Vue générale VW

Les constructeurs allemands à domicile…

Tant le groupe VW que Mercedes ou BMW ont toujours utilisé l’IAA comme une vitrine leur permettant d’étaler, parfois de manière légère et inspirée, parfois avec lourdeur et arrogance, leur propre vision de l’automobile et de son avenir. L’édition 2019 n’est pas en reste mais il est certain que la voilure a été considérablement réduite. Nombre de constructeurs n’ont pas fait le déplacement (Toyota- Lexus ; Mazda ; le groupe FCA ainsi que Ferrari et Maserati, Nissan, Volvo, Peugeot- Citroën- DS… la liste des absents est longue comme un jour sans pain !) et les constructeurs allemands se sont tous donnés le mot afin d’apparaître le plus écologique possible. La pression de certains groupes activistes (voire extrémistes !) n’y est sans doute pas étrangère… et a également incité les organisateurs à renforcer une présence policière déjà bien importante sur le site de l’évènement.

55-JR1_7972

Volkswagen : l’histoire repasse les plats ? 

Au cours de son histoire, la marque a vécu des moments très délicats : le passage de la monoculture Coccinelle pour passer à celle de la Golf ou, plus récemment, le Dieselgate. La marque se pose désormais en parangon de l’écologie, développant à marche forcée une gamme électrifiée. La nouvelle ID.3, présentée officiellement, se veut réellement la nouvelle « voiture du peuple », permettant au plus grand nombre de pouvoir accéder à un véhicule électrique. C’est une Golf digitalisée et à ses côtés la marque présente une grande berline destinée à remplacer la Passat, un minibus largement inspiré par le légendaire « samba » vitré des années 50-60 ainsi que le Buggy à vocation récréative.

50-JR2_7322

De quoi se reconstruire un avenir censé être radieux ! Nul doute que les économies d’échelle vont également permettre d’élargir cette offre électrique aux autres marques du groupe, Skoda et Seat en tête.  Décidément prêt à tout pour paraître le plus vert possible, Volkswagen propose même désormais des « kits » pour électrifier les Coccinelles et utilitaires historiques. Certains puristes n’apprécieront pas du tout mais le constructeur allemand prend ici le même chemin que Jaguar avec la Type E électrique… nul doute que Mercedes, Porsche ou encore BMW Classic leur emboitent rapidement le pas.

51-JR2_7316

Audi : du bon et du moins bon…

Commençons tout de suite par le moins bon, l’A1 Citycarver. Cette A1 est équipée de roues plus larges, d’une garde au sol plus importante et d’une calandre qui fait immédiatement penser aux modèles Q de la marque. Pour le reste… hormis un prix qui sera évidemment plus élevé, peu de choses à dire, juste une version réchauffée du vieux concept StreeWise de chez Rover ! Nul doute que les bons de commande vont suivre en quantité.  RS 3, RS 6 et RS 7 sont bien présentes à Francfort, tout comme les TT RS et R8 V10 qui sont, malheureusement, en fin de vie et ne seront pas remplacés… Le nouveau cabriolet A5 semble plutôt réussi même si, comme très souvent chez Audi, il faut voir l’ancien aux côté du nouveau modèle et jouer au jeu des 7 erreurs afin de voir la différence. Mention particulière pour la mise en place de ce dernier sur le stand, façon œuvre d’art avec des mains géantes dont il a l’air de s’échapper.

53-JR2_7284

Le facelift de l’A4 ne parviendra pas à la sortir d’une indifférence de plus en plus généralisée, le marché des berlines moyennes se réduisant comme peau de chagrin au profit des SUVs. N’oublions pas la présence d’une moto Ducati, sans doute une façon comme une autre pour la marque de promouvoir la mobilité 2 roues sans passer par une trottinette électrique. Par ailleurs, Ingolstadt a confirmé la disparition d’environ 25% des versions les moins vendues du catalogue… de quoi réduire sérieusement les coûts et rendre un peu de cohérence à l’ensemble de la gamme.  Rayon prototypes, l’Audi AI Trail est le quatrième des concepts AI. Ce baroudeur taillé pour les environnements les plus hostiles semble marier une cellule centrale de… Lamborghini Marzal avec un châssis de 4X4 à l’ancienne !

52-JR2_7302

BMW Concept 4 : nouveaux codes stylistiques

Le Concept 4 est censé nous donner un avant-goût de ce que seront très bientôt les coupé et cabriolets emblématiques de la marque. Le moins que l’on puisse dire est que la calandre ne passe pas inaperçue et ne laisse personne indifférent… Lors de la conférence de presse, d’aucuns y voyaient déjà une ressemblance aux grandes dents de Bugs Bunny ! D’autres y trouvent une nouvelle forme d’élégance, après les calandres démesurées sorties ces derniers mois.

DSC01273

Néanmoins, si l’on en croit Adrian Van Hooydonk, le patron du style de la marque, « les proportions sont idéales, avec un design clair et précis ». Charité bien ordonnée… n’y cherchez plus les passages de roues sculpturaux ou les formes classiques dans le capot, ces éléments traditionnels sont bien passés à la trappe. Néanmoins, les proportions classiques des coupés Munichois sont bien présentes avec un long capot, des surfaces vitrées réduites ou encore les jantes bien larges pour achever de bien planter l’engin. La signature lumineuse arrière est une fibre optique continue sur toute la proue. Le choix de la teinte « Rouge Interdit » n’est pas innocent, mettant en valeur les lignes du coupé, pouvant évoluer entre un rouge très vif à des accents presque noirs en fonction de l’éclairage. Cette calandre…on y revient toujours !

8-JR2_6681

Après l’avoir élargie au maximum, elle semble ici avoir été rétrécie et allongée de manière démesurée. C’était déjà un peu le cas sur la i Vision Dynamics présentée il y a 2 ans mais cette dernière était fermée. Selon la communication officielle, elle fait référence aux coupés historiques de la marque comme la 328 d’avant-guerre ou encore la 3.0 CSi. Plutôt complexe, elle associe des détails jouant sur les trois dimensions ; des parties hexagonales chromées sur l’avant et des « 4 » entrelacés à l’arrière-plan. Nous pouvons raisonnablement penser que, pour l’essentiel, la prochaine Série 4 est désormais figée mais il faudra encore patienter quelques mois pour découvrir la version définitive. En attendant, le design de la marque semble toujours se chercher un peu plus, entre la gamme « classique » qui adopte des surfaces de carrosserie hyper dépouillées façon i ; que les i marchent sur les plates-bandes des M qui seront également électrifiées… ça commence à faire beaucoup et c’est très brouillon, BMW nous avait habitué à autre chose ! Pour un peu, on en arriverait presque à regretter l’ère Bangle !

39-JR1_7789

Mercedes Concept EQS

La Classe S, berline Mercedes par excellence, se réinvente. Elégante, elle parvient à dissimuler ses proportions et sa masse sous des lignes fluides. Aux antipodes d’une certaine Classe S Maybach qui fait désormais figure d’ancêtre, pire de dinosaure. Mercedes parvient ainsi à crédibiliser le véhicule électrique auprès d’une clientèle très traditionnaliste. De quoi sourire et entrevoir un avenir radieux pour la marque à l’étoile qui ne manquera pas de décliner toutes les technologies de la EQS sur des gammes inférieures. Et par rapport à BMW on sent ici un plus grand sens de l’intégration dans une gamme cohérente.

