Essai: Volkswagen Up! GTI: la reine des villes!

Depuis la VW Lupo GTI, Volkswagen n’avait plus jugé bon de dériver une version dynamique de sa petite citadine. La Fox, jouant la carte du low cost, s’y prêtait mal mais il aura fallu patienter jusqu’à l’arrivée de la seconde génération de Up! pour goûter à nouveau aux trois lettres magiques. Avec une Polo embourgeoisée et une Golf jouant sur une autre planète tarifaire, cette Up! GTI n’est-elle pas devenue la véritable voiture-plaisir populaire de la marque allemande ? Réponse dans les lignes qui suivent.

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C’est pourtant avant tout à la Golf GTI première du nom que l’on pense lorsqu’on s’installe à bord de la Up! GTI. Probablement à cause de ses sièges en tissus écossais comme à la belle époque. Pour rappel, la mère de toutes les bombinettes sportives pesait 850 kg, mesurait 3,70 m et développait 110 ch. Les temps ont changé, les normes de sécurité et antipollution sont arrivées mais en découvrant les chiffres de Up! GTI, on se dit qu’on n’est pas très éloigné puisqu’elle mesure 3,60 m, pèse 1.030 kg et développe 115 ch. Rappelons aussi que la Lupo GTI de 1998 pesait 980 kg pour 3,53 m et 125 ch!

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J’aime bien

Equipée d’un petit 1.0 3 cylindres à la sonorité typique, la Up! GTI entre sans discuter dans la catégorie des voitures qui procurent la banane. Elle n’a certes pas un physique facile avec ses lignes de boîte à chaussures mais elle n’en déclenche pas moins la sympathie. La position au volant est simpliste et l’auto ne peut cacher ses origines prolétaires mais une fois la première enclenchée, on s’amuse.

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Le petit moulin fait preuve de souplesse et de douceur à bas régime mais se montre plus vindicatif une fois passés les 3.500 trs/min. Sa courbe de puissance limite un peu les envolées du compte-tours – la puissance maxi s’établit entre 5.000 et 5.500 tr/mn – mais ce moteur affiche malgré tout un caractère enjoué. Il n’a aucun mal à animer la Up! GTI qui réalise des performances plus que suffisantes pour s’amuser. Il faut néanmoins conserver à l’esprit que l’empattement est très court, ce qui entraîne certaines réactions inattendues dans le bosselé. En revanche, sur des revêtements neufs, elle est capable d’avaler certaines courbes à de belles vitesses…

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Plutôt malin

C’est avant tout en ville que la Up! GTI vous séduira. Sa petite taille et son moteur alerte font de vous le roi du macadam comme dirait le PR de cette marque. Et il a raison. Elle se faufile, elle se glisse là où les monstrueux SUV se révèlent tellement inutiles. Les places arrière serviront à quelques déplacements exceptionnels et ne comptez pas trop non plus sur le volume du coffre, symbolique. On peut dire aussi que ses lignes très carrées sont joliment estompées par les logos GTI et le fameux liseré rouge synonyme de sportivité auprès des amateurs de la marque.

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J’aime moins

Le confort ne faisait véritablement pas partie du cahier des charges de cette petite GTI. Les roues de 17 pouces, chaussées de pneumatiques à profil bas (40), n’arrangent rien. Vous serez donc constamment tenu au courant de l’état de la chaussée. Un effort d’information très louable mais qui devient un tantinet fatiguant à la longue d’autant que l’insonorisation est pour le moins minimaliste.

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Pourquoi je l’achète

Volkswagen annonce un tarif bien placé à 17.140 €, en version 3 portes. L’équipement est plutôt riche, car en plus de la panoplie GTI, en ce compris les belles jantes de 17’’, la Up! GTI gagne une climatisation, l’autoradio Composition à 6 haut-parleurs, les feux antibrouillard à  éclairage directionnel, les rétros électriques et chauffants et même les sièges chauffants. En option, on pourra garnir sa GTI d’un toit ouvrant, d’un pack Drive Plus (freinage d’urgence en ville, régulateur de vitesse, feux automatiques) d’une caméra de recul ou d’un système audio Beats à 8 HP. On l’a dit, cette citadine sur-vitaminée se joue des pièges de la ville mais elle pourra aussi répondre à vos sollicitations sur de jolies routes tournicotantes. Moins vicieuse qu’une Abarth 500, elle exige néanmoins toute l’attention en conduite sportive. Enfin, son look est réussi et attire les regards. De quoi plaire à ces jeunes avides de reconnaissance.

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Pourquoi je ne l’achète pas

Confort en berne, volume minimaliste, la Up! GTI est réservée à de jeunes célibataires ou des couples sans enfants. Les équipements de sécurité et la finition sont indignes d’un modèle badgé VW. Et que dire de la connectivité réduite au minimum, de quoi s’arracher la barbe pour un hipster probablement geek…

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Vécu: dans la peau d’une pilote de VW Fun Cup

Grâce au Belgian VW Club, votre site préféré a permis à Dominique, notre gagnante du concours «Au volant d’une VW Fun Cup», de découvrir les joies du pilotage sur le circuit de Mettet par une après-midi très ensoleillée de ce mois d’octobre estival. Doté d’un sixième sens, nous avons pu la suivre dans cette belle aventure pour vous raconter cet instant privilégié comme si vous y étiez.