11-JR2_7135

Opel Corsa : nouvelle entrée de gamme

Dérivée de la nouvelle 208, l’Opel Corsa se place en entrée de gamme, maintenant que les Karl et Adam sont passées à la trappe. Le style est plaisant et inoffensif, il ne déchainera pas les passions mais séduira une clientèle à la recherche d’un bon rapport qualité-prix. La qualité a été améliorée afin de mieux concurrencer la VW Polo tandis que du côté des ingénieurs le châssis a été optimisé afin d’essayer de le rendre aussi dynamique que celui de la Ford Fiesta. Elle sera disponible dès le début de l’année prochaine, en essence et diesel. Bien entendu, une version électrique coiffera la gamme. La marque compte même utiliser cette dernière dans le cadre d’une coupe réservée aux amateurs en rallye. L’intégration d’Opel au sein de PSA a permis de développer cette cinquième génération de Corsa en seulement deux ans.

Porsche Tyacan

Porsche Taycan : la nouvelle ère

A la voir sur le stand, impossible de ne pas penser directement « Tesla ». Certes, voilà une concurrente de taille et de poids pour le constructeur américain. Porsche y a mis tout son savoir-faire afin qu’elle soit la plus crédible possible pour les clients de la marque… et les autres ! Elle est immédiatement identifiable comme une Porsche et a peu évolué par rapport au concept Mission E. Dans l’autophobie ambiante qui règne actuellement, il est certain que Porsche et, au- delà le groupe VW, disposent ici d’une carte maîtresse pour négocier au mieux les changements profonds qui se mettent en place.

Alpina B3 Touring

Alpina : l’exceptionnel qui confirme la règle

Toujours dans l’ombre de BMW, le petit constructeur bavarois séduit plus que jamais. L’offre de la marque s’adresse à des passionnés autant épris de performances élevées que de discrétion et d’élégance. La nouvelle B3 Touring est présentée officiellement à Francfort. Equipée d’un six cylindres en ligne de 3 litres, elle offre 462 ch et un couple de… 700 Nm disponible dès 3.000 tr/ min. Sa vitesse de pointe dépasse les 300 km/h et en fait l’un des breaks les plus rapides du monde. Le tout dans un raffinement de haut niveau pour des tarifs finalement encore corrects… Disponible uniquement en version intégrale, les livraisons débuteront au troisième trimestre 2020. Aux côtés de la B5 Biturbo capable de rouler à 330 km/h, Alpina s’impose donc comme LE fournisseur des pères de famille sportifs allergiques aux SUV.

2

Brabus : Classe G à toutes les sauces

Sur base du Classe G Mercedes, Brabus propose différentes déclinaisons : 700, 800 et même 900 ch ! Pour l’occasion, le G reçoit un V12 qui développe la bagatelle de 900 ch et un couple de 1.500 Nm… sa vitesse maximale est de 280 km/h, uniquement sur autoroute allemande, bien entendu. Ce mastodonte de 2.660 kg atteint les 100 km/h en seulement 3,8 secondes. Les jantes sont en 23 ou 24’’ et le prix « de base » est de… 605.055 € ! Outre les transformations et restaurations de Mercedes, le préparateur lance désormais une division marine afin d’encore plus séduire sa clientèle très fortunée.

41-JR1_7851

Lamborghini Sian

Seule marque sportive italienne présente, Lamborghini présente la Sian. Le design fait plutôt déjà vu et les formes alambiquées, torturées, notamment à l’arrière, n’arrangent rien. Une énième supercar peu utilisable pour la marque, peu élégante mais qui, assurément, va avoir un effet positif sur le bilan financier… Ce premier modèle hybride sera certainement suivi d’autres dans les mois qui viennent.

32-JR2_7053

Land Rover Defender : l’icône en version digitale

Cette fois, c’est bon : JLR présente la nouvelle version de son véhicule le plus emblématique, celui qui a construit toute la tradition et l’histoire de Land Rover. Après plusieurs années de tergiversations, de prototypes plus ou moins définitifs (le DC 100 de 2011), le nouveau venu a fait sensation et une belle unanimité parmi la presse !

LR_DEF_90_20MY_Off-Road_100919_57

Reprenant les codes stylistiques de l’original comme le déhanchement des flancs ou le toit blanc avec la vitre intégrée sur les côtés par exemple, il est immédiatement reconnaissable et identifiable comme étant « LE » Land Rover ! C’est certainement le plus beau compliment que l’on puisse lui faire… ainsi qu’à Gerry Mc Govern, responsable du design de la marque.  Il étrenne une structure aluminium en lieu et place du châssis séparé. Celle-ci est dérivée de la plateforme des Discovery, Range et Range Sport. Exit également les essieux rigides, une double triangulation est utilisée à l’avant et un essieu multibras à l’arrière. Les versions « 90 » pourront au choix être équipées des suspensions pneumatiques à l’arrière montées en série sur les « 110 ».

Land Rover Defender

Une gamme de motorisations importante, tant en essence qu’en diesel est prévue : en entrée de gamme, un 2.0 litres Diesel à double turbo offre déjà 200 ch tandis qu’une version plus puissante en proposera 240. En essence, un quatre cylindres ou un six cylindres sont au menu. Le premier offre 300 ch tandis que le second sera hybridé en 48 V et proposera 400 ch.  Dans tous les cas, la boîte de vitesses sera une ZF 8 rapports. Une version hybride plug-in du « petit » moteur essence sera ajoutée à la gamme courant 2020. Des versions 3 et 5 portes seront disponibles en deux empattements ainsi que des utilitaires. Les prix de base devraient se situer aux environs des 35- 40.000 €.  Quatre versions seront disponibles : Explorer, Adventure, Country et Urban, afin de répondre aux mieux aux besoins de la clientèle. Du côté des puristes, reste à voir quel accueil lui sera réservé car son usage en tous chemins risque de coûter beaucoup plus cher en réparations qu’avec son prédécesseur ! Shocking, il sera assemblé en Slovaquie et non plus en Grande Bretagne…

56-JR2_7450

Remarquées également au détour des allées…

Honda e : une occasion manquée ?

Alors que le concept dévoilé à Francfort il y a deux ans faisait battre le cœur des amateurs de la marque, la version de série, dévoilée cette année, semble avoir raté la cible : les proportions et les petits détails du prototype ne s’y retrouvent pas… elle est chère, comparativement à la Renault Zoé, par exemple, et son autonomie ne lui permettra pas de s’éloigner des villes. Espérons que Honda remette rapidement les pendules à l’heure sur ce point. Mention spéciale pour la présence d’une NSX et d’une Civic Type R sur le stand !

Hyundai 45

Hyundai Concept 45 : dans la cour des grands

Le constructeur coréen fête ses 45 ans cette année ! Mais qui se souvient des premières Pony, au design signé Giugiaro ? Hyundai a donc décidé de marquer le coup en présentant ce Concept 45, plutôt réussi. Du traitement des surfaces vitrées aux phares en passant par les roues, l’ensemble est cohérent et assez élégant. Nul doute que différents éléments se retrouveront rapidement sur les nouveaux modèles de la marque.

57-JR1_7990

Les constructeurs Chinois : luxe, opulence et manque de crédibilité

Parmi les quelques constructeurs chinois ayant fait le déplacement, Hongqui (qui signifie « drapeau rouge ») est la marque automobile la plus ancienne du pays. Créée en 1958, elle a fourni aux dirigeants locaux nombre de voitures d’apparat. Membre du groupe FAW, partenaire chinois du groupe Volkswagen, la marque présente à Francfort un SUV de grand gabarit à l’esthétique… particulière, ainsi qu’une supercar semblant sortie tout droit de Gran Turismo. Quant à son logo, il fait plutôt penser à H & M qu’à une marque automobile. Nul doute que tous les constructeurs premium tremblent face à la venue de ce concurrent… ce qui est, par contre, peut-être bien le cas avec WEY. Cette marque appartient à Great Wall et se spécialise dans les SUV de luxe. A en juger par les modèles exposés à Francfort, la qualité n’est pas loin de valoir celle de nombreuses marques européennes. La présentation, la finition et le design sont d’une cohérence rarement vue jusqu’ici chez d’autres constructeurs originaires de l’Empire du Milieu. Il leur reste à construire un réseau, se forger une image et une réputation afin de convaincre les acheteurs européens… autrement dit, le plus dur reste à faire !

Vue Générale VAG

En conclusion, ce salon marque véritablement un tournant… celui de la désaffection de nombre de constructeurs pour ce genre d’évènements d’une part et, de l’autre, celui de l’électrification forcée de l’automobile. (Texte: Dimitri Urbain – Photos: Paul-Edouard Urbain)

La voiture partagée remplacera-t-elle un jour la voiture individuelle ? par Dimitri Urbain

L’idée commence à faire son chemin dans certains esprits… faisons le point sur les nombreux enjeux qui se cachent sous cette problématique. Certes, les enjeux environnementaux sont importants mais il y va également de la rentabilité et de l’avenir des constructeurs automobiles eux-mêmes.

1
L’aventure Autolib’ s’est mal terminée à Paris, la rentabilité n’a jamais été atteinte et les relations avec les autorités locales se sont dégradées au fil du temps, amenant la société à y arrêter ses activités de partage de voitures.

Pavé dans la marre

Un rapport de la commission scientifique et technologique du parlement Britannique publié la semaine dernière indique que, si le nombre de voitures particulières demeure à son niveau actuel, le pays ne pourra, à terme, réduire de manière significative la pollution liée au transport. Qui plus est, même si le parc actuel devenait électrique du jour au lendemain, cela ne suffirait pas car… les usines produisant ces véhicules continueraient à produire du CO2 en quantités importantes.

20190411_share-now-startet-in-budapest

La conclusion de ce rapport a de quoi effrayer tous les amateurs et propriétaires de voitures car « à long terme, la possession individuelle de véhicules ne semble pas compatible avec la décabornisation majeure que nous essayons d’atteindre ». Toujours selon ce rapport, sur le long terme, les voitures partagées permettront de juguler et réduire les émissions de CO2. D’une part, parce que celles-ci sont (en partie) et seront de plus en plus souvent à propulsion électrique. D’autre part, parce qu’une voiture partagée remplace jusqu’à huit voitures individuelles.

2
Le groupe PSA étant également fabricant de deux roues, il était facile de lier tous les produits afin d’offrir à la clientèle une offre sur mesure pour répondre à tous ses besoins.

Voiture partagée, planche de salut ?

Les voitures partagées ce n’est pas un nouveau concept. De nombreux constructeurs s’y intéressent mais la rentabilité d’un tel dispositif est, pour le moment, difficile voire impossible à atteindre. En Grande Bretagne, le nombre de voitures partagées est passé d’un peu plus de 3.000 unités en 2015 à 5.385 cette année. Cependant, c’est le nombre de personnes abonnées à ces services qui a fait un bond bien plus spectaculaire sur la même période, passant de moins de 200.000 à plus de 350.000 abonnés. La grande majorité de ceux-ci sont des citadins, plus de 60% vivent à Londres.

DriveNow_App_MINI_0

C’est là que se retrouvent les grands acteurs de la voiture partagée : Zipcar (AVIS) ; Entreprise Car Club ou encore Drive Now (BMW-Mini). Zipcar déclare dénombrer pas moins de 270.000 abonnés dans la capitale britannique ! Ce qui est tout à fait logique : posséder sa propre voiture, dans une grande ville, est compliqué et cher : problèmes de parking, manque de garages, etc. L’offre de transport en commun y étant multiple et complète, ne pas y posséder de véhicule personnel semble donc aller de soi. Les tarifs de location débutent aux environs de 0,30 €/ minute et différents types d’abonnements sont disponibles, afin de répondre à un maximum d’utilisateurs présentant des profils différents.

3
BMW a lancé Drive Now dans plusieurs grandes villes européennes avec un certain succès. Au contraire de Daimler qui s’est planté sur le sujet… pour l’heure les deux grands rivaux s’associent afin de proposer une offre commune de voitures partagées.

Une rentabilité difficile à atteindre

Ces activités sont loin d’être profitables à court terme et nécessitent de lourds investissements. L’échec patent d’Autolib, à Paris, rend les constructeurs prudents et les incite à s’associer afin de diminuer investissements et risques. BMW et Mercedes sont sur le point de fusionner leurs filiales respectives (Drive Now et Car2Go vont rapidement devenir Share Now). L’offre comprendra des véhicules des deux marques ainsi que des Mini et des Smart. En juin dernier, Volkswagen a lancé WeShare à Berlin, avec une flotte de 1.500 Golf électriques.

emov_Madrid_photo3

PSA est également présent sur le marché de la voiture partagée avec sa filiale « Free2Move » mais, sur certains marchés, il faut être client professionnel d’une des marques du groupe afin d’y avoir accès. Louer des voitures partagées s’avère bien plus compliqué que de simplement vendre des voitures ! Présent à Londres depuis 2014, Drive Now ne fonctionne pourtant que sur le territoire de neuf communes (sur les 33 !) qui constituent la ville car les tarifs de parking doivent être négociés avec chaque autorité locale, ce qui est loin de faciliter les choses. Car2Go, de Mercedes, a jeté l’éponge… pas assez rentable. Zipcar a également arrêté ses activités bruxelloises (reprises depuis février dernier par Poppy, soutenu par D’Ieteren), parisiennes et madrilènes pour la même raison.

Brand overview
L’éventail des services de mobilité offerts par les deux constructeurs Allemands est déjà bien complet mais est appelé à encore se développer et se renforcer.

L’impact de la densité de la population

En dehors des villes, la densité de population moins élevée rend encore plus hasardeuse la rentabilité des investissements en voiture partagée. Ce qui n’empêche pas les constructeurs de se positionner sur ce créneau… des sommes de l’ordre de 40 milliards d’Euros y ont été investies depuis 2016. Des montants colossaux qui s’expliquent peut-être par un changement de mentalité au sein de la population, avec l’évolution des pyramides des âges, et l’arrivée des « millenials » parmi la base des consommateurs. De plus en plus de gens trouvent plus facile de partager l’usage d’un objet comme une voiture plutôt que de devoir y investir une part non négligeable de leurs revenus, de devoir s’occuper de son entretien, de devoir payer des taxes, une prime d’assurance, etc.