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C’est la Volkswagen Bettle aux couleurs de Flower Power qui accueille Dominique lorsqu’elle débarque sur le circuit de Mettet. Le soleil est au zénith mais l’ambiance est immédiatement installée par le vrombissement des Fun Cup de la session du matin qui alignent les tours de piste. Notre lectrice a une petite appréhension lorsqu’elle constate que les bolides colorés qui déboulent devant elle, dans la ligne droite, possèdent tous un volant à droite.

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Heureusement, Joke, la très efficace PR de D’Ieteren, la rassure avant de lui indiquer l’endroit où elle pourra trouver l’équipement nécessaire. Après un repas rapidement avalé, la future pilote est invitée à se rendre au briefing. La tension monte d’un cran pour notre novice qui découvre en quelques minutes tout un vocabulaire et une dialectique qui peuvent paraître des plus étranges à tout qui n’est pas bercé dans les sports moteurs tous les week-ends. Certes, elle a bien une idée de ce qu’est une trajectoire mais les infos sont nombreuses entre la manière d’aborder les courbes du circuit, la procédure pour passer les premières vitesses de la Fun Cup ou encore les drapeaux qui lui seront présentés durant ses séances de roulage.

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Enfin, Axel, son instructeur, lui est présenté. Il est chargé de guider deux autres débutants mais honneur aux dames, c’est Dominique qui s’installe à ses côtés pour découvrir les subtilités du pilotage au milieu d’autres Fun Cup qui ne sont pas là pour amuser le terrain. Axel montre à Dominique les capacités de la petite bleue qu’il pilote avant de lui expliquer, d’un ton calme et posé, les points de freinage, les trajectoires et les rapports de vitesse auxquels sont abordées les subtilités du circuit Jules Tacheny. Notre gagnante garde le sourire même si la tension augmente à nouveau lorsque l’écolage est terminé pour tous les candidats et qu’il est l’heure de prendre enfin le volant.

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Dans la tête de Dominique, cela se bouscule, elle essaye de penser à tout mais il faut d’abord gérer la lourdeur des commandes; pas de direction assistée, des freins dans lesquels il est nécessaire de « taper » pour qu’ils réagissent. Et puis prendre assez de vitesse pour que la Fun Cup devienne efficace. A l’épingle, elle doit se faire aider par Axel pour tourner, tellement le volant est dur. Il faut également oublier ses vieux réflexes de conduite efficiente et monter dans les tours. Bref, cette première séance est un petit supplice qu’elle n’apprécie qu’à moitié. Heureusement que son instructeur s’est chargé de gérer la rétro vision et qu’il la prévient si un furieux arrive dans son dos…

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Une deuxième série de tours lui sont offerts pour apprécier davantage l’expérience. Comme dans tout, il faut de l’exercice et de la pratique pour prendre confiance et profiter à fond de l’instant. Ses trajectoires sont bonnes et Dominique profite de chaque seconde passée au volant de la Fun Cup. Elle a retrouvé son joli sourire à la sortie de l’auto et elle peut maintenant partager son expérience devant un dernier verre. Voilà une journée qu’elle n’est pas près d’oublier et qui restera à jamais gravée dans sa mémoire.

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Avec cette idée de proposer une journée découverte de la Fun Cup à des personnes n’ayant jamais goûté à la compétition automobile, le Belgian VW Club a visé juste. Rares sont les déçus, les autres iront conter leur expérience à d’autres et défendront, sans même le savoir, les joies du sport automobile!

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Et le gagnant est…

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Une gagnante! Mais avant de dévoiler son nom, je vous propose de découvrir les réponses aux 3 questions. Il n’y avait aucun piège et tout se trouvait sur internet. Et pourtant…

Parmi les nombreuses réponses reçues, la moitié était fausse. Voici les bonnes réponses.

Question n°1:

Qui a remporté les 10 heures de Mettet ce 22 septembre 2018 ?

C’était bien l’équipage de la #2 du DRM Motorsport Autographe de Cédric Bollen, Amaury Richard, Guillaume Mondron et Edouard Mondron qui s’est imposé.

Question n°2:

A quelle date fut fondé le Belgian VW Club ?

Le 18 novembre 1965.

Question n°3:

Quand et où fut construite l’ultime Volkswagen Coccinelle de Type I ?

En juillet 2003, la 21.529.464e Coccinelle de Type 1 sortait des chaînes d’assemblage de l’usine de Puebla au Mexique.

Je vous demandais l’ultime et non la première Coccinelle!

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La main innocente de ma fille de 14 ans a tiré au sort parmi les bonnes réponses et c’est Dominique Duchateau qui aura le plaisir de profiter à fond du pilotage d’une VW Fun Cup le jeudi 11 octopbre sur le circuit de Mettet. Félicitations à elle!

Nous remercions une fois encore le Belgian VW Club sans qui ce concours n’aurait pas pu être organisé. Et pour les déçus, nous leur donnons rendez-vous très vite pour un prochain concours!

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