5
Zipcar, filiale du loueur Avis, n’était pas rentable en Belgique. Poppy, soutenu par le groupe D’Ieteren, a repris ses activités et compte bien les rendre profitables à court terme.

Une stratégie à long terme

Les constructeurs, tels BMW et Mercedes, mettent en place une stratégie sur le long terme. Elle les amènera à contrôler des services utilisant des voitures autonomes que la clientèle pourra utiliser sur demande. Ils espèrent que leur offre multimodale comprenant l’utilisation à la demande, les véhicules, le parking et les bornes de recharge partagés ne seront qu’une étape vers la mise en place de dispositifs utilisant des véhicules autonomes que les utilisateurs n’auront quasiment qu’à siffler ! Ces sociétés filiales des constructeurs utilisent dès maintenant des véhicules électriques qui permettent de diminuer les émissions moyennes de CO2 et donc… la facture potentielle à payer dès 2020.

Volkswagen WeShare launched in Berlin as full-electric service
La plateforme de mobilité Volkswagen propose également des utilitaires Moia aux côtés des véhicules électriques. A Berlin, 1500 e Golf sont disponibles en partage.

Tout cela fait partie d’une stratégie bien calculée afin de négocier au mieux le virage de 2020 et la nouvelle taxation des émissions de CO2. Dans la foulée, les constructeurs se sont également créé un nouveau canal de distribution… sur lequel ils ont une maîtrise totale et qu’ils peuvent utiliser comme outil de régulation, en fonction de leurs besoins. Si le remplacement de l’ensemble du parc par des véhicules partagés reste un doux rêve, il est certain que, pour de plus en plus de citadins, la voiture partagée est perçue comme un renforcement d’une offre de transport par ailleurs déjà complète.

car2go_next-gen smart 1

En conclusion, à l’heure où la Belgique reste sans gouvernements et… sans politique claire et concertée en matière de mobilité, l’idée commence à faire son chemin ici aussi et se révèlera peut-être une partie de la solution aux problèmes de mobilité à Bruxelles ainsi que dans d’autres grandes villes. (Texte: Dimitri Urbain)

7
« Zipcar » a été choisi car il évoque la facilité… se retrouver au volant d’une voiture partagée est aussi facile que remonter une tirette !

Présentation : Rallye de Bocholt : si tu freines, t’es un lâche!

PrincenK_1904_TAC__JHen__2
Il n’est que troisième au classement actuel du championnat mais avec deux victoires à Landen et à Tielt, on connait le favori pour la victoire à Bocholt: Kris Princen!

Ces dernières saisons, la bataille pour le titre de Champion de Belgique des Rallyes a chaque fois été passionnante, mais les débats se sont toujours terminés par un duel entre Kris Princen, le détenteur du titre, et Vincent Verschueren, couronné en 2017. Cette année, la bagarre est encore plus intense. Après quatre épreuves, trois pilotes différents se sont déjà imposés et plusieurs ténors ont la ferme intention de se hisser à leur tour sur la plus haute marche du podium. C’est le cas notamment de Vincent Verschueren, mais aussi de jeunes pilotes à l’exemple de Sébastien Bedoret.

59106227_1199671336877923_1766600454927548416_n
Une victoire à Spa et deux deuxièmes places permettent à Cédric Cherain d’occuper le fauteuil de leader avant de déposer les roues de sa VW Polo R5 sur les billes du Sezoens!

Tous les ténors du championnat seront présents ce week-end au départ de la cinquième manche du Championnat de Belgique des Rallyes qui se déroule aux alentours de Bocholt dans le nord du Limbourg. Lors de ce Sezoensrally, un défi particulier les attend puisqu’environ un quart du parcours est constitué de portions de terre, le fameux maaskiezel que l’on trouve dans cette région. Avec ces petites billes roulant sous les pneus, le pilote ressent des sensations qu’il ne peut éprouver nulle part ailleurs. Pour garder le pied au plancher sur cette terre, il ne faut pas manquer d’audace.

Wall2019__KL_00039
Belle illustration d’un garçon qui ne traîne pas en route: Adrian Fernémont compte lui aussi jouer devant…

L’an dernier, Kris Princen se dirigeait vers la victoire quand il écopait d’une pénalité. Le champion en titre sera à nouveau le favori ce week-end, surtout avec sa VW Polo R5 de l’équipe BMA. Victorieux voici douze mois, Vincent Verschueren relève le gant sur la Skoda Fabia R5 de l’équipe GoDrive. Ce sera aussi le cas de Cédric Cherain, qui abordera l’épreuve en leader du championnat avec sa VW Polo R5 de l’équipe THX Racing, et d’Adrian Fernémont sur la Skoda de SAN Mazuin. L’an dernier, le lauréat du récent Rallye de Wallonie se battait pour la victoire avant d’être trahi par la mécanique.

Wall2019__KL_00009
Ghislain de Mévius continue à miser sur la régularité face aux cadors de la discipline.

Pilote officiel Skoda Belgique, Sébastien Bedoret entend bien aussi se mêler à la bagarre avec la Fabia R5 de l’équipe SXM. C’est le cas aussi de Ghislain de Mevius, roi de la régularité sur sa Skoda. Le fils de Grégoire vise résolument le podium même s’il ne possède guère d’expérience du parcours limbourgeois. Il sera en effet pour la première fois au départ à Bocholt sur une voiture de pointe. Il en ira de même pour Pieter-Jan Michiel Cracco, auteur de bons chronos à Namur pour sa découverte de la Skoda du team BMA. Le jeune pilote veut se mesurer au pilote le plus capé du plateau, Patrick Snijers.

Wallonie2019_LL__013
P-J Michiel Cracco a pour ambition d’apprendre dans le sillage de Patrick Snijers.

Ce dernier connaît mieux que quiconque le terrain spécifique de cette épreuve puisque c’est sur un revêtement identique qu’il a aiguisé son sens de la glisse dans sa jeunesse. Reste à voir si Snijers pourra cette fois se battre pour une place sur le podium. En plus de celles de Princen et Snijers, l’équipe de Bernard Munster aligne une troisième Volkswagen Polo R5 pour Henri Schmelcher, qui a fait connaissance avec cette monture du côté de Jambes.

Wall2019__KL_00066
Quand le plumage est bien plus avenant que le ramage…

Les couleurs de Ford seront également bien défendues. En effet, Stephen Wright sera de retour à Bocholt. En plus d’apprécier l’accueil limbourgeois, l’Irlandais adore ces spéciales sur terre. À trois reprises déjà, Stephen Wright a terminé sur le podium, grâce notamment à la présence à ses côtés d’Eddy Smeets, qui connaît le parcours comme sa poche. Les deux autres Ford Fiesta R5 au départ seront pilotées par le Néerlandais Michiel Becx et Tuur Vanden Abeele, qui a offert une bonne cure de jouvence à sa Fiesta R5 après le Rallye de hesbaye.

Wall2019__KL_00048
Au milieu des Polo et des Skoda, la Hyundai i20 R5 du néerlandais Martin Van Iersel met de la variété.

Ancien Champion des Pays-Bas, Erik van Loon sera aussi au départ sur sa Skoda Fabia R5 afin de préparer au mieux son épreuve à domicile, le ELE Rally. L’an dernier, Erik van Loon était en lice pour le podium quand il avait dû renoncer. Quant à son compatriote Martin van Iersel, il sera également au départ sur sa Hyundai i20 R5.

DelhezR_1904_Walo__JHen__1
Romain Delhez sera à surveiller à Bocholt au sein du peloton des Porsche 997 GT3.

 

Avec pas moins de 13 voitures de la catégorie R5 au départ sur les 51 concurrents engagés, la qualité sera indiscutablement au rendez-vous ce samedi. Le spectacle sera d’autant plus omniprésent que Bocholt accueillera aussi plusieurs Porsche, dont la 997 GT3 de Romain Delhez, ainsi que les BMW de la M-Cup. Une compétition dans laquelle tout le monde regardera évidemment avec intérêt les chronos du spécialiste local Gunther Monnens. Couronné chaque fois depuis 4 ans dans cette coupe, Franky Boulat devra se cracher dans les mains pour s’offrir sa première victoire de l’année en M-Cup.

Van_den_Brand_Sezoens18__LL_00002
A Bocholt, le king s’appelle Gunther Monnens et il sera cette fois au départ à bord d’une BMW M3…

Rendez-vous ce samedi 18 mai à partir de 8h15 à Bocholt pour trois boucles de 5 spéciales (Goolder, Veldhoven, De Hees, Steenberg et Gerdingen) totalisant 154 km contre le chrono.

A la rencontre de Romain Dumas, négociant en records

VW_ID.R_2019_nürburgringexp.-day1-48

A 41 ans, le français Romain Dumas a goûté à bon nombre de compétitions dans le monde. Stoppé aux portes de la F1 en 2002, après de solides résultats dans les catégories inférieures, il mise rapidement sur l’endurance qu’il a découverte l’année précédente en terminant 7e et 2e en GT aux 24 heures du Mans. Il pilote alors une Porsche 911 GT3 RS du Freisinger Motorsport. Une voiture allemande dans une équipe allemande, son destin est scellé même s’il ne le sait pas encore. Car c’est avec Porsche, dont il deviendra pilote officiel en 2003, qu’il va signer ses plus grandes victoires. Il s’impose aux 24 heures de Francorchamps en 2003 toujours sur cette 911 du Freisinger dans des conditions dantesques. En 2009 et 2010, il est prêté à Audi et il en profite pour remporter Le Mans avant de signer une deuxième victoire à Spa, toujours sur une 911. En 2016, à la surprise générale, il remporte à nouveau les 24 heures du Mans sur la Porsche 919 Hybrid alors que Toyota avait dominé l’épreuve…

ID. R Test Drive Nürburgring
Après son chrono record à Pikes Peak en 2018, Romain Dumas va s’attaquer à la Nordschleife cet été pour y battre le record d’un véhicule électrique.

Depuis lors, Romain est devenu le pilote attitré de la Volkswagen ID.R avec laquelle il est chargé de battre des records. On l’a ainsi vu s’attaquer victorieusement au chrono de Pikes Peak avant de signer le record d’un véhicule électrique à Goodwood. Cette année, c’est à la célèbre boucle nord du Nürburgring qu’il va être confronté avant d’aller poser les roues de l’ID.R en Chine sur la « Route vers le ciel », ou Tianmen Shan Big Gate Road.

SONY DSC
La Route vers le ciel va constituer un sacré défi en fin d’année.

Un tracé sinueux permettant de gravir le Mont Tianmen, dont le sommet culmine à 1519 mètres au-dessus du niveau de la mer. Longue de 11 km, cette route démarre dans la vallée, à 200 mètres d’altitude, et se termine sur les hauteurs du relief, à environ 1300 mètres d’altitude. C’est un pilote italien, Fabio Barone, et sa Ferrari qui détiennent actuellement le record avec un chrono de 10’31’’.

M10_1561_fine
C’est en 2007 que Romain a découvert la boucle Nord du Nürburgring. Il y signait sa première victoire aux 24 heures sur une Porsche du Manthey Racing.

« Je ne connais absolument pas cette route et j’espère avoir droit à quelques passages de reconnaissance avant », s’amuse Romain avec qui nous avons la chance de partager un dîner à quelques jours de sa tentative sur la Nordschleife. « Mais avant, il faudra venir à bout de cet Enfer Vert comme l’avait surnommé Jackie Stewart. Bon, j’avoue que j’ai un peu d’expérience de la piste puisque je m’y suis souvent aligné en VLN et aux 24 heures du Nürburgring. »

M08_1142_fine
Devenu pilote officiel Porsche en 2003, Romain sera toujours fidèle à cette marque… 

Une épreuve où Romain a régulièrement brillé puisqu’il y compte quatre succès en… Porsche 911 bien sûr, toujours en compagnie du Manthey Racing. Mais quel est le secret de cette équipe pour enfiler ainsi les victoires lors du double tour d’horloge de l’Eifel?

« La météo est très souvent capricieuse sur cette piste de plus d’un peu moins de 25 km dans sa définition des 24 heures. Il pleut souvent sur une partie du circuit, il fait sec ailleurs, l’adhérence peut varier d’un virage à l’autre, bref, il faut connaître ce circuit comme sa poche, comme une spéciale de rallye qu’on aurait reconnue des dizaines de fois et là, ce sont les équipes locales qui excellent logiquement. En plus, la Porsche et son moteur en porte-à-faux arrière a toujours été facile à piloter sous la pluie.

M11_2390_fine
Les conditions météo, souvent délicates dans l’Eifel, permettent aux pilotes de Porsche 911 de profiter au mieux de sa conception unique. 

Vous additionnez tout cela avec un brin de chance et vous obtenez les résultats qui sont les miens. Mais cela m’arrive aussi d’avoir la poisse comme l’année où un concurrent me percute à quelques mètres de la ligne d’arrivée alors que je n’ai plus assez d’essence pour faire un tour. On n’aurait pas gagner mais à cause de lui, j’ai dû abandonner. L’an passé, je suis parti dans les rails en ne pouvant éviter des traces d’huile alors que nous étions en tête… »

Mais justement, quels sont les astuces de cette piste et comment la découvre-t-on quand on est pilote professionnel?

« J’ai fais mes premiers tours de roues sur la Nordschleife en 2007 en compagnie de Richard Lieb, Timo Bernhard et Marcel Tiemann. Ces deux derniers l’avaient emporté l’année précédente donc j’avais juste un peu de pression (rires). Heureusement, avec ces trois pilotes allemands, je suis allé à bonne école même si je n’en menais pas large en prenant le départ depuis la première ligne de la grille aux côtés de Uwe Alzen. Je l’ai suivi une bonne partie de mon premier relais et ce fut très utile puisque j’ai laissé le volant à mes équipiers alors que nous étions en tête.

M10_1559_fine
Pour sa première victoire au Ring en 2007, Romain a su s’entourer des meilleurs!

Ce sera ma première victoire ici dès ma première participation! En 2008 et 2009, on l’emporte à nouveau avec les mêmes équipages. En 2011, Lucas Luhr remplace Marcel pour ma quatrième victoire. Par après, ce seront les Audi du Team Phoenix et la Mercedes de Black Falcon qui prendront l’avantage mais ce sont toujours des équipes locales. Le team de Vincent Vosse, l’exception qui confirme la règle, peut savourer d’autant sa victoire de 2015 avec Laurens Vanthoor. Bon, je ne suis pas totalement objectif parce que j’ai toujours adoré mes amis belges. Pour en revenir au vieux Ring, je dirais qu’il m’a fallu une quinzaine de tours pour bien connaître la piste mais c’est mon métier et j’avais à mes côtés des spécialistes de cette course. Cela peut paraître court mais si vous, les journalistes, vous souvenez de ce que j’ai dit la veille, moi j’apprends rapidement un circuit. »

VW_ID.R_2019_nürburgringexp.-day1-105
La Nordschleife a conservé tout son caractère à travers les années. ce qui en fait un circuit unique en son genre.

On a parlé des victoires mais il y a aussi bien des défaites car le Nürburgring n’a jamais rien épargné à personne. Et pourtant, Romain le considère comme son circuit-fétiche. Avec un coup de cœur plus spécifique pour toute la portion très rapide de Kesselchen et une petite appréhension chaque fois qu’il aborde Adenauer-Forst. Sans que l’on n’en connaisse la raison.

« Contrairement à bien des circuits modernes, la Nordschleife conserve tout son caractère avec ses rails proches de la piste, l’absence de tout échappatoire et ses courbes insensées. A côté, même Francorchamps est devenu ridicule avec ses à-côtés goudronnés qui n’effrayent plus personne. Tout le monde peut aller vite. Pire, j’ai déjà vu un gars prendre le double gauche hors de la piste et conserver sa position, c’est totalement stupide. En GT3, on passe notre temps à recevoir des pénalités parce qu’on roule en dehors du tracé mais c’est leur faute. Au Ring, tu ne fais pas le malin et tu tentes de ne pas mordre dans l’herbe sous peine de sanction directe.

ID. R Test Drive Nürburgring
Avec l’ID.R et sa garde au sol réduite, il faut éviter les vibreurs et les deux « karrousels »!

Avec la VW ID.R, j’évite le Karrousel parce que je n’ai pas une hauteur de caisse adaptable automatiquement comme les dernières LMP1. Je ne prends pas non plus les vibreurs. Heureusement, elle a reçu un certain nombre de modifications, par rapport à Pikes Peak à l’image du DRS qui me permet de gagner de la vitesse en ligne droite et de l’appui en courbe ou encore d’un aileron réduit pour mieux fendre l’air. On a également monté un système de régénération au freinage… Pour rappel, la VW ID.R pèse un peu plus d’une tonne, pour 600 kg de batterie, et dispose de 680 ch. L’actuel meilleur temps d’une voiture électrique est détenu, depuis 2017, par la supercar chinoise Nio EP9 et son chrono de 6’45″90. »

endurance-24-hours-of-spa-2003-50-freisinger-racing-porsche-996-gt3-rs-stephane-ortelli-ma
En 2003, Romain remporte sa première course de 24 heures à Francorchamps!

L’un des problèmes majeurs auxquels Romain sera confronté, c’est qu’il devra terminer sa tentative par la longue ligne droite de 3 kilomètres dans laquelle il lui sera impossible de récupérer de l’énergie. Il risque bien de passer la ligne d’arrivée avec des batteries totalement déchargées. Et puis on l’a dit, au Ring, la météo est souvent défavorable alors les possibilités sont réduites. L’été devrait logiquement mieux convenir. Toujours est-il que Romain est un pilote VW heureux de son sort…

ID. R Test Drive Nürburgring
L’esprit commando de l’équipe Volkswagen Motorsport plaît beaucoup à l’Alésien.

« L’année passée, j’avais été séduit par l’esprit commando de l’équipe. Ils avaient accueillis quelques un de mes gars assez facilement. Et puis j’aime beaucoup la manière dont ils fonctionnent, à l’ancienne, c’est-à-dire que l’on écoute encore l’avis du pilote. Dans d’autres équipes fréquentées auparavant, les jeunes ingénieurs ne font plus confiance qu’à leur ordinateur et n’écoutent plus le pilote. Chez VW, je peux demander des modifications, proposer des améliorations sans qu’on ne m’envoie balader. Ils me font parfois rigoler ces ingénieurs. Vous savez comment Toyota a perdu les 24 heures du Mans en 2016 dans le dernier tour? Tout simplement parce qu’il n’y avait plus personne devant les ordinateurs à l’intérieur du stand. Tous les ingénieurs étaient sur le muret des stands lorsque le pauvre pilote japonais a tenté de les joindre. S’ils avaient été à leur postes, la Toyota aurait pu boucler son tour dans les délais, même avec un moteur à moitié vaillant. Chez Porsche, nous savions qu’une course n’est jamais terminée avant le passage sous le drapeau d’arrivée! »

24h Le Mans 2010
Au Mans, c’est pourtant avec Audi qu’il va signer la première de ses deux victoires.

Durant sa longue carrière, l’Alésien a fréquenté pas mal de pilotes. Quels sont ceux qui l’ont le plus marqué ? A contrario, a-t-il croisé de vrais salauds ?

« J’ai toujours eu un contact professionnel mais surtout très amical avec Mark Lieb. C’est un mec bien, entier, absolument pas politique. Il reste de loin mon meilleur équipier. Je garde d’excellents souvenirs d’autres pilotes comme Timo Bernhard mais aussi Manu Collard ou encore Jean-Christophe Bouillon. Lui c’était vraiment un tout bon qui n’a jamais eu la carrière qu’il méritait parce qu’il est trop réservé. Loïc Duval ou encore Neel Jani ont été d’excellents équipiers. Marc Gene, c’était bizarre parce que c’est au Mans qu’il était véritablement le meilleur. Sur les autres courses, il restait toujours en dedans. Mais je n’ai jamais croisé de « congs » (à prononcer avec l’accent du sud), ils sont très rares à ce niveau-là.

M16_2532_fine
La victoire avec Porsche sera particulièrement épique puisqu’elle tombait dans le dernier tour suite à l’abandon de Toyota!

Mais je peux vous confirmer qu’Alexandre Prémat était un vrai fêlé en dehors de la bagnole et je suis resté circonspect face au jeune pilote Gustavo Menezes avec qui j’ai partagé le volant d’une Alpine en LMP2. Nous avions très vite abandonné mais, loin de s’en soucier, je l’ai retrouvé la nuit, en slip, au milieu du paddock en train de jouer avec un drone. Il s’est logiquement fait réprimander par l’ACO mais cela n’a pas empêché ce gosse de riche de recommencer plus tard. En revanche, je pense le plus grand bien de mon compatriote Mathieu Jaminet. Lui, il ira loin! »

VW_ID.R_2019_nürburgringexp.-day1-145
C’est un plaisir de passer une soirée en compagnie de Romain Dumas. On écouterait son accent chantant pendant des heures!

Ainsi s’est terminé notre repas en compagnie de Romain Dumas. Une occasion en or qu’il ne fallait pas rater si l’on tient compte de son agenda particulièrement chargé. En plus de son programme avec VW, il roule ainsi en VLN sur une Porsche 911 GT3 RSR du Frikadelli Racing et sera donc au départ des 24 heures du Nürburgring mais il participe également à l’IMSA avec une Nissan DPI pour les courses les plus longues, et on le verra également en Blancpain GT Series Endurance avec les Porsche du Rowe Racing. Le voilà donc assuré d’être au départ des 24 heures de Spa fin juillet. Et pour ses supporters manceaux, il sera également de la partie à la mi-juin sur l’Oreca 07 LMP2 du team français Duqueine.

ID. R Test Drive Nürburgring
S’il sera bel et bien au départ des 24 heures du Mans en juin prochain, il reste plus que dubitatif sur l’avenir de cette épreuve…

« Je suis assez dubitatif face à la nouvelle réglementation que l’ACO veut mettre en place dès 2020. Cette idée de revenir aux GT comme en 1998 me semble totalement loufoque. Les voitures étaient bien plus dangereuses. Il faut des coques en carbone et rien d’autre. Et puis il ne faut pas laisser un constructeur dicter les règles. Cela fait fuir tous les autres et ce n’est guère constructif. L’ACO se laisse trop influencer. Un coup c’est Aston Martin qui émet ses désirs, un autre c’est Mc Laren. Ce n’est pas la bonne méthode. Là, ils sont dans une impasse et je me demande bien comment ils vont en sortir. Même si Le Mans a toujours connu des hautes et des bas… »

Parallèlement à ses programmes aux quatre coins du monde, on retrouve épisodiquement Dumas au volant de véhicules historiques ou de sa Porsche de rallye mais Romain a d’ores et déjà prévenu qu’en 2019, il prendrait une deuxième semaine de vacances…

VW_ID.R_2019_nürburgringexp.-84

31ème Techno Classica Essen: artillerie allemande par Dimitri Urbain

38181-1553593849-2751868
A nouveau une belle affluence pour cette édition du 30e anniversaire!

Rendez-vous incontournable du calendrier de l’automobile ancienne, le salon d’Essen fait toujours dans la qualité, la quantité et une certaine démesure, par sa taille. Retour en images sur cet évènement. (Texte et photos: Dimitri Urbain)

Douze halls et de nombreux espaces extérieurs, 120.000 m2 et pas loin de 200.000 visiteurs venus de 46 pays en 4 jours… des chiffres à donner le tournis! Les marques nationales sont évidemment largement représentées, différents constructeurs comme VW, Porsche ou Mercedes ayant une présence officielle, en plus de celle des clubs de marques. Toutes les époques y sont représentées mais les Youngtimers se taillent une large part du plateau et, pour les exemplaires à vendre, avec des prix soutenus.

01
La couleur n’est peut- être pas des plus plaisantes mais l’état de cette Audi 80, rare en version 2 portes, était proche du neuf !
02
A Essen, les clubs rivalisent d’originalité afin de mettre en valeur au mieux des véhicules dans une ambiance d’époque.
03
A l’heure où le vélo a le vent en poupe, voilà de quoi se démarquer pour se rendre en ville…
04
Discrète et élégante, cette Mercedes 500 E se remarque à ses ailes élargies. Elle a été assemblée chez Porsche. Celle-ci possède en plus un kit carrosserie Lorinser. Le vendeur en demande 33.000€, un prix encore correct vu la rareté et les performances de l’engin.
05
Affiché à 109.000 €, ce rare cabriolet M3 E30 fait partie des 786 exemplaires produits.
06
Le club DAF exposait ce rare engin. Assemblé en Suède, le Kalmar utilise une mécanique de 44. La carrosserie est en polyester et 2.170 exemplaires ont été produits, plus de la moitié étant destinés aux services des postes.
07
Autre rareté, ce pick-up Mazda à moteur rotatif. La marque japonaise a produit des breaks, pick-ups, utilitaires et même des bus équipés de moteurs Wankel !
08
Si vous pensez reconnaître une Triumph Dolomite, c’est bien le cas… mais ici il s’agit d’une Panther Rio. Aux côtés de ses évocations de la Jaguar SS 100, Panther voulait développer une voiture moyenne à la finition digne d’une Rolls Royce. Inutile de dire que, vendue plus cher qu’une Jaguar, les acheteurs ne se sont pas bousculés… la marque a jeté l’éponge après seulement 38 exemplaires en 2 ans, de 1975 à 1977.
09
Une banale Mazda 626 des années 80… oui, il y en avait partout ! Mais elles ont toutes mal terminé, usées jusqu’à la corde, rouillées ou exportées en Afrique. Celle-ci est une des rares survivantes.
010
Cette jolie découvrable aux formes évocatrices est une Melkus originaire de l’ex République Démocratique Allemande. Sous ses formes réussies se cache une mécanique 2 temps de… Wartburg ! Basée à Dresde, la marque utilisait même des pièces de tracteur pour produire ses véhicules. Il y a quelques années un projet sur base de Lotus Elise est ressorti mais n’a jamais atteint le stade de la série.
011
De nombreux artisans comme ce sellier proposent également leurs services aux visiteurs et propriétaires d’anciennes.
012
Ce coupé Abarth de 1959 aux lignes très élégantes est signé Allemano. Il est équipé d’un six cylindres en ligne Fiat de 2.200 cm3.
013
Cette MG L1 possède une carrosserie de coupé 2 portes au style art déco inimitable. Produite uniquement en 1933 et 34 à raison de 576 exemplaires, elle possède un six cylindres en ligne de 1.087cm3 seulement.
014
Curieux engin que cette Mini à 3 roues, œuvre de Dierk Mengers… Elle possède même un aileron rétractable en fonction de la vitesse, comme sur de nombreuses Porsche.
015
En quête d’un engin italien original et portant un nom prestigieux ? Ne cherchez plus, ce tracteur Lamborghini est fait pour vous ! De quoi faire tourner toutes les têtes lors d’un prochain Spa Italia !
016
Essen c’est aussi le paradis pour les chasseurs de documents rares, comme le montre cette vitrine consacrée aux Alfa Romeo.
017
Affichée 230.000 €, cette Tatra T87 de 1946 a fait l’objet d’une restauration de qualité et reste une voiture très moderne, avec son V8 refroidi par air monté en porte à faux arrière, ses suspensions indépendantes par barres de torsion ou encore son châssis à poutre tubulaire centrale.
018
Skoda exposait différents véhicules historiques, dont ce cabriolet Felicia dans son jus et fêtait les 60 ans de l’Octavia.
019
Aperçue sur un stand de club, cette magnifique Alfa 6 phase 2 est très rare de nos jours.
020
Dérivés de la Renault 12, les 15 et 17 sont bien rares de nos jours. Leur esthétique particulière est plutôt réussie et le toit ouvrant est un plus indéniable.
021
Débauche de prototypes C111 sortis tout droit du musée sur le stand Mercedes, une occasion unique de les voir rassemblés.
022
L’un des nombreux espaces extérieurs où les vendeurs pouvaient proposer leur véhicule.

techno-classica-edition-reussie-19285-2

BRC: Rallye de Wallonie: des R5 comme s’il en pleuvait

TAC2019_HvO__006
Cédric Cherain sera l’un des candidats logiques à la victoire, dimanche à Namur.

La quatrième manche du Championnat de Belgique des Rallyes se disputera ce week-end dans les environs de Namur. Pour sa 36e édition, cette classique wallonne fera le plein de concurrents avec un plateau constitué d’un quart de bolides répondant à la catégorie R5. Un bien bel exploit pour les organisateurs. Ainsi, à l’exception de Kris Princen, actuel leader du championnat, tous les cadors seront présents à Namur. A commencer par Cédric Cherain, vraisemblablement le plus sérieux rival de Princen dans la course au titre. Rapidement éliminé au TAC Rally, le citoyen de Fléron aura à cœur de se venger sur une épreuve qu’il a déjà remportée en 2015. Sa VW Polo GTi R5 est la meilleure arme actuelle mais il aura fort à faire face aux nombreuses Skoda Fabia.

TAC2019__KL_00061
Deuxième en 2018, Adrian Fernémont ne cache pas ses ambitions: il veut gagner!

Dans le clan tchèque, on compte en effet plusieurs pilotes de premier plan dont Adrian Fernémont, deuxième l’an dernier, qui ne cache pas ses ambitions de victoire. Les espérances sont aussi élevées du côté du représentant de l’importateur belge, Sébastien Bedoret. Auteur d’un solide début de saison avec une 3e place au Rallye de Hesbaye et une 2e au TAC Rally, il lui reste une marche à gravir pour déflorer son palmarès en championnat de Belgique!

TAC2019__KL_00012
Pas totalement satisfait de son début de saison, Ghislain de Mévius espère cette fois, jouer dans le premier peloton.

 

Pointons aussi le vainqueur sortant, Vincent Verschueren, secondé par Stéphane Prévot et Ghislain de Mévius qui a envie de prouver qu’il sait jouer plus que la carte de la régularité. Olivier Collard, 4e ici même en 2018, aura à coeur de signer un aussi bon résultat avec la même Skoda Fabia R5. Bastien Rouard, David Bonjean, Cédric De Cecco, Niels Reynvoet, Olivier Cartelle, Jourdan Serderidis et Alain Litt sont également capables de se mettre en valeur tandis qu’on suivra encore les prestations de Pieter-Jan-Michiel Cracco, qui découvrira la Fabia, et d’Amaury Molle qui, à domicile, débutera dans la catégorie R5.

TAC2019__BVP_00018
Avec des chronos en dents de scie, Patrick Snijers n’est visiblement pas toujours à son aise…

Outre celle de Cherain, trois autres VW Polo GTI R5 seront de la partie avec Xavier Bouche, Patrick Snijers et Henri Schmelcher. Les intérêts de Ford seront défendus par Philip Cracco et Christophe Verstaen sur des Fiesta trop justes pour jouer la tête. Un haut du classement qu’espère animer Kevin Demaerschalk sur la seule Citroën C3 R5 présente, comme en témoignent les excellents chronos signés à Tielt lorsque sa voiture fonctionnait parfaitement. Enfin, le Néerlandais Martin Van Iersel apportera un peu de diversité avec sa Hyundai i20 R5. Disparue aussi vite qu’elle a fait la joie des rallyes belges et européens, la Skoda Fabia S2000 effectuera un joli come-back grâce à Johan Van Den Dries.

SPA2019_JB__013
Pascal Gaban visera une nouvelle victoire en GT.  

La catégorie GT ravira les amateurs de glisse en espérant que la bande son n’ait pas été trop étouffée par les nouvelles normes imposées par le RACB. Les Porsche 997 GT3 seront présentes en majorité avec, en tête de liste, la version 3.6L de Pascal Gaban, de retour à Namur auréolé de sa victoire de catégorie au Spa Rally. Face à lui, Laurent Léonard qui remet le couvert, cette fois sur l’exemplaire appartenant à Francis Lejeune; Romain Delhez et le débutant Laurent Vanton. Comme en R5, l’originalité viendra des Pays-Bas avec la Nissan 350Z de Diter Toprek, devenu un habitué de l’épreuve.

SnaetG_1904_TAC__JHen__1
Glenn Snaet retrouvera un terrain très éloigné de ses routes habituelles.

On suivra également avec grande attention les petites tractions de la catégorie R2 avec, en tête de lice, les jeunes loups du Junior BRC. Si Grégoire Munster (Opel Adam R2) a pu confirmer tardivement sa présence, après sa grosse sortie de route lors du TAC Rally, on peut aussi se réjouir de celles de Glenn Snaet, Tobias Brüls, Thibaud Mazuin, Gilles Pyck (tous sur Peugeot 208 R2) et de Valentin Vertommen (Ford Fiesta R2T). Les juniors devront pourtant se méfier des expérimentés Jean-Louis Boesmans (Ford Fiesta R2T) et Guillaume Dilley (Peugeot 208 R2), de retour en traction après plusieurs mois d’absence.

0F87EA59_78A3_4D4C_9F75_2F9D3EFD2761
Gino Bux devrait une nouvelle fois éclabousser la catégorie Historique de son talent.

Enfin, une dizaine de véhicules du championnat de Belgique Historic viendront ravir les nostalgiques. Au vu de ses exceptionnels chronos signés à Spa, Gino Bux espère cette fois rejoindre l’arrivée sur la capricieuse Ford Escort MK1 de son copilote. Il aura comme prinncipale opposition Dirk Deveux (Ford Sierra Cosworth 4×4) et Guino Kenis (BMW M3).

TAC2019__BVP_00008
Fortement handicapé par des soucis de freins au TAC, Kevin espère connaître une course plus limpide à Namur.   

Comme l’an dernier, les organisateurs du Rallye de Wallonie mettront sur pied une « Spéciale-Test ». Celle-ci se tiendra ce jeudi, toujours sur une partie de l’ancienne spéciale de Loyers. La plupart des favoris de cette 36ème édition ont répondu présents et les spectateurs pourront ainsi s’offrir un sympathique apéritif à la veille du départ avec une entrée gratuite. Les assistances se tiendront sur le parking du magasin Decathlon. Le premier départ théorique est fixé à 14h00 et le dernier à 17h50. Un plan de la spéciale est disponible dans la rubrique  » Concurrents/Documents » du site : www.rallyedewallonie.be

TAC2019__KL_00040
Grégoire Munster a confirmé sa présence après sa grosse sortie du TAC…

Entrant aussi en ligne de compte pour le Championnat du Luxembourg des rallyes, le Rallye de Wallonie débutera le vendredi 26 avril avec, comme de coutume, une double super-spéciale Show sur l’Esplanade de la Citadelle de Namur. La compétition se poursuivra ensuite sur des spéciales de la région namuroise les samedi et dimanche 27 et 28 avril. La météo annoncée n’est guère optimiste…

IMG_0007
Romain Delhez espère que sa Porsche aura fait ses maladies de jeunesse à Spa